La philosophie communautaire : partout en France, au sein des intercommunalités, la pratique est constante : le consensus est recherché afin que les budgets soient votés à l’unanimité. C’est l’esprit même de la loi. De plus, les compétences gérées sont pour l’essentiel peu propices aux débats idéologiques : eau, assainissement, déchets, routes… À Nice Côte d’Azur, ces dispositions sont complétées par la mise en place du Conseil des maires qui se réunit avant toute décision d’importance et a pour vocation d’aplanir les éventuelles contestations ou divergences de vue. Tout dossier se voit retiré en cas de persistance d’un désaccord.
Des exemples locaux : à Antibes Sophia Antipolis Marc Daunis sénateur maire socialiste de Valbonne vote le budget « En tant qu’homme de gauche, c’est sans état d’âme que je vote ce budget qui répond à un projet partagé » , dit-il. Évidemment, il ne vote pas pour autant pour Jean Leonetti député maire d’Antibes qui est le président de la CASA.
Dans le pays Grassois, André Aschieri, maire de Mouans-Sartoux, et conseiller régional, vote le budget tout comme Paul Euzière pourtant élu communiste d’opposition à Grasse. Évidemment, ils ne votent pas pour autant pour Jean-Pierre Leleux sénateur maire de notre sous-préfecture. Dans la vallée du Paillon, à l’intérieur de la Communauté de communes qu’ils ont créée, les élus communistes et U.M.P. travaillent main dans la main et votent à l’unanimité les budgets.
Pourquoi Carros voterait contre ? Après avoir demandé son intégration à N.C.A., participé, depuis, à l’exécutif, obtenu une vice-présidence, eu satisfaction sur la totalité de ses demandes en matière budgétaire, par quelle gymnastique intellectuelle la Ville de Carros aurait-elle pu justifier un vote négatif ?
Pourquoi cet émoi sur le vote de Carros ? Tout d’abord, cet émoi est très surjoué. Évidemment il y a une campagne électorale et certains veulent se « positionner » à bon compte sans voir l’intérêt des citoyens. Que les élus communistes veuillent faire de la pub à leur liste pour se dégager d’un bilan commun au niveau régional peut se comprendre.
Les vraies raisons du déchaînement du PC : Au travers de la violence des mots, le PCF tente de camoufler les turpitudes des Maires Communistes de Le Broc et Gattières, fossoyeurs exclusifs de la Communauté de Communes des Coteaux d’Azur (CCCA).
Aujourd’hui, ils nous accusent d’avoir voté un « budget de droite » ; rappelons ce qu’était pour eux le « budget de gauche » qu’ils nous avaient proposé lorsqu’ils nous traitaient en minoritaires ! Un Carrossois pouvait espérer percevoir 500 € d’investissement quand un Brocois en obtenait 10 000 ! Voici le sens des valeurs pour le PCF dans notre département. Pour le bien de notre commune nous avons eu à partir de la CCCA. Devant le refus des maires de Gattières et de Le Broc, nous ne pouvions partir qu’en rejoignant Nice Côte d’Azur.
Les cris d’orfraies d’aujourd’hui cachent cette réalité et une autre encore beaucoup plus importante : la Communauté de communes des Coteaux d’Azur recèle plus de 6 millions d’euros appartenant à Carros, une somme colossale qui n’a toujours pas été restituée malgré les injonctions préfectorales.
Forts du soutien de la population, les élus communautaires Carrossois très attachés à leurs idéaux politiques entendent aussi œuvrer à NCA sans sectarisme avec comme préoccupation centrale l’intérêt général : celui des Carrossois et celui de tous les habitants de Nice Côte d’Azur.
Antoine Damiani

Christine Charles






Paroles d’Elus

