
Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, aux côtés du maire de Mougins, Richard Galy, et des conseillers généraux, Philippe Tabarot, Jérôme Viaud, et Marie-Louise Gourdon, a tenu à lui rendre hommage « pour sa ténacité, sa grande qualité, et sa combativité ».
40 places et 40 personnels soignants
Car ce projet a connu bien des vicissitudes dont un refus en octobre 2004 de la préfecture, faute de financement. Le découragement a failli gagner Danièle Desens mais elle a repris son bâton de pèlerin de l’amour et elle est allée à la rencontre des élus. En juin 2007, c’était la délivrance après le vote par la commission permanente du Conseil général 06 d’une subvention de 2 M€ pour faciliter l’émergence du projet pourtant uniquement de la compétence de l’Etat jusqu’à l’âge de 20 ans (après le Conseil général prend la suite). Cette aide exceptionnelle était accompagnée d’une double garantie d’emprunt de la part du département et de la ville de Mougins.
À l’époque, 50 familles concernées par un enfant handicapé avaient été recensées dans les Alpes-Maritimes. L’autorisation ne tardait pas puisque la préfecture la délivrait en novembre 2007. La première avait été posée le 14 février 2008 par Christian Estrosi pour une ouverture, le 8 février dernier. Aujourd’hui, l’IME dispose de 40 places dont 33 en demi-internat pour des enfants et adolescents polyhandicapés de 2 à 18 ans, et 7 places en internat (le week-end chez eux), de 8 à 18 ans. Ils sont encadrés par 40 personnes dont des éducateurs, des aides soignantes, des médecins spécialisés… Un médecin travaille à temps partiel alors qu’une ergothérapeute, Céline Lager, œuvre à plein temps pour adapter leur vie quotidienne à leur handicap. « Notre principal problème », affirme la responsable de l’IME, Sylvie Letellier, « c’est de trouver des orthophonistes et des kinéthérapeutes ». L’appel est lancé.
Garantir l’intégration des enfants polyhandicapés
Cet établissement vient compléter l’offre départementale qui comprend déjà « Les Hirondelles » à Biot (25 places) et « Henri Germain » à Nice (45 places). Des taxis sanitaires assurent le transport des enfants. La difficulté a été d’obtenir le financement du fonctionnement soit 2,7 M€ de l’Etat ce qu’a obtenu Christian Estrosi auprès du ministre des Affaires sociales, M. Bas. Aujourd’hui, 20 enfants sont à demeure. « Ils sont très fragiles et très affectueux », assure Danièle Desens qui se félicite de cette construction exemplaire qui comprend 2 000 m2 avec une piscine d’intérieur « ce dont dispose très peu de centres en France ».
En partenariat avec le département, les enfants pourront bénéficier d’activités extérieures comme de l’équitation, de la voile ou encore du ski.
Toujours dans un souci d’intégration, une passerelle relie « L’Edelweiss » à la crèche voisine des Oursons. Les enfants sont suivis par une diététicienne car beaucoup ont des difficultés pour se nourrir. « L’accueil des parents reste notre priorité, il ne faut pas qu’ils pensent qu’on leur vole leur intimité avec leur enfant qui ont toujours été près d’eux. Leurs enfants ont le droit d’avoir une vie sociale indépendante avec des copains et leurs secrets », assure Sylvie Letellier. Richard Galy a rappelé que la ville de Mougins était intervenue pour différents travaux d’aménagement à hauteur de 200 000 €, « L’Edelweiss » étant la 2ème structure de ce type sur la commune, après celle de Mirasol. L’IME sera officiellement inauguré au printemps.
Pascal Gaymard





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