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<title>LE PETIT NICOIS</title>
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<title>Alain Bideaux, notre meilleure mascotte</title>
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Alain Bideaux est l'un des personnages les plus attachants de la scène musicale niçoise. Il était le 16 mars dernier au casino de Menton pour chanter devant près de 300 personnes. Ce qui n'était que le début d'un long retour. Rencontre.

Alain Bideaux est notre «?meilleur médicament?» ! Avec son air farceur et son rire contagieux, ce Niçois de 70 ans continue de semer la bonne humeur partout où il passe. En témoigne ceux qui l'ont déjà vu arpenter les rues du centre-ville à bord de son triporteur quand il officiait encore au carnaval de Nice sous le nom de Valentin Ier, « le seul Roi que l'on ne brûle pas »

Quant aux plus malchanceux, ils auront sûrement aperçu des clichés de lui placardés sur les murs du poste de Police de la Condamine, endroit où se trouve « un mini-musée fabriqué en son honneur ». Qu'on le veuille ou non, l'homme est une mascotte. On lui donnerait, qui plus est, le bon Dieu sans confession. D'autant plus qu'il ne se fait jamais prier longtemps pour enfiler sa soutane de Don Camillo

Plus de 40 ans de carrière

Au premier abord, il va pourtant de soi que ce petit moustachu au crâne dégarni ne paie pas de mine au volant de sa fourgonnette. Il n'empêche qu'il compte, à ce jour, plus de quarante ans de carrière au compteur. Ses proches amis ne sont autres que feu-Carlos ou bien B.B King. Rien que ça ! La raison : quand il ne colle pas des affiches à Monaco, Alain Bideaux est lui-même tête d'affiche.

Il s'agit là, en effet, d'un chanteur aux textes décalés qui passe le plus clair de son temps à écumer les plus belles scènes des Alpes-Maritimes.

« J'ai toujours chanté de la variété française, même quand ma mère me donnait le biberon », soutient-il avec bonhomie, tout en imitant le cri du nourrisson. Le pied sur l'accélérateur, il n'entend donc pas encore stopper sa course. « Un prochain concert sera justement donné le 29 juin prochain dans la grande salle du Casino Ruhl de Nice », annonce-t-il avec fracas, tout en tirant le frein à main de sa voiture pour exhiber aux passants un tee-shirt à son effigie.

Rire pour le meilleur

Pour marquer le coup, l'interprète de l'inoubliable « Tout ça, c'est du français » nous revient aussi avec un nouveau tube : « Rire, rire, rire ». «?Celui qui rit 20 minutes par jour vivra jusqu'à 100 ans », préconise, au passage, celui qui signe toutes ses chansons par des pointes d'humour. Comble de l'ironie : son entière carrière est basée sur une blague.

« Quand j'étais jeune, j'étais tellement admiratif devant Johnny Hallyday que je n'osais pas pousser la chansonnette », explique Alain Bideaux. « Ce qu'il faisait était prodigieux ! Tant et si bien que je ne savais pas comment faire pour grimper à son niveau ». Pour y arriver, il pouvait cependant compter sur ses amis. 

Le déclic fraîcheur

Un soir de janvier 1965 au «?Santa Lucia », un ancien restaurant de la capitale azuréenne, Alain Bideaux tombe dans un guet-apens. Tous l'agrippent et l'obligent alors à se hisser sur la scène afin d'y interpréter « Pour une amourette » de Lény Escudero.

« Et là, surprise, je l'ai fait ! Je m'en suis si bien sorti que j'ai soudain ressenti le déclic intérieur qui m'a enfin fait passer du simple désir à la pratique », se souvient l'artiste qui remportera ensuite plus d'une trentaine de concours de chant. « Moi qui ne demandais qu'à grimper, on m'a donc hissé. Tout un symbole », se remémore-t-il, les yeux brillants. 

« Je suis un autodidacte »

« Cela étant, je suis un autodidacte comme Christian Estrosi?», résume celui qui voue un culte à l'ancien maire de Nice, Jacques Médecin. Grâce à lui, il se fait d'ailleurs mécène en fondant, dès 1988, « L'Aigle de Nice », une association qui oeuvre pour la reconnaissance des artistes. Et depuis, Alain Bideaux a vaincu sa timidité. «?Aujourd'hui, je rentre sur scène comme dans un moulin à vent ! ».

Son allégresse est justement devenue sa marque de fabrique. Et autant dire qu'il en profite. « Si bien que si des policiers me voient garé en double-file, ils disent souvent "Ah, mais c'est Bideaux ! Alors ça va ! " ». Pour mémoire, il est l'auteur de « Les C.R.S », une chanson qui rend hommage aux forces de l'ordre

La tactique d'Alain Bideaux

C'est là une gentillesse qui ne va pas sans trahir une réelle admiration pour Bourvil, l'interprète de « La tactique du gendarme » à qui il voue un culte. Bonne nouvelle pour ceux qui désirent en savoir plus : au mois de juin sortira « Sur le chemin du vedettariat?», un livre qui retrace sa vie de 1942 à 1988.

Pourquoi cette époque plus qu'une autre ? « 1988 est l'année de mon mariage, et le fait est que je n'avais nullement envie de parler de Guillemette, ma femme », note-t-il par boutade. Avant d'expliquer, tout sourire : « En réalité, je garde le meilleur pour le second tome ». Sacré Alain !

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>« La désintégration » : le film qui prédisait la tuerie de Mohamed Merah</title>
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L'affaire du « tueur au scooter » a connu un sanglant épilogue, mais le travail d'enquête se poursuit. Mohamed Merah a revendiqué ses actes terroristes sous la bannière d'Al Quaïda, et malgré son profil de « loup solitaire »,  il est soupçonné d'avoir eu des liens avec Omar «?Omsen » Diaby, un membre niçois de Forsanne Alizza (« Les Cavaliers de la Fierté »), le groupe islamiste dissout le 2 mars dernier par Claude Guéant. Pour tenter de comprendre comment ce petit délinquant a pu verser dans la folie meurtrière, nous avons interviewé le journaliste Mohamed Sifaoui, spécialiste reconnu du terrorisme islamiste et coscénariste du film « La désintégration » (sorti le 15 févier dernier), qui relate la montée de l'islamisme radical chez les jeunes de cités. Avec Kamel Laadaili, acteur de ce film, ils nous exposent le processus d'embrigadement de ces jeunes en rupture avec la société.

LPN : Abdelkader, le frère aîné de Mohamed Merah, a été incarcéré à Fresnes. Quelle est selon vous la responsabilité de ce «?grand frère » dans la construction du terroriste Mohamed Merah ?

Mohamed Sifaoui : Abdelkader Merah apparaît, selon les premiers éléments relayés par la presse, comme quelqu'un qui aurait probablement joué un rôle idéologique. Dans ce sens, qu'il est quasiment certain que cet individu a conforté son jeune frère dans sa dérive. Il faut rappeler qu'Abdelkader Merah est un salafiste ayant déjà fait parler de lui, sans être mis en cause par la justice, probablement par manque de preuves, dans une affaire d'acheminement de djihadistes en Irak. Il a, en tout cas, le profil de l'endoctrineur et du facilitateur. L'instruction établira très probablement son rôle exact dans cette affaire.

LPN : Un ancien « compagnon » de cellule de Mohamed raconte les visites de son frère et l'islamisation visible de ce jeune délinquant au fil des jours. La prison peut-elle sérieusement être considérée comme un catalyseur de haine pour des jeunes en quête de reconnaissance et en proie à une haine contre l'Occident ?

M.S : Il y a un vrai problème avec l'endoctrinement dans les mosquées. C'est un fait que j'ai eu l'occasion de traiter dans l'un de mes précédents ouvrages « Combattre le terrorisme islamiste/Grasset » paru en 2006. Les prisons françaises sont devenues des ateliers de fabrication d'aspirants djihadistes, en tout cas d'intégristes. Certains jeunes emprisonnés pour de menus larcins, parfois pour de courtes durées, se radicalisent en prison au contact d'individus condamnés pour des faits de terrorisme. Je pense qu'il est nécessaire de prendre cette affaire très au sérieux. Le pouvoir politique se défausse souvent sur les aumôniers, mais en réalité, nous faisons face à un problème sérieux et grave qui ne peut ni ne doit être réglé par des aumôniers ou des imams. 

LPN : Plus précisément ?

M.S : Ce problème pose la question relative aux conditions de détention, à la surpopulation carcérale et, d'une manière plus générale, à la nécessité de ne pas mélanger de grands criminels avec des jeunes qui sont au stade de la petite délinquance et qui pourraient, s'ils étaient bien suivis, se réinsérer dans la société. Disons que l'approche française en matière d'incarcération pose un vrai problème qui mérite une réflexion de fond qui dépasse les dogmatismes et les calculs politiciens car, aujourd'hui, on emprisonne pour sanctionner uniquement.

Tous les spécialistes vous diront que souvent des jeunes récidivent après leur sortie de prison. Pourquoi ? Parce que tout simplement l'administration carcérale ne possède pas de grands moyens et parce que l'État n'a pas une politique cohérente en matière de réinsertion. Ce sont les limites des réponses policières et judicaires à tous les problèmes posés dans la société. Je dirais que l'État a aujourd'hui le devoir de prendre ce problème de l'endoctrinement salafiste à bras le corps et de ne pas compter exclusivement sur les gardiens de prisons et sur les aumôniers. 

LPN : Le tueur dit qu'il a acheté ses armes grâce à des cambriolages mais en même temps il affirme qu'il a agit pour le compte d'une organisation terroriste. Est-il imaginable qu'Al-Qaïda envoie des hommes sur des actions terroristes sans leur donner de moyens logistiques et donc financiers ?

M.S : Les actions solitaires existent. Al-Qaïda offre avant tout un corpus, un dogme et une légitimation idéologique. Cette nébuleuse offre rarement les moyens logistiques. Il est donc tout à fait plausible que Mohamed Merah ait agi seul, encouragé peut-être par son frère ou commandité par lui, là encore l'enquête le dira, et qu'il ait aussi pris à sa charge le financement de ses opérations meurtrières soit en puisant dans le grand banditisme soit en s'autofinançant grâce à l'économie parallèle qui existe dans certains quartiers.

LPN : Qui est pour vous Mohamed Merah ?

M.S : Pour moi, Mohamed Merah est un jeune français qui n'a pas trouvé sa place dans cette société et qui a été séduit, car fragilisé par sa condition socio-économique et probablement psychologique, par cette idéologie totalitaire qui fait des ravages dans l'esprit de certains jeunes. Le salafisme djihadiste, malgré son caractère extrémiste, fasciste et violent donne un sens à la vie de certains jeunes. C'est la raison pour laquelle on compte des convertis qui sont attirés, eux aussi, par le côté violent et sectaire de cette idéologie qui leur fait croire qu'ils appartiennent à un groupe, à une famille, ils s'appellent d'ailleurs « frères » entre eux.

Cette même idéologie, le salafisme djihadiste, leur fait croire qu'elle les transforme en « justiciers » alors qu'elle fait d'eux des tueurs sanguinaires. Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle donne un sens à leur vie. Ils deviennent, selon eux, des «?gens importants » même si leur fin se solde sinon par une mort certaine, tout au moins par un emprisonnement. Pour peu qu'un jeune soit fragilisé, déstructuré et frustré dans un contexte familial difficile, il devient une proie pour des recruteurs qui savent fabriquer, en quelques mois, des criminels comme Merah.

LPN : Il y a une polémique au sujet des services de renseignement. Pensez-vous qu'il y a eu un ratage quelconque ?

M.S : Il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur les services français qui sont certainement parmi les plus compétents au monde en matière de lutte antiterroriste et qui disposent d'un arsenal judiciaire assez complet. D'un autre côté, aucun État ne peut se targuer d'être à l'abri d'une action terroriste. Les failles existent et existeront toujours car les terroristes savent s'adapter au contexte et savent contourner les dispositifs en inventant de nouvelles méthodes.

Néanmoins, je pense objectivement que la polémique a été créée par les politiques et notamment par le ministre de l'Intérieur. Claude Guéant a fait la bourde d'affirmer que Mohamed Merah « était surveillé ». Ce qui est certainement un mensonge puisque s'il était surveillé, les services de la DCRI se seraient rendus compte qu'il avait acheté des armes. Or, un jeune qui se radicalise en prison, qui part au Pakistan et en Afghanistan et qui, ensuite achète des armes, c'est pour passer à l'acte, ce n'est certainement pas pour les collectionner. Il y eut fallu dire que Merah était fiché. 

LPN : Pourquoi n'était-il pas surveillé ?

M.S : Le système français est conçu pour démanteler des réseaux et des cellules. Il est ainsi conçu philosophiquement au regard des précédentes affaires. À chaque fois que la France a été visée, c'était soit à travers un terrorisme d'État qui a utilisé des filières terroristes (l'Iran), soit à travers des organisations terroristes régionales libanaises ou algériennes, de type GIA.

C'est la première fois qu'une « action solitaire » est menée, sauf si l'enquête démontre le contraire et prouve que Merah était commandité par un réseau ou par un groupe. Il faut donc désormais remettre à plat un certain nombre de choses et réfléchir. Fallait-il vraiment dissoudre les Renseignements généraux et les polices de proximité au risque de se priver du renseignement de proximité ? Je pense que c'est là l'une des questions qui mériterait d'être posée, en dehors d'un cadre polémique, après la campagne électorale.

Photo : © Capman /?Sipa]]></description>
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<title>Joe Kals : « La paraplégie ne doit plus faire partie du futur de l'homme »</title>
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Joe Kals, le paraplégique qui s'est donné pour objectif de traverser la France en marche pendulaire, était de passage à Nice pour un défilé au flambeau. À quelques jours de son arrivée à Menton, étape de fin de son périple, il porte un regard sur son parcours pour Le Petit Niçois.

Samedi 17 mars, c'est sous les acclamations d'un public de fidèle que Joe Kals descend de son camping-car, le sourire aux lèvres, le regard pétillant. On a du mal à croire que cet homme de 50 ans vient d'effectuer, à raison de plus ou moins 10?km par jour, quelque 1 280 km en marche pendulaire. Boosté par les encouragements, on l'aide à se mettre sur pied, et voilà qu'il commence à s'étirer. Une gymnastique obligatoire, qu'il doit répéter tous les jours pendant 45 minutes... après s'être stimulé les muscles pendant 1 h 15. Un rituel important, car sans préparation ni concentration, Joe n'en serait pas là aujourd'hui. « Au final, ça a représenté 5 ans de préparation, c'était une mise en place longue et contraignante ».

Une volonté sans faille

Et ces 5 ans de préparation, il les doit surtout à Olivier Amalberti, un préparateur physique qui a accepté d'aider Joe à titre gracieux pendant tout ce temps. L'histoire commence en 2007, Joe se met en tête de participer au « No finish line » afin de parcourir 35 km en 7 jours, Amalberti l'aide alors dans sa préparation. En 2009, alors inspiré par Terry Fox (unijambiste qui traversa une partie du Canada dans les années 80 avant de succomber à son cancer), Joe se rend compte qu'il ne pourra pas aller bien loin sans une opération de la calcification osseuse : « J'ai été opéré à l'Archet afin de retrouver un mouvement complet au niveau du bassin.

Mais l'opération s'est compliquée, j'ai été atteint d'une infection quelques mois plus tard, qui m'a causé un ulcère, des problèmes cardiaques et pulmonaires. Suite à ça, je me suis retrouvé plongé dans le coma pendant 3 semaines ». Malgré tout, la foi de Joe n'a pas été altérée, et lorsqu'il peut ressortir de l'hôpital après 5 mois, c'est pour retrouver Amalberti et se préparer, encore et encore.

Un homme, un message

Si Joe Kals réussi à garder sa motivation intacte, c'est grâce au message qu'il veut faire passer. Alors quand on lui demande s'il n'a jamais pensé à tout arrêter, il répond : « Il n'a jamais été question d'arrêter. Surtout que quand j'étais dans ma chambre d'hôpital, il y avait un reportage sur des dizaines d'enfants qui, en cherchant à reproduire des prises de catch, se sont retrouvés en situation de tétraplégie ou de paraplégie.

Leur vie est gâchée. Quand je me mettais à douter, il me suffisait de penser à ces gamins. Alors oui, j'aurai pu prétexter n'importe quoi pour arrêter, mais je ne pouvais pas, je devais aller au bout de ma démarche, même si je devais me rendre jusqu'à Menton en rampant ». Aussi, le but de Joe est « d'éveiller les consciences afin de faire avancer la recherche sur la moelle épinière », et quand on cherche à savoir s'il n'y avait pas un moyen plus facile de véhiculer ce message, Joe répond : « Si j'étais descendu dans la rue en fauteuil avec un panneau, est-ce que vous croyez que les médias et les gens m'auraient écouté ? ».

Une histoire d'amitiés

En tout cas, ici les gens l'écoutent... et le suivent. Car ce qui caractérise l'aventure de Joe, c'est sa dimension humaine. Des centaines de personnes l'ont ainsi accompagné, que ce soit pour faire barrage sur la route ou pour conduire son camping-car, tous ont eu leur rôle à jouer.

Certains ont même tout mis de côté afin de rejoindre son périple, à l'image de David, contrôleur SNCF qui a posé des congés sans soldes afin d'être le plus présent possible, ou Gilbert, retraité. Celui-ci nous explique ce qui l'a séduit en Joe : «?Entre nous, c'est bien plus qu'une histoire d'amitié, il m'a montré une facette de la vie que je ne connaissais pas. Il a une vraie force en lui, je l'ai vu se faire trimbaler par un vent de 120 km/h à Avignon, sans se plaindre... ». Un passage difficile, mais pas autant que la monté du lac de Pannecière dans le Morvan, que Joe décrit comme étant le plus difficile : « Les virages étaient surélevés, du coup je ne pouvais pas me mettre dans le sens de la marche, alors j'ai dû avancer en crabe ».

Bientôt l'arrivée

Mais le voyage de Joe Kals n'est pas terminé. En effet, c'est le samedi 24 mars à la frontière italienne, après 16?h, que ce « Superman » arrivera à la fin des 1 365 km parcourus. S'en suivra une soirée au stade Rondelli de Menton à 19?h 30. Joe appelle même à ce que les gens l'accompagnent durant ses derniers kilomètres, dès 10 h à l'entrée de Menton sur le bord de mer, côté ouest. Une dernière chance pour accompagner cet homme dans son combat, en attendant son prochain défi monter les escaliers de la Tour Eiffel.

Jean-Christophe Felt

Photo : Le défilé au flambeau de Joe Kals, sur la promenade des Anglais]]></description>
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<title>Eric Zemmour : le d'Artagnan des mots</title>
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On ne nait pas par hasard, et notre destin est souvent inscrit dans nos gènes tout autant que dans notre milieu familial. Eric Zemmour ne déroge pas à cette règle, il en est même un archétype. Rencontre à Nice avec un électrion libre médiatique...

S'il avoue un père autoritaire et une éducation sévère, il sait que son enfance et la lecture des classiques qu'il s'est imposé par plaisir dès le plus jeune âge l'ont façonné.

« Le bûcher des vaniteurs » en dédicace au CUM

Pour cet exilé d'une famille juive traditionnelle d'Algérie, la vie était rythmée par les fêtes religieuses. Dans cette famille, le patriotisme était à fleur de peau, vibrant, total. Il n'en fallait pas plus pour qu'adulte, il vomisse ceux qui, sur les ondes et les écrans TV, font profession « de détestation de la France ». Il est comme ça Zemmour, entier, perfectionniste des mots, puriste qui exècre la médiocrité, refuse la facilité, apprécie le beau Son décalage avec son époque, il le cultive, en fait sa marque de fabrique, son style. Il aurait pu devenir haut fonctionnaire s'il avait réussi l'oral de l'ENA (loupé à cause de l'anglais), voire homme politique. Il sera journaliste au Quotidien de Paris avec pour mentor, Philippe Tesson, avant d'intégrer Le Figaro (en 1996) dont il est toujours chroniqueur. Depuis son arrivée à « On n'est pas couché » en 2006, aux côtés d'Eric Naulleau, il est devenu l'un des « gourous » du paysage audiovisuel français. Pourtant, ce talentueux polémiste se voit plus en écrivain Du « Premier sexe » à «?Mélancolie française », il y a cette même volonté de transmettre son regard sur la société, l'histoire, la civilisation.

Ce qui le caractérise, c'est une totale absence de tabous. Dans son dernier livre, « Le bûcher des vaniteux » dont il a manqué des exemplaires au Centre universitaire méditerranéen (CUM) lors de la dédicace, il a regroupé ses chroniques à RTL pour en faire un journal annuel, son journal de campagne à lui. Le lecteur découvrira son pessimisme qui parfois côtoie un cynisme de circonstance. « L'histoire de la Méditerranée n'est que du fer et du sang, je suis un Méditerranéen, je préfère dénigrer qu'admirer ». Cette admiration, il la porte plus à Napoléon ou De Gaulle qu'aux hommes politiques d'aujourd'hui. Dans la vérité et la transparence, il ne voit qu'une démarche stalinienne et totalitaire. Lui, croit à la réalité, au débat politique d'où peut sortir « une certaine lumière ». Il déplore la moralisation ambiante entre bien et mal, « une catastrophe pour le débat politique ». Vous l'aurez compris le politiquement correct n'est pas sa tasse de thé. 

L'aventure télévisuelle avec Naulleau

C'est certainement ce qui a fait le succès de son duo avec Naulleau. Il ne s'agissait plus d'émission d'autocongratulation mais de véritables joutes où l'invité devait être à la hauteur. Une envie de tirer tout le monde vers le haut, d'en finir avec la suffisance et l'égo pour aller à l'essence des choses et des êtres. Jeu de rôle me direz-vous mais « sincère » avant tout. « Quand un homme politique de droite se présente sur le plateau, il s'attend à des questions vues de gauche comme 80 % de la profession Quand ce sont des questions vues de droite, il est déstabilisé ». Il est fier de ses 5 ans de plateau à France 2. «?On a pris le parti de ne pas poser de questions à l'invité mais de débattre avec lui. On a reproché à Naulleau d'être trop souvent d'accord avec moi. La gauche bien pensante l'a haï pour ça ».

Et d'ajouter : « Quand on reçoit un écrivain, une chanteuse, un comédien, qui ne sait ni lire, ni chanter, ni jouer, que devons-nous faire ? Naulleau remet de la hiérarchie, et moi, je porte l'estocade. Le milieu bien-pensant nous déteste car on leur a cassé leur jouet. C'est pour cela que l'on a arrêté, car trop d'invités refusaient de venir, c'est l'une des raisons que m'a données Laurent Ruquier ». Et il conclu sur ce passage TV : « On a fait oeuvre de salubrité publique ». Cependant, l'aventure se poursuit sur M6 tous les dimanches soir à minuit Les deux compères continuent de fustiger la langue de bois, ce politiquement correct inventé dans les universités américaines dans les années 60 «?pour défendre les minorités raciales, sexuelles, contre la majorité silencieuse, contre l'homme blanc qui va voter pour Nixon en 68 ».

Zemmour est intarissable sur le sujet : «?Il fallait en finir avec les classiques, Shakespeare, Proust, ou Molière, pour n'étudier que d'obscurs inconnus. Il fallait inventer un nouveau patrimoine qui dévalorise l'homme blanc. J'ai écrit "Mélancolie française" pour ça, pour dénoncer cette haine de soi qui prolifère en France depuis 1815. Dès lors, la France ne peut plus imposer ses vues au monde, et derrière Aragon, on l'a prise en détestation, l'intelligentsia lui préfère les États-Unis. Il y a une fascination de la décadence depuis 1918 où toute une génération s'est retrouvée à la guerre. La société française a été brutalisée, elle ne s'en est jamais remise ».

L'écriture comme échappatoire

Le public du CUM de Nice est sous le charme. Il boit les paroles de celui qui est, selon ses propres dires, devenu «?une marque ». Il est vrai que les penseurs libres ne sont pas si nombreux « Je me suis formé avec la grande littérature. Je suis un peu prisonnier de ce personnage qui m'amuse, cela flatte ma vanité ». Et la seule façon qu'il ait trouvé de ne pas être tout à fait prisonnier de ce rôle, « c'est d'écrire et de continuer à lire ». Il consacre toutes ses vacances aux grands écrivains. « Là, je sors de ma prison, ma carrière de polémiste est derrière moi, le présent, c'est l'écriture ». Malgré tout, il estime « que les historiens jugeront sévèrement cet embrigadement totalitaire des esprits que nous vivons ». Il se dit « frappé » par la capacité du système à se défendre. « Durant mon procès (NDLR : propos jugés racistes dans le cadre de la délinquance en banlieue), je ne regardais plus la TV. Il fallait me brûler ! Paradoxalement, les gens ne croient plus, ne lisent plus, ne regardent plus ceux qui font profession d'outrances ».

Il a pris dernièrement le cas de Christian Vanneste. « Il a dit la vérité, selon les historiens, il y aurait eu 7 homosexuels déportés en France pour leurs moeurs. Le système a instrumentalisé un procès politique contre ce député UMP du Nord. Personne ne l'a défendu, à gauche comme à droite, les hommes politiques sont tétanisés par le système qui peut, en 24 h, porter des coups terribles comme à Hervé Gaymard ». Alors, Internet comme planche de salut ? «?Pour le pire et le meilleur » estime Eric Zemmour qui rappelle que, selon un récent sondage, 82 % des gens pensent que les journalistes sont « corrompus et menteurs, conformistes et sectaires, ils croient qu'ils défendent le bien ».

Après un tel état des lieux, la conclusion tombe abrupte et définitive : « Il faut conserver pieusement notre héritage culturel, défendre nos grands auteurs ». Nul doute qu'avec William Faulkner, Eric Zemmour aurait pensé que « La mémoire, c'est l'avenir du passé ». À chacun de la préserver de toutes les tentatives d'éradication au nom d'un «?droit de l'hommique », totalitaire et inquisitorial, qui sied à toutes les civilisations qui refusent d'assumer leur Histoire et leur patrimoine. Eric Zemmour au CUM est apparu tel qu'en lui-même, un d'Artagnan des mots qui adore les duels tout en gardant une certaine hauteur. Un seigneur dans un monde d'esclaves

Pascal Gaymard

Eric Zemmour : « Tom Wolfe, mon parrain »

LPN : Que vous inspire la campagne actuelle ? Nicolas Sarkozy peut-il retourner les tendances ?

Eric Zemmour : Les tendances sont bien installées, ce sera dur de les inverser. Même si Nicolas Sarkozy arrive en tête au 1er tour, rien n'est gagné pour le second. Valery Giscard d'Estaing ou Lionel Jospin sont arrivés en tête et ils ont été battus. Pour le Président, il y a un risque de rassembler tous les anti-Sarkozy au 2e tour. Le discours de Villepinte a remobilisé les militants, il n'a pas été vain. Maintenant, la querelle politique a déjà commencé. Le procès de l'après 6 mai a déjà débuté, s'il a perdu, c'est qu'il était trop à droite. C'est l'exemple type du faux débat. Si Sarkozy perd, ce sera parce qu'il n'a pas réalisé en 5 ans son programme de droite de 2007. Les titres des grands journaux, les commentaires des Juppé, Copé, Yade, Borloo, sont déjà prêts, « trop à droite?».

LPN : La France est-elle toujours à droite ? Est-ce une bonne chose que Marine Le Pen ait eu ses signatures ? Peut-elle être au second tour ?

E. Z. : Tous sondages confondus, la gauche représente 42?% des voix au 1er tour. La France n'a jamais été autant à droite. Que Marine Le Pen ait eu ses signatures, c'est normal. Le contraire aurait été un véritable scandale. Le FN mord sur un électorat populaire. Ce sera dur pour un second tour, les sondages n'y croient pas, mais on ne peut rien prévoir. Son score est haut mais sa candidature ne décolle pas, elle stagne autour des 16 %.

LPN : Qu'avez-vous pensé de l'affaire Vanneste, ce député du Nord qui a démissionné après avoir affirmé qu'il n'y avait pas eu d'homosexuels déportés lors de la Seconde Guerre mondiale ?

E. Z. : Cette affaire est emblématique de l'état d'esprit actuel. Les lobbies réinventent l'histoire par idéologie. Il y a 30 ans, cela n'aurait pas fait autant de bruit, les gens savaient qu'en France, il n'y avait pas eu de déportation (ou très peu, 7 cas recensés par les historiens) d'homosexuels. Vanneste a été lynché par le système

LPN : Quid des lois mémorielles avec le débat récent sur le génocide arménien ?

E. Z. : Je suis pour la suppression de toutes les lois mémorielles, le Parlement n'a pas à délibérer sur le sujet. C'est de l'inquisition ! C'est contraire à la liberté d'expression et de penser. Le génocide des juifs ou des Arméniens est une vérité historique qui appartient aux historiens. Maintenant, on ne peut imposer son histoire à un autre pays.

