
Le Petit Niçois : Alors Candeloro à nouveau patineur ?
Philippe Candeloro : Le spectacle d’adieu était très beau, mais j’avais quelque chose à terminer avec Holidays on Ice. Je souhaite me diriger vers une carrière de comédien et j’ai des propositions plus vite que prévu. Ce qui m’a plu dans le nouveau spectacle, « Tropicana », c’est justement le jeu. J’ai eu un dialoguiste et je conservais une part d’improvisation. Dans ce spectacle, je rêve de remonter sur la glace et tout est bon pour être dans le show. La voix off, celle du directeur du spectacle, me rappelle à l’ordre. Je m’entête car je n’ai pas fini mon histoire du précédent spectacle. J’ajoute un peu d’humour et de punch.
LPN : Quel lien faites-vous entre le patineur et le comédien ?
P. C. : J’aimerais pouvoir former des comédiens sur glace pour monter de grands spectacles. Durant ma carrière, j’ai eu un lien privilégié avec le public. Aujourd’hui, il n’y a plus depuis 2000 de compétitions professionnelles qui donnaient l’occasion à des champions, au fait de leur gloire, de continuer leur carrière avec des spectacles plus ludiques et créatifs. L’avenir du patinage passe par les spectacles, pas par les compétitions.
LPN : Quels sont vos liens avec Holidays on Ice ?
P. C. : Ma première approche avec Holidays on Ice a eu lieu en 2000 mais c’est en 2005 que j’ai effectué toute la tournée. Avec « Tropicana », nous espérons dépasser les 300 000 spectateurs. Je connais bien la « maison ». Je ferai 20 villes jusqu’au 16 mai. C’était normal que je sois à Nice, ma plus grande fille, Luna, 10 ans, est née à Nice.
LPN : Vous dîtes que votre carrière de comédien s’accélère, avez-vous eu des propositions concrètes ?
P. C. : C’est la 3e proposition que je reçois en un mois, dont une pièce de théâtre de comédie et un téléfilm sur un duo de flics parisiens qui arrive à Marseille. Je découvre ce métier. J’avoue que je me sens plus à l’aise dans l’animation TV. J’aime l’interactivité avec le public. Pourquoi ne pas animer un jeu télévisé ?
LPN : Le mot de la fin ?
P. C. : J’ai l’ambition de lancer le centre international des métiers de la glace à Colombes. Tout est autofinancé par des entreprises privées. Nous avons recensé 48 métiers liés à la glace répartis en 5 pôles : administration et social, médical, artistique, technique et recherche avec les patinoires synthétiques, les patins, la fabrication de la glace en 10mn… Si on perd un tiers de la vitesse sur une patinoire artistique, son entretien est bien plus économique. On pourrait réhabiliter l’anneau de vitesse de Grenoble. Le patinage est le seul sport qui n’a pas évolué depuis ces 50 dernières années. Il existe 130 patinoires en France et avec le synthétique, on pourrait lancer des skates parc de glace, c’est cela l’avenir.
Propos recueillis par Pascal Gaymard





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