
« Mosaïc est une fédération jeune et dynamique qui rappelle certaines valeurs comme la compréhension de l’autre et son acceptation. » Le 14 janvier, Gérard Baudoux, qui représentait le maire de Nice, Christian Estrosi, a présenté l’association laïque Mosaïc qui veut rassembler les musulmans français lors d’une soirée dans une galerie de peinture de la capitale azuréenne.
À ses côtés se tenait Christophe Fazille, sous préfet de Nice Montagne, qui s’exprimait au nom de l’État, principal donateur de Mosaïc qui entend réunir les 6 millions de Français à sensibilité musulmane dans un cadre laïc, conforme à la République française. Pour y arriver, ses six membres fondateurs ont créé cinq comités régionaux, notamment à Paris et dans la région PACA où est né le projet. « La particularité de Mosaïc est que les six membres fondateurs sont niçois. Nous sommes très attachés à cette ville et c’est d’ailleurs ici que nous avons organisé notre premier colloque le 31 octobre dernier », confesse Marouanne Bouloudhnine un de ses fondateurs et également président de l’association.
Le premier colloque a d’ailleurs connu un véritable succès et a débouché sur l’écriture d’un livre blanc « très demandé ».
Concrètement, la fédération Mosaïc s’occupe de faire échos de toutes les associations qui aident les Français à sensibilité musulmane. Marouane Bouloudhnine parle de Mosaïc comme d’une « caisse de résonance » qui cherche à « dupliquer ces actions partout en France. Une association qui parraine des jeunes de cités, nous souhaitons qu’elle devienne un exemple partout en France. » Pour y parvenir, la fédération travaille sur la création de nouveaux comités pour être présents dans les 22 régions de France.
Don du peintre Reza
Lors de la soirée à la galerie Art France à Nice, le peintre Reza a fait dont d’une de ses œuvres à la fédération Mosaïc. Une offre symbolique qui traduit sa grande affection pour cette association. « C’est avec mon cœur que je leur donne cette toile. J’apprécie particulièrement la fédération Mosaïc, car je partage les mêmes idées. »
Le peintre est d’ailleurs venu de lui-même à la rencontre de Mosaïc et leur a proposé de leur faire ce don. Marouane Bouloudhnine, président de la fédération, s’est dit « très touché par cet acte symbolique » et a déjà décidé d’exposer le tableau aux nuances bleues dans son bureau.
Une oeuvre lourde de signification puisqu’elle fait partie de la série des « Derviches tourneurs ». Les Derviches sont tirés d’une philosophie, proche de la religion, créée par Djalaledine Roumi, qui a vécu au Xe siècle. D’après cette philosophie, l’homme n’a pas besoin d’église, de mosquée ou de n’importe quel autre lieu de culte pour prier. L’important étant la prière qui permet de purifier son âme.
« En tournant ainsi, les Derviches purifient leur âme et de cette manière, ils montent vers le ciel et se rapprochent de Dieu » dévoile le peintre. Ce n’est pas la première fois que le peintre Reza fait don d’une de ses œuvres à une association. Il a entre autres offert un de ses tableaux à l’association du Téléthon et n’hésitera pas à recommencer si l’occasion s’offre à lui.
Marie Protet





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