LPN : Quel a été le climax de votre vie ? Pourquoi avoir fait de la TV ?

E. Z. : Lors d'une émission chez Ardisson à propos de mon livre, « Le premier sexe?», j'ai été très violemment pris à partie par tous les invités, dont Clémentine Autin. Quand Tom Wolfe est arrivé sur le plateau tout en blanc et qu'il a dit que j'avais raison sur toute la ligne, mes contradicteurs se sont faits tout petits et France 2 a enregistré ses plus forts taux d'audience. Ce livre m'a fait connaître d'une manière différente auprès du public, plus comme chroniqueur politique, mais comme écrivain. La productrice de l'émission, Catherine Barma m'a contacté quelques jours plus tard quand Ardisson a été viré pour me proposer le duo avec Naulleau. Après avoir refusé 10 fois à des chaînes, j'ai dit oui à cette proposition car j'ai vu l'outil de bataille idéologique que cette émission pouvait représenter. Tom Wolfe a été mon «?parrain » de TV

LPN : C'est pour cela que vous lui avez emprunté le titre de votre dernier livre, «?Le bûcher des vaniteurs »??

E. Z. : C'était une façon de le remercier. J'ai essayé de compiler mes chroniques sur RTL en les axant sur la campagne électorale en cours. Mon prochain livre sera un retour sur ces 40 dernières années au travers du filtre de différents événements tant culturels, que sportifs ou politiques. Le politiquement correct est né d'une alliance objective entre l'extrême gauche et la droite libérale.

LPN : Cela pourrait être un bon sujet de film ?

E. Z. : D'abord, il faut l'écrire, après on verra bien

LPN : Que vous reste-t-il de votre procès ? Quelles sont vos relations avec Naulleau ? Vos différences ?

E. Z. : Le procès a cristallisé les clivages, je suis devenu un porte-parole. Les associations antiracistes se sont déchaînées En faculté, on a cité du Zemmour, impardonnable pour eux J'ai été condamné pour un délit de parole, le système judiciaire est au service du dogme du politiquement correct Eric Naulleau a témoigné en ma faveur, c'est un sensitif, un sentimental, pas un idéologue comme moi, je suis beaucoup plus dogmatique que lui. Je n'oublierai jamais que lors du procès, il m'a défendu, c'est un ami. La naïveté d'être sincère, c'est ça que les gens ont aimé chez nous.

Propos recueillis par Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Rencontres de Weimar à Antibes : « Pas de croissance sans discipline budgétaire »</title>
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En tant que ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti a tout naturellement proposer la villa Eilen Roc de sa ville d'Antibes pour accueillir les rencontres de Weimar (1) avec ses homologues, l'Allemand Michael Link, et le Polonais, Nicolaï Dowgielewicz.

Derrière un assaut d'amabilités, il y a une réalité, celle d'une convergence de vues entre trois ministres représentants trois pays et qui ont oeuvré pour faire avancer plus rapidement certains dossiers.

Brevet européen opérationnel fin juin 2012

L'Europe est une énorme machine qui progresse à son rythme et les Rencontres de Weimar sont là pour changer de braquet, pour travailler sur deux grands dossiers, le traité de mécanisme européen de stabilité et le traité sur la croissance et l'emploi. Jean Leonetti est passé très vite sur le mécanisme européen de stabilité, « qui marque la fin de l'instabilité financière, basée sur la solidarité et la rigueur ». Il a préféré insister sur la croissance et l'innovation en annonçant la création d'un Brevet européen, opérationnel dès fin juin 2012.

« Il faut avancer sur les 12 points du plan Barnier notamment sur le marché numérique, les facilités financières aux PME, la mobilité des jeunes et la promotion de l'apprentissage ». Sur le sujet du chômage des jeunes, 22 milliards d'euros du Fonds social européen (FSE), pris sur des enveloppes non utilisées, vont être investis pour accroître les qualifications et la mobilité des jeunes au sein de l'Union européenne (UE). Ces fonds devraient permettre aux PME d'être plus compétitives « afin qu'elles améliorent leur capacité d'exportation vers les pays émergents qui doivent être plus ouverts » dixit Jean Léonetti.

Le principe de réciprocité

Autre point central du discours du ministre français, la réciprocité « qui n'est pas un protectionnisme ». Il s'agit d'ériger une règle équitable dans le commerce international avec notamment la Chine, les États-Unis ou le Canada. Pour Michael Link, il ne peut y avoir de solidarité sans efforts financiers, « la règle d'or doit être actée dans tous les pays européens ».

Après le mécanisme européen de stabilité, il affirme qu'il faut désormais « faire progresser les marchés intérieurs tout en allégeant les charges fiscales sur le travail ». M. Link ajoute : «?Si on prend les bonnes mesures, on pourra retrouver le chemin de la croissance rapidement ». Son homologue polonais, lui, n'a pas ce problème puisque son pays ne connaît pas la récession. « Nos meilleurs partenaires économiques sont la France et l'Allemagne Tous les autres pays de l'UE doivent bénéficier de cette situation ». Jean Leonetti a rappelé un postulat essentiel, « il n'y a pas de croissance sans discipline budgétaire » et de prendre l'Allemagne comme exemple. La commission européenne rendra ses conclusions le 21 mars prochain sur la réciprocité. 

« Irréaliste et dangereux »

Le ministre polonais, Nicolaï Dowgielewicz, a résumé le sentiment ambiant : « La crise doit être surmontée avec plus d'Europe ». Il a rappelé l'enjeu de cette rencontre, préliminaire aux négociations « qui s'annoncent difficiles sur le budget de l'Union européenne?». Les discussions semblent bien engagées et chaque ministre a rappelé l'aspect «?irréaliste et dangereux d'une renégociation du traité sur le Mécanisme européen de stabilité ».

À propos de Schengen, le dossier est sur la table de la commission européenne qui étudie les propositions françaises de 2011 « afin de rendre les frontières de l'Europe plus sûres suite aux révolutions arabes ». S'il ne s'agit pas de remettre en cause le principe de libre circulation des biens et des personnes, il faut signifier à la Grèce « que la porosité de ses frontières n'est plus tolérable ». Face aux problèmes actuels de ce pays, ne faudrait-il pas envisager la création d'un service européen des douanes ? Et comme une promesse, Jean Leonetti assure que la France sera en croissance en 2012 comme 2013 À Antibes, l'Europe s'est trouvée un destin à trois.

Pascal Gaymard

(1) Les Rencontres de Weimar?: Elles datent de 1991 où les trois ministres des Affaires étrangères français, allemand et polonais, 
se sont réunis à Weimar sur les thèmes de l'entrée de la Pologne à l'UE et la réconciliation germano-polonaise sur le modèle franco-allemand. 

Photo : Jean Leonetti, entouré de Michael Link et de Nicolaï Dowgielewicz]]></description>
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<title>Christophe Pinna, la fierté des nôtres</title>
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Christophe Pinna, quadruple champion du monde de karaté, est toujours de la partie ! Douze ans après la fin de sa carrière de compétiteur, il continue de mouiller le kimono et le maillot. Nous l'avons suivi dimanche dernier, hors du tatami et loin des caméras. Il nous a fait découvrir son quotidien.

La ville de Nice s'éveille doucement. Il est 8 h 20. Sur le boulevard Carnot, derrière le port, seul un cliché géant de six mètres de hauteur, mettant en scène le « Niçois volant » en train d'exécuter un parfait high kick, fend l'horizon. Le rendez-vous avec lui est fixé devant Nice Elite Sport, un club où il a longtemps enseigné les secrets des arts martiaux. 8 h 30 : le Niçois d'origine italo-corse surgit, tout sourire, au volant de son véhicule tout-terrain, noir métallisé.
Se lever tôt en ce sacro-saint dimanche lui importe peu. «?Je fais du sport tous les jours?», rassure ce dernier.

Ce sanguin typé méditerranéen s'apprête à fêter ses 44 ans le 18 mars prochain, il n'a donc rien perdu de sa superbe. C'est rassurant ! « D'ailleurs, je n'ai plus été malade depuis dix ans », fait-il savoir tout en touchant du bois. Il a toujours la pêche et cela se sent ! En témoigne, d'autre part, le fait qu'il soit déjà en tenue de sport : une combinaison de course en lycra noir et vert fluo. Laquelle le fait ressembler à un personnage tout droit sorti d'un comics. De super héros, il va justement être question

En mission humanitaire 

Direction Saint-Jeannet ! En bon prince, le coach sportif attitré de la princesse Stéphanie de Monaco mais aussi de grandes stars internationales, a rendez-vous, dès 10 heures, au stade municipal. Endroit où il part entraîner gratuitement plus de soixante-dix personnes qui participeront, le 25 mars prochain, à « La 6e foulée des Baous », deux courses caritatives de 10 et 4,5 km organisées par l'association Ensemble pour Benoît destinées à aider les enfants atteints de cancers et à promouvoir le don de moelle osseuse.
« Je m'investis pas mal dans ce genre de petites actions humanitaires car je suis persuadé que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières », explique Christophe Pinna, d'une voix sèche, saupoudrée d'un accent niçois mâtiné de corse.

Heureux hasard : il croise, quelques minutes après, Joe Kals, un paraplégique de 50 ans qui, parti du Havre, tente de rejoindre la ville de Menton sur ses deux béquilles. « Certaines souffrances font que tu te sensibilises naturellement à certaines choses. Pour ma part, j'ai été conditionné par mon malheur?», informe ce superstitieux qui n'hésite jamais à vider une salière par-dessus son épaule gauche. à 16 ans, le malheureux a perdu sa mère suite à une très longue maladie. « Le karaté n'est donc qu'une facette de ma vie. Mais je ne ressens pas le besoin de trop en parler. Car nul n'est prophète en son pays ».

« Je suis l'opposé du people?»

Tandis qu'il se fraye un chemin vers la Promenade des Anglais, il explique ne plus se sentir le bienvenu dans sa propre ville. « à Nice, beaucoup plus qu'ailleurs, on cherche à me gâcher le plaisir en m'accusant d'exploiter certaines causes pour me faire de la pub », regrette celui qui n'a pourtant plus rien à prouver. Depuis 18 mois, le Niçois n'est plus chargé de mission à la mairie de Nice mais consultant extérieur auprès de celle-ci et de grandes entreprises comme L'Oréal.

« Je suis l'opposé du people », insiste le coach. « Je mets d'ailleurs au défi quiconque de m'avoir déjà vu participer aux soirées parisiennes à l'époque où j'étais prof' de sport à la Star Ac' », déclare-t-il, en affirmant que le nombre de ses sorties en discothèque se compte sur les doigts d'une main. « Mais allez savoir pourquoi, les gens ne voient que le côté négatif ». Un comble étant donné que son engagement dans la lutte contre la drogue et la délinquance juvénile lui a valu, en 1998, d'être élevé au rang de Chevalier dans l'Ordre national du Mérite à contre-courant

à ce sujet, le sage évoque ce fameux soir de 2007 où il a surpris un cambrioleur dans sa salle de sport. Lequel avait alors tenté, à maintes reprises, de lui asséner des coups de tournevis. Après l'avoir neutralisé, il raconte avoir été pris à partie par des témoins de la scène. « Lesquels n'ont pas hésité à m'accuser d'exercer une violence gratuite  », se souvient-il, encore abasourdi. «?Aujourd'hui, j'ai la nette impression que les valeurs se sont inversées

Cela étant, je ne me sens plus à l'aise dans cette société que je subis jour après jour ».

Voilà pourquoi il quitte rarement sa tenue d'athlète. Le sport est pour lui la seule échappatoire. « Quand tu gagnes une compétition, tu as au moins droit au respect ». à 14 heures, il rejoint, à cet effet, les terrains de Nice Lawn Tennis Club (LTC), aux abords du lycée du Parc impérial. Endroit où il doit entraîner des amis pour le tournoi du VIP Open de Tennis Nice Côte d'Azur 2012. Il se transforme, à cette occasion, en professeur de tennis.

On n'oublie rien

A 14 heures, quand Maryse, une vieille dame qui fut très proche de ses défunts parents à l'époque où la famille Pinna vivait à côté de l'école Saint-Sylvestre, débarque sans prévenir, il n'hésite pas à poser sa raquette. « Tu ne me reconnaîtras pas mais sache que tu m'as fait pipi dessus », lance-t-elle en souvenir de ses premières années. «  Je vous explique : elle m'a sûrement gardé quand j'étais petit », poursuit alors Christophe Pinna pour rassurer, non sans humour, ses amis installés à la terrasse du LTC.

« Tu as le visage de ton père et la morphologie de ta mère », ajoute soudain Maryse, en prenant son visage entre ses mains. «  Christophe, tu avais des parents exceptionnels ». Touché en plein coeur, il l'invite quelques minutes à une table, quitte à retarder les matchs. Comme quoi, les Niçois n'ont pas tous oublié les prouesses de ce héros local qui ne cesse de prendre de l'importance. 

Retour au château

Dernièrement, il a même été question du retour de la «?Star Academy », au mois de septembre prochain. Une émission dans laquelle il a officié quatre ans en tant que professeur de sport. C'est là un projet qui ne va pas sans lui déplaire lui qui dit avoir adoré inculquer les valeurs sportives à des jeunes comme Quentin Mosimann, lauréat de la septième édition du télé-crochet.

« L'émission m'avait, de fait, permis de sortir un peu de mon cadre habituel. Elle m'avait offert un vrai bol d'air frais », relate-il, tout en émettant pourtant un bémol. «?Avec Endemol, nous n'avons fait qu'effleurer le sujet ». Il faut dire que cela ne rentrerait pas dans le cadre de son nouveau projet de vie.

L'âge de raison

« En tant qu'expert mondial, je donne des cours partout dans le monde », rappelle celui qui, à peine rentré de Pologne, projette de partir à Timisoara, en Roumanie. « Je mène une vie de patachon depuis l'âge de 17 ans (sic) ! Sauf que j'ai maintenant une fille de 6 ans qui va bientôt entrer en classe de cours préparatoire (CP) », note Christophe Pinna. Avant d'ajouter, avec ferveur?: « Ce qui fait que je ne peux plus me le permettre ». L'heureux père de famille se dit donc «?en pleine réflexion ».

« Je n'ai pas vu grandir mes enfants issus de mon premier mariage », confesse-t-il. « Une chose est sûre : je ne commettrai pas les mêmes erreurs ! ». Bonne nouvelle : il se pourrait donc bien que l'un des plus grands karatékas de tous les temps reprenne, incessamment sous peu, sa carte de résident permanent à Nice. «?Après dix ans d'absence, j'en profiterai enfin pour redonner des cours à la salle », annonce-t-il, avec un large sourire.

Autre « gros projet », il planche avec son ami Loïc Battesti, directeur régional du groupe Orpea, sur la mise en place d'un programme, élaboré par des chercheurs, qui permettrait aux personnes placées en maison de retraite de pratiquer des activités sportives spécifiques selon les pathologies. « Cela ouvrirait la voie vers la guérison », informe celui-ci.

18 h 30 : c'est l'heure du retour à la case Nice Elite Sport. Un constat vient alors à l'esprit : l'affiche à son effigie placardée sur la devanture est grande. Ce qui n'empêche pas qu'elle soit bel et bien à la hauteur de l'homme.

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>OIN : unanimité autour du protocole financier</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/oin-unanimité-autour-du-protocole-financier-46872.html</link>
<description><![CDATA[
Comme dit la chanson, « ils sont venus, ils sont tous là » pour la signature du protocole financier de l'Opération d'intérêt national (OIN), l'Etat, la Région, le Département, la Métropole (et la Ville de Nice), l'Etablissement public d'aménagement (EPA) de l'Eco-Vallée, mais aussi les élus de la plaine du Var (1).

Lors des prises de parole, il y a eu encore quelques allusions mais l'heure était bien au consensus entre les différents responsables qui ont rivalisé d'intentions sur fond de rappel de l'historique de l'OIN

4 ans de réflexion seulement

Et parmi les scènes qui fâchent, il y a cette abstention de la Région lors du dernier conseil d'administration de l'EPA, officiellement pour non vote à la Région dudit protocole financier Le 17 février dernier, c'est donc grâce aux voix des élus de l'UMP que le PS régional emmené par le président, Michel Vauzelle, a pu avoir une majorité pour voter le protocole financier de l'Eco-Vallée (NDLR : Les Verts, le PCF et le FN ont voté contre). à ce jeu d'alliances «?inhabituelles », la conseillère régionale d'opposition, Dominique Estrosi-Sassone, a joué un rôle non négligeable Si l'événement a été rappelé tant par Eric Ciotti que par Christian Estrosi, c'est promis juré, tout le monde est heureux de compter la Région parmi les signataires « même si nous aurions pu nous en passer » dixit le président de la Métropole qui avait déjà prévu un plan B avec le Département

Dans son intervention, Patrick Allemand, 1er vice-président du Conseil régional, a insisté « sur la vigilance à propos des grands enjeux de l'OIN » tout en assurant qu'il mettra à disposition, les moyens de l'Etablissement public foncier régional (EPFR). Eric Ciotti, quant à lui, a souligné « la rapidité de la mise en place de l'OIN en à peine 4 ans ». Car si ce protocole n'était qu'une étape administrative, il n'en demeure pas moins que l'OIN dispose aujourd'hui de finances afin de lancer les 4 opérations d'aménagements prévues : le Grand Arénas, Nice Méridia, Le site de la Baronne et l'éco-quartier de St Martin-du-Var. 

2 milliards d'euros d'effet levier

Jusqu'en 2026, c'est donc près de 380 M de dépenses qui seront engagées pour 315?M de recettes. Le différentiel, soit un peu moins de 65 M sera réglé par les différents partenaires (2). Pour Christian Estrosi, ces 64,4 M auxquels s'ajoutent 32 M d'Eco-Cité, vont permettre «?un effet levier de plus de 2 milliards d'euros sur 15 ans ». 

Il s'est livré à l'historique du projet réaffirmant avec force?: « Pas d'OIN sans RD 6202 Bis, sans Papi 1 et 2, sans l'Etat » et sans lui, alors ministre délégué à l'Aménagement du territoire... Le préfet, Jean-Michel Drevet, s'est projeté dans l'avenir : « En 2020, ce seront 20 M/an de recettes fiscales et 30 M/an, les années suivantes, ce qui signifie, un retour sur investissement pour le Département, la Métropole et la Ville de Nice en 2 à 3 ans?». Reste à acquérir le foncier selon le président de l'EPA, Christian Tordo (accompagné de son directeur, Thierry Martin) : « On maîtrise 90 % du foncier du Grand Arénas et 60 % de Nice-Méridia ». Aujourd'hui, « tout commence pour l'OIN » a conclu Jean-Michel Drevet.

Pascal Gaymard

(1) Les maires, Henri Revel (St Laurent-du-Var), Antoine Damiani (Carros), Isabelle Brès (Colomars), Emile Tornatore (Broc), Antoine Véran (Levens), la conseillère régionale, Dominique Estrosi-Sassone, le conseiller général, Jean-Pierre Mascarelli, l'adjoint au maire de Nice, Alain Philip

Photo : De g. à d., Patrick Allemand, Eric Ciotti, J.M. Drevet, Christian Estrosi, Christian Tordo, et Thierry Martin]]></description>
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<title>Le PS azuréen entre en campagne</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-ps-azuréen-entre-en-campagne-46871.html</link>
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Le Parti Socialiste a organisé son premier meeting présidentiel départemental la semaine dernière à Cannes. Avec plus ou moins de prudence sur l'issue probable du scrutin, les ténors régionaux de la gauche ont apporté leur soutien au candidat François Hollande.

ça y est. Dans les Alpes-Maritimes, le PS a mis un pied officiel dans la campagne. Le parti du candidat François Hollande donnait vendredi dernier sur la Croisette, « un premier rendez-vous azuréen symbolique, dans l'une des villes du département les plus difficiles pour la gauche ». Et pour Patrick Allemand, en tout cas, c'est déjà clair : « Si l'on est capable de remplir une salle comme ça à Cannes, alors le doute n'est plus permis. On va gagner ! ». Mais aux 400 personnes  au moins, selon les organisateurs  réunies à l'espace Miramar et chauffées à point, le patron du Parti Socialiste dans le département, a demandé « de devenir, dès à présent, des ambassadeurs de la candidature de François Hollande. Parce que même si les sondages sont bons, il faut être mobilisés pour le 22 avril?».

« Mobiliser les résignés »

À la tribune, Jean-Louis Bianco, le député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence, entendait aussi galvaniser les troupes : « À nous de mobiliser les abstentionnistes, les résignés. Ce n'est pas encore fait. Sarkozy est un combattant ». Le même Nicolas Sarkozy qui aura eu à essuyer quelques attaques en règle, tout au long de la soirée. « Ses couleurs et celles de ses Sarkoboys virent trop souvent du bleu UMP au bleu Marine », soufflait la conseillère générale Marie-Louise Gourdon. «?Rappelez-vous le "Travailler plus pour gagner plus", demandait aussi le président départemental du Parti Radical de gauche, Jean-Christophe Picard. Certains ont travaillé plus, c'est évident. Certains ont gagné plus, on le sait. Mais, manque de chance, ce ne sont pas les mêmes ».

Hollande à Nice le 28 mars

Dans cette première réunion de soutien, les orateurs auront aussi tour à tour parlé jeunesse, service public, et même décentralisation, en vantant les qualités du candidat socialiste et de son programme. Ainsi, Apolline Crapiz, conseillère municipale à Cannes, louait en François Hollande « un homme ouvert, rassembleur, humain et épris d'égalité ». La venue du candidat dans le département et notamment à Nice est désormais annoncée pour le 28 mars. Mais en attendant, Michel Vauzelle, jugeait déjà que « ça fleure bon la victoire?» contre le président sortant. «?Dégage... disaient les Tunisiens. Dégage... diront les Français », a même lâché le président de la Région. 

Fabien Binacchi

Photo : Michel Vauzelle entourés de quelque 400 sympathisants du Parti Socialiste]]></description>
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<title>Michel Boujenah :  « C'est comme si j'explosais »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/michel-boujenah-«-c'est-comme-si-j'explosais-»-46869.html</link>
<description><![CDATA[
La vérité ! Le comédien, réalisateur et humoriste d'origine tunisienne, Michel Boujenah, n'a pas chômé. Il sera à La Palestre au Cannet le 19 mars prochain pour le prouver. Saison chargée pour lui étant donné qu'il sera aussi à l'affiche du spectacle « Du moment que ça marche », au Théâtre National de Nice (TNN) du 13 mars au 10 avril. Entre deux répétitions, le joyeux boute-en-train à l'accent chantant nous ouvre la porte de sa loge.

Le Petit Niçois : On vous voit très souvent dans la région. Quel bon vent vous amène ?

Michel Boujenah : C'est chez moi ici (rires) ! Cela fait vingt-deux ans que j'habite à Saint-Paul-de-Vence. Beaucoup de mes spectacles naissent puis meurent dans le Sud. Mon dernier spectacle, par exemple, je l'ai écrit ici. C'est généralement là que se boucle la boucle !

LPN : Aimeriez-vous, comme votre confrère Jacques Weber, reprendre un jour les rênes du Théâtre National de Nice (TNN)??

M.B : Pas besoin ! C'est déjà comme s'il était à moi (rires). Et pour cause, c'est la deuxième pièce que je joue ici. Je suis abonné !

LPN : « Enfin libre », c'est le titre de votre nouveau spectacle. Où diable étiez-vous retenu ?

M.B : Cela ne veut pas forcément dire que j'étais prisonnier (rires). Au bout de plusieurs années de travail, j'ai en fait franchi un palier. Je me suis rendu compte qu'il y avait des trucs que je pouvais faire alors que je ne m'en sentais même pas capable. J'étais déjà très heureux de faire ce que je faisais mais je devais changer

LPN : Qu'est-ce qui a changé depuis ?

M.B: Avant, je ne traitais qu'un seul thème par spectacle. Maintenant, je vais dans tous les sens ! De la politique en passant par la neurobiologie : j'aborde tous les sujets. C'est comme si j'explosais dans tous les sens ! L'antisémitisme est aussi quelque chose que je n'abordais pas concrètement. Cette fois, j'ai prévu tout un texte là-dessus

LPN : Par quoi passe concrètement cette soudaine liberté de ton ?

M.B: Un vrai bordel (sic) ! Je peux m'arrêter à n'importe quel moment du spectacle pour dire ce que je veux. J'ai réussi à construire une manière de jouer et d'écrire qui me permet beaucoup de liberté, sans faire du Guy Bedos pour autant. Par ailleurs, j'improvise beaucoup plus qu'avant !

LPN : Vous étiez déjà connu pour improviser énormément. Vous jouez d'ailleurs le même spectacle depuis 2008. Honnêtement, ressemble-t-il toujours à l'oeuvre d'origine ?

M.B: Non, pas du tout (rires)?! 

LPN : N'est-il pas grand temps de changer de titre ?

M.B : Non plus (rires) ! Vous savez, tous mes spectacles évoluent... Celui-là, c'est vrai, est encore plus éclaté !

LPN : Vous aviez déclaré, à une époque, être surexposé médiatiquement jusqu'à en à perdre votre dignité. Est-ce toujours le cas ?

M.B : Non, c'est fini ! D'ailleurs, on me voit beaucoup moins... Ce qui fait que je me sens beaucoup plus à l'aise avec moi-même. Beaucoup plus que je ne l'ai jamais été ! 

LPN : Qu'est-ce qui vous déplaît tant dans le milieu du show-business?

M.B : A chaque fois que j'arrive sur un plateau, on me demande de jouer au clown de service, alors que je ne suis pas du tout comme ça dans la vie. Encore heureux que je ne sois pas tout le temps en train de dire des conneries

LPN : Avez-vous un mauvais souvenir en particulier ?

M.B : Une fois dans une émission, on m'a demandé de faire croire que j'étais collectionneur de chapeaux. Ce qui était faux, bien entendu. J'ai donc reçu 280 chapeaux ! Moi qui étais obsédé par l'idée de remplir les théâtres, j'inventais donc tout et n'importe quoi pour me faire remarquer. Au final, cela m'a quand même fait plus de mal que de bien

LPN : Le 19 mars prochain, vous serez à la fois à la Palestre au Cannet pour «?Enfin libre » ainsi que sur la scène du TNN jusqu'au 10 avril pour « Du moment que ça marche » Cette omniprésence sur scène fait-elle justement partie intégrante de votre jeûne médiatique??

M.B : Il faut savoir que faire de la  scène a toujours été mon vrai travail ! Je tourne encore quelques films mais très peu. Je préfère largement être sur les planches ! Je m'ennuie trop facilement au cinéma

LPN : En 2007, vous avez dirigé l'actrice Mathilde Seigner dans « Trois amis », votre second film. Qu'avez-vous pensé de son coup de gueule lors de la cérémonie des César ?

M.B : Elle a fait une connerie (sic). C'est clair ! Ce n'était pas très adroit de sa part. Or, des conneries, on en fait tous ! Elle s'en est d'ailleurs excusée. A la place de Michel Blanc, il est certain que j'aurais été vexé. Je crois qu'elle ne se rend pas bien compte. Elle va devant un micro comme si elle était à la maison !

LPN : JoeyStarr, méritait-il le prix du « Meilleur second rôle?» selon vous ?

M.B : Oui, bien sûr ! Il faut dire que Michel Blanc a été beaucoup récompensé au cours de sa longue carrière... JoeyStarr, lui, vient à peine d'arriver. Ils auraient quand même pu lui donner le prix de la « meilleure révélation »?!

LPN : Comment se fait-il qu'avec votre célèbre accent juif-tunisien, vous n'ayez jamais joué dans la trilogie « La vérité si je mens » ?

M.B : C'est simple, on ne m'a jamais rien demandé ! Ensuite, de là à dire que j'aurais accepté un rôle dans le film, je ne sais pas. J'aurais sûrement trouvé ça un peu trop caricatural. Et puis moi, vous savez, « La vérité si je mens », cela fait 30 ans que je la joue sur scène. J'ai d'ailleurs été le premier à jouer de mon accent?!

LPN : Cet accent est aujourd'hui votre marque de fabrique. Au départ, on raconte même que personne ne voulait miser sur vous à cause de celui-ci. Qu'en est-il ?

M.B : C'est vrai ! Sauf que j'ai ensuite réussi à transformer une faiblesse en véritable force.

LPN : Vous vous targuez d'être un « sioniste pro-palestinien ». Eric Zemmour a expliqué un jour qu' « on ne peut pas exalter les différences et obliger ensuite les gens trop différents à vivre ensemble ». Qu'en pensez-vous ?

M.B : Je n'exalte pas les différences ! Je tente simplement d'être moi-même. C'est tout ! De toute façon, Zemmour dit toujours des trucs que je ne comprends pas (rires).

LPN : Lors des dernières élections présidentielles de 2007, vous n'aviez pas caché votre soutien à Ségolène Royal. Quoi de neuf cette année ?

