
Sur les 15 millions de porcs élevés en France, 99 % sont effectués de manière intensive dans des conditions abjectes : bâtiments fermés, sol en béton où aucune activité n’est possible. La plupart de ces infractions concernent :
- la réduction des coins (meulage des dents) et la section partielle de la queue effectuées de manière routinière ;
- l’absence de mise à disposition de matériaux de manipulation tels que de la paille, de la sciure de bois ;
- l’utilisation de sangles d’attache pour les truies qui ne peuvent même pas se retourner.
Les porcs victimes de troubles du comportement
À cet effet, la PMAF estime que certaines pratiques légales sont inacceptables notamment quand les truies mettent bas, elles sont contraintes de gratter le sol en béton et de mordre les barreaux, poussées par leur instinct de construction de nid. Elles allaiteront ensuite leurs petits à travers des barreaux.
Selon les spécialistes, les porcs sont des animaux intelligents, curieux et sociaux. Ils ont besoin de faire de l’exercice, de fouger dans le sol (fouiller avec le groin). En règle générale, ils sont même très propres et séparent volontiers, lorsqu’ils en ont la possibilité, leur zone de couchage de celle de déjection. Il s’avère toutefois que bon nombre de porcs élevés dans ces conditions à l’intérieur des bâtiments présentent des troubles du comportement (stéréotypies), révélateurs d’un mal-être important.
La PMAF demande le renforcement des contrôles
Ce qui fait dire au président de la PMAF, Ghislain Zuccolo, qu’il est « choquant de constater que la réglementation protégeant les cochons est à ce point ignorée par les professionnels. Une raison pour laquelle nous appelons le ministre de l’Agriculture à réagir au plus vite en renforçant les contrôles dans les élevages ».
La PMAF a adressé dernièrement les résultats de cette enquête au ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et à la Commission européenne.
Un film a même été tourné et il est accessible à tous depuis le site de l’association www.pmaf.org. C’est édifiant et révoltant et mérite même vos commentaires.
Th. Arzens





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