Le Bloc-Notes de Romain Thomas
Grandes manœuvres estivales
Histoires de casting
DSK, l’impossible retour ? On pensait Dominique Strauss-Kahn définitivement perdu dans les limbes de l’impitoyable justice américaine. Six semaines après son arrestation spectaculaire, l’ancien directeur général du FMI pourrait bien revenir de l’enfer à la faveur des derniers rebondissements d’une affaire qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. La question brûle désormais toutes les lèvres des socialistes : s’il était blanchi dans les semaines qui viennent, DSK reviendrait-il dans le jeu politique français ?
Bayrou peut-il revenir ?
Présidentielle : l’ombre du 21 avril
Borloo et Villepin iront-ils ? L’Elysée ne ménage pas ses efforts pour empêcher que des candidatures dissidentes ne viennent perturber la campagne du candidat Nicolas Sarkozy en quête d’un second mandat. Les élus centristes et radicaux sont ainsi courtisés comme jamais : il s’agit de les dissuader de rejoindre un Jean-Louis Borloo tenté par l’aventure présidentielle. Un portefeuille ministériel ici, un strapontin là : les propositions fusent ces temps-ci en haut lieu.
Chirac, le retour
Corrèze et radical-socialisme. La plaisanterie de Jacques Chirac n’a rien de drôle. Personne n’est dupe : l’ancien président de la République a sans aucun doute dit vrai lorsqu’il a confié, samedi dernier, à François Hollande qu’il voterait pour lui s’il était désigné par le PS pour l’élection présidentielle de 2012. « De l’humour corrézien entre républicains qui se connaissent depuis longtemps », a corrigé dès le lendemain Jacques Chirac. Peine perdue. La machine s’emballe.
Mains tendues
Borloo-Villepin. En politique, la course en solitaire est rare : elle est réservée aux hommes d’exception, à ceux qui peuvent traverser le désert sans oasis. A un moment donné, il faut bien trouver des alliés. C’est ce que fait actuellement Dominique de Villepin. L’ancien Premier ministre a indiqué il y a quelques jours vouloir discuter avec Jean-Louis Borloo pour parler élection présidentielle.
Le PS et DSK : la rupture
La gauche américaine. Souvenirs, souvenirs… A la fin des années 70, François Mitterrand et Michel Rocard s’affrontent sur leur conception du socialisme. Le premier défend le programme commun de la gauche (nationalisations, 32 heures…) tandis que le second plaide pour plus de réalisme économique.
Au-delà du débat d’idées, fleurissent les procès d’intention. Les mitterrandistes fustigent en coulisses les rocardiens, ces thuriféraires d’une
PS : le cimetière des éléphants
Delors et Rocard en 1994. Après la défaite historique des socialistes aux élections législatives de mars 1994, Michel Rocard devient le recours d’une gauche aux abois. L’ancien premier ministre succède à Laurent Fabius à la tête du PS, malgré l’hostilité résignée de François Mitterrand qui achève son règne de 14 ans à l’Elysée. Populaire depuis son passage à Matignon, l’ancien premier ministre est alors le candidat naturel de son parti pour l’élection présidentielle de 1995. Mais il lui faut passer l’épreuve des européennes de juin 1994.
Comme « un coup de tonnerre »…
Un emballement médiatique ? Depuis dimanche matin, les mots nous manquent. Il y a encore une semaine, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, parlait d’égal à égal avec la quasi-totalité des chefs d’Etat du monde entier. Il y a encore une semaine, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances de Lionel Jospin se préparait à entrer en campagne pour briguer la magistrature suprême en France.
Signes extérieurs de richesse
Le Vieux Morvant de Mitterrand. Le jour de son élection à la présidence de la République, le 10 mai 1981, François Mitterrand était resté fidèle à ses habitudes. Depuis le début de sa vie politique, celui qui était encore président du Conseil général de la Nièvre avait fait du très modeste hôtel du Vieux-Morvant, à Château-Chinon, son quartier général. François Mitterrand y occupait « une chambre de VRP », s’amuse encore Ivan Levaï qui, accompagné de son épouse de l’époque, Anne Sinclair, avait passé cette journée historique avec le futur président de la République.