M.B : Je suis plutôt à gauche, ce n'est un secret pour personne ! Or, je n'aime plus trop la collusion entre politiques et artistes. Voter, c'est mon droit de citoyen. Mais je ne suis pas un humoriste politique comme Stéphane Guillon. Je ne peux donc plus me permettre de me prononcer

LPN : Un an après « la révolution du Jasmin », pourriez-vous tout de même vous exprimer, en tant que Tunisien de naissance, sur la politique actuelle de votre pays d'origine ?

M.B : On découvre que derrière la chute du dictateur, il y a des régimes qui s'installent et qui ne sont pas forcément pour la démocratie. En même temps, c'est logique C'est la marche du temps ! La France n'a pas non plus connu la démocratie tout de suite. Entre la Révolution et le droit de vote des femmes, il y a quand même plus de deux siècles ! Ce n'est qu'une question de temps.

LPN : Où en est votre projet « Jamais perdu », troisième long métrage dont vous parlez depuis 2009 ?

M.B : Je l'ai arrêté ! Il dort, depuis, au fond d'un ordinateur. Du coup, je travaille actuellement sur un autre projet que j'adore : « L'incroyable mariage ». Le film racontera l'histoire d'une famille de bras cassés. Laquelle se retrouve obligée de faire semblant d'être riche afin de permettre à l'un des fils de se marier. Pascal Elbé jouera dedans. C'est sûr !

L.P.N : Vous êtes le dernier réalisateur à avoir fait tourner Philippe Noiret. Quel souvenir en gardez-vous ?

M.B : C'était fabuleux ! Il était déjà très fatigué, ça se voyait. Je lui avais confié un petit rôle. Ce qui lui avait fait énormément plaisir. Il voulait continuer à tourner jusqu'à la fin !

LPN : D'autres projets ?

M.B : Je m'occupe du festival de Ramatuelle dont je suis le directeur artistique. Je dois aussi terminer d'écrire mon film et continuer ma tournée. Je vais bientôt écrire un nouveau spectacle. Ça va, non (rires) ? 
                                                  
Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Le Carnaval niçois a encore de beaux jours devant lui !</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-carnaval-niçois-encore-de-beaux-jours-devant-lui-46848.html</link>
<description><![CDATA[
L'heure est au bilan pour le Carnaval 2012. Après 17 jours de folie, l'événement phare de la Côte d'Azur a tiré sa révérence sur des résultats attrayants : fréquentation en hausse, bonnes retombées économiques, mobilisation des médias nationaux et internationaux, visibilité Internet croissante, etc. 

«Malgré la dure réalité économique et la période électorale, le Carnaval a réussi à trouver sa place » lance Rudy Salles, député des Alpes-Maritimes et adjoint au maire de Nice en charge du Tourisme et des Affaires internationales. Les 20 chars qui ont raconté l'histoire du Roi du Sport et ceux de la bataille des fleurs ont effectivement fait mouche, une fois encore ! Pour preuve, 192 576 tickets ont été vendus cette année contre 184 140 l'an passé. Soit une augmentation de la fréquentation de 4,6%. Un résultat qui est sans nul doute le fruit du corso illuminé supplémentaire lors de cette dernière édition.

Sans celui-ci, la manifestation aurait été stable par rapport à 2011. Mais ce qui fait la joie de l'élu niçois, c'est bel et bien l'éventail des pays omniprésents dans les tribunes comme sur les promenoirs. Près d'une quarantaine de provenances (France, Italie, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Russie mais aussi des pays nordiques). «?Notre carnaval est l'un des plus grands et beaux du monde » poursuit le député. Coût global : 7 millions d'euros. Quant aux retombées économiques directes et indirectes sur la ville, elles sont estimées entre 30 et 33 millions d'euros !

Une visibilité accrue

Cet élan économique se traduit aussi en termes d'emplois. 1 800 personnes travaillent au bon déroulement de la fête et 1 500 artistes d'art de rue animent les cortèges.

Car le carnaval est aussi un vecteur de promotion de la destination Nice Côte d'Azur. Le Roi du Sport a su ainsi mobiliser les médias avec par exemple huit voyages de presse réunissant 41 journalistes internationaux dont des équipes de tournage venues de Chine et du Japon qui ont également découvert la destination Sa majesté a attiré tous les regards, dévoilant ainsi les charmes de la cité azuréenne?! « Heureusement, le beau temps a joué en notre faveur » ajoute Rudy Salles qui enchaîne avec le succès des carnavals de quartier. Trente réalisations réparties sur tout le territoire auxquelles s'ajoutent trois défilés nocturnes à l'est, l'ouest et au nord de la ville.

Un succès qui ne se dément pas même sur la toile. Le site du carnaval dénombre plus de 265 000 visiteurs en février soit 12% de plus que pour l'édition de 2011 et la page Facebook a conquis 5 522 fans contre 3?575 l'an passé. Bref, toutes les conditions ont été réunies pour que la ville se réapproprie le carnaval. Rendez-vous donc en 2013, du 15 février au 3 mars pour découvrir si le Roi des 5 continents avec comme invitée d'honneur, la Francophonie, fera mieux que ses prédécesseurs... Difficile mais pas impossible à en croire Rudy Salles. Les petites mains s'affairent déjà ! 
 
Nassera Sfendla

Photo : Les batailles de fleurs ont à nouveau rencontré un franc succès    
© OTC Nice]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Nicolas Dupont-Aignan : « On nous vole le 1er tour ! »</title>
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<description><![CDATA[
Il fait son tour de France. Sans se préoccuper des modes. En conservant son franc-parler. Celui du candidat de cette droite républicaine qui n'a pas peur des mots ni des idées. Il serait proche de la droite populaire si celle-ci n'était pas au sein de l'UMP. Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, se veut l'héritier du courant souverainiste social incarné un temps par Philippe Seguin. Il a l'expérience des élections présidentielles ratées pour cause de manque de parrainages. Alors pour cette édition 2012, il a voulu mettre toutes ses chances de son côté

LPN : Où en êtes-vous de vos parrainages ? Est-ce autant difficile que certains le prétendent ?

Nicolas Dupont-Aignan : Avec mon expérience, j'ai eu la prudence de commencer tôt avec mes 300 bénévoles pour avoir les fameux 500 parrainages. C'est un vrai parcours du combattant ! Les maires ont reçu ce matin (NDLR : samedi 25 février) les formulaires pour les parrainages. Chaque signature compte, l'anonymat devrait être la règle mais je savais que le Conseil constitutionnel n'allait pas changer les règles à quelques semaines du scrutin présidentiel. Les maires sont soumis à l'octroi de subventions de la part des conseils généraux ou des intercommunalité, voire du «?qu'en dira-t-on » mais aussi des journaux locaux. Ce sont les parlementaires qui doivent changer la loi car aujourd'hui, de moins en moins de maires accordent leurs parrainages

LPN : C'est votre 2e passage dans les Alpes-Maritimes, avez-vous reçu beaucoup de parrainages ici ? À Tourrettes-sur-Loup ?

N. D.-A. : Nous n'avons pas eu beaucoup de parrainages dans les Alpes-Maritimes, on en a plus dans le Nord où les communes sont plus petites et plus nombreuses. Je ne suis pas venu à la Fête de la Violette à Tourrettes-sur-Loup en raison d'un parrainage mais pour faire une sortie ludique à l'occasion de mon passage à « La Voix est libre » de France 3 Méditerranée. Je voudrais insister sur un point : les parrainages ne sont pas un acte de soutien des maires mais simplement une signature pour garantir la pluralité de choix au premier tour. Aujourd'hui, les médias font comme si il n'y avait que deux candidats en lice. D'après un récent sondage, 60 % des Français estiment qu'on parle trop de François Hollande et Nicolas Sarkozy. On est en train de nous voler le premier tour !

LPN : La campagne ne fait que commencer Le clivage gauche/droite vous semble-t-il renforcé ?

N. D.-A. : Pas du tout. Les deux candidats favoris des médias sont d'accord sur tout?: l'Europe, le rôle des marchés financiers, les importations sans aucun contrôle douanier Ils ne veulent pas de voix discordante. Pour influer sur le 2e tour, encore faut-il avoir droit de s'exprimer. Moi, je suis un candidat de terrain, je suis maire d'une commune de la banlieue parisienne depuis plus de 17 ans, je connais les soucis des gens.

LPN : Quel est le thème principal de votre campagne ?

N. D.-A. : Le protectionnisme intelligent. Quand on est face à une concurrence déloyale, il faut se protéger. Certains pays comme la Chine et d'autres pratiquent l'esclavage humain. Il faut défendre nos entreprises qui produisent en France sinon on sera un peuple de clochards ! On peut relocaliser plus d'un million d'emplois en France dès maintenant. Le produire en France peut devenir avantageux si on érige des barrières douanières.

LPN : La Chine se veut le sauveur de la crise financière que vivent les pays européens. Une telle mesure est-elle compatible avec cette proposition ?

N. D.-A. : C'est un marché de dupes ! La Chine apporte son aide à l'Europe en contrepartie d'absence de toute taxe sur ses exportations alors que ce pays triche avec toutes les règles du commerce équitable?: bas salaires, monnaie sous évaluée, dumping social Le protectionnisme ne signifie pas repli sur soi. L'exemple de secteur le plus protectionniste de France, c'est le cinéma. Il est ouvert, divers, s'exporte même. Les valeurs sociales doivent être prises en compte.

LPN : Quelle serait la première mesure que vous prendriez sur le plan européen ?

N. D.-A. : Je proposerai une renégociation de tous les traités européens pour imposer une Europe sociale. Il faut arrêter avec le toujours plus de dérégulation. La France a le droit d'avoir des services publics. L'Europe de l'uniformisation ne fonctionne pas. Elle doit être porteuse de projets et les sujets ne manquent pas comme les voitures propres, les panneaux solaires de demain, les nanotechnologies, le génome humain, l'exploitation des océans Que l'Europe arrête de s'occuper de la vie des gens ! L'Europe des projets que j'appelle de mes voeux doit être à la carte, on ne peut pas tout faire à 28

LPN : Et la Grèce ? Que doit-on faire ?

N. D.-A. : Il faut que la Grèce sorte de la zone Euro au plus vite. On déverse des milliards d'euros pour rien. On n'aide pas les Grecs mais les banques. Cela a déjà coûté 50 milliards à la France soit autant que le budget de l'Education nationale, trois fois le budget de l'Intérieur, ou encore 25 000 constructions de crèches soit 500 000 places

LPN : Vous parlez des banques Que pensez-vous de l'augmentation de 34 % des patrons français ?

N. D.-A. : Scandaleux ! Les salaires des grands patrons devraient être encadrés par une loi organique. C'est un comportement irresponsable. L'ancien PDG de Dexia a coûté plus de 11 milliards d'euros aux Français et il touche encore une retraite chapeau de 650 000 /an. Je suis candidat pour dire aux Français que nous ne sommes pas condamnés à vivre comme ça, on a tous les atouts pour s'en sortir de cette débâcle économique, sociale, et morale.

LPN : Les sondages ne vous sont pas favorables Pour qui appellerez-vous à voter au second tour ?

N. D.-A. : Les Français ne m'ont pas encore entendu. Ils sont 33 % à le confirmer. Ma notoriété n'est pas encore faite. Debout la République compte 11 000 adhérents (NDLR : dont 200 dans le 06). On a beaucoup de jeunes Aux législatives, Debout la République présentera des candidats partout

LPN : Sur le plan intérieur, quelle seraient vos premières mesures ?

N. D.-A. : J'en prévois deux prioritairement. Multiplier par 2 le nombre d'heures d'apprentissage du français à?l'école primaire soit 15?h/semaine (contre 9 actuellement). La seconde, le respect des applications des peines de prison pour revenir sur la loi Dati qui stipule qu'en deçà de 2 ans, le condamné n'effectue pas sa peine La République, c'est l'ordre, le mérite à l'école, la transmission des savoirs, l'apprentissage, une autre économie, des services publics, un hôpital qui fonctionne Le moteur économique est cassé, il faut le changer en relocalisant les emplois. C'est notre devoir.

Propos recueillis par Pascal Gaymard]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Ariane : phase 2 de la rénovation actée</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/ariane-phase-2-de-la-rénovation-actée-46827.html</link>
<description><![CDATA[
Débutée en 2007, la phase 1 du projet de rénovation urbaine du quartier de l'Ariane arrive à son terme.

Le préfet, Jean-Michel Drevet, accompagné du député-maire de Nice, Christian Estrosi, président de la Métropole, du président du Conseil général 06, Eric Ciotti, du 1er vice-président du Conseil régional Paca, Patrick Allemand, et du directeur général de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), Pierre Sallenave, s'est rendu sur le site rénové de l'Ariane.

La bibliothèque livrée en mars 2012

Dans ce bilan d'étape, la démolition et la reconstruction des 454 logements de l'îlot St Pierre et la réhabilitation de 351 autres logements ont été les opérations les plus importantes de la phase 1. La bibliothèque,elle, doit voir le jour en mars, face à l'espace Django Reinhardt, alors que le pôle de services publics rue Anatole de Monzie comprendra une poste, une mairie annexe, une maison de justice, ainsi que des locaux commerciaux.

En février 2012, 117 logements ont été réhabilités et les 26 derniers logements de compensation (suite à la démolition) sont en cours de procédure. Les élus ont pu poser la première pierre de la résidence de 80 logements collectifs réalisés par Nouveau Logis Azur sur le site de St-Pierre. Les deux bâtiments R+4 disposeront de locaux commerciaux au rez-de-chaussée avec 93 places de stationnement dont 80 box. Ces opérations vont mobiliser plus de 14 M. Pour Dominique Estrosi-Sassone, le calendrier suit son cours : « La bibliothèque est quasiment achevée. Il reste des travaux de voirie et le gymnase à réaliser pour les quartiers Nord. L'appel à candidature vient d'être lancé ». 

40 M pour la phase 2

Mais l'objectif de cette réunion à mi-parcours était surtout la signature de la convention partenariale avec l'ANRU pour la phase 2 de l'opération de rénovation urbaine, liant les partenaires pour la période 2011-2016.

Cette étape concernera essentiellement la requalification de la berge du Paillon ainsi que l'agrandissement de la place des Sitelles jusqu'au boulevard de l'Ariane. La tour 4, située sur la berge du Paillon, et composée de 94 logements, sera démolie. La reconstruction se fera en dehors de ce quartier. La mixité sera renforcée avec une trentaine de logements du 1% patronal qui seront construits par la Foncière Logement. La Ville de Nice a prévu la création d'un relais d'assistantes maternelles ainsi qu'un jardin public sur le site. Au total, la phase 2 portera sur plus de 40 M d'investissement dont plus de 19 M de démolition/reconstruction et près de 9 M de réhabilitation. L'Ariane va, enfin, se découvrir un nouveau visage.

Pascal Gaymard

Photo : De g. à d., Honoré Colomas, Rudy Salles, Jean-Michel Drevet, Eric Ciotti, Patrick Allemand, Christian Estrosi, et Dominique Estrosi-Sassone © Ville de Nice]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>François Bayrou :  « Je souffre de l'échec du pays »</title>
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<description><![CDATA[
François Bayrou, candidat du Mouvement Démocrate (MoDem) à l'élection présidentielle, était, lundi dernier, au centre de toutes les attentions dans la technopole de Sophia-Antipolis. Après avoir dialogué avec près de 150 chefs d'entreprises locaux, l'ex-ministre de l'Éducation nationale, pourfendeur de la « génération irresponsable », a accepté de répondre, sans concessions ou presque à nos questions. Rencontre avec « le troisième homme ».

Le Petit Niçois : Que pensez-vous de la politique actuellement menée dans le département des Alpes-Maritimes ?

François Bayrou : Je remarque que beaucoup d'habitudes ont été prises. Lesquelles ne vont pas, selon moi, dans le bon sens.

LPN : Pourriez-vous citer un exemple pour nos lecteurs ?
F.B : Non. Je n'en dirais pas plus

LPN : Vous promettez, si vous êtes élu, d'être « un président impartial et libre?». Entre la crise et l'Europe, est-ce encore possible??

F.B : Bien sûr ! C'est d'autant plus nécessaire que plus il y a la crise, plus la position du Président de la République doit être claire. Celui-ci se devra d'être libre et lié à aucun réseau. Moi, je ne dois rien à personne. Ce qui fait que je n'ai aucun cadavre dans le placard !

LPN : Le porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon, a déclaré au sujet de votre campagne qu'elle a quelque chose « d'un peu vaporeux » et que vous ne sauriez faire, somme toute, « qu'un peu moins de socialisme ou un peu plus de Sarkozy ». Quel est votre ressenti ?

F.B : Ce n'est que du blabla ! Rien à dire là-dessus.

LPN : N'est-ce pourtant pas là la définition même du centrisme ?

F.B : Non ! Être centriste, c'est surtout réaliser qu'il n'est pas normal de construire l'avenir en favorisant sans cesse la lutte d'un camp contre l'autre, à savoir la gauche et la droite. En témoigne le duel d'ores et déjà fixé au second tour entre Hollande et Sarkozy... Pour s'en sortir, il faudra être capable de faire travailler ensemble des gens de tous les camps. Je parle de solidarité nationale. Le centre doit être indépendant !

LPN : Dans « Changer de destin », ouvrage politique paru la semaine dernière, François Hollande s'en prend à vous en écrivant noir sur blanc que votre programme est un « non-programme ». Qu'en pensez-vous ?

F.B : Que les méchancetés habituelles n'ont, en politique, aucun intérêt ! François Hollande n'a qu'à mieux lire mon programme. Lui est, de toute façon, dans le flou ! Même Martine Aubry le dit Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup !

LPN : Avec la promotion du label « made in France », vous semblez éprouver une certaine nostalgie à l'égard de la grandeur passée du pays. Souffrez-vous de ce que votre ami, l'essayiste Éric Zemmour, qualifie de «?mélancolie française » ?

F.B : Non, ce n'est pas vraiment ça. Je souffre surtout de l'échec du pays. Je veux juste le relever ! La France a oublié qu'elle est un pays d'ingénieurs. Elle s'est laissée enterrer par un modèle financier qui n'est pas le sien. Aujourd'hui, nous perdons le marché dans 80% des cas du fait qu'on laisse croire que les Allemands produisent mieux. C'est pourtant faux?! Il nous faut retrouver une stratégie nationale pour mieux produire. Ce travail est plus nécessaire que jamais ! Pour se faire, je propose donc de placer un Commissariat national aux stratégies.

LPN : Vous avez récemment déclaré que « quelque chose ne va pas dans cette campagne » et que « l'on se fout de nous ». Sur quoi basez-vous un tel constat ?

F.B : C'est simple. Les candidats ne traitent aucun des sujets importants !

LPN : Vous avez justement fait savoir que si vous étiez élu Président de la République le 6 mai prochain, vous organiseriez un référendum de moralisation de la vie publique. Est-ce une façon pour vous de répondre aux problèmes ?

F.B : Tout à fait ! Il se tiendra le 10 juin, jour du premier tour de l'élection législative. Son but : trancher des questions consensuelles une bonne fois pour toutes ! Tout le monde parle, par exemple, de la suppression du cumul des mandats. Cela fait des années que cela dure mais personne n'a rien fait Laissez-moi m'en charger !

LPN : Les candidats à la présidentielle sont, cette année, moins diserts sur le thème des banlieues, largement exploité lors des élections de 2007. Qu'en est-il pour vous ?

F.B : La banlieue est la grande oubliée de la campagne présidentielle, c'est vrai. Me concernant, j'y étais il n'y a pas si longtemps. Il nous faut trouver des solutions nouvelles. Je propose justement la mise en place d'un commissaire dans chacune des zones de non-droit. Lequel habiterait sur place et coordonnerait directement les actions à domicile, voilà tout.

Propos recueillis par Olivier Porri-Santoro 

Photo : François Bayrou à la rencontre des entrepreneurs
à Sophia-Antipolis © Souazig de la Moissonnière]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Lionnel Luca : « Nicolas Sarkozy doit être réélu ! »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/lionnel-luca-«-nicolas-sarkozy-doit-être-réélu-»-46812.html</link>
<description><![CDATA[
Depuis la création du groupe de la Droite Populaire il y a 18 mois, il n'y a pas une semaine sans que le député de la Nation, Lionnel Luca, ne fasse parler de lui. Son groupe, même s'il n'a pas de chef, compte aujourd'hui 42 députés et pèse sur les décisions et les axes de la politique conduite par le Président de la République. A l'heure où Nicolas Sarkozy vient de se déclarer candidat à l'élection présidentielle, retour sur tous les sujets « chauds » du moment avec un parlementaire qui n'a jamais manié la langue de bois. Tous aux abris !


LPN : Vous devez être satisfait, Nicolas Sarkozy a devancé l'appel comme vous lui aviez conseillé dans les médias...

Lionnel Luca : C'est vrai, j'en suis très heureux. Ce n'était pas trop tôt ! Il est vrai que j'avais dit, il y a quelques semaines, qu'attendre le mois de mars pour se déclarer, c'était une démarche suicidaire. J'ai eu raison contre tous quand je préconisais une déclaration de candidature début février...

Deux mois de campagne, c'est bien. Son entrée a provoqué un appel d'air salutaire. Cela devenait presque de l'arrogance que d'attendre le dernier moment. À Nicolas Sarkozy de dire ce que l'on n'a pas fait, ce que l'on a fait, et ce que l'on fera. Un quinquennat, c'est trop court, ça ne suffit pas pour changer durablement la France.

LPN : Le tract de l'UMP sur les 10 réformes réalisées par Nicolas Sarkozy vous a un peu énervé. Pourquoi ?

L. L. : Ces 10 réformes m'ont effectivement agacé. Dans un document que j'ai envoyé à tous les parlementaires, j'en ai listé 25. Parmi ces 10 mesures, certaines n'étaient en aucun cas des réformes comme la reconduite aux frontières de 30 000 clandestins. En 5 ans, Nicolas Sarkozy a initié 25 réformes sans compter celles induites par la réforme constitutionnelle.

Désormais, tout citoyen peut saisir le conseil constitutionnel et proposer une loi, le Président de la République est limité à deux mandats (beaucoup en avait parlé, personne ne l'avait fait), la retraite, le Grenelle de l'environnement, la suppression des droits de succession, le service minimum dans les transports ferroviaires, le contrat de responsabilité parentale, l'autonomie des universités, le RSA, les peines planchers, le plan Alzheimer, l'exonération des charges et de l'impôt pour les heures supplémentaires... Après ça, on dit que Nicolas Sarkozy n'a rien fait ! De qui se moque-t-on ? On peut être fier de ce bilan, surtout en période de crise. Le président a servi de bouclier...

LPN : Fallait-il aller encore plus loin dans les réformes?? Je pense au transport aérien...

L. L. : Sans doute. On a mis en place le service minimum dans le ferroviaire, pas dans les tramways, les bateaux, ou les avions... comme je l'avais proposé en 2007. Sur le trafic aérien, on a vécu un grand moment. Le personnel aérien a fait grève dernièrement, non pour défendre les emplois, une augmentation salariale ou de meilleures conditions de travail, non, simplement pour avoir le plaisir de continuer d'emmerder les gens au moment des départs en vacances.

C'est extraordinaire ! Je n'ai jamais été hostile aux revendications utiles mais je refuse qu'une minorité prenne en otage une majorité qui a souvent économisé longtemps pour s'offrir le droit à quelques jours de vacances. Les Italiens ont neutralisé les grèves en périodes de vacances. Le recours à la grève est un droit, tout comme le droit de circuler librement qui est lui aussi inscrit dans la Constitution. Il faut rendre compatible ces deux droits et favoriser une équité de traitement dans tout type de transport. Sur le sujet, on a refusé d'aller plus loin en 2007 à cause de l'ouverture à gauche qui a constitué un vrai frein à l'élection présidentielle et qui n'a servi à rien.

LPN : L'élection à venir est-elle importante ? Sur quoi cette présidentielle va-t-elle se jouer ? Quel sera l'apport de la Droite Populaire ?

L. L. : Cette élection est capitale. Elle peut être un coup d'arrêt porté à 30 ans de laxisme. On a changé de cap durant 5 ans, il faut poursuivre l'effort, il faut plus de temps pour s'en apercevoir et mener à bien les autres réformes. Margaret Thatcher, actuellement au cinéma, a eu 10 ans, Nicolas Sarkozy doit pouvoir disposer du même temps. Il doit revendiquer son bilan pour aller encore plus loin. Si la gauche venait à l'emporter, on reviendrait en arrière, aux années 80, avec quelques mesures « phares » comme le mariage des homosexuels, le droit de vote aux immigrés, et une fiscalité délirante qui bloquerait tout espoir de reprise en France. En réélisant Nicolas Sarkozy, il aura les mains libres pour mener toutes les réformes utiles sans se soucier de sa réélection puisqu'il ne pourra briguer un 3e mandat. Il pourra gouverner en respectant ce qui est primordial pour la Droite Populaire, l'appartenance à la nation, c'est ça notre apport. On a rendu service au président. Qu'est-ce que la France au XXIe siècle?? Il faut avoir l'envie d'être des Français à part entière, et cela pas seulement pour les étrangers devenus Français, mais aussi pour tous les Français qui n'ont plus ce sentiment.

Cela passe par le rétablissement d'un service national rénové sur un ou deux mois d'été, pour les garçons comme pour les filles, quels que soient les quartiers, les origines... Tout découle de ce sentiment d'appartenance, le travail, la laïcité, la sécurité, l'éducation, l'économie... Il faut inverser la logique de l'assistanat, on ne doit pas avoir plus d'avantages sans travailler qu'en ayant un emploi. L'immigration « 0 », ça ne signifie rien. Ceux qui défendent la retraite à 60 ans, défendent l'immigration clandestine. Si on travaille plus, on réduit l'immigration clandestine. Le FN est dans la démagogie la plus totale.

LPN : Que pensez-vous du «?fabriqué en France » ? Quid de la délocalisation de Renault au Maroc ?

L. L. : C'est un slogan de campagne qui feint d'ignorer la réalité économique mondiale. En produisant des voitures au Maroc, on créera des emplois induits en France chez les sous-traitants. Le monde est devenu un village, la mondialisation est une réalité. Je préfère que 6 000 Marocains travaillent chez eux plutôt qu'ils viennent en France pour construire des voitures «?made in France ». Ceux qui ont attaqué Renault ont fait preuve d'une démagogie formidable. Il faut nous renforcer là où nous sommes meilleurs que les autres. En tant que membre du groupe d'amitié France/Maroc, je me réjouis de cet accord de co-développement.

LPN : Vous êtes aussi membre du groupe d'amitié, France/Tunisie.?Que vous inspire le printemps arabe?? N'est-on pas tombé de Charybde en Scylla avec l'arrivée des islamistes au pouvoir ?

L. L. : Je préfère le danger de la démocratie à la sécurité des dictatures. Il existe plein d'incertitudes sur le basculement du laïque au religieux mais je suis sûr que cela finira par une démocratie. Les régimes islamistes ne sont qu'une étape, il faut les combattre pour ne pas qu'ils s'installent comme en Iran. Mais les régimes corrompus des dictateurs qui sont tombés devaient bien s'effondrer un jour. Cet espoir de liberté ne peut être confisqué. Aux forces démocratiques des pays concernés de s'organiser. La liberté est un combat au quotidien, la dictature n'est jamais satisfaisante, au Maghreb comme ailleurs.

LPN : Vous militez pour la liberté du Tibet. Qu'en est-il des libertés dans ce pays colonisé par les chinois ?

L. L. : En Chine, il s'agit aussi d'une dictature mais en silence. Depuis le début de l'année, il y a eu 20 moines tibétains qui se sont immolés par le feu, personne n'en a parlé, il n'y a pas eu de révolte, cela n'intéresse personne... La France et l'Europe doivent refuser la colonisation économique que propose la Chine. Les Européens sont trop souples avec les Chinois, à l'inverse des Américains qui les fréquentent sans se prosterner devant eux. A propos de la crise, je constate, qu'à l'orée des départs en vacances d'hiver, il n'y a jamais eu autant de monde sur les routes. Merci Sarkozy?! Il nous a protégés du pire en étant un fer de lance de l'Europe aux côtés des Allemands. Il n'en demeure pas moins que les délocalisations constituent des drames humains et sociaux irresponsables quand il ne s'agit que d'une recherche de plus de profits...

LPN : A ce propos, que pensez-vous de l'augmentation de 34 % des salaires des grands patrons français ?

L. L. : Cela est indécent, inadmissible ! Une honte ! Il en va de même des salaires dans le football où Carlo Ancelotti (entraîneur du PSG) va toucher en un mois l'équivalent de 10 ans de salaire d'un député ! Les grands patrons sont irresponsables, cela n'a plus de sens surtout en période de difficulté économique. C'est le ferment de la haine sociale. Ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Il faut un accord international sur les salaires des grands patrons.

Le phénomène est déjà enclenché aux Etats-Unis. J'ai proposé une baisse de 10 % du traitement des parlementaires. J'ai montré l'exemple, avec 150?/mois, je finance une tonne de nourriture, ce n'est pas de la démagogie, juste une attitude responsable et normale. Aujourd'hui, un agent catégorie « C » de la fonction publique gagne 1?200 /mois pendant 40 ans. Ne vaudrait-il pas mieux lui proposer 1?600 /mois pendant 10 ans et après on procède à une évaluation pour un nouveau contrat. Il faut changer de logique. Ces agents ont du mérite de vivre avec si peu ce qui les oblige pour beaucoup à un autre emploi au noir. Il faut les remettre dans une logique de travail déclaré.

LPN : Y a-t-il trop de parlementaires en France ?

L. L. : Ce sont les mêmes qui réclament moins de parlementaires qui seront les premiers à râler s'ils ne pouvaient pas leur parler de leurs difficultés. Il faudrait choisir aussi le mode de scrutin. Le plus égalitaire et logique serait la proportionnelle, le parti choisirait le nom du député qui n'aurait plus ce lien avec le peuple. Si on pense scrutin majoritaire, il faudrait un nouveau redécoupage avec des territoires entiers qui n'auraient plus de député si l'on passe de 577 à 350... Ce n'est pas si simple.

LPN : Dans l'équipe présidentielle, Eric Ciotti vient d'être nommé porte-parole adjoint. Qu'en pensez-vous??

L. L. : C'est mérité, Eric Ciotti est un parlementaire qui travaille dans une logique de droite. À Paris, on le croit membre de la Droite Populaire, cela m'enchante... C'est un homme politique solide, clair, crédible. S'il devait être ministre, ce serait une bonne nouvelle pour la France et le Département. C'est un homme de parole, il tient ses engagements.

LPN : Que vous inspire le procès fait à Christian Vanneste, membre de la Droite populaire ? Faut-il l'exclure de l'UMP ?

L. L. : Que lui reproche-t-on ? D'avoir dit qu'il n'y avait pas eu de rafles d'homosexuels en France. Il vient de recevoir le soutien de Serge Klarsfeld qui affirme la même chose. En Allemagne, il y a eu de telles rafles, pas en France. Ceux qui ont été arrêtés, l'ont été pour leur engagement dans la Résistance, on a su après leur homosexualité.

J'espère qu'il ne sera pas exclu de l'UMP, cela ne doit pas se produire. Ce n'est pas parce que l'UMP a signé un accord avec le PC chinois qu'il faut pratiquer le délit d'opinion... Je ferai tout pour arrêter cette mascarade. Christian Vanneste a tenu des propos imprudents, maladroits, inutiles mais on a encore le droit de s'exprimer dans ce pays ! On a instrumentalisé sa déclaration. Ceux qui demandent son exclusion veulent satisfaire un lobby tant interne qu'externe. Les persécutés d'hier vont devenir les persécuteurs d'aujourd'hui. Il n'y a aucune procédure judiciaire enclenché contre lui. L'UMP ne doit pas devenir un tribunal populaire. Ce serait une grave erreur de l'exclure ce qui coûterait cher à l'UMP ! Au passage, je note que le FN l'a condamné, on croit rêver !

LPN : Dernière question : un pronostic pour la présidentielle ?

L. L. : Je ne fais jamais de pronostic. La logique des sondages donne François Hollande gagnant très largement. On est à deux mois de l'élection, on va se battre pour faire gagner Nicolas Sarkozy. Les seules batailles que l'on perd sont celles que l'on ne livre pas.

Propos recueillis par Pascal Gaymard]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Convention police nationale  et police municipale de Nice : satisfecit général</title>
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<description><![CDATA[
C'était l'heure du « sentiment unanime » de satisfaction du travail accompli au Palais Sarde pour le bilan 2011 de la convention entre la police nationale et la police municipale de Nice

Procureur en tête, tous ont salué l'efficacité d'une collaboration qui a participé à la baisse de la délinquance à Nice : du président du Conseil général 06, Eric Ciotti, au président de la Métropole, Christian Estrosi, en passant bien sûr par le maître des lieux, le préfet, Jean-Michel Drevet, accompagné du contrôleur général de la sureté publique, Patrick Chaudet.

Des résultats éloquents

Eric Ciotti a insisté « sur la place de la police municipale, parfaitement reconnue aujourd'hui grâce à la Loppsi 2 » (loi qu'il a présentée à l'Assemblée nationale) tout en désirant aller encore plus loin?: « Je souhaite que les policiers municipaux aient le statut d'officier de police judiciaire (OPJ) sous contrôle du procureur de la République et du Conseil constitutionnel ». Pour Christian Estrosi, cette convention a permis d'avoir une police municipale formée, expérimentée, équipée, qui a permis, avec l'aide de la vidéosurveillance, d'avoir de meilleurs résultats à Nice : -6?% sur la délinquance de proximité avec -5?% sur les violences physiques, et -10 % sur les cambriolages.

Au passage, le député-maire de Nice reconnaît un point noir, les cambriolages sur les collines niçoises où il va mettre en place « une centaine de caméras en 2012 ». Au-delà des chiffres, les deux polices ont appris à travailler ensemble avec un agent municipal au PC de la police nationale, à Foch et la multiplicité des patrouilles mixtes (200 en 2011), des opérations conjointes de sécurité routière (50 en 2011) et 700 journées de formation d'agents municipaux.

« On n'a pas le droit à des états d'âme »

Et même sur les différends entre procureur et maire de Nice, Christian Estrosi s'est voulu conciliant, parlant de «?franchise de nos échanges qui ne nous ont pas empêché de bien travailler ensemble, notamment sur la prévention de la délinquance ou le foyer de l'enfance, malgré de petites divergences qui font partie de la qualité d'une relation ».

Une parfaite entente partagée par le contrôleur général, Patrick Chaudet et par son homologue à la police municipale, Sylviane Casanova. Le préfet, Jean-Michel Drevet, est allé encore plus loin, assurant «?n'avoir jamais vu ailleurs, une manière de travailler aussi aboutie qu'à Nice entre les deux polices », ajoutant qu'en matière de sécurité, «?on n'a pas le droit à des états d'âme ».

Sur l'autre point noir, le vol de deux roues, des dispositifs spécialisés ont été mis en place «?qui ont donné déjà des résultats » selon Patrick Chaudet. Tous ont reconnu « le rôle exemplaire joué par la police municipale en parfaite complémentarité avec la police nationale ». C'était l'heure du satisfecit général

Pascal Gaymard

Photo : De g. à d., E. Ciotti, C. Estrosi, J.M. Drevet, E. de Montgolfier,et P. Chaudet]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<id>46808</id>
<title>Le carnaval démarre sur les chapeaux de roues</title>
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<description><![CDATA[
C'est vendredi dernier qu'a eu lieu la cérémonie d'ouverture de ce 128e carnaval de Nice. Avant que le roi ne fasse son entrée, tout avait été prévu pour offrir un carnaval magique, le public ne s'y est pas trompé et a répondu présent.

Les festivités ont commencé avec la Compagnie du Stulugatnuch et leur ballet aérien : trois acrobates étaient suspendues à des ballons et balancées au dessus du public, nous gratifiant d'une chorégraphie stylisée. Les accompagnateurs  qui retenaient la structure gonflable  promenaient çà et là les jeunes femmes, entretenant la magie qui a opéré pendant près de 20 minutes. Le public, subjugué, se voyait déjà rejoindre les étoiles.

Puis ce fut au tour de 1 000 écoliers d'entrer en scène. Les jeunes élèves niçois ont offert la prestation qu'ils préparaient depuis des mois. Si la scène était attachante et pleine de bonne volonté, il faut avouer que quelques longueurs ont peut-être pu avoir raison d'une partie du public, moins attentive. Il aura fallu attendre l'hymne du comté de Nice : « Nissa la bella », pour retrouver une foule électrifiée.

Par la suite, le député-maire Christian Estrosi  accompagné de la reine Aurélie  est venu rappeler l'importance du carnaval pour les Niçois, et de conclure que celui-ci était officiellement ouvert. C'est sur ces paroles que le roi des sports fit son entrée : le char de 15 mètres le représentait au volant d'une Formule 1, armé d'un gant de boxe, d'une batte de base-ball et de chaussures à crampons. Les festivités se sont ensuite terminées avec un mini-feu d'artifice, sous les yeux ébahis des enfants.

Chars et bataille de fleurs

C'est le lendemain qu'a eu lieu l'un des événements les plus attendus du carnaval : la bataille de fleurs, à la frontière entre le quai des Etats-Unis et la promenade des Anglais, elle a commencé à 14?h 30 pétantes. Le défilé était haut en couleurs, parsemé d'une vingtaine de chars magnifiquement décorés et accompagnés d'autant de troupes de spectacles.

C'est ainsi que se mêlaient acrobates en échasses, danseuses, chevaux, portes-étendards, un piano sur roue, une diva de plus de trois mètres, des acrobates sur une structure suspendue, des ballons de la hauteur d'un immeuble, et bien plus encore... Ce qui est sûr, c'est qu'à la sortie les visiteurs étaient ravis : étrangers spécialement venus pour l'occasion comme Niçois pure souche, tout le monde s'accordait à dire que cette bataille de fleur était particulièrement réussie. Ces témoignages confirment, s'il le fallait, que le carnaval est un événement à ne rater sous aucun prétexte, d'autant qu'il reste près d'une dizaine de jours pour en profiter : corsi illuminés et batailles de fleurs les 25, 29 février et 3 mars, corsi carnavalesques les 26 et 28 février, ainsi que cérémonie de clôture le 4 mars.

Jean-Christophe Felt

Renseignements : 
08 92 70 74 07  www.nicecarnaval.com

Photo : La reine de l'édition 2012 © J.C Felt]]></description>
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<id>46798</id>
<title>Rencontre avec Jean-Jacques Aillagon</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/rencontre-avec-jean-jacques-aillagon-46798.html</link>
<description><![CDATA[
La Société des Amis de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence accueillait dernièrement l'ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, le temps d'une conférence sur le thème « Les associations culturelles ». Il a accepté de répondre à quelques questions...

Monsieur le ministre, vous venez, à l'invitation d'une association culturelle, parler de leur rôle, je dirai trop souvent «?méconnu », seriez-vous d'accord avec cette assertion ?

Les associations jouent un rôle majeur dans la vie culturelle de notre pays. Elles rassemblent des femmes et des hommes passionnés qui se fixent comme objectif tant le développement de la connaissance et de la pratique des arts que la protection et la conservation du patrimoine. Tous doivent s'en rendre compte, notamment les pouvoirs publics. C'est aussi pour soutenir leur action que j'ai fait voter la loi du 1er août 2003 sur le mécénat et les fondations.

Ne jouent-elles pas un rôle que l'Etat ne joue pas assez  et jouera sans doute de moins en moins  avec pour alibi la « dette » ?

Il ne faut pas exagérer. L'action de l'État reste toujours soutenue par un budget très important qui n'a pas connu de baisse. S'y ajoute l'effort très significatif des collectivités locales. Quant au mécénat privé, il ne faut pas oublier qu'il donne lieu à des contreparties fiscales, ce qui est une autre façon pour la collectivité nationale de concourir au financement de la culture. Pour ma part, je suis très attaché à ce que l'action publique et l'action privée se soutiennent et s'épaulent mutuellement.

Notre patrimoine historique est-il en danger, est-il bien protégé ? Que préconiseriez-vous comme mesures ?

Là aussi, il faut constater que l'action publique est significative. Je crois cependant que, tant de monuments étant dans une situation « sanitaire?» très préoccupante, il faudrait pouvoir mobiliser des moyens plus massifs encore pour en garantir la bonne conservation. Je préconise l'extension du dispositif qui s'applique à l'acquisition, par les entreprises, de trésors nationaux pour les musées à une cinquantaine de monuments d'intérêt patrimonial majeur dont la liste pourrait être révisée tous les cinq ans. 

« On » vous a beaucoup attaqué pour avoir « introduit » à Versailles des oeuvres d'artistes de notre temps, une démarche souvent jugée plus « économique » que culturelle !

Cette initiative a été utile culturellement. Elle a contribué à la diversification du public. Elle a ouvert les yeux aux millions de visiteurs de Versailles sur les relations entre les talents d'hier et ceux d'aujourd'hui. Elle a provoqué une curiosité internationale extraordinaire, utile au rayonnement du château de Versailles.

La culture ne devrait être ni de gauche ni de droite... Il semblerait qu'elle soit en fait de « nulle part » : au Pays des Lumières, les candidats à l'élection présidentielle n'en parlent pas vraiment ?

Je ne suis pas de votre avis. Les principaux candidats à l'élection présidentielle ont parlé de la culture, que ce soit François Hollande, Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou encore Marine Le Pen. Le problème n'est-il pas, au fond, qu'on ne les entend pas quand ils parlent de culture ? Pour beaucoup de citoyens ce sujet paraît accessoire alors qu'il est en fait essentiel...

Quelle serait, à vos yeux, la priorité aujourd'hui, en matière de politique culturelle ?

Ce serait de resserrer les liens entre la culture et l'éducation de façon à ce que ce qu'on appelait autrefois la culture générale redevienne l'apanage de tous et non plus le privilège de quelques-uns.

Question plus personnelle : Il y a certes une vie après Versailles... Mais peut-être aussi de la nostalgie, peut-on encore rêver après avoir présidé un tel lieu chargé de tant d'Histoire et d'histoires ?

J'ai aimé Versailles avant d'en être le président, j'aimais Versailles, et je l'aime après encore. Cela dit, la vie offre beaucoup d'autres occasions de s'émerveiller et de rêver. Quand je suis sur la terrasse de la Fondation Maeght qui domine la vallée, j'éprouve le même sentiment de magnificence que lorsque je contemple le soleil couchant à l'horizon du Grand Canal. Je rêve aux années qu'il me reste à vivre, à tout ce qu'il reste à faire, au bonheur de respirer, aux joies que me procure mon jardin, à l'amour, à l'amitié, à la joie de vivre tout simplement.

Propos recueillis par Viviane Le Ray]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<id>46774</id>
<title>Le contrat Casa-Région Paca signé !</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-contrat-casa-région-paca-signé-46774.html</link>
<description><![CDATA[
Ils ont pris le temps, les présidents de la Région Paca et de la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis (Casa), pour signer le contrat de développement les liant de 2009 à 2013

La faute à un calendrier électoral qui n'avait pas permis de le faire plus tôt, malgré la bonne entente affichée par les deux hommes politiques

24 M de la Région

Le contrat s'élève à 24 M qui devraient permettre (et qui ont déjà permis) de financer des équipements majeurs comme le théâtre d'Antibes, le site Nautipolis de Valbonne, les bus à haute qualité de service Entre des amabilités de part et d'autre, Michel Vauzelle a évoqué « la nécessité pour la Région de promouvoir ses territoires à l'étranger » ou encore « de tenir bon sur le calendrier de la LGV », voire «?de développer une nouvelle politique territoriale basée sur la cohérence et la concertation, tout le contraire de la compétition entre territoires que certains prônent ».

5 grands domaines de compétence

Pour Jean Leonetti, « les compétences de la Région et de l'agglomération parfois se croisent » Le contrat inclut, outre le développement économique, l'aménagement durable, les transports et les déplacements, le logement, la culture, la solidarité urbaine et la prévention de la délinquance. Jean Leonetti a également rappelé l'adhésion volontaire du canton de Coursegoules « qui s'est faite à l'unanimité ». Cette solidarité entre territoires a été un thème partagé entre les deux élus qui sont arrivés aux mêmes conclusions pour l'avenir : « Il faut évoluer vers une décentralisation plus efficace, dans un souci de proximité », Jean Leonetti ajoutant que la Méditerranée était la mère de toutes les civilisations	       

Pascal Gaymard]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Élisabeth Lévy : « Les moralistes ne ratent plus une occasion de se taire »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/élisabeth-lévy-«-les-moralistes-ne-ratent-plus-une-occasion-de-se-taire-»-46763.html</link>
<description><![CDATA[
Messieurs les censeurs, bonsoir ! La journaliste et essayiste, Élisabeth Lévy, était, le mercredi 1er février, l'invitée du Centre universitaire méditerranée (CUM) de Nice. Au programme : un débat fracassant avec l'écrivain Denis Tillinac autour de la moralité publique dans le système médiatique. Licenciée moult fois pour « incompatibilité d'humeur », la pamphlétaire s'est employée, bien volontiers, à répondre à nos questions. État des lieux. 

LPN : « Surtout si vous n'êtes pas d'accord » : telle est la devise de Causeur, le magazine et le site dont vous êtes à la fois fondatrice et directrice de la rédaction. Qu'est-ce que cela signifie ?

Élisabeth Lévy : L'idée est de faire comprendre que Causeur n'est pas une secte. Contrairement à certains, nous sommes pour le désaccord et le débat ! Un média ne doit pas être une fête où tout le monde s'aligne sur le même mode de pensée. Concernant mes écrits, j'essaye toujours d'argumenter et de ne pas penser « avec l'esprit de gramophone », comme dirait George Orwell.

LPN : Vous semblez penser, comme le philosophe Noam Chomsky, que la majorité des médias oeuvrent à « fabriquer du consentement ». Qu'en est-il ?

E.L. : Ils ne le fabriquent pas. Ils font comme s'il existait en transformant leurs propres opinions en vérité générale ! La sphère médiatique est devenue un monde totalement coupé du reste de la population. Entre l'opinion des journalistes et celle de la population, l'écart est sidérant ! Pour moi, ils ont trop de pouvoir.

LPN : Il est de plus en plus courant que des associations trainent des intellectuels devant les tribunaux. La morale publique s'est-elle, selon vous, judiciarisée ?

E.L. : Oui ! On a donné aux associations un poids qui est, selon moi, complètement délirant. On est quand même au pays des Lumières ! Or, qu'est-ce que c'est que la pensée des Lumières sinon la confrontation civilisée des arguments ? La chasse aux sorcières qui recommence tous les quatre matins, je commence à en avoir marre. Le choeur des moralistes ne rate plus une occasion de se taire (Sic) !

LPN : En 2004, vous avez été renvoyée de l'émission de radio « On refait le monde » par Pascale Clark, journaliste, que Robert Ménard, fondateur de Reporters sans Frontières avec qui vous avez co-écrit « Les Français sont-ils antisémites ? », a récemment qualifié de « conne ». En quoi est-elle si gênante ?

E.L. : Celle-ci n'avait pas apprécié que je la surnomme « radio Londres » (rires). Bien qu'elle ait une voix magnifique qui passe bien à la radio, il faudrait la foutre au Pavillon des Poids et Mesures (Sic). Elle incarne, si vous voulez, la bien-pensance à un degré insupportable ! Voilà tout !

LPN : Vous avez écrit dans un billet que Canal+ est une chaîne où « les vrais puissants claironnent ». Pensez-vous vraiment qu'il s'agisse d'un facteur d'influence politique ?

E.L. : Est-ce courageux de ne cogner que sur Nicolas Sarkozy ou Nadine Morano ? Non. C'est ça l'esprit Canal+ ! Pour l'instant, cela ne leur viendrait même pas à l'esprit de faire remarquer que François Hollande possède, lui aussi, son propre Fouquet's. Yannick Noah y fait son bazar. Il y a aussi Joey Starr et toute une pléthore de people qui, selon moi, ne valent guère mieux que les mecs du CAC 40 qui étaient avec Sarkozy (Sic). Je consentirai donc le jour où ils oseront s'en prendre aussi aux tartuffes de gauche !

LPN : Stéphane Poncet, candidat FN aux législatives de Villeurbanne, a été épinglé pour avoir publié des caricatures sur son blog. La majorité des médias n'a d'ailleurs pas tardé à les taxer de « racistes » alors qu'ils prônaient « la liberté d'expression » au sujet de la Une controversée de l'hebdomadaire Charlie Hebdo. Y a-t-il deux poids, deux mesures ?

E.L. : Bien que je trouve ces dessins très cons, je pense qu'il faudrait garder le droit de critiquer. Maintenant, soit on interdit le Front National parce que l'on considère qu'il n'est pas républicain, soit on arrête tout ça ! De nos jours, on voit du racisme partout, y compris chez mes pauvres copines de Elle (NDLR : le magazine a été accusé de racisme suite à un article sur la mode noire). Depuis quand on ouvre un tel magazine pour y lire des choses intelligentes ? Il faut arrêter !

LPN : La réalité est-elle politiquement incorrecte ?

E.L. : Tout à fait ! Je pense, comme Laurent Joffrin, que ce n'est pas la droite qui est devenue réactionnaire mais bien la réalité. Et pourtant, je ne crois pas à la liberté d'expression absolue. C'est une foutaise (Sic) ! Aucune société ne peut tolérer qu'on dise tout.

LPN : Vous dites n'être « ni de gauche, ni de droite ». Est-ce possible pour une journaliste de votre tempérament ?

E.L. : Le fait est que j'ai, un jour, totalement cessé d'être de gauche. La gauche est devenue le camp du bien. Je ne supporte plus, chez les socialistes, cette espèce de certitude qu'ils sont, par nature, dans le bien. Est-ce que le fait de le penser fait de moi quelqu'un de droite ? Je n'en sais rien.

LPN : Est-ce pour cette raison que vous vous refusez à tout pronostic pour l'élection présidentielle ?

E.L. : Non, c'est plutôt parce que le journalisme politique n'est plus qu'un exercice consistant à commenter de vulgaires sondages. Tous les jours, on a le droit à la même course de petits chevaux ! Essayer de savoir, par exemple, si Sarkozy a raison ou pas de ne pas se déclarer tout de suite candidat n'a, selon moi, strictement aucun intérêt. On s'en fout !

LPN : Vous avez, l'an dernier, défendu Éric Zemmour dans l'affaire sur «?les Noirs et les Arabes ». Pour faire valoir ses arguments, vous vous étiez appuyée sur le substrat du film « Le prophète », récompensé en 2010 à la cérémonie des César. Or, si l'on suit ce raisonnement, un film comme « La vérité si je mens » pourrait tout aussi bien servir à accréditer les pires clichés antisémites. Qu'en est-il ?

E.L. : Dans « La vérité si je mens », on est dans la caricature. On ne fait qu'exagérer des caractères ! Dans « Le prophète », qu'est-ce que nous montre Jacques Audiard, sinon l'ascension de gangsters franco-maghrébins?? C'est exactement ce que disait Éric. Et pourtant, personne n'a trouvé ça dégueulasse. Tout le monde a crié au génie. C'est incohérent !

LPN : Acceptez-vous d'être sans cesse comparée à Éric Zemmour ?
 
E.L. : On dit que je suis une «?Zemmour en jupon », mais ma mère dit que lui est une «?Lévy en pantalon » (rires). Après, je comprends pourquoi ils disent ça. Lui et moi tombons bien souvent d'accord ! D'ailleurs, je l'ai vu hier. Je dois à nouveau le remplacer quelques temps sur RTL, le matin.

Propos recueillis par Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Métropole : une première dédiée aux transports</title>
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Pour la première plénière après l'élection du nouveau président, Christian Estrosi, la réunion des conseillers métropolitains a été riche en enseignements.

Que ce soit dans la gestion de la séance et des interventions ou dans les thèmes abordés, de grandes lignes se dessinent

La démocratie participative à la Métropole

D'emblée, une réflexion s'impose, l'opposition a décidé de faire de la Métropole une enceinte politique où toutes les délibérations seront discutées et commentées en public. Pour autant, les élus de gauche seront représentés dans toutes les commissions et non plus à deux mais probablement à trois représentants, Christian Estrosi suivant Patrick Allemand sur ce terrain. En effet, le leader du PS s'était ému de n'avoir pas été consulté sur le passage de de 40 à 50 membres en commissions, le compte n'y étant plus pour la gauche. Quant à Mari-Luz Hernandez-Nicaise s'émouvant des 5mn de temps réglementaire pour une réponse, le 1er vice-président, Louis Nègre, présentant la délibération sur le sujet, s'est voulu conciliant tout comme le président. Pour preuve, quelques minutes après le début de la séance, l'élue Vert a eu tout le temps de s'exprimer à propos du Plan de déplacements urbains (PDU) « Nous ne ferons pas comme à la Région Paca où au bout de 5mn, Michel Vauzelle coupe le micro de son contradicteur » a souligné Christian Estrosi.

Et puis, parce que cette première séance n'aurait pas été exhaustive sans un énième affrontement sur le logement, une nouvelle fois, Dominique Estrosi-Sassone a repris le conseiller PS, Paul Cuturello, qui avait annoncé « une délibération administrative quelque peu subliminale ». L'élue a rappelé que le Plan local d'urbanisme (PLU) avait été réalisé à 87% et que la Ville de Nice n'était plus soumise à paiement de taxes SRU pour ne pas respecter les 20% de logements sociaux qu'impose la loi. « On agrée, on finance, on réalise, je ne vois rien de subliminal dans tout ça.

Nos objectifs du PLU ont été approuvés et jugés conformes par le préfet selon les dispositions de l'article 55 de la loi SRU ». Et d'annoncer aux élus métropolitains en avant-première, le satisfecit donné par la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel qui relève que « pour la première fois, Nice figure parmi les bons élèves en matière de logement social ».

Par souci de bonne gouvernance et d'information, Christian Estrosi a proposé une nouvelle règle à Paul Cuturello : « Comme vous semblez dire que tout ce que dit Dominique Estrosi-Sassone est faux alors que tout figure dans le rapport de la préfecture, vous n'avez qu'à produire vos propres documents et nous les étudierons avec attention. En attendant, nous ne sommes plus soumis aux taxes de la loi SRU et ça, c'est une réalité ».

Une question de tunnels

Après cet intermède ou mise en bouche, c'est selon, le «?gros » de cette plénière a concerné les transports et notamment les tunnels. Sur celui de Malraux, le conseiller PS, Yann Librati, a estimé que c'était « l'un des endroits les plus pollués de Nice » et s'est dit porteur de propositions. Le président de la Commission transports, urbanisme et grands travaux, Alain Philip, a répondu que les 20M engagés étaient justement pour rendre le tunnel plus aéré au vu des 60 000 véhicules/jour passant dans les deux sens à cet endroit.

« L'environnement est pris en considération dans toutes nos décisions » a-t-il assuré. Pour Mari-Luz Hernandez-Nicaise, « nous avons une obligation de résultat à propos du PDU ». Alain Philip s'est voulu rassurant en assurant l'élue Vert « que nous travaillons sur des diagnostics très élaborés et en collaboration avec l'ensemble des maires pour arriver à un PDU le plus opérationnel possible ». Puis, c'est Paul Cuturello qui a attaqué le projet de tunnel Mathis afin de désengorger la sortie de la voie dite rapide. Beaucoup de questions chez l'élu socialiste : « Quel calendrier ? Quelle solution retenue en tube ou pas selon la concertation menée sous Jacques Peyrat ? Quid de la négociation avec Escota sachant que cette société propose un échangeur de sortie sur la route de Grenoble ? ».

Alain Philip, là encore, n'a esquivé aucune réponse. Le calendrier ? « La concertation aura lieu au 1er semestre 2012 ». La solution ? « Vos références datent de la précédente municipalité et n'étaient pas recevables, on verra après la concertation ». La négociation avec Escota ? « On connaît leurs arguments, on travaille en concertation et bien sûr nous prenons leurs travaux en compte dans nos réflexions ». Christian Estrosi a ajouté : « La concertation sous Peyrat, c'était 74 avis dont 8 hors sujet. Nous, on espère 5 000 avis comme pour la ligne 2 du tramway. Nice a besoin de fluidité dans sa sortie de ville ». Il a annoncé un nouvel échangeur sur l'A8 qui permettra de rejoindre directement la RD 6202 bis dès avril prochain

Les autoroutes de la mer en vogue

Le dernier sujet sur les transports a concerné les autoroutes de la mer qui devraient se mettre en place entre Gênes et Nice. Pour Louis Nègre, « c'est l'un des projets les plus importants de la Métropole ». Le but est avoué : moins de camions sur l'A8 et plus de fret maritime. «?Cela s'inscrit dans une démarche européenne » insiste Louis Nègre qui rappelle que le trafic des poids lourds représente 68 camions/heure et 600 000 par an sur l'A8. Répondant à une question de Rémi Gaechter, Christian Estrosi a assuré l'élu Vert qu'une éco-taxe sur les poids lourds empruntant l'axe méditerranéen entre Menton et Vintimille verra bientôt le jour. « Notre autoroute est 60% moins chère que le passage par le tunnel du Mont-Blanc, nous voulons une égalité de tarif pour ne plus à avoir à subir cet afflux massif de camions déversant leurs CO² sur la Côte d'Azur ». Il a demandé la validation de cette éco-taxe par les instances européennes comme le droit l'exige. « Nous finalisons le texte de cette éco-taxe avec nos juristes ».

Et de conclure : « Les transporteurs auront tout intérêt à utiliser les autoroutes de la mer car l'Europe prévoit des compensations financières dans le cadre du processus MOS 24 ». Si tout le monde est gagnant/gagnant, nul doute que l'éco-taxe devrait être adoptée puisqu'entrant dans les préoccupations environnementales tant locales qu'européennes. D'ailleurs, le dernier comité directeur sur le sujet s'est déroulé à Nice, le jeudi 2 février, le précédent ayant eu lieu à Bruxelles L'environnement, les transports, le logement, voilà bien les priorités de la première Métropole de France.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>La délinquance en recul à Nice : -6%</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/la-délinquance-en-recul-à-nice-6-46740.html</link>
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Lors de la présentation du bilan de la police municipale de Nice, le député-maire, Christian Estrosi a insisté sur la prévention, la présence sur le terrain, ainsi que sur la coopération avec les services de l'Etat, indispensable pour une bonne coordination d'action.

Il a choisi le centre de supervision de la Libération comme théâtre de sa conférence de presse sur les résultats 2011, mais aussi pour présenter ses perspectives pour 2012 « de la 1ère police municipale de France?».

380 agents soit 1 policier pour 610 habitants

Côté chiffres, après les bons résultats départementaux annoncés par le préfet (LPN n°768), Christian Estrosi a avancé les siens : -6% de la délinquance à Nice. Une tendance baissière qui s'inscrit dans la durée puisqu'en 2009, elle s'établissait à -5% et à -1,34% en 2010. Ce « bon bilan » peut être imputé au centre de supervision urbaine et à la généralisation de la vidéosurveillance qui compte 624 caméras et « qui sera porté à 744 avant la fin 2012?». L'équipement et l'armement des policiers municipaux, mais aussi la hausse de leur effectif passant de 280 à 380 agents en trois ans sont aussi des sources d'efficacité. Nice compte aujourd'hui 1 policier pour 610 habitants contre 1 pour 1 400 habitants à Lyon

« Elle est aussi la seule police municipale à travailler 24h/24 » assure le député-maire qui s'est félicité « de la bonne coopération avec la police nationale ». L'autre point d'importance de la politique sécuritaire est, sans aucun doute, la proximité «?avec 8 brigades spécialisées, 8 postes de police de quartier, 6 brigades d'îlotiers, une brigade mobile collinaire et 7 réseaux de citoyens vigilants ». Les textes réglementaires se sont multipliés pour faire face à tout type de délinquance avec les arrêtés « mineurs » depuis 2009, « épicerie de nuit et vente à emporter » depuis 2010, « mendicité et alcoolisme », et 20 postes de TIG (Travail d'intérêt général) ouverts aux mineurs depuis janvier 2011. 

Création d'une brigade d'intervention pour la tranquillité publique

La tendance pour 2012 sera de faire encore mieux. Christian Estrosi a annoncé le renouvellement du contrat local de sécurité signé avec le préfet et le procureur de la République « avec une nouvelle stratégie territoriale et une coordination intercommunale due à la création de la Métropole ». Il s'agira également de lutter contre l'absentéisme scolaire avec la création du conseil pour les droits et devoirs des familles (CDDF) afin de faire revenir dans le giron de l'école ou du collège les 1 000 élèves recensés à juin 2011. Outre les 120 caméras supplémentaires, il y aura aussi 5 caméras nomades « afin de renforcer le maillage territorial, notamment dans les secteurs collinaires ».

Autre mesure, la création d'une Brigade d'intervention pour la tranquillité publique (BITP) pour faire face aux nuisances sonores et aux regroupements qui engendrent un sentiment d'insécurité, « une demande récurrente de la population ». Enfin, un numéro et une adresse mail (1) seront à la disposition des victimes d'agression «?pour répondre à toutes leurs attentes et mieux les accompagner dans leurs démarches administratives et juridiques ». Faire de Nice l'une des villes les plus sûres, voilà bien l'objectif du député-maire d'une des cités les plus touristiques de France.

Pascal Gaymard

 (1) 04 97 13 43 42  victime-police-municipale@ville-nice.fr

Les chiffres 2011 à Nice
- 86 500 interventions (+5%)
- 2 315 interpellations (contre 2 060 en 2010)
- 3 500 patrouilles dans les transports
- 700 véhicules bruyants sanctionnés
- 2 750 atteintes à l'environnement punies
- 20 000 enfants formés à la sécurité
- 2 300 épaves enlevées
- 57 squats fermés
- 4 600 verbalisations par vidéosurveillance

Photo : © Ville de Nice  Philippe Viglietti]]></description>
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<title>Fin de cavale pour les braqueurs de Cannes-La-Bocca</title>
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Deux mois après le meurtre de Thierry Unik, bijoutier de Cannes-La-Bocca, les trois suspects arrêtés le mercredi 25 janvier sont passés à table.

«Le commissaire principal m'avait promis qu'on retrouverait les coupables. C'est fait » lance, ému, Michel, le frère jumeau de Thierry Unik, le bijoutier de Cannes-La-Bocca tué d'une balle en pleine tête au cours d'un braquage, le 26 novembre dernier. « Il a fallu 2mn?40 aux voleurs pour emporter avec eux un butin de 180 000 euros et pile-poil deux mois à la police pour les arrêter ! C'est du bon boulot (sic)?».
Quatre hommes, qui faisaient partie des neuf personnes arrêtées le 25 janvier, ont effectivement été mis en examen et écroués dimanche à la maison d'arrêt de Grasse. Au terme de 96 heures de garde à vue au commissariat Auvare de Nice, tous ont reconnu leur culpabilité. Dimanche soir aux alentours de 20 h 30, un journaliste a même rencontré, bien avant la police, Martine Unik, la mère du défunt pour lui présenter, photos à l'appui, le profil des meurtriers.

Le tireur présumé menace de se suicider

Parmi eux, la fameuse personne « trapue et de petite taille », repérée sur l'enregistrement vidéo de la caméra de vidéosurveillance du magasin : Stéphane Thouvenel, un Dunkerquois de 37 ans, marié et père de trois enfants. Le tireur présumé n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Il a déjà été condamné dans des affaires de trafic de drogue, de vols avec violence et de port d'armes illégal. « Forcément, cela ne va pas servir sa cause » admet à demi-mot son avocat, maître Fabien Collado.

Même si son client évoque encore un simple « accident », l'homme de loi indique qu'il devra tout de même se résigner à plaider coupable. «?Après être passé aux aveux dimanche soir, ce dernier a d'ailleurs fait savoir qu'il regrettait son geste au point de vouloir se suicider » annonce Martine Unik. « Il n'a qu'à le faire » lance à son tour son fils Michel, convaincu de la culpabilité de ce dernier. «?Car s'il voulait uniquement voler, il aurait pu le faire avec une arme non-chargée. A la vue des armes, moi et mon frère, on leur aurait tout donné sans rechigner ! ».

Un marchand et un footballeur impliqués ?

Les autres personnes impliquées dans l'affaire sont Yassine Grabsi, un marchand de fruits et légumes originaire du quartier Ranguin de Cannes-La-Bocca, soupçonné d'avoir déjà commis des larcins avec le présumé tireur, et Natilino Semedo Cabral, un jeune footballeur vallaurien d'origine capverdienne, officiant dans l'équipe d'Antibes. « Lequel avait, jusque-là, un casier vierge » déplore Patrick Bérard, son avocat. « Le plus important est qu'ils reconnaissent aujourd'hui leur participation au braquage » annonce celui-ci tout en stipulant bien que son client n'aurait participé au commando du 26 novembre qu'en tant que simple pilote moto.

« Tous ont quand même été trahi par les traces ADN » explique l'avocat du Dunkerquois. Des empreintes ont été découvertes sur les armes repêchées sous le pont du lac de St-Cassien et sur les casques de moto retrouvés dans le fleuve de la Siagne. «?Rien n'est infaillible » résume fièrement l'adjudant-chef Falco de la brigade nautique d'Antibes. Lequel a oeuvré, avec les quatre autres équipes composées de quatorze plongeurs de la région, à récolter les indices menant jusqu'aux auteurs présumés.

Cela étant, les trois hommes encourent aujourd'hui la réclusion criminelle à perpétuité pour « vol avec arme ayant entraîné la mort » et «?association de malfaiteurs en vue de commettre un vol en bande organisée ».

Des criminels organisés ?

Jean-Paul Nativi, un Vallaurien de 34 ans, vient, quant à lui, d'être mis en examen pour « détention d'armes » après avoir été arrêté à l'aéroport de Nice, à son retour de Thaïlande. Coïncidence troublante : Michel Unik, le frère jumeau qui a juré vengeance, est en ce moment même, et ce depuis deux semaines, en vacances dans ce même pays. « C'est un hasard total » insiste-t-il. « Au lieu de se demander si je suis parti chercher la mafia, il conviendrait plutôt de se demander comment un avocat peut accepter de défendre de tels types ! Ça me dégoute » s'indigne Michel Unik.

« Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent » répond de son côté maître Fabien Collado, caché derrière les mots de Voltaire. Bien qu'ils soient défendus, la balance ne devrait pourtant pas pencher en leur faveur. Selon une source proche de l'enquête, aucun des bijoux dérobés au 86, avenue Francis Tonner à Cannes la Bocca, n'a été retrouvé. Tous auraient, entre temps, atterri « au bled » ; preuve qu'il s'agirait là d'un groupe criminel organisé.

Des bijoux Chopard retrouvés

Les produits perquisitionnés par la police proviendraient, pour la plupart, des effets personnels de la compagne de Natilino Semedo Cabral et seraient estampillées « Chopard », célèbre marque de joaillerie suisse. Ces éléments viendraient alors ouvrir la voie à d'autres pistes.

Pour certains, les braqueurs de la bijouterie Unik et ceux de la boutique cannoise « Chopard », mise à sac le 9 novembre 2010, ne formeraient qu'un seul et même gang. Une hypothèse que rejette en bloc le procureur de Grasse chargé de l'affaire, Jean-Michel Caillieau : « N'exagérons rien ! Il ne s'agit, en aucun cas, d'une organisation de type mafieux?!?». « Les commerçants de cette avenue étaient pourtant en proie à des violences et à des vols, déjà trois mois avant le drame » fait savoir de son côté, Eric Chaumier, président de l'Association des commerçants de Cannes-La-Bocca.

Le juge d'instruction fixera bientôt la date des interrogatoires et des confrontations entre accusés. Quant à Michel Unik, il sera de retour en France ce vendredi. « Une reconstitution du crime sera peut-être organisée d'ici peu » annonce maître Bérard. « Et là, ça risque d'être chaud ! ».

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Alain Juppé et David Douillet avalisent  le lancement des 7e Jeux de la Francophonie</title>
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<description><![CDATA[
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, était de passage à la villa Masséna, le mercredi 25 janvier, avec David Douillet, ministre des Sports, pour signer la convention constitutive du groupement d'intérêt public, dernière étape avant le lancement des Jeux de la Francophonie.

«C'est un rendez-vous important » lance d'emblée le député-maire, Christian Estrosi, au sujet des épreuves sportives combinées qui auront lieu à Nice du 6 au 15 septembre 2013. Le mot est encore faible devant le budget accordé à l'évènement interculturel. Et pour cause, son montant s'élève à 10 millions d'euros. Sept millions sont des subventions publiques, dont 3 proviennent des collectivités locales et 4 de l'Etat.

Parmi eux, 2,2 millions ont été alloués par le Ministère des Sports, auxquels se sont aussi associés ceux de la Culture et de l'Education. 750?000 euros proviennent, quant à eux, du Ministère des Affaires étrangères. Voilà qui suffit à justifier la venue, à Nice, d'Alain Juppé et de David Douillet, lui-même médaillé d'or aux Jeux de la Francophonie en 1994.

« Un levier de croissance »

Ensemble, ils ont signé la convention constitutive du groupement d'intérêt public, seul frein au lancement des jeux. Sous ce terme barbare se cache, en réalité, un support administratif et juridique permettant d'associer au projet des collectivités publiques et des partenaires privés. Ce qui vient témoigner des enjeux sportifs, culturels mais aussi industriels et économiques.

« Ces jeux visent 200 millions de francophones répartis dans 68 Etats membres, sur les cinq continents » rappelle Christian Estrosi avant de reprendre des citations du chef de l'Etat : « Les grands évènements sont un outil stratégique et un levier de croissance pour la France ! ». Les touristes ne devraient, en principe, pas manquer à l'appel. 

Le rayonnement de la France

« Sachez aussi que ces Jeux de la Francophonie ne sont pas que ceux de Nice. Ce sont surtout ceux de la France », a-t-il ajouté de son propre chef. «?Nous avons besoin de ce type de projet qui concourt au rayonnement de la France », poursuit à son tour le quadruple champion du monde et d'Europe de judo. 

« Ce sera aussi l'occasion pour les pays membres de réaffirmer leur attachement à notre pays » indique Alain Juppé tout en évoquant, au passage, Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal et secrétaire général de la Francophonie. Un homme qui incarne, selon ses dires, « le véritable visage de la démocratie en Afrique ».
En 2013, cela sera la seconde fois que la France accueille cet évènement.

Olivier Porri-Santoro

Photo : Alain Juppé et David Douillet, entourés de Christian Estrosi et Eric Ciotti]]></description>
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<title>La Métropole déploie sa stratégie</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/la-métropole-déploie-sa-stratégie-46728.html</link>
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Dans les accents, les intonations, les gestes, les paroles du président de la Métropole Nice Côte d'Azur, il y avait encore des élans du ministre de l'Industrie que Christian Estrosi a été de manière passionnelle.


L'homme parle avec son coeur, ses tripes, son âme cimentée à ce nouveau territoire, le premier du genre en France, cette Métropole qui va « du littoral niçois aux cimes du Parc du Mercantour »

Vote du 1er budget
le 10 février
Après le discours inaugural de sa nomination à la présidence, c'était au tour des représentants du monde économique d'avoir la version, «?made in Christian Estrosi » de sa vision du futur de ce territoire hors-normes dont le premier budget sera voté le 10 février prochain. Au coeur de la démarche présidentielle, le « made in France ». Cette notion que Christian Estrosi, ministre, avait défendu bec et ongles, il souhaite maintenant en faire une réalité dans son nouveau jardin qu'est la Métropole. Pour autant, ce territoire ne sera fermé à personne et de nombreux contrats de partenariats avec le Conseil général des Alpes-Maritimes, les intercommunalités voisines tout comme avec les Chambres de commerce et d'industrie de la région Paca voire avec les collectivités locales italiennes de Gênes et de Turin sont d'ores et déjà actés ou envisagés. C'est donc un discours d'ouverture, de projet et de perspective qu'a délivré Christian Estrosi devant une salle comble au Palais Acropolis où plusieurs centaines de chefs d'entreprise étaient venus écouter la feuille de route économique de la Métropole. Il est vrai que cette entité compte 47 000 entreprises réparties sur 46 communes pour 546?000 habitants. 

Guichet unique, Club,
Fonds spécifique
Si Nice Côte d'Azur a été la dernière communauté urbaine à se structurer (Lyon étant la 1ère en 1969), elle est bien aujourd'hui la première Métropole depuis le 9 janvier dernier. Dès lors, un certain nombre d'organes de décision seront mis en place comme une cellule d'aide aux entreprises fonctionnant comme un guichet unique pour décrypter les procédures parfois lourdes de l'administration, mais aussi pour valoriser et protéger les brevets, un club des entrepreneurs, un fonds d'épargne locale d'amorçage pour la création d'entreprises industrielles, et un conseil de développement métropolitain Tous ces outils pourraient servir de modèles à venir pour les autres métropoles, d'autant que Nice Côte d'Azur servira de cadre d'expérimentations telles que le concept de Smarter City développé par IBM dans 27 cités dans le monde, dont 5 en Europe : Eindhoven, Glasgow, Bucarest, Helsinki et Nice. D'autres projets seront mis en route avec d'autres sociétés, comme des centres de télétravail en zone rurale avec Cisco, un institut du développement durable avec Véolia et ERDF, un concept « Nice, ville sans contact » avec Orange, SFR, Bouygues Télécom, Free, Mastercard et Visa. Christian Estrosi veut adopter le modèle allemand fait « d'écosystèmes économiques locaux qui s'auto-soutiennent » en jouant à fond la carte du fabriqué en France « soit 55 % de composants d'un produit fini ». 

Un label Eco-vallée
Dans cette éco-vallée qu'il appelle de ses voeux, il y aura Nice-Méridia « un centre d'affaires de 300 000m² avec 100?000m² de logements », un site de la Baronne qui accueillera le MIN, un éco-quartier de St Martin-du-Var, un grand stade, l'Olympique Nice Stadium, et un lieu du « Fabriqué en France » dans le Vallon de Roguez. Pour autant, ces constructions seront agrémentées de 12ha d'espaces verts, la fameuse coulée verte « qui sera livrée en septembre 2013 ». Béni des dieux, ce territoire de l'Opération d'intérêt national (la 3e de France) bénéficie aussi du label d'Eco-cité (il en existe 13 en France) « qui jouera le rôle d'accélérateur de projets avec 35M de l'Etat permettant de lever plus de 300M d'investissements ». Cet apport incitera à construire des logements (1?200/an), des infrastructures comme le pôle multimodal, à soutenir des secteurs clés comme le tourisme, les ports, l'agriculture, le développement durable, la santé, les transports Et de conclure en citant la première réalisation de la Métropole : l'ouverture du Centre d'accueil des entreprises innovantes (CAEI), extension de la pépinière d'entreprises devenue trop « étroite » avec un budget de 10M et 2 500m² au coeur d'Eco-vallée. « Il y aura un label Eco-vallée qui pourra servir à l'export, voilà notre ambition, faire de cette métropole, un territoire éco-responsable exemplaire et reconnu sur le plan international ».

Pascal Gaymard

Photo : © Ville de Nice Philippe Viglietti]]></description>
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<title>Éric Naulleau : « Il fallait que la critique se taise »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/éric-naulleau-«-il-fallait-que-la-critique-se-taise-»-46723.html</link>
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Ça a balancé à Nice, mercredi 18 janvier ! Éric Naulleau, ancien bras gauche de Laurent Ruquier dans « On n'est pas couché », était l'invité du Centre universitaire méditerranéen (CUM). Le thème : la moralité publique et le système médiatique. Juste avant d'entrer dans l'arène, le tonton flingueur du Paysage audiovisuel français (PAF) a accepté de baisser les armes.

Rencontres polémiques avec Eric Naulleau », n'est-ce pas un peu racoleur comme thématique ?

Éric Naulleau : C'est un peu abusif ! La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas de moi (rires). La polémique pour la polémique ne m'intéresse pas. Je ne la recherche pas, mais je ne l'esquive pas non plus !

François Bayrou a récemment déclaré vouloir «?reconstruire la morale publique pour une politique honnête ». C'est justement le thème du débat. Qu'en pensez-vous ?

E.N. : Tiens, je ne savais pas que j'étais « bayrouiste » (rires) ! Je ne m'intéresse, en réalité, qu'au côté culturel de la chose. À cause de gens qui ne supportent pas la contradiction et la pluralité d'opinion, on a de moins en moins le droit à la critique culturelle. On n'aborde pas assez le sujet?!

Pour ce qui est du « système médiatique », un sondage réalisé en 2002 pour Marianne indique que 80% des journalistes sont de gauche. Est-ce grave ?

E.N. : Le pourcentage peut paraître extravagant mais c'est la réalité. Le vrai problème n'est pas tant qu'ils soient de gauche. C'est surtout qu'ils racontent la même chose !

Bien avant que le CSA ne s'en mêle, Laurent Ruquier se refusait toujours à inviter les représentants du FN dans l'émission. Est-ce digne d'un animateur télé du service public ?

E.N. : Ma position sur le sujet est simple : si un parti est légal, la venue de l'un de ses représentants sur un plateau est légitime. À sa place, je l'inviterais sans discussion ! C'est quand même extraordinaire que Marine Le Pen ait le droit de briguer la plus haute fonction de l'État sans être invitée à un talk-show politique. Laurent est pourtant un garçon intelligent. Je pensais qu'il changerait d'avis.

Dans l'émission « Zemmour &amp; Naulleau » sur Paris Première, vous êtes parvenus à?relancer l'intérêt du débat politique en période d'abstention. Avez-vous conscience de participer au processus d'élaboration d'une certaine morale ?

E.N. : Pas vraiment ! Et pour cause, Zemmour et moi représentons quelque chose qui nous dépasse. Nous ne comprenons pas vraiment. C'est assez étrange !

Au mois de mars 2011, l'hebdomadaire Le Point faisait tout de même sa Une en titrant « La droite Zemmour ».

E.N. : Pour le coup, c'est différent ! Cela tient surtout au fait qu'il ait accepté, l'an dernier, une invitation de l'UMP à s'exprimer sur les lois qui encadrent la liberté de pensée. Ce jour-là, il a franchi la barre. C'était une erreur de sa part !

Pour ce qui est de votre éviction de France 2, restez-vous convaincu d'avoir été victime de pressions politiques ?

E.N. : J'ai entendu plus d'une dizaine de versions à ce sujet. Mais que le procès de Zemmour ait posé un problème politique me paraît évident ! Pour ma part, j'ai complété le ticket. L'establishment culturel ne voulait plus envoyer ses poulains au casse-pipe. Il fallait que la critique se taise au profit des campagnes de promo. Mais je vous rassure : j'ai déjà tourné la page !

En réponse à vos critiques, nombreux sont ceux qui vous ont taxé d'artiste manqué. Qu'en pensez-vous ?

E.N. : Je leur propose d'aller essayer de dire ça à ceux qui ne disent que du bien de leurs livres. Je suis certain qu'ils trouveraient ça curieux ! 

Quand allez-vous enfin leur prouver qu'ils ont tort en vous attelant à l'écriture d'un premier roman ? 

E.N. : J'ai quand même déjà écrit cinq ou six livres sous forme d'essai ! En France, je sais, on a le culte du roman Or, il y a tout autant de littérature dans un pamphlet ! Mais pour tout vous dire, j'ai un roman en cours. C'est quelque chose que je traine depuis quelque temps.
Quel sera le sujet traité ?

E.N. : Il sera en partie autobiographique, comme tous les romans. Mais vu que je n'en ai pas encore achevé l'écriture, je n'en dis pas plus. Avec toutes les casseroles que je traine, je n'ose même pas imaginer l'accueil (rires) ! Les gens s'en serviraient comme règlement de comptes. C'est inévitable ! Mais je ne le redoute pas.

Pourriez-vous indiquer à nos lecteurs quels sont les livres à ne surtout pas acheter en cette rentrée 2012 ?

E.N. : « L'hypothèse des sentiments » de Jean-Paul Enthoven est assez redoutable ! Comme mauvais livre pour l'instant, je ne vois que ça. La vérité, c'est que j'essaye de ne pas trop en lire (rires). Sinon, je viens de terminer la lecture de « Claustria », roman de Régis Jauffret sur l'affaire Fritzl (NDLR : Autrichien ayant torturé sa fille durant 24 ans). Celui-là, par contre, je le recommande !

Propos recueillis par Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Agoraé : une épicerie solidaire pour étudiants à Nice</title>
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<description><![CDATA[
Le 13 janvier dernier, une épicerie solidaire pour les étudiants a ouvert ses portes. Après Lyon, Nice est la seconde ville de France à accueillir le réseau Agoraé. Un projet rapidement mis sur pied grâce à la mise à disposition d'une maison de 100m² par la Ville de Nice, louée à hauteur de 2 000 par an.

L'espace Agoraé a été inauguré par Christian Estrosi, député-maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte d'Azur, Agnès Rampal, adjointe à l'Enseignement supérieur et à la Vie étudiante, Philippe Loup, président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Thomas Côte, vice-président de la Fage et coordinateur du projet, et Pierre Barone, président de la Fédération des associations et corporations étudiantes des Alpes-Maritimes (Face 06).

Agoraé est un lieu d'échanges et de solidarité destiné aux étudiants en difficulté. Il leur permet de se rencontrer, de s'informer, de bénéficier d'une aide alimentaire, d'être écoutés et accompagnés dans certaines de leurs démarches. Après avoir été reçus par une assistante sociale du Crous, les étudiants auront ainsi la possibilité d'acheter un panier de produits de première nécessité à tarif réduit (7 au lieu de 57) ou encore de bénéficier de fournitures scolaires et de photocopies à faible coût.

Un bon coup de pouce

Le dispositif lancé au niveau national par la Fage a donc pour objectif la lutte contre les exclusions et la précarité auxquelles sont confrontés les étudiants. C'est Face 06 qui en a la gestion au niveau local. Outre le fait d'aider les étudiants en difficulté, Agoraé n'est pas un projet d'assistanat mais bel et bien de réinsertion sociale et de solidarité. Et pour cause, les étudiants qui bénéficieront de cette aide devront s'engager, en parallèle de leurs études, dans un projet associatif, professionnel ou personnel.

Nice soutient ses étudiants

La Ville de Nice est mobilisée aux côtés de l'ensemble des partenaires (Université de Nice Sophia-Antipolis, autres collectivités, associations étudiantes, bailleurs sociaux) pour offrir des conditions d'étude et un cadre de vie agréables aux 35 000 étudiants niçois. Parmi les différentes actions de la municipalité, il y a le soutien dans les domaines de la culture, de l'insertion professionnelle ou encore de la santé. En 2009, un portail Internet a même été créé et dédié aux étudiants et associations (etudiants.nice.fr) puis une « Journée d'accueil des étudiants » se tient chaque année en novembre. La Ville de Nice passe ainsi en 2011 de la 10e à la 8e place dans le classement des villes « où il fait bon étudier », réalisé par le groupe L'Étudiant en septembre dernier. 

Nassera Sfendla

Agoraé  140 bd de la Madeleine  Nice.

Renseignements : www.fage.org - agorae@face06.com

Photo : Christian Estrosi aux côtés d'Agnès Rampal, d'Albert Marouani, de Philippe Loup, de Thomas Côte, et de Pierre Barone
© Ville de Nice  Philippe Viglietti]]></description>
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<title>Délinquance : les Alpes-Maritimes  bon élève... malgré quelques points noirs</title>
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<description><![CDATA[
La délinquance est en baisse dans les Alpes-Maritimes alors que les taux d'élucidation ne cessent de progresser.

Pourtant, au sein de la population, le sentiment peut être contraire à ces bons chiffres qu'a annoncés le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Michel Drevet, en présence des directeurs respectifs des forces de l'ordre, Patrick Chaudet, directeur de la Sécurité publique, le colonel Gaël Marchand, commandant du groupement de gendarmerie, les commissaires divisionnaires Didier Martin, directeur de la Police aux frontières, et Philippe Frizon, chef de l'antenne de la police judiciaire.

Baisse de la délinquance de proximité de 7,9%

Le décès du bijoutier de Cannes, Thierry Unik, a créé un véritable et durable sentiment d'insécurité tout comme les attaques dans les départements voisins à coups de kalachnikov. Ces armes en provenance des Balkans prolifèrent dans la Région. Pourtant, la délinquance générale dans les Alpes-Maritimes est stable avec une légère hausse de +0,8% par rapport à 2010 alors que la délinquance de proximité baisse de 7,9% (37?260 faits contre 40 447 en 2010)... Cette dernière concerne tous les faits les plus sensibles pour la population comme les atteintes aux biens, les vols avec violence, à la roulette ou à la tire, de véhicules et de deux-roues, les incendies volontaires ainsi que toutes les violences aux personnes, « pour la première fois » précise le préfet. Ce bon résultat est à rapprocher du chiffre national de 4% de baisse de la délinquance de proximité. La généralisation de la vidéo-surveillance pourrait expliquer ces résultats probants. Pour autant, le préfet se veut prudent.

Car si les vols à main armée ont bien diminué comme les vols à la tire, à la roulette, à la portière, et les incendies volontaires, les atteintes aux biens (-1,8%) ou les atteintes à l'intégrité physique des personnes (-4,2%), il?reste quelques points noirs. Les coups et blessures volontaires ont augmenté tout comme les cambriolages (+3,73 %) ce qui se confirme au plan national. « Ce type de délit monte en zone gendarmerie dans les résidences principales alors que les cambriolages baissent en zone police, à l'exception d'Antibes qui enregistre une hausse record de +33% ». Autre point préoccupant, les arnaques aux cartes bancaires sur Internet, volées ou piratées...

Quelques points noirs subsistent...

Il ne faut donc pas se réjouir trop vite, en matière d'insécurité tout va très vite. Par exemple, depuis ces trois derniers mois, les vols de scooters surtout les grosses cylindrées de type T-Max 500, ont explosé... Ils ont doublé par rapport aux années précédentes avec 10 à 20 plaintes quotidiennes pour vols dans les Alpes-Maritimes. « Depuis début janvier 2012, on a recensé 201 cas de vols » assure Jean-Michel Drevet, «?très préoccupé » par ce phénomène au point de créer une brigade spéciale affectée à ce nouveau phénomène. La gendarmerie a fait pareil de son côté ce qui a déjà donné quelques  résultats avec le placement en garde à vue de 14 personnes et la récupération qu'une quinzaine de deux-roues.

Si cela peut s'expliquer par les vols d'opportunités, il semblerait qu'une filière tunisienne, via l'Italie et Gênes, se serait mise en place suite au «?Printemps arabe » et l'afflux massif d'immigrés clandestins en provenance de ce pays dans les Alpes-Maritimes, malgré l'interpellation de 163 passeurs (147 en 2010) et la procédure d'éloignement de 2012 personnes. Ces infractions (+53%) sont en partie responsables de la très légère progression de la délinquance générale (+0,8%) avec 86 978 faits contre 86 327 en 2010 soit 651 de plus.

Des taux d'élucidation « exceptionnels »

L'autre bonne nouvelle de ce bilan sur la délinquance concerne le taux d'élucidation qui atteint 34,7% dans les Alpes-Maritimes, soit une amélioration de deux points par rapport à 2010, « un taux rarement atteint dans les autres départements de France » selon Jean-Michel Drevet. Ce taux atteint 32% (+2%) dans les secteurs police nationale et 45,6% dans les zones gendarmerie soit une hausse de 16% !

Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, s'est félicité de ces bons résultats qu'il impute à l'engagement « des 1 950 fonctionnaires de police, aux 820 gendarmes et aux 1 200 policiers municipaux ». Nul doute que les moyens financés par le Département pour doter les forces de l'ordre des matériels les plus performants en matière de police scientifique sont en partie responsable de ce bilan globalement satisfaisant, surtout en matière de braquage où les taux d'élucidation sont exceptionnels avec 51,4% en secteur police, et 64% en zone gendarmerie... alors que la moyenne nationale s'établit à 24,5%...

Eric Ciotti a promis d'aller encore plus loin en la matière « avec la mise en place de la loi sur le service citoyen, entrée en vigueur ce début janvier, et avec le projet de loi sur l'exécution des peines visant à créer, notamment, 24 000 places de prison supplémentaires ». A ce sujet, le projet de nouvelle prison de Nice reste des plus secrets, voire lointain, alors que celui de création d'un centre d'éducation fermé serait en cours de construction dans un lieu gardé secret, pour l'instant...

Pascal Gaymard

Photo : Le préfet J.M. Drevet, entouré du Patrick Chaudet, directeur de la Sécurité publique, et du colonel Gaël Marchand]]></description>
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<title>Michel Vauzelle : « Estrosi devrait plus  s'inquiéter de sa gestion que de la mienne?»</title>
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<description><![CDATA[
Deux semaines après la naissance de Nice Côte d'Azur, première Métropole de France, le président Estrosi déplorait toujours l'absence prolongée de Michel Vauzelle. Le président socialiste de la Région Paca est finalement réapparu à Nice, jeudi dernier. Maître en son fief du 33 boulevard Notre Dame, il s'est enfin exprimé sans langue de bois, dans un long monologue.

«Dans mon esprit, la Région Paca est un seul territoire », précise d'emblée Michel Vauzelle, président du Conseil régional, en pointant du doigt « l'assemblage disparate » du périmètre de la Métropole niçoise. Un message adressé aux « Pacaïens » sous forme de preuve d'engagement à long terme. Son but : protéger ses liens avec la capitale azuréenne et le reste des Alpes-Maritimes. « Ce qui exige que nous continuions à travailler ensemble pour tirer collectivement profit des talents de chacun des territoires ».

Nul doute qu'il n'a pas apprécié que les élus des 46 communes lui fassent un enfant dans le dos. Peu fier de la naissance du premier établissement public de coopération intercommunale, Michel Vauzelle se lâche.

« La politique du déshabiller Pierre pour habiller Paul »

Son aboutissement ne tiendrait, selon lui, qu'à l'évolution schizophrénique de son nouveau rival : Christian Estrosi. « Et pour cause, je le sens bien impatient de récupérer une grande partie des compétences attribuées par la loi aux conseils régionaux » annonce-t-il tout en expliquant que la naissance de la Métropole, appuyée par la réforme des collectivités territoriales de 2010, n'oeuvrera qu'à la déconstruction des Régions.

« Avant même que celle-ci ne soit juridiquement créée et qu'il n'en soit élu président, il m'a écrit, en décembre dernier, pour réclamer les compétences économiques. Le risque d'une déperdition des espaces agricoles et naturels au profit de l'urbanisation n'a donc jamais été aussi grand » lance-t-il tout en dénonçant ce qu'il surnomme « la politique du déshabiller Pierre pour habiller Paul ». 
 
« Un petit jeu médiocre »

« Si j'insiste sur ce point, c'est aussi pour dire que je conteste les faux procès qui nous sont faits par les grands élus de ce territoire » indique Michel Vauzelle au sujet « d'un petit jeu médiocre ». « Monsieur Estrosi m'a reproché, samedi dernier, sur un plateau de télévision, d'être abonné absent depuis un an. Or, cela est totalement faux puisque je lui ai encore proposé en juillet dernier, et ce n'était pas la première fois, que soit signé le contrat de développement que nos assemblées respectives ont voté dès l'été 2009 ! ». Idem pour ce qui est de l'Opération d'intérêt national (OIN) de la Plaine du Var : « La Région n'a absolument pas l'intention de se désengager des projets qui illustrent nos ambitions communes. Elle n'a d'ailleurs jamais ménagé son soutien envers les Alpes Maritimes, à qui elle a consacré plus d'un milliard d'euros en dix ans », rappelle celui-ci.

Vauzelle contre-attaque

À ce sujet, le président de la Région Paca annonce que le maire de Nice lui en voudrait de n'avoir proposé qu'une aide de 7 millions d'euros pour la construction de l'Olympic Nice Stadium. «?Monsieur Estrosi devrait pourtant plus s'inquiéter de sa gestion que de la mienne », tonne ce dernier. « La dette de la Région ne représente que 358 euros par habitant, tandis que celles cumulées par Nice et sa communauté urbaine s'élèvent à 2 191 euros par habitant.

Pour se désendetter, il faudrait douze ans à la Ville de Nice et neuf à la communauté urbaine quand il n'en faudrait que quatre et demi à la Région?». Concernant les allégations de ce dernier sur la fiscalité régionale, Michel Vauzelle est clair : « Elles sont étonnantes car, depuis 2010, la Région ne perçoit plus ni taxe foncière, ni taxe professionnelle, et la part de la fiscalité dans ses recettes représente 10%. Ce qui fait qu'elle dépend, pour l'essentiel, des dotations de l'État, qui, étant figées, sont, en réalité, diminuées ».

Le droit de choisir

En dépit de tout cela, Michel Vauzelle se dit pourtant prêt à « dépasser les vieilles querelles de clochers » en signant enfin, avec le Maire de Nice, le contrat de développement ainsi que le protocole financier relatif à l'OIN qui l'engage à hauteur de 725 000 par an, pour les quinze ans à venir. Une volonté de conciliation qui contient toutefois certaines conditions. « Quand on paye, on a aussi le droit de voir et de choisir. Nous n'accepterons pas d'être mis devant le fait accompli ou menacés?d'ultimatum?», explique-t-il. 
« Ces précisions étaient nécessaires à l'heure où l'on cherche à opposer les territoires et à alimenter des sentiments isolationnistes ».

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Le contrôleur agressé à la bouteille de champagne raconte son calvaire</title>
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Une semaine après son agression, le contrôleur de train, qui n'a pas voulu donner son nom par peur de représailles, sort de son silence. Depuis son village perché de l'arrière-pays niçois, il met en lumière les violences subies.

«Quittez le train ou je fais appel à la police?: voici les quelques mots qui m'ont valu de me faire casser une bouteille de champagne sur le crâne » relate timidement Jean-Louis?(*), le contrôleur non-syndiqué de 53 ans agressé par deux Niçois de 18 et 25 ans dans un train arrêté en gare de Villeneuve-Loubet, mercredi dernier. Résultat : quatre points de suture au niveau du front, une entorse du pouce et cinq jours d'arrêt dont deux d'incapacité temporaire de travail. Une évaluation de préjudice corporel qu'il conteste aujourd'hui. « Je suis traumatisé. Je ne peux toujours pas retourner travailler?» jure-t-il.  « Tout ça parce que je me suis interposé dans le but de défendre un homme qui tentait, lui-même, de secourir une jeune femme en proie à des voyous » fait-il remarquer d'un ton abasourdi, tout en évoquant les risques d'une nouvelle escalade de violence.

« C'est sa troisième fois en 10 ans »

Décrit comme quelqu'un de «?gentil », son agression laisse pantois. « Déjà qu'il me dit que c'est dur en temps normal, alors là » lance sa voisine Augusta, encore sous le choc. « D'autant plus qu'il n'est qu'à deux ans de la retraite et que c'est sa troisième fois en 10 ans?» explique son épouse, derrière la porte entrebâillée de son domicile. « Il y a cinq ans à Fréjus, je me suis fait gifler par un jeune de 14 ans pour lui avoir demandé son titre de transport » dit Jean-Louis. « Mais j'avais déjà été passé à tabac, il y a dix ans en banlieue parisienne, par un jeune qui refusait d'éteindre sa cigarette ».

En dépit de l'interpellation rapide des deux délinquants, un problème subsiste : la perte de contrôle de la SNCF en matière de sécurité. Pour Philippe Serre, délégué régional de la sûreté à la SNCF, cet intérêt soudain pour la condition des contrôleurs ne tiendrait, de toute façon, qu'à la soudaine médiatisation d'un simple fait divers. « En trois millions de voyages par an dans les A.-M, une agression comme celle-là interpelle forcément puis prend le pas sur le reste » explique-t-il. Selon nos sources, deux autres contrôleurs ont pourtant été pris à partie, il y a deux semaines, dans un train roulant entre Nice et Cannes. Preuve que l'agression de Jean-Louis est loin d'être une peccadille.

L'escalade de violence

En 2011, le syndicat CGT des cheminots a recensé 52 cas de violence dans la région Paca, dont 17 dans les Alpes-Maritimes. Face à une nette hausse, certains fonctionnaires n'hésitent d'ailleurs plus à parler d'un phénomène de société. C'est le cas de Thierry Meglio, secrétaire fédéral CGT dans la région, pour qui ces agressions sont édifiantes. « Le pire dans tout ça, c'est que l'on ne peut même plus se fier à ces chiffres », déplore-t-il, et ce en raison du fait qu'ils ne gonfleraient qu'en fonction du courage dont font preuve le peu de victimes qui osent encore déposer plainte. 

« Inutile de préciser qu'ils ne sont pas les plus nombreux » dit-il. « D'autres collègues à avoir connu le même sort sans se manifester ? J'en connais des tas », atteste aussi Michaël Albin, contrôleur et responsable syndical des cheminots de Nice et région. « Sans crainte de représailles, d'autres incidents viendraient s'ajouter à ce triste bilan. C'est certain », indique Thierry Meglio. « Il y a déjà bien longtemps que nous avons dépassés le simple stade des violences verbales ». Si la situation laisse sans voix, elle n'en inspire pas moins des idées. 

« Le comportement des gens, on le subit »

Qu'un agent de contrôle soit à la fois formé au combat et muni d'une arme de défense : c'est la solution que préconise aujourd'hui Stéphanie (*), contrôleuse niçoise de 32 ans. « C'est quand même fou que l'on n'ait toujours pas le droit d'avoir une simple bombe lacrymogène sur nous » s'indigne celle-ci. « Hors de question de former des bêtes de combat » répond de son côté Philippe Serre. « La formation juridique/placement suivie est déjà là pour leur apprendre à ne pas se blesser ». Des cours qu'elle juge pourtant « inutiles?». « D'une manière générale, nous ne sommes autorisés qu'à attendre d'être frappés pour ensuite riposter d'une façon proportionnelle. C'est n'importe quoi » souligne celle qui a déjà essuyé brimades et bousculades au long de sa jeune carrière.

« La vérité, c'est que le comportement des gens, on le subit?» conclut le cadre SNCF. Un constat qui laisse les fonctionnaires perplexes. Pour Jean-Louis, la solution aurait pourtant été de ne plus réduire les effectifs et surtout de renforcer les opérations de filtrage sur les quais. « Or, on a beau tirer la sonnette d'alarme, personne ne bouge » dit-il. « Tout ce qu'on peut faire pour éviter que cela dégénère, c'est calmer le jeu en contrôlant de moins en moins les jeunes. Voilà tout ! ».
Alors qu'une rencontre était annoncée cette semaine à Marseille, entre lui et Philippe Bru, directeur régional de la SNCF, il déclare de son côté ne pas avoir été contacté. Et bien que cela ne devrait pas dissiper le climat de terreur, la cinquantaine d'agents de la Surveillance générale (Suge), titulaires d'une autorisation de port d'arme, continuera d'assurer la sécurité des voyageurs et des 290 contrôleurs. des Alpes-Maritimes.

Olivier Porri-Santoro

(*) Par commodité, l'identité des personnes citées a été modifiée.]]></description>
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<title>La démocratie locale  à l'épreuve de la jeunesse</title>
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« Travaillez, prenez de la peine » En ce 4 janvier 2012, le député-maire, Bernard Brochand, s'est voulu didactique dans son intervention, en préambule de la séance inaugurale du conseil municipal des jeunes de Cannes.

La véritable séance inaugurale date du 18 décembre 2009, installant  une assemblée élue pour deux ans, composée de deux collèges qui tiennent une séance plénière par trimestre. Vingt-et-un jeunes lycéens pour le premier, vingt-quatre collégiens pour le second.

Un objectif triple

Le conseil municipal des jeunes est présidé par le maire, assorti de deux vice-présidents, jeunes bien sûr, et placés sous la responsabilité du premier adjoint, David Lisnard, également conseiller général de Cannes, mais aussi de l'adjointe déléguée à la Jeunesse, Françoise Bruneteaux, et du responsable administratif, David Murciano.
Ses objectifs sont : primo, de mieux faire connaître aux jeunes l'engagement dans l'action politique et la construction de « l'homme public » par le biais de rencontres et de dialogue avec le maire et les élus ; secundo, de leur faire découvrir la Ville de Cannes, le fonctionnement et les rouages de la collectivité locale ; tertio, de faire participer les jeunes à la vie de la cité, aux projets « Jeunesse » en particulier. 

Avant de procéder au vote pour la désignation des deux vice-présidents, les jeunes présents dans la salle du conseil ont, soit appris, soit révisé les données brutes du fonctionnement de la démocratie locale. L'occasion, tant pour Bernard Brochand que son premier adjoint, d'envolées passionnées sinon lyriques, à propos de la philosophie de l'action comme de la liberté d'agir et de penser.
L'occasion certes pour ces jeunes d'apprendre que la Ville de Cannes a mieux traversé la crise que d'autres cités, du seul fait de sa spécificité et de sa dimension de «?village international », vivant de l'industrie du tourisme et des quelque 300 jours de congrès annuels qui font vivre le palais et quelque 1 500 familles.

Cannes est encore une capitale mondiale du cinéma, mais aussi du luxe avec 43 marques internationales très exactement, 2 800 ingénieurs qui travaillent chez Thales, le premier constructeur mondial de satellites, et, dans un genre différent, 332 caméras de surveillance, soit une pour 150 habitants. Voilà, dixit le député-maire, ce qui a permis de réduire de 65% la délinquance de voie publique sur La Croisette.

Cannes compte encore plus de 800 associations dont 345, très exactement, perçoivent 24 millions d'euros de subventions. Cannes compte aussi trois ports et vit ainsi sur une industrie liée au tourisme et au monde des loisirs et des vacances, le nautisme.
A l'envie, le député-maire a multiplié les avantages de Cannes n'hésitant pas à rappeler aussi, à quelques mois de 2014 et d'une échéance décisive pour son équipe, la situation « désastreuse, corrompue et corruptrice » dans laquelle, voilà dix années, il avait trouvé cette ville dont il avait dû s'éloigner 40 années durant pour travailler.

« Rien ne vous viendra gratuit du ciel ! Ici  a renchérit le premier magistrat  il vous faudra avoir l'envie, " prendre votre pied " pour changer le quotidien de la ville. Il vous faudra être curieux pour apprendre, connaître les méandres, à commencer par la procédure qui fait que vos projets, après avoir été débattus, seront mis en application un jour prochain car c'est surtout pour cela que vous êtes là ! ».

Frédéric Jaubert

Photo : Les édiles cannois réunis à l'issue de la séance inaugurale de 2012 avec les deux vice-présidents élus, tous deux de l'institut Stanislas, Anaïs Abichacra, vice-présidente pour les collèges, et Marin De Nebehay, vice-président pour les lycées.]]></description>
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<title>Christian Estrosi, président  de la 1ère Métropole de France</title>
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<description><![CDATA[
Il ne fallait pas être en retard au premier conseil de la Métropole de Nice Côte d'Azur où les 128 conseillers ont élu, sans surprise, Christian Estrosi comme président

Habitué de ce genre d'exercice, le docteur, Alain Frère, a joué les Monsieur Loyal en présentant la candidature du seul candidat, Christian Estrosi, « celui qui a imaginé et bâti avec talent la première Métropole de France ».

15 vice-présidents pour l'exécutif

Au perchoir, le maire de Duranus, Henri Roux, officie avec sérieux et application en tant que doyen de l'assemblée, avec à ses côtés, à sa droite, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, le préfet Jean-Michel Drevet, et à sa gauche la directrice générale des services de la Métropole, la préfète Anne Boquet, et Marine Brenier, la benjamine des conseillers. Le suspense n'a pas été long et c'est Christian Estrosi, une heure après le début de la séance, qui a été salué par une ovation président de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Le résultat est net : 128 inscrits, 117 votants, 6 bulletins blancs et 111 voix pour Christian Estrosi. L'affaire n'est pas bénigne car nombre d'autres grandes villes comme Lyon, Marseille ou Toulouse n'ont pas réussi ce tour de force de réunir un périmètre, des communes et des hommes dans une même volonté de partager l'ensemble de leurs compétences au sein d'un conseil exécutif où les 15 vice-présidents sont tous des maires (1). Comme au sein de l'ex-communauté urbaine, la règle, «?un maire = une voix », a été conservée et validée au sein d'une charte qui a été votée malgré l'abstention de l'opposition.

« Il n'y aura pas une décision concernant une commune qui ne sera prise sans l'accord des conseils municipaux » assure Christian Estrosi qui dénonce « ceux qui voudraient faire croire à l'omniprésence de la ville centre et de son représentant ». Préférant « le consentement à l'obéissance », Christian Estrosi a annoncé la création d'un conseil de développement associant tous les acteurs locaux tels que la Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) Nice Côte d'Azur, la Chambre des métiers, la Chambre de l'agriculture, l'UPE 06, les forces de l'ordre, police et gendarmerie, les pompiers, les associations Dans son élan, il a même tendu la main à la Région Paca, «  et je dis combien, je souhaite que nous travaillons ensemble ».

 et 14 présidents de commissions opérationnelles

Evoquant les compétences transférées à la Métropole, Christian Estrosi a parlé «?d'addition de compétences » avec la voirie, les transports scolaires et la promotion économique à l'international. Il questionne tout haut : «?Quand on transfère à notre Métropole, donc aux maires de ses communes, la totalité de la voirie, éloigne-t-on sa gestion ou la rapproche-t-on des citoyens ? ». Pour travailler sur les compétences de la Métropole, 14 présidents (2) ont été nommés dont 7 issus des rangs du conseil municipal de Nice. Le nouveau président a fixé les grandes lignes des actions à venir. Pour l'emploi, le développement de l'éco-cité avec la création de 50 000 emplois durant les 25 prochaines années et d'un laboratoire du « Fabriqué en France » au sein de l'Opération d'intérêt national (OIN) de la plaine du Var. Concernant le logement, un objectif de 1 200 créations par an est prévu.

Du côté de la voirie, le but est d'intégrer 245 agents du Département pour une meilleure « cohérence, efficacité, et des économies d'échelle ». Dans les transports, la volonté est de doubler le nombre de voyageurs avec 120 millions d'usagers d'ici 10 ans. Pour le ferroviaire, la priorité est donnée au tronçon Nice-Est varois de la LGV Méditerranée d'ici 2023. Les énergies renouvelables devront passer de 28 à 33% d'ici 10 ans avec 2 mini-centrales à Clans et au Roguez, ainsi que le développement de la filière bois. Les déchets seront recyclés à 35% avec des unités de traitement performantes. En matière d'environnement, la signature du contrat de Baie est prévue le 23 janvier prochain. Le développement du tourisme sera assuré par la création d'un parc des expositions sur la plaine du Var de 85 000 m2. 

Pour les affaires européennes, la coopération avec Gênes sur l'Opéra, les transports, ainsi que la mise en place d'une éco-taxe poids lourds en transit international sur l'A8 sera renforcée. Les services publics bénéficieront d'un centre de télétravail à Levens ainsi que du développement de la télémédecine. Il est aussi prévu la construction d'un port à sec à Beaulieu de 250 places, la dynamisation du plan d'eau de St-Jean-Cap-Ferrat avec des pontons mobiles innovants, et la création d'un port de plaisance exemplaire à Cagnes-sur-Mer. A propos des nouvelles technologies, le concept « Smart city » de ville intelligente sera développé avec IBM. Enfin, concernant les ressources humaines, il s'agira de développer la formation et la mobilité des 3 500 agents de la Métropole. Tout un programme qui devrait se décliner au cours des prochains conseils, les élus de la Métropole ayant choisi de se réunir tous les deux mois au Centre universitaire méditerranéen (CUM) de Nice.

Pascal Gaymard

(1) Dans l'ordre : Louis Nègre, Isabelle Brès, Henri Revel, Alain Frère, Honoré Colomas, Gérard Manfredi, Régis Lebigre, Xavier Beck, Gisèle Kruppert, Antoine Damiani, Fernand Blanchi, Jean-Louis Scoffié, Jean Thaon, Jean-Michel Semperé, et Michel Meini.
(2) Christian Tordo (emploi + développement économique), Dominique Estrosi-Sassone (logement), Alain Philip (transports, urbanisme, grands travaux), Jean-Marie Bogini (voirie métropolitaine), Hervé Paul (eau, assainissement, énergie), Pierre-Paul Léonelli (propreté + collecte), Véronique Paquis (environnement + recherche), Rudy Salles (tourisme + relations internationales + sport), Gaston Franco (affaires européennes), Jean-François Spinelli (activités + services publiques), Roger Roux (activités portuaires et maritimes), Antoine Véran (nouvelles technologies), Roger Martin (intermodalité), Philippe Pradal (finances + administration).]]></description>
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<title>CUM : rénovation  du temple de l'intelligence</title>
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Paul Valery affirmait : « La mémoire, c'est l'avenir du passé », et il en a été beaucoup question de la mémoire lors de l'inauguration des travaux de rénovation du Centre Universitaire Méditerranéen (CUM).

Et quoi de plus normal que de donner la parole à Paul Valery qui a été l'illustre premier directeur de cette honorable institution en février 1933, aujourd'hui dirigé par Martine Gasquet et présidée par l'adjoint au maire de Nice, Raoul Mille.

900 000  de travaux financés par NCA

Pour le député-maire de Nice, Christian Estrosi, président de Nice Côte d'Azur (NCA), il s'agissait de rénover l'un des bâtiments, « père de toutes les générations de Niçois, symbole des travaux à venir ». Et de s'interroger à haute voix : «?Pouvions-nous laisser le CUM en l'état ? ». Quand les spots ont illuminé la nouvelle façade, le nombreux public, où se mêlait habitués de l'endroit et élus de toute la communauté urbaine, a pu découvrir les nouvelles couleurs de l'édifice, conformes à celles de Nice, et au travail imaginé par l'architecte de l'époque, Roger Séassal.

Il aura fallu 900 000  pour les façades sud et ouest, mais aussi l'étanchéité ainsi que la rénovation du dôme, de la fresque murale, et de l'intérieur. Les travaux, entièrement financés par NCA, ont permis la création de 8 places destinées aux personnes à mobilité réduite comme la réhabilitation du bloc sanitaire du rez-de-chaussée accessible aux personnes en fauteuil. « Un cheminement praticable a été réalisé depuis le 2 rue Paul Valéry?» a souligné Christian Estrosi. Le chantier a prévu aussi un matériel permettant la retransmission de conférences et d'événements en direct et sur Internet.

De nombreuses conférences et polémiques à venir

Le président du Conseil général 06, Eric Ciotti, a parlé « de geste fort en ce début 2012 pour rénover ce temple dédié à l'intelligence ». Christian Estrosi a rappelé que ce lieu accueillera les sessions de la première Métropole de France dont le président sera nommé lundi prochain (NDLR : lundi 9 janvier 2012 à 10 h).

Aujourd'hui, sous la férule de Martine Gasquet, elle-même travaillant avec l'élu et écrivain, Raoul Mille, le CUM a repris sa marche en avant avec des invités prestigieux qui ont tous fait salle comble, tels que Bernard-Henri Lévy, Max Gallo, Jean-François Mattéi, Alejandro Jodorowsky Bientôt, ce sera Nicolas Pagnol (les 27 et 28 janvier), le cycle de conférences à 18 h de Denis Tillinac avec des invités comme Eric Naulleau (le 18 janvier), Eric Zemmour (le 13 mars), Elizabeth Lévy (le 1er février), Jean-François Kahn (le 15 février). En cela, Martine Gasquet et Raoul Mille poursuivent la politique initié par Christian Estrosi de faire du CUM, « le centre névralgique de la vie intellectuelle niçoise?». Mais au-delà, il a parlé de «?grand forum de la pensée » donnant à Nice, « des racines et des ailes » Est-ce à dire que le CUM accueillera les caméras de France 3 prochainement pour une émission dans ce lieu mythique ? L'idée est lancée et dans l'air

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>OIN : Le protocole est voté !</title>
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Comme annoncé lors de notre dernière édition, le conseil municipal de Nice a été riche en dossiers importants suite au précédent qui avait été écourté par la venue de David Douillet.

Parmi les délibérations à débat, l'Opération d'intérêt national de la plaine du Var, l'Eco-Vallée, a été au centre de discussions plutôt vives.

OIN : le PS vote pour, les Verts &amp; PCF : contre

Le protocole de partenariat 2011-2026 pour le lancement de l'Eco-Vallée a porté sur quatre grandes opérations : le Grand-Arénas, Nice-Méridia, La Baronne avec le transfert du Min, et l'éco-quartier de St-Martin-du-Var. Mais ce n'est pas sur le détail des projets que ce sont focalisés les critiques de l'opposition Pour l'élue Verte Marie-Luz Hernandez-Nicaise, « je n'ai lu nulle part que les terrains agricoles soient sanctuarisés » et a dénoncé « le peu de surface (24 000 m²) consacrée au logement social ».

Pour la communiste Emmanuelle Gaziello, « l'OIN avance dans la plus grande opacité. On s'engage pour 30 ans sans un débat public, la concertation a duré deux jours ». Verts et communistes ont annoncé qu'ils voteraient contre. C'est alors que Patrick Allemand est entré dans le débat pour annoncer « qu'il ne comprenait pas l'agitation politicienne faite autour de ce dossier visant à se débarrasser de la Région. C'est la dernière zone structurante pour Nice et la Côte d'Azur avec à la clé 27?000 emplois mais tout le monde doit pouvoir s'exprimer sur ce dossier, il faut donner du temps à la concertation. On est lié par un protocole financier, le PS votera pour ».

Le CG 06, NCA et la Ville de Nice se substituent à la Région Paca

Christian Estrosi a apprécié «?l'acrobatie en forme de triple salto de M. Allemand ». Pour le député-maire, pas question de reporter le vote de ce dossier. « On ne peut plus attendre, le Mipim est prévu en mars 2012, c'est un message que l'on va envoyer aux grands investisseurs internationaux ». Et il poursuit : « On ne veut pas se débarrasser de la Région qui nous promet son engagement financier depuis plus d'un an, on a choisi, avec le président du Conseil général 06, Eric Ciotti, de se substituer à la défaillance de la Région auprès du ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet. Après, si vous votez votre engagement avant le 15 janvier prochain, on retirera notre proposition. On est en ordre de marche, à vous de solutionner vos problèmes politiques avec vos amis du PCF et des Verts ».

Non sans ironie, Christian Estrosi relève : « Si le PCF est toujours cohérent en votant contre, vous, au PS, vous vous êtes abstenu au Conseil général 06, vous n'avez pas participé au vote à Nice Côte d'Azur, vous avez voté pour, M. Allemand, au conseil d'administration de l'EPA sur le projet de territoire, avant de partir sans voter sur le volet partenariat financier, et aujourd'hui au conseil municipal de Nice, vous votez pour ! ». Ceci étant dit, Christian Estrosi a souligné que, dans la situation actuelle, un engagement sur 15 ans de l'Etat était une chose assez rare pour être soulignée. « On n'avait pas 24?h à perdre, c'est une nouvelle page pour l'économie azuréenne qui s'ouvre ». 

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Jean-Pierre Dick :  le vétérinaire devenu vieux loup de mer</title>
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Un jour après avoir jeté l'ancre à Lorient à l'issue de la transat Back to Brittany, dont le parcours a été réduit en raison de la tempête Joachim, Jean-Pierre Dick, le Niçois fraîchement élu « Marin de l'année », prend le temps de souffler un peu. L'homme au regard azur et aux cheveux cuivrés n'est, de toute façon, pas du genre à prendre la rouille. Portrait d'un sombre héros de la mer. 

Hissez-haut les voiles ! C'est le plus grand des navigateurs. Oui, mais c'est aussi un gentleman. « Me montrer agréable sans jamais faire preuve d'agressivité, c'est un côté de ma personnalité que je développe beaucoup », explique d'entrée ce garçon de bonne famille à la gueule d'ange. Une éthique de vie qui lui a rapidement valu d'être surnommé « le gentleman skipper » par Loïck Peyron, ami et compagnon de voyage avec qui il a remporté, pour la seconde fois, cette année, la Barcelona World Race.

Une épreuve consistant à faire le tour du monde à la voile, sans escale. Nul doute que 2011 aura donc été une année faste pour ce Niçois de 46 ans, originaire des quartiers ouest de Nice, étant donnée que celle-ci aura aussi été marquée par sa troisième victoire à la transat Jacques Vabre avec Jérémie Beyou. Un doublé qui lui a récemment valu d'être sacré « Marin de l'année », point d'orgue d'une fructueuse et brillante carrière. Jean-Pierre Dick, succède ainsi au windsurfeur Antoine Albeau. Ce qui ne manque pas de créer l'effervescence du côté des élus locaux pour lesquels celui-ci incarne, à n'en point douter, la fierté niçoise.

« Et pour cause, c'est la première fois qu'un navigateur niçois, qui a fait ses armes dans un club des Alpes-Maritimes, remporte ce titre habituellement réservé à des skippers de l'Atlantique ou de la Manche », a noté Eric Ciotti, président du Conseil général, via un communiqué. Bien qu'une telle distinction entraîne des obligations, Jean-Pierre Dick garde la tête froide. « C'est le sport », indique-t-il avant d'ajouter : «?Ce genre de récompense est d'autant plus motivant qu'il représente une réelle reconnaissance de la part des gens du métier ! Cela aide à prendre confiance, surtout pour un Niçois qui n'était pas du tout destiné à être marin ». Et pour cause, son histoire est avant tout celle d'une conversion improbable.

La gloire de mon père

Avant d'être le régatier voguant sous tous les drapeaux en direction de plus de vingt mille lieux sur les mers, Jean-Pierre Dick, c'est d'abord un docteur vétérinaire de formation, diplômé du 3e cycle d'HEC (ndrl : hautes études commerciales). Bien qu'il ait toujours éprouvé une passion dévorante pour la voile, il s'était pourtant résolu à embrasser cette carrière pour la gloire de son père. Lequel n'est autre que le docteur Pierre-Richard Dick, fondateur des laboratoires Virbac : une industrie pharmaceutique spécialisée dans la santé animale et présente dans plus de cent pays à travers le monde. Autant dire qu'à travers lui, son avenir était déjà tout tracé.

Pour ce qui est de savoir s'il a été, ou non, contraint d'emprunter des sentiers balisés à cause d'une éducation trop conventionnelle, Jean-Pierre Dick est clair : « A cette époque, jamais personne ne m'a forcé à faire quoi que ce soit », dit-il. « C'est moi-même qui ait pris mes décisions pour lui faire plaisir?». Le fait est que le patriarche de la famille Dick avait toujours été un modèle pour son fils. « Il avait une très forte personnalité. C'était un homme aussi brillant qu'imposant ! A tel point qu'il était parfois très dur de se sentir exister à ses côtés », admet-il. « Ce n'était pas facile ! ». Céder au chant des sirènes pour enfin se consacrer à la course océanique, c'est là une lourde décision qu'il a pris tardivement en 2001, soit neuf ans après la mort de son père. 

« Un Big Bang personnel »

« J'ai soudain vécu un Big Bang personnel qui m'a enfin décidé à tirer une croix sur mon avenir en entreprise », révèle celui qui rêvait, depuis toujours en secret, d'égaler le navigateur breton, Éric Tabarly. « Je me suis dit : si c'est ça que tu veux faire, fais-le ! ». A force de volonté et de détermination, Jean-Pierre Dick se hissera rapidement au plus haut niveau de la voile internationale. Ce qui lui vaudra de gagner, en plus de ses nombreux trophées, un second surnom : l'ambassadeur de l'obstination. « Moi qui avais toujours eu la tête dans la Lune, j'étais enfin parti à l'aventure ». Pour lui, la vie commença donc dés cet instant.

« C'était pour moi une façon de m'affirmer enfin par rapport à mon père. Mais il faut savoir que c'est tout de même lui qui m'a mis le pied à l'étrier » explique-t-il tout en évoquant des vacances en Corse passées à ses côtés, alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Selon ses dires, celles-ci lui auraient justement permis de se découvrir des sentiments insoupçonnés pour les sept mers. « C'est même lui qui m'avait inscrit à l'Amiral's Cup en 1987 » remarque-t-il ému. Une course dont il garde, en plus d'excellents souvenirs, de nombreuses amitiés qu'il s'évertue encore aujourd'hui à entretenir.

« Le fait que j'ai tiré une croix sur mon avenir en entreprise ne signifie donc pas que j'ai effectué un rejet de ma famille. Loin de là », indique le marin qui a, en réalité, trouvé une sorte de compromis. « Je suis toujours partie prenante de l'entreprise étant donné que je continue à la promouvoir via mes courses ». Car c'est bel et bien à bord du multicoque dénommé « Virbac-Paprec 3?», petit bijou expatrié de Nouvelle-Zélande, que l'aventurier a effectué quatre fois le tour du globe. Nul doute qu'il est fier d'y être matelot.

La quête du Graal 

Cette fierté, il la développera à nouveau s'il parvient à mener à bien ce qu'il compare à la quête du Graal : le Vendée Globe 2012. Une course qui consiste à faire le tour du monde en solitaire, sans escale, ni assistance. « Pour moi, cela représente la difficulté extrême », détaille Jean-Pierre Dick qui voit surtout en la difficulté un bon moyen de progresser.

Las d'être seul en mer, il envisage pourtant, dés 2013, de naviguer en équipage sur un MOD 70. Le changement promet d'ores et déjà d'être radical. « Etre bien entouré me permettra, à coup sûr, d'être plus performant », avance ce dernier. « Puis c'est lourd d'être tout le temps seul en mer. J'ai besoin d'attention et de chaleur humaine ». Bien qu'il confirme que sa passion pour le sport reste intacte, le champion s'imagine pourtant, sans aucun mal, lâcher la barre d'ici les prochaines années. « Je dois sérieusement songer à me calmer », annonce ce dernier. « J'ai tout de même une vie de famille. Je ne suis pas qu'une bête à naviguer ». 

Au sujet d'une énième reconversion, le Niçois devenu Brestois ne s'interdit d'ailleurs pas de renfiler un beau jour la cravate de son père. Que ses fans se rassurent : pour l'heure, Jean-Pierre n'a pas toujours fini de nous mener en bateau. 

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Conseil municipal de Nice :  un budget offensif</title>
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Lors du vote du budget primitif de la Ville de Nice pour l'année 2012, le député-maire, Christian Estrosi, a choisi 4 axes : des économies pour 4,5 M, un soutien à l'investissement (110 M) avec une stabilité des taux de fiscalité et d'endettement.

Lors du vote du Débat d'orientation budgétaire (DOB), les échanges ont été vifs avec l'opposition qui n'a eu de cesse de contester les bons chiffres avancés par la majorité municipale.

Les attaques de l'opposition

La première à attaquer la présentation en duo des adjoints Christian Tordo et Philippe Pradal a été l'élue Vert, Marie-Luz Hernandez-Nicaise, qui a dénoncé des effets d'annonces « comme le poumon de la coulée verte, un terme bien optimiste », ou encore le manque de concertation « sur le PCET quelque embryonnaire?», et enfin les incohérences entre « bonnes intentions et réalité des faits sur le gazon synthétique, les dalles chinoises gris basalte, le manque de logements, mais aussi la cession en moins-value du foncier municipal, les demandeurs d'asiles, immigrés et étudiants étrangers renvoyés chez eux » Pour le conseiller municipal communiste Robert Injey, les reproches ont porté « sur le manque de production électrique supplémentaire pour alimenter les demandes comme les auto-bleues, les 125 km de pistes cyclables inutilisées ou inutilisables, l'augmentation des bases fiscales de 7 à 9 %, un taux de microcrédit à 3,57 % alors qu'il faudrait 1 %, l'ineptie du Grand Stade, le coût de la vidéosurveillance et les 1 600 véhicules du parc municipal ».

Pour Emmanuelle Gaziello (PCF), ce sont « 10 M de dotations de l'Etat qu'il manque dans ce budget, la baisse de la population niçoise (-4 000), la frénésie sur les ventes de biens communaux (60 M en 4 ans), et le coût du Grand Stade dont la part reversée par la Ville de Nice est égale à 5,55 M, soit à peu près le budget consacré au logement social ». Pour le seul et dernier élu du groupe Entente Républicaine, Jean-Claude Mari, « on aurait profité de la crise pour baisser les impôts afin de relancer la croissance, alors que Nice caracole en tête des grandes villes en matière de pression fiscale?». Le socialiste, Yann Librati a dénoncé l'emprunt toxique de 22 M contracté auprès de Dexia par l'ancienne municipalité, indexé sur le cours du franc suisse. «?Il y a 2 ans, je vous avais proposé d'en sortir moyennant 7?M Vous ne l'avez pas fait, maintenant, on peut encore agir car Dexia est en difficulté?». Cet emprunt serait passé en taux fixes à 4,5 % jusqu'en juillet prochain et «?la négociation sera prolongée pour que l'indexation sur le franc suisse ne soit pas appliquée » dixit Christian Tordo.

Dernier orateur de l'opposition, le chef de file PS, Patrick Allemand s'est livré à un examen minutieux des chiffres avec un préambule : « Vous n'êtes pas à taux 0 de fiscalité, M. Estrosi, l'évaluation se fait sur un mandat, vous avez augmenté les impôts, à votre arrivée, de 17 % et ça fait 4 ans que ça dure, soit un prélèvement sur le pouvoir d'achat des Niçois de 124 M ». Parmi les chiffres significatifs listés par l'élu de gauche, la hausse de 12 % des dépenses de fonctionnement « malgré une baisse des charges de personnel, la hausse de 30 % des dépenses événementielles, la hausse des bases (mais c'est national), la vente des biens communaux, des bijoux de famille, la baisse de l'épargne, et la chute des investissements notamment en matière scolaire, logement et sports ».

Les réponses du front de la majorité

Sur les bancs de la majorité, l'envie d'en découdre était palpable. Sur la coulée verte, l'adjoint à l'urbanisme, Alain Philip, s'est emporté : « On va planter 1 200 arbres et créer 12 ha d'espaces verts en coeur de ville auxquels s'ajouteront 2 400 arbres sur l'extension du tram ! Qui peut dire mieux ? Sur les pistes cyclables, on ajuste, on expérimente et on s'adapte. On compte aujourd'hui, 6 300 abonnés aux vélos bleus ». Sur la petite enfance, François Monnier a rappelé que « Nice était la première ville de France en terme de liens intergénérationnels et le 3e département en terme de natalité ». Pour le micro-crédit (3,57 % à Nice), c'est Joëlle Martinaux qui s'est exclamée : « On n'a pas de leçon à recevoir des socialistes?! 4,25 % à Rennes, voire 4,50 % à Lyon ou Grenoble ! ». Sur le PCET, Véronique Paquis a répondu : « Vous avez été associé à tout le processus et à la méthode de concertation. Il y a des limites à la mauvaise foi ! ». A propos de la vidéosurveillance, Christian Estrosi n'a laissé à personne le soin de la réponse : « On va continuer et étendre les zones de verbalisation des double-files en vidéosurveillance.

Cela baisse le taux d'accidentologie et fluidifie le trafic en diminuant la pollution ». Sur le parc auto, Philippe Pradal, «?un accroissement de la mutualisation des moyens entre Ville de Nice et Nice Côte d'Azur et une poursuite de la rationalisation du parc car 1?600 unités, c'est tout type de véhicule confondu ». Pour Janine Gilletta, « les biens vendus par la Ville sont inutiles, épars, inutilisés, on a fait un inventaire détaillé, rien ne se fait sans concertation ». Pour les écoles, c'est Lauriano Azinheirhina qui répond : « Si nos investissements scolaires ont baissé, c'est que je ne vais pas construire deux écoles chaque année !

En 2012, on consacrera 2,8 M à la mise en sécurité des réfectoires ». Mais les réponses les plus percutantes sur le budget sont revenues à Christian Tordo. « En 2012, on aura 0  d'emprunt supplémentaire si on réalise 80 % de nos investissements et non pas 15,75 M comme vous l'affirmez lors du DOB. L'encours de la dette de Nice va passer de 388 M en 2011 à 382 M en 2012 alors que dans le même temps la Région Paca augmente son encours de 179 M soit +10 % en 2 ans ! La dette par habitant de la Région Paca est de 333 /hab contre 230  en moyenne nationale des régions ». Sur la fiscalité, Christian Tordo s'est fait tout autant incisif : « Ce n'est pas 17 % mais 14 %, la hausse de 2008, nous ne sommes pas responsables de la hausse des bases qui sont nationales.

Là, où nous maintenons une fiscalité stagnante depuis 2008, ce qui nous place loin derrière les grandes villes gérées par la gauche (voir tableau ci-dessous) ; à la Région Paca, vous venez d'augmenter la carte grise de 5,9 % soit 12 M et de majorer la taxe intérieure de consommation de 47,6 M soit au total 60 M directement prélevés sur le pouvoir d'achat de Azuréens ! ». Après un tel débat, Christian Estrosi s'est levé pour la première fois pour marquer la solennité du moment. Il s'est lancé dans un long discours sur son rapport de mi-mandat fortement teinté d'intercommunalité avec la future création de la première Métropole de France. Un moment qu'il a présenté comme « historique?» avant de proclamer les résultats du vote des représentants de la Ville de Nice
Pascal Gaymard

... Suite du conseil municipal de Nice dans notre prochaine édition.]]></description>
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<title>Le Midem 2012 fait peau neuve !</title>
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Réduit à un format de quatre jours, du 28 au 31 janvier prochain, le 46e salon de Reed Midem, édition 2012, voit disparaître le MidemNet, placé jadis en ouverture et désormais fondu dans la manifestation professionnelle. Leader sur le marché de l'édition musicale, selon les termes mêmes de son nouveau directeur Bruno Crolot, le Midem est désormais la seule manifestation internationale demeurant dans un secteur à la fois en difficulté et en mutation profonde pour s'adapter à l'évolution de la musique. La volonté, aujourd'hui, est d'étendre le positionnement à un périmètre élargi, de toucher à un écosystème plus vaste en conservant les fondamentaux.

Nouveau, le Midem 2012 accueillera des concerts dans la ville dans le cadre d'un festival Midem off très dynamique, notamment avec un chapiteau de 3 500 places élevé sur le parking du Palm Beach, à la Pointe Croisette. L'occasion de rappeler que la Ville de Cannes est plus que jamais partenaire de cet événement, comme l'a longuement développé le premier adjoint de Bernard Brochand, David Lisnard, par ailleurs président de la Semec, qui a remercié Paul Zilk, le PDG de Reed Midem, de sa réelle collaboration avec la Ville qui est, chacun le sait ici, un partenaire de poids au niveau de l'économie locale des congrès.

« Le Midem continuera d'exister, a-t-il dit, tant qu'il se passera des choses, ici et maintenant, au sein de cet événement professionnel spécifique où tout se passe en quatre jours, et même le soir et la nuit, alors qu'à Cannes, les gens sont là pour se rencontrer échanger et faire des affaires ».

Aujourd'hui cependant, la question majeure est celle du contenu, a expliqué Bruno Crolot, lors de la conférence de presse. Le Midem nouvelle version développe des contenus, des ateliers et des conférences pour favoriser leur interaction avec les acteurs les artistes, les éditeurs et les labels. Notre espoir, dit-il, est qu'on en revienne aux fondamentaux, incontournables pour exister, que la monétisation de la création se fasse par d'autres moyens que le téléchargement illégal qui a signé le déclin de la profession. 
Aujourd'hui, la musique est partout avec des acteurs tels les réseaux sociaux, le formidable essor de YouTube, Facebook et Twitter. Ils vont déterminer une nouvelle économie de la musique actuelle qui doit continuer de s'ouvrir au monde, au nouveau monde des artistes, des start-up et des labels de l'industrie musicale. Et ce avec de nouveaux outils, de nouvelles technologies, de nouvelles valeurs comme de nouvelles méthodes. 

« La gratuité malheureusement n'existe pas, a souligné encore David Lisnard, pour bien montrer qu'il y a toujours quelqu'un qui paye au final : le contribuable si c'est la Ville, son ou ses partenaires, comme cela est d'ailleurs le cas cette année encore avec les Inrockuptibles, enfin le spectateur qui assiste au concert et paye 10 euros son ticket d'entrée ».

La volonté des élus cannois, comme ils l'ont fait avec d'autres manifestations telles le festival ou le jumping, est d'ouvrir désormais l'événement de référence à un public de locaux de Marseille à Menton et même en Italie. Le moyen est notamment un système de tirage au sort des entrées réservées aux Cannois. L'idée est ainsi de mettre un terme aux exagérations d'autrefois où la seule façon d'entrer était d'obtenir une invitation comme sésame. 
Le Midem off par définition reste ainsi ouvert et gratuit. La billetterie est déjà en place pour les amateurs avec des tarifs étudiés, volontairement à la baisse, comme c'est aussi le cas pour les pros du Midem. Cette année, un effort certain  a été fait pour attirer le chaland, rester au coeur de cette nouvelle économie musicale et pérenniser la manifestation cannoise qui, c'est nouveau encore, sera adossée à Coca Cola, un autre partenaire dont on parle beaucoup aujourd'hui dans le contexte des prochains Jeux olympiques de Londres.

Il faut encore savoir que même si le Midem fait la part belle a ce qui fait l'actualité sur les platines et sur les scènes du monde entier, Cannes garde le Midem Classique avec une « nuit classique » le 30 janvier au Théâtre Croisette du Palais Stéphanie. Le jazz sera également de la partie, tout comme la soirée privée des treizième NRJ Music Awards qui se tiendra le samedi 28 janvier au grand auditorium avec une retransmission en direct sur TF1 à 20 h.

Frédéric Jaubert

Renseignements : www.midemfestival.com]]></description>
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<title>Pierre Frolla,  quadruple recordman du monde d'apnée, mais pas seulement !</title>
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Le sympathique champion, 3 records en immersion libre, 1 en poids variable, est aussi un humaniste dont la quête n'est pas celle de « l'exploit pour l'exploit ». « L'esprit de l'apnée, c'est le partage de son bien-être. En dehors des championnats, il n'y a pas de concurrents, pas de records, pas de compétitions. Un seul combat, celui du sportif en quête d'harmonie avec la nature ». Pierre Frolla, qui présentait récemment au Musée océanographique son livre « Pirate des abysses »*, va plus loin pour nous...

Né au bord de la Méditerranée, son père était membre de l'équipe nationale de chasse sous-marine et d'apnée de Monaco dans les années 72-73. Avec son frère, il a tout le temps pratiqué la plongée : «?Moi, ça m'a obsédé... découvrir, comprendre. Et puis comme je suis un compétiteur par nature, j'ai mis un pied à l'étrier, je me suis focalisé sur la performance à atteindre, mais je me suis aussi rendu compte que de vivre ma passion me permettrait d'en vivre et que si je me donnais vraiment les moyens physiques, mentaux et financiers, je pourrai la vivre au quotidien.

C'est un choix que j'ai fait à 22 ans, je pensais être en perpétuelle reconversion, et en fait pas du tout, tout à suivi, c'est un mouvement naturel maintenant ». La mer, il ne l'a plus quittée, il est la mer, il entre en elle, se fond en elle. A 37 ans, «?L'école bleue » qu'il dirige est connue dans le monde entier, ce qui lui permet de transmettre aux nouvelles générations, au-delà du sport, son sens des valeurs, son sens du partage...

« L'école bleue » c'est aussi, et surtout, une « école de vie » ?

Par effet miroir, les jeunes écoutent les gens qui sont vus. Il y a ceux qui veulent être vus. La téléréalité c'est terrorisant mais si elle existe c'est qu'elle a malheureusement sa place quelque part... Et il y a ceux qui sont vus parce qu'ils créent des oeuvres d'art, font du cinéma, du sport : « font des choses ». Ce qui est important pour moi qui dirige une école pour enfants, c'est d'arriver à proposer, pas à donner?; proposer certaines valeurs à suivre à des êtres en devenir. Après, ils en feront ce qu'ils voudront. Ce qui est important, c'est de ne pas rester chez moi à ne m'occuper que de moi ! Entre 550 et 700 jeunes font des stages d'une semaine en saison, même s'il n'y en a que 10% qui écoutent ce que l'on dit, ça fait toujours 70 êtres à l'écoute !

Avez-vous repéré un futur champion d'apnée ?

Mon école n'est pas du tout basée sur cette notion de champion, on y fait de la randonnée palmée, de l'apnée légère pour aller voir les poissons, et de la plongée bouteille, on cherche plutôt à repérer qui pourrait être par la suite un bon moniteur. Je dirai même que si un jeune aspirant à devenir champion d'apnée venait à moi, peut-être que je l'enverrai s'entraîner ailleurs. Tu ne peux pas être préparateur physique et être enseignant. J'ai fait le choix d'être enseignant ».

Comment s'entraîne un quadruple recordman du monde d'apnée ?
Un apnéiste, pour qu'il soit performant, s'entraîne grosso modo comme un triathlète. Il faut qu'il augmente son bagage cardio-vasculaire par un travail de résistance et d'aérobie, c'est-à-dire d'endurance. Résistance d'un côté, endurance de l'autre. Il va le faire en salle de musculation avec des exercices très spécifiques, sur vélo sur route, etc. Certains, comme moi ou Guillaume Néry, vont s'orienter vers du travail en montagne, courses en raquette, ski de fond, d'autres sur des courses de triathlon à proprement parler. C'est 60 à 70% de l'entraînement.

Quand on a réussi à parfaire et préparer son corps à supporter des charges d'entraînement très lourdes, on va mettre à profit toutes ces qualités physiques dans la mer, s'entraîner à descendre le plus profond possible dans mon cas, mais le plus gros du travail, c'est le travail en amont. Dans les années 80, les skieurs ne faisaient que du ski, les footballeurs que du foot, maintenant tout le monde a un bagage physique énorme. Un exemple : l'hiver je pars deux à trois semaines en stage dans les eaux chaudes, en amont durant 45 jours, je me prépare principalement sur vélo...

On parle souvent du « mental » qui serait 50%  de la réussite ?

Je parlerai plutôt de « tempérament », j'ai commencé la compétition de haut niveau en apnée quand j'avais 24 ans, j'en ai 37 maintenant. Au fil du temps, ma façon de penser a complètement changé. De jeune homme je suis devenu homme, et très sincèrement ma part de mental, elle est maintenant beaucoup plus prépondérante dans la performance mais pas pour les mêmes raisons. Avant, on avait tendance à dire « il faut se concentrer, s'intérioriser ». Maintenant, j'aurais tendance à dire que quand on veut quelque chose dans la vie il faut se donner les moyens de l'avoir et il ne faut rien lâcher. 

Effectivement, tout le monde n'est pas capable d'avoir ce fonctionnement, beaucoup de gens lâchent, abandonnent, ce sont ceux qui ne sont pas au sommet de la chaîne alimentaire ! On est tous en survie perpétuelle, les grandes histoires peuvent s'arrêter brutalement : soit tu es sur le quai et tu regardes le train passer, soit tu montes dans le train. Moi, non seulement je monte dans le train mais je veux être dans la locomotive et je veux mettre le charbon pour que ca aille encore plus vite ! Ce n'est pas pour autant que je réussirai mieux que les autres c'est juste que je m'accomplis dans cette façon d'être... D'autres sont plus contemplatifs et réussissent tout aussi bien, l'important c'est de trouver la case dans laquelle on évolue : les ronds dans les ronds, les étoiles dans les étoiles.

La plus belle émotion : le premier record ? 

Tu avances mètre par mètre, tu n'as pas l'impression de battre un record. Le véritable enjeu, c'est de refaire ce que tu as fait la veille. Ce n'est pas 101m qui est important, ce sont les 100m qui précèdent ce 1m de plus. Mes journées, c'est 1m de plus, la seule chose, c'est qu'un jour, 1m de plus c'est le titre de champion du monde... et là, le monde est différent ! Que tu sois à 1m ou 100m, ta relation avec l'élément est la même mais c'est sûr que le jour où j'ai passé les 100m (j'étais le 9e au monde) c'était  exceptionnel : 3 chiffres, pour moi c'était même impensable. C'était un 18 mars, je suis allé à 100m et suis revenu par mes propres moyens et ça c'était vraiment un jour exceptionnel ! Pas seulement pour moi, pour les 36 de mon équipe. Car si je suis seul à aller chercher quelque chose au fond, je ne peux le faire que grâce à eux, c'est mon équipe qui met en place le record.

J'ai vu des images où vous êtes en caisson ?

Tout au long de ma carrière on m'a demandé de participer à des expériences. J'ai fait l'erreur à une époque de vouloir changer tous mes protocoles. C'était la roulette russe, ça passe ou ça casse, et ça a cassé... ça m'a fait jeter ma saison à la poubelle. Donc il vaut mieux s'en tenir a ce qu'on sait faire, après c'est du domaine de la recherche.

A la différence de tous les autres sports, on fait beaucoup de tests dans notre domaine, on va sous l'eau avec des pressions énormes sans qu'on puisse expliquer comment on peut résister aussi longtemps sans respirer, ce qui intrigue les chercheurs. J'ai moi aussi envie de comprendre pourquoi et comment ça fonctionne, donc j'accepte pour apporter une pierre à l'édifice?! Je pense que l'esprit et le corps peuvent s'adapter à la chaleur, au froid, à la pression. Bien sûr, il y a des impondérables, si on reste 48 h sans boire on meurt. Il y a certainement une profondeur ultime où on ne peut pas aller, mais on ne la connaît pas... donc on continue notre progression...

Pourquoi les requins blancs attaquent-ils des anonymes et pas Pierre Frolla ? 

De plus en plus de gens pratiquent des disciplines aquatiques, le ratio d'attaques est donc plus élevé, les surfeurs vont où les requins vivent, il y a une lutte de territoire, ensuite un surfeur vu du fond ressemble à une tortue... Je ne me fais par mordre parce que je réfléchis à ce que je fais, ce qui est important dans la relation avec un grand prédateur c'est d'être là en observateur jamais en proie. J'attends le requin, c'est lui qui va décider si j'ai le droit d'être là, qui va m'accepter ou pas, par contre je fais toujours face. S'instaure alors une relation plus ou moins d'égal à égal. Si tu fuis, tu deviens une proie. Et puis, au fil des ans, je me suis posé les bonnes questions, et des petits requins je suis allé vers les gros. On a peur que de l'inconnu. A partir du moment où on maîtrise les choses on n'a plus peur. On ne s'impose pas, il faut une part d'humilité. L'humilité ca s'apprend aussi dans le sport, c'est accepter que tu peux échouer. L'humilité seule fait grandir. Dans la vie aussi !

Quels sont vos engagements humanitaires ?

J'étais entrain d'organiser le premier bain de Noël, quand l'association Tatsat (Thai After Tsunami Schooling Aid), m'a contacté pour un événement au profit des victimes en Thaïlande. J'avoue qu'on s'est posé la question de savoir si un bain de Noël pour un tsunami c'était très éthique...

Mais finalement on l'a fait, la mission s'arrête, je vais rapprocher le bain de Noël des oeuvres que je soutiens : la lutte contre la mucoviscidose et le don d'organes. Depuis 2005, je suis sollicité par « Etoile des neiges », l'objectif est d'apprendre aux enfants à vivre avec la maladie, l'importance du sport, de la ventilation,... Avec Loïc Leferme nous étions parrains, on s'est investis de plus en plus, nous avons créé « Sport et muco », un très beau DVD, et un site internet qui a fait ses preuves. En 2008, j'ai naturellement glissé vers le don d'organes qui s'étend à bien d'autres maladies.

Les problèmes du don d'organes : éthiques, religieux ?

On appelle ça des problèmes éthiques, ce sont surtout des problèmes religieux. Je suis quelqu'un qui a la foi mais qui a décidé de mettre de côté les religions. J'ai la foi dans l'être humain, de pessimiste je suis devenu optimiste, le pessimisme c'est du fatalisme pur. Le don d'organes, c'est un problème de non-intelligence...

On peut avoir la foi et partir du principe très simple que si on est utile pour notre prochain de notre vivant, on peut l'être après notre mort. Il n'y a rien dans les religions qui puisse nous en empêcher. Qu'on soit catholique ou ce que l'on veut, on sait très bien que notre corps c'est de la viande, que l'âme c'est une chose complètement différente et que la viande va pourrir... C'est vraiment dommage de ne pas prolonger l'espérance de vie d'autres hommes. Le don d'organes est très bien encadré en occident, on pourrait, si on le voulait, éviter une partie du trafic du marché parallèle...

La Méditerranée moins malade qu'on ne le pensait ?  

Pas exactement, elle est malade comme les autres, mais elle se répare très vite : on a interdit la pêche du thon rouge il y a trois ans, il a réapparu en masse ce qui donne raison au combat international que mène le prince Albert. L'important c'est de penser à long terme, l'être humain a une durée de vie très courte. Il faut 20 ans pour prendre conscience de qui l'on est, 40 pour vivre ce qu'on est devenu. On a 40 ans d'action,  et c'est pour trop de gens «?après moi le déluge ».

* Vient de paraître aux Editions du Rocher

Viviane Le Ray]]></description>
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<title>Conseil général 06 : un budget d'austérité et d'avenir</title>
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Gestion « rigoureuse, exigeante, vertueuse », voici les maîtres mots du président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, lors de la présentation du budget primitif 2012.

En ces temps de crise, Eric Ciotti veut montrer l'exemple « en présentant pour la troisième année consécutive, un budget sans hausse de fiscalité, qui n'exclut pas l'action ».

Stabilité des dépenses de fonctionnement à 960 M

Autre mot revenu plusieurs fois dans les propos présidentiels : « performance de gestion ». Plus question de gaspillage, ni de dépenses inconsidérées, « le premier principe étant la stabilité des dépenses de fonctionnement qui ne dépassent pas 960 M?». Pour cela, les recettes de l'année dernière sont reconduites comme la baisse des effectifs qui devraient atteindre 4 500 personnes en fin 2012 (contre 5 100 en 2008). Le parc automobile connaîtra aussi une cure d'amaigrissement avec une cinquantaine de véhicules en moins et de nouvelles délégations en terme de transports qui feront économiser 3 M à la collectivité. Les organismes satellites du CG 06 devront suivre le même chemin

Eric Ciotti se dit « fier » des deux plans d'économies du Département « sans lesquels nous aurions dû présenter un budget avec 100 M de plus soit l'équivalent d'une hausse de 30?% de la fiscalité ». Cette gestion rigoureuse commence à porter ses fruits puisque le CG 06 terminera l'année 2011 avec 171 M d'épargne brute, « soit le taux le plus élevé depuis 2003 ». En 2012, selon les prévisions des finances départementales, ce seront 132 M d'épargne brute qui sont attendus. Pour autant, pas question de faire des folies. Le fonds de péréquation des droits de mutation des départements les plus « riches » a obéré 21,3 M en 2011 sur le budget et devrait mobiliser encore 31,5 M en 2012, auxquels s'ajouteront les 28 M au titre de la compensation des compétences transférées à la métropole.

222,4 M d'investissements en 2012

Car le président entend bien réduire encore le niveau d'endettement du Département. «?En 2011, le CG 06 aura remboursé plus de 55 M alors qu'il n'aura emprunté que 54,4?M, c'est une première depuis 8 ans et cette tendance se poursuivra en 2012 ». Si ce budget prône l'austérité, Eric Ciotti n'entend pas ralentir l'activité économique du département. C'est encore 222,4 M d'investissements qui seront injectés dans l'économie locale. Cela concernera « l'innovation et la créativité au service d'une meilleure attractivité de notre territoire et de l'emploi ». Au premier rang, le futur campus STIC de Sophia-Antipolis qui ouvrira ses portes à la rentrée universitaire en octobre 2012. Pour mémoire, ce chantier représente un investissement de 70 M.

Antibes se verra également doté d'un nouveau collège au secteur dit des Pins, alors que le nouveau Papi (Plan d'aménagement de prévention des inondations) prévoit 67,8 M d'engagement. Au rayon des innovations, un « pôle bois » sera implanté sur des terrains départementaux au Bec de l'Estéron ; il s'agira de valoriser la filière bois avec une scierie moderne pouvant traiter 50?000 m3/an et une unité de production de chaleur valorisant la biomasse. A propos des routes, dont un tiers du réseau sera transféré à la Métropole, le Département envisage des travaux à hauteur de 5 M pour sécuriser la RD 6098 entre Antibes et Villeneuve-Loubet.

504 M pour le social

Pour autant, le CG 06 n'en délaisse pas ses missions régaliennes comme le social qui dépasse la barre symbolique des 500 M (504 M). Pour les seniors, 160 M permettront l'ouverture de 618 places en maison de retraite dont 214 à tarif maîtrisé. «?Désormais, ce n'est plus 20 % mais 30 % de lits à loyer modéré qui seront réservés dans les projets soutenus par le Département ». Par ailleurs, les bracelets de géo-localisation vont être généralisés « à l'heure où la maladie d'Alzheimer ne cesse de progresser dans le 06 ». Autre budget social en hausse, celui dédié aux personnes handicapées qui atteint 105,5 M (+ 5 %) avec là encore la création de 101 places pour « soulager les familles qui s'ajoutent aux 594 ouvertes depuis 2008 ».

Enfin, 106 M seront consacrés à l'enfance mais ce volet social sera complété par la poursuite du développement des Contrats de responsabilité parentale (CRP) dont 400 ont été signés en 2011. « Les devoirs doivent équilibrer les droits, nous avons obtenu des résultats remarquables en matière d'absentéisme scolaire et nous allons aussi promouvoir les CRP anti-récidive ». 2012 devrait aussi être l'année de l'ouverture du premier centre d'éducation fermée dans les Alpes-Maritimes. A propos du RSA, la lutte contre la fraude sera intensifiée «?sachant qu'en 2011, cela nous a permis de récupérer 1?M » ; 58 plaintes seraient en cours.

Plus de 200 contrats de travail de 7 h seront signés dont 35 pour l'entretien des espaces naturels du Département. « J'ai envoyé un courrier à tous les maires et associations pour qu'ils fassent appel aux bénéficiaires du RSA » assure Eric Ciotti. Une demande qui risque d'être entendue puisque le CG 06 mobilisera, en 2012 encore, 73?M au titre de la solidarité territoriale avec les communes. « Depuis 2008, nous avons financé plus de 2 500 projets pour près de 300 M » a conclu le président.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Imbroglio politico-urbanistique  avec pour prétexte des travaux conduits et gérés par l'ONF sur un terrain communal</title>
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LPN : Nous apprenons par notre confrère Nice-Matin que vous avez été entendu dans le cadre de deux affaires qui semblent pourtant très éloignées l'une de l'autre, pouvez-vous nous en parler ?

S.C : En effet, d'une part, j'ai passé quelques heures à Auvare dans le cadre d'une enquête sur les pratiques de l'Office national des forêts et de ses sous-traitants. Notre commune avait signé une convention d'ingénierie, de maîtrise d'oeuvre et de conduite de travaux avec cet organisme dont la mission était la suivante : l'aménagement paysager de la plateforme existante du col d'Eze et l'amélioration de son usage. Nous étions rassurés de confier cette mission à un établissement public chargé de la  gestion des forêts publiques, placé sous la tutelle de différents ministères et donc localement, des services préfectoraux et de la DDEA. Je précise que le montant de cette prestation s'élevait à 14 000 euros.

LPN : Mais, en fait, que vous a-t-on demandé ? 

S.C : Lorsque j'ai été élu maire, on m'a expliqué que pour les aménagements de terrains communaux, il était préférable de solliciter l'Office national des forêts, que c'était la meilleure des solutions pour obtenir le meilleur résultat, chose que nous avons faite. Mais les questions qui m'ont été posées ne concernaient nullement cette pratique qui perdure depuis de très longues années. Il a été question des accords de sous-traitance de l'Office national des forêts. Ce n'est pas moi qui gère la sous-traitance de cet établissement public mais ce que j'ai pu constater, c'est qu'ils intervenaient partout dans les Alpes-Maritimes et dernièrement à Cap d'Ail, au lieu-dit « site de Morteas » mais aussi à La Turbie et dans bien d'autres lieux Pour vous donner un exemple, nous venons de découvrir que l'ONF venait d'engendrer un énorme contentieux entre l'Etat et les communes de La Turbie, Eze et Cap d'Ail, en ayant autorisé à leurs sous-traitants le déversement de centaines de mètres cube de remblais sous les yeux du maire de Cap d'Ail et, pire encore, sur une partie de la commune d'Eze sans même nous en avertir.

LPN : N'y a-t-il pas de règlementation dans ce domaine??

S.C : Bien sûr, dans le cadre du dossier dans lequel j'ai été entendu, l'Office national des forêts nous a écrit en nous exprimant leurs sincères regrets pour la tournure que prenait le dossier du Col d'Eze.  (Stéphane Cherki nous présente la copie du courrier  - voir ci-dessus - de l'Office national des forêts signé par son directeur d'agence des Alpes-Maritimes, Jean-Louis Pestour, en date du 8 février 2010). Dans ce même courrier, il précise que leur erreur est dûe à la méconnaissance de la directive territoriale d'aménagement et du classement de la zone EBC concernée.

LPN : Mais alors que reproche-t-on à l'ONF ? 

S.C : La plus grande problématique de ce dossier et de tous les autres dossiers des Alpes-Maritimes est la même. Pour aménager un site, l'Office national des forêts a besoin de gravats nobles et de terre. Ainsi, cet organisme public travaille avec des sous-traitants privés qui fournissent ces gravats et cette terre. La fourniture de ces gravats et de cette terre permet aux uns et autres de faire des économies très importantes, et je pense que le noeud du problème est le suivant : à qui profite ces économies importantes ? Qui est derrière ce système qui perdure depuis des années ? Et pourquoi ces marchés entre l'ONF et ses sous-traitants échappent mystérieusement au code des marchés publics puisqu'on parle de quantité de remblais et de terre très importantes, voire colossales à des endroits comme à Cap d'Ail ?

LPN : Pourquoi vous interroger en particulier sur ce dossier ? Y voyez-vous une manoeuvre politique pour vous déstabiliser ?

S.C : Cela me fait sourire et peut, certes, me laisser penser après réflexion, que nous sommes déjà dans la campagne des législatives 2012. Au regard de toutes les informations collectées, il y a certains politiques qui pourraient répondre bien mieux que moi sur le sujet, et d'ailleurs de nombreuses personnes se sont déjà inquiétées de ces pratiques alors que vous dire de plus ? Attendons la suite

LPN : Vous avez été également entendu sur vos rapports avec Antoine Cossu ? Quel est le lien avec cette affaire ?

S.C : Aucun. En ce qui concerne Antoine Cossu, je suis resté moins d'une heure à Auvare. Les inspecteurs ont voulu vérifier que j'avais bien aidé cette personne par le biais d'un prêt officiel et par chèque pour lui permettre de poursuivre sa carrière d'écrivain et d'en débuter une de scénariste (Stéphane Cherki nous présente le contrat de prêt et la copie du chèque). J'ai été conseillé par un groupe de journalistes dont le  grand reporter Frédéric Ploquin faisait partie. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait et il m'a répondu : « Très bon livre, très bon scénario », il a même ajouté : « Il faut l'aider, c'est très bien ».
Je vous préciserai d'ailleurs que son premier livre « A prendre ou à laisser » à gagné le prix intramuros de Cognac en 2010.

J'ai revu Frédéric Ploquin à l'occasion d'un rendez-vous à Nice, et il m'a confirmé le talent de cet écrivain, j'ai donc accepté de l'aider à poursuivre sa réinsertion. Si je devais le faire avec un autre, je le referai, et personne ne m'en empêchera. Dans la même rubrique, et pour les mêmes raisons, j'ai aidé dernièrement un sculpteur que la mairie de Villefranche-sur-Mer a accueilli lors du dernier festival d'art contemporain « Franchement Art ». Il s'agit de Moss, ex-prisonnier pendant 13 ans, qui a été l'artiste clé de l'édition 2011 du festival dijonnais Itinéraires Singuliers. Pour l'aider et l'encourager, j'ai acheté l'intégralité de ses oeuvres et je félicite Gérard Grosgogeat, maire de Villefranche-sur-Mer de l'avoir reçu à la citadelle. Des hommes comme lui ne font pas de cinéma comme la plupart des politiques qui parlent de réinsertion. Il a agit silencieusement mais a permis à cet artiste de vendre toutes ses oeuvres. Vous savez, ce qui est assez surprenant c'est que j'aide des dizaines de personnes chaque année : des entrepreneurs, des jeunes créateurs, des particuliers.

On ne lit rien dans le journal à ce propos. En revanche, pour ce prêt fait à Antoine Cossu, personnage haut en couleurs, on en parle. Si mes détracteurs pensaient dévoiler un scoop, je viens de leur en donner un deuxième. Après tout, vous avez peut-être raison, n'est-ce pas là le début des grandes manoeuvres pour essayer de me convaincre d'arrêter la politique ou de me déstabiliser ? Je vous avoue franchement, si tel est le cas, il m'en faudra plus. J'ai la conscience parfaitement tranquille et mes adversaires vont devoir taper très fort pour me mettre K.O. Ce monde politique est très petit, plein de bassesses et de coups tordus. Les uns dépendent des autres, alors ils se soutiennent dans leur combat mais cette fois, ils sont tombés sur un homme qui est parti de chez lui à 13 ans et demi et qui en a vu d'autres.]]></description>
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<title>Intercommunalité : enfin un schéma pour l'avenir</title>
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Il y avait du monde devant le palais Sarde de la préfecture de Nice, une poignée d'opposants venue de l'ouest du département et de nombreux policiers chargés de protéger l'ultime réunion pour entériner le schéma départemental de coopération intercommunale.

Pendant plus de 10 ans, certaines communes ont vécu en dehors de l'intercommunalité, perdant des millions d'euros de dotation globale de fonctionnement, à l'ouest comme à l'est.

Une opposition historique

La date était connue, au 31 décembre 2011, toutes les communes devraient être en intercommunalité, sauf cas particulier, « dont les conditions ne sont pas réunies dans les Alpes-Maritimes » dixit le préfet qui ne modifiera jamais sa position « conforme à la loi ». Il sera épaulé par le ministre e-maire d'Antibes, et président de la Communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (Casa), Jean Leonetti, président de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI). Avec son sens de la négociation reconnu de tous et salué même par le socialiste Patrick Allemand, Jean Leonetti a mené les débats d'une main de maître, épaulant un préfet, Jean-Michel Drevet, droit dans ses bottes, rappelant à l'envie, le cadre de la loi et l'impératif d'un vote au terme de la réunion.

Mais les élus opposés à son schéma n'entendaient pas rendre les armes sans avoir bataillé en essayant de gagner un délai de 6 mois au bout duquel un consensus aurait été trouvé. C'est l'argument qu'a défendu l'écologiste André Aschiéri, maire de Mouans-Sartoux et sa conseillère générale, Marie-Louise Gourdon, mais aussi le conseiller régional PS Patrick Allemand, le sénateur-maire de Valbonne Marc Daunis, le maire de Contes et président de la communauté de communes des Paillons, Francis Tujague, la député-maire du Cannet Michèle Tabarot, le conseiller général et maire de Mandelieu Henri Leroy, et le député-maire de Cannes Bernard Brochand.

Un rapprochement étonnant quasi-historique à l'ouest que n'a pas manqué de remarquer le préfet, heureux d'un tel dénouement mais sceptique sur l'issue d'un report qui lui a semblé bien hypothétique : « Vous avez eu 10 ans pour vous mettre d'accord et aujourd'hui, vous nous demandez 6 mois pour trouver un consensus, le doute est permis ». Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, et le député-maire de Nice, Christian Estrosi, président de Nice Côte d'Azur, ont tenu le même raisonnement

Les solutions alternatives à l'ouest refusées

Mais cette opposition de circonstance n'est pas apparue très soudée malgré qu'elle puisse se targuer d'une large majorité, 24 des 29 communes de la future intercommunalité de l'ouest étant contre le périmètre défini par le préfet, Jean-Michel Drevet. Cette communauté d'agglomération comprendra donc les 5 communes orphelines d'intercommunalité, Cannes, Le Cannet, Mandelieu-La Napoule, Mougins, Théoule-sur-Mer, associées à la communauté d'agglomération Pôle Azur Provence, aux communauté des communes des Monts d'Azur et de Terres de Siagne, soit tout l'arrière-pays grassois. Pourtant, chacun y est allé de sa solution alternative mais sans aucun accord global.

Ainsi, pour Bernard Brochand, l'intercommunalité doit être plus large avec une alliance Cannes-Grasse-Antibes, non souhaitée par Jean Leonetti. Pourtant, ce dernier a proposé une avancée « Si la future intercommunalité de l'ouest parvenait à un accord sur les transports et le traitement des déchets, alors un tel rapprochement Cannes-Grasse-Antibes donnant lieu à la seconde Métropole du département pourrait voir le jour ». Il était dit que cette réunion serait historique Pour Henri Leroy et Michèle Tabarot, une intercommunalité à 5, Cannes-Le Cannet-Mandelieu-Mougins-Théoule, était plus souhaitable. Tous étaient d'accord sur un moratoire de 6 mois, sur l'absence d'une étude sérieuse en matière fiscale et sur la définition des compétences à retenir. Leurs amendements respectifs ont été refusés.

Une exception : Aiglun et Amirat

L'autre cas litigieux concernait l'Est du département où trois communes de la Roya, Breil, Saorge et La Brigue (et non pas 5 comme l'a rappelé Jean-Claude Guibal) ont voulu créer une communauté de communes là où le schéma intercommunal les a inclues dans la Communauté d'agglomération de la Riviera française (Carf). Le préfet a rappelé que cette intercommunalité aurait pu voir le jour par le passé mais qu'elle s'était heurtée « à la volonté contradictoire des élus, pas du préfet » Aujourd'hui, malgré une forte majorité pour la création d'une communauté de communes, le schéma retenu inclut ces communes dans la Carf pour créer, à l'est, une agglomération cohérente et forte. Après ces longs débats, l'heure est venue de voter pour les 33 amendements de chacun avec le maintien de 22 syndicats intercommunaux et de 4 fusions.

La création d'un syndicat mixte Terres de Siagne a été retirée tout comme les amendements de Bernard Brochand visant à passer tout de suite à une intercommunalité Cannes-Grasse-Antibes. Une seule modification a été actée, celle proposée par Charles-Ange Ginésy visant à inclure Amirat et Aiglun au sein de la communauté de communes Cians-Var-Vallées d'Azur. L'unanimité des élus de la zone a provoqué son acceptation par le préfet considérant cette modification comme « anecdotique » alors que dans le même temps, le maintien du Sivom Gattières-La Gaude-St-Jeannet était refusé. Au terme de 4 heures de discussion, le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale a été adopté par 34 voix, 11 contre et 1 abstention (Bernard Brochand).

Les conclusions ont été laissées au rapporteur, Jean Leonetti, qui a résumé la teneur du nouveau schéma : création de la Métropole, consolidation de la Casa avec le canton de Coursegoules, de la Communauté des communes du Paillon, de la Carf avec les 5 communes de la Roya, de la communauté des communes Cians-Var-Vallées d'Azur, et enfin de la communauté Scot de l'ouest. Nul doute que cette soirée laissera des traces et que l'histoire de l'intercommunalité à l'ouest notamment, reste à écrire par les intéressés.

Pascal Gaymard

Photo : Le rapporteur Jean Leonetti entouré du préfet J.M. Drevet, de J.C. Guibal, et de Richard Galy]]></description>
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<title>Dick Rivers :  la voix qui vient de loin</title>
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Nez busqué, menton en galoche, cheveux noir bleuté gominés, accent rural sud-américain : le talentueux Mister D tient toujours la route 06. Et pour cause, le Niçois n'a jamais retourné sa veste en cuir. De retour avec un nouvel album, il prouve, à cet effet, qu'il a toujours la banane. Dick Rivers ouvre les portes de son saloon.

«Je ne me suis jamais sacrifié à la mode », lance d'emblée le plus vintage des rockeurs contemporains au sujet de «?Mister D », son tout dernier opus.

« Ce qui fait que je n'ai jamais aussi bien chanté », ajoute-t-il d'un ton décontracté qui n'est pas sans rappeler le légendaire stoïcisme de Johnny Cash. L'attitude et les gestes ritualisés, l'artiste au look de « loubard » des années twist part ensuite bille en tête dès lors qu'on lui parle musique : « Cela fait 50 ans que je chante, que je vis ma vie, la vie que j'invente ». A l'automne, Hervé Forneri plus connu sous le nom de Dick Rivers, sera d'ailleurs «?on the road again » à travers toute la France. Rien d'étonnant de la part de ce vassal du rock'n'roll made in America. Lequel a choisi d'orienter son art vers un perpétuel hommage liturgique à son sempiternel modèle : Elvis Presley. « Les années 60, c'est hier. Je respire encore leur poussière », synthétise l'interprète. C'est là une vision qui lui réussit visiblement.

Pour preuve, cela fait déjà un demi-siècle qu'il ère dans les plaines du show business, fier et solitaire. Avec 16 titres supplémentaires enregistrés au juke-box, le rockeur aux yeux de cocker prouve qu'il ne s'est jamais senti aussi bien dans ses santiags estampillées « DR ». Que ceux qui l'accusent d'avoir rayé son disque se ravisent : « Au sens musical du terme, mon dernier album est d'une énorme actualité», lance-t-il tout en rappelant avoir récemment collaboré avec de jeunes surfeurs de la nouvelle vague rock comme Benjamin Biolay ou encore les BB Brunes. A ce sujet, il faut dire que Dick Rivers n'a, de toute façon, jamais été dans le creux de la vague. 

La bande à l'envers

« Ma vie, je l'ai apprise à l'envers », résume, d'une voix rauque, l'autoproclamé «?homme sans âge », né le 29 avril 1946 à Nice. Un comble pour un artiste dont le nom de scène pourrait justement signifier « opposé ». « Et pour cause, je n'ai pas eu d'adolescence. Je suis vite passé de faire du vélo à Nice à conduire une Cadillac à Paris ». Avec son groupe Les Chats Sauvages, il se fait ainsi, et cela dès 15 ans, l'un des ambassadeurs du rock en France, au même titre qu'Eddy Mitchell et Johnny Hallyday. De fait, Dick Rivers n'a jamais vraiment eu le blues. « C'était encore l'époque du rêve américain et de sa ruée vers l'or. La France était en reconstruction. Les gens étaient presque heureux. Tout était encore possible », raconte ce fana de «?l'american way of life ». En accélérant sans frein, il partira alors vers un road trip sans fin qui le conduira vers le Nouveau Monde, tant sublimé.

En réponse à ceux qui l'accusent de mener un train de vie calqué sur les Etats-Unis des années 50, le Niçois remet les poings américains sur les « i » : « Qu'on se le dise : mes influences rock, je ne les ai volées à personne. Car aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours bénéficié d'une double culture ». A ce propos, il rappelle qu'entre 1945 et 1966, la rade de Villefranche-sur-Mer était encore l'unique port d'attache de la sixième flotte de l'US Navy. « Du coup, cela ne manquait pas de Ricains dans les rues. Il y en avait partout ??». C'est le coup de foudre. Dick Rivers est aussitôt fasciné par cet univers « Coca-Cola, chewing-gum et Cadillac ». Pour lui, c'est une seconde naissance.

« En côtoyant ces militaires, j'avais eu la chance de découvrir la civilisation d'outre-Atlantique avant tout le reste des Français », souligne-t-il. Une aubaine pour ce fan de Western qui aspirait un jour à devenir cowboy. « Et c'est justement en écumant les bars à leurs côtés que j'ai découvert, un beau jour, le rock n'roll ! », dit-il.

« Enfant, ils m'ont offert mes premiers bonbons. Adolescent, ils m'ont ensuite offert mes premières clopes. Et en plus de m'avoir transmis le virus du rock, ils ont, de surcroît, fait de moi un excellent élève en cours d'anglais », se remémore cet ancien enfant de choeur de l'école privée catholique, Sasserno. « A cette époque, les curés étaient encore chargés de notre éducation. Filles et garçons y étaient séparés. Ce n'était pas une période très rock n'roll », confesse celui qui avait pour ordre de ne pas faire de boogie woogie avant de faire ses prières du soir. « J'ai d'ailleurs appris qu'on y a donné mon nom à une salle de classe », lâche-t-il d'une fierté sans pareille. 

« Je suis hyper français »

L'accuser de souffrir du complexe du corn-flakes le fait donc doucement rire : « Je suis hyper français », gronde-t-il. « Pour information, les Forneri servaient sous le drapeau français pendant la guerre. Je ne partirai vivre aux Etats-Unis pour rien au monde », jure-t-il tout expliquant qu'ils ne correspondent pas aux images d'Epinal d'antan. Les chaînes de fast-foods se sont trop massifiées à son goût.

Il pointe, à ce sujet, un paradoxe flagrant : celui qui veut l'Europe s'américanise tandis que l'Amérique, elle, s'européanise. De fait, le rêve s'est, selon lui, envolé puis déchu. « Mon pays à moi, c'est la France ! Et contrairement à d'autres artistes, je suis fier d'y payer mes impôts ». Voilà qui est dit?! Au fil des âges, il explique redevenir Hervé Forneri, le fils du boucher d'origine italienne d'une venelle de la vieille ville. Perché du haut de la capitale, endroit où il se contraint de vivre pour les besoins de sa carrière, il va de soi qu'il n'a donc jamais oublié son berceau natal : Nice et sa « Baie des Anges », titre phare écrit par Didier Barbelivien et qui a largement contribué à son succès. 

Du cocon familial niché au 13 avenue de la République, l'ancien « chat sauvage » devenu « panthère » n'a rien oublié. «?A l'occasion de la sortie de mon tout premier CD, le 4 avril 1961, il faut dire que j'ai créé un personnage de toutes pièces », indique-t-il en expliquant avoir été investi d'un nouvel esprit. « Mais depuis la mort de mon père en 1982, j'ai émis mes distances avec lui pour me rapprocher de l'homme que j'étais bien avant que s'enclenchent les roues du destin ». Dick Rivers prouve, à cet effet, qu'il sait toujours parler le « nissart ».

Et c'est donc naturellement qu'il admet bondir dès lors qu'il croit en reconnaître l'accent.  Pour preuve : plutôt que de s'attarder à évoquer ses amitiés avec les Beatles (NDLR : en 1965, il est intronisé à la télévision britannique dans leur émission « The music of Lennon &amp; Mc Cartney ») et sa rencontre improbable avec Elvis Presley en 1969, il préfère couvrir de louanges la socca du restaurant traditionnel niçois, « Chez Pipo », qu'il estime être « la meilleure au monde ». « J'ai une partie de Nice en moi, c'est indéniable. Mais j'y reviens trop peu à mon goût ». Pour pallier au mal du pays, il dit avoir trouvé en sa femme une excellente cuisinière, digne héritière de sa mamma et de ses recettes comme les raviolis à la daube. « C'est normal, vous comprenez Je suis un pur-sang niçois doublé d'un véritable conservateur », argumente ce dernier. Mais l'éthnocentrisme a ses limites. 

A l'ombre du show business 

Malgré son parcours atypique, l'homme se buterait aujourd'hui, selon ses dires, au mépris et à l'hostilité d'une caste médiatique qui le tiendrait volontairement à l'écart des plateaux de télé. Une sorte d'oligarchie dont ferait d'ailleurs partie Catherine Barma, Niçoise et directrice générale des programmes de la société de productions « Tout sur l'écran ». Laquelle rechigne à l'inviter dans son émission «?On n'est pas couché », sur France 2. « Nul n'est prophète dans son pays », relativise Mister D. « J'en conclu qu'elle ne m'aime pas beaucoup ». Au-delà de cela, il peste contre ce qu'il trouve être « un sérieux manque de professionnalisme?». Son complice, l'animateur Laurent Ruquier, n'échappe pas non plus au carton : « Lui ne me considère pas non plus. Au micro d'Europe 1, il est même allé jusqu'à dire que je n'étais qu'une escroquerie », s'indigne ce dernier. « Mais pour moi, Ruquier, c'est surtout un mec qui n'a aucune culture musicale ».

Même effet larsen du côté de Michel Drucker. « Il ne m'a plus invité dans ses émissions depuis 1975. Je n'ai jamais su pourquoi. Mais une chose est sûre : pour moi il ne fait pas son boulot. Une partie de son public est aussi le mien. Mais ça, il feint de l'ignorer », grommelle le rockeur. « Il n'est, de toute façon, qu'un bon copain du dimanche qui nous accompagnent pendant la digestion?», balance-t-il tout en soufflant dans le canon. « De