
Plus méconnu que le cancer du sein ou du colon, le cancer de l’utérus arrive en 8e position de la fréquence des cancers féminins sur le plan national et à la 15e place en terme de décès.
Il doit être prévenu très tôt, dès 14 ans, par le biais de deux vaccins, le Gardasil et le Cervarix. Ce cancer concerne 3 400 femmes/an et sa survie à 5 ans s’établit à près de 68 %.
La principale cause de ce cancer est un virus, le Papillomavirus (HPV), qui provoque des lésions irréversibles, pré-néoplastiques, du col de l’utérus. Sur 130 jeunes filles vaccinées, c’est un cancer qui sera évité. Le prix des deux vaccins n’est pas négligeable avec un coût de 112 € et de 136 €. La vaccination est effectuée par un médecin en trois injections sur une période maximum de six mois. Pris en charge à 65 % par l’assurance-maladie, le Conseil général assurera la dépense restante pour toutes les familles ne bénéficiant pas de mutuelle complémentaire.
6 000 jeunes filles concernées
Sur les 6 000 jeunes filles qui auront 14 ans dans les Alpes-Maritimes en 2010, 30 % sont concernées par cette mesure, soit 600 jeunes filles pour une dépense globale de 70 000 €. Un courrier sera adressé aux 1 500 familles ayant une jeune fille née en 1996.
Les médecins libéraux qui étaient représentés par le président du Conseil de l’ordre, Jacques Schweitzer, assureront l’information alors que les vaccins seront délivrés par les pharmaciens représentés par leur président, M. Soyer. L’organisme, « Harmonie mutuelle » organisera la gestion des remboursements pour le compte du Conseil général qui assurera la communication par des affiches mises à disposition dans les collèges. Le Conseiller général et adjoint au maire de Nice, le doyen, Daniel Benchimol, a rappelé qu’avec l’acquisition d’appareils de haute technologie grâce aux appels à projets santé financés par le Conseil général, l’offre des soins dans les Alpes-Maritimes était l’une des plus performantes de France. « Cette campagne de vaccination n’est pas une obligation, juste une information préventive du ministère de la Santé ». Encore une fois, la lutte contre le cancer est bien l’une des priorités du département alors « qu’elle n’est pas une compétence du Conseil général, mais un choix politique répondant à une préoccupation d’ordre public », a affirmé Éric Ciotti.
P. G.





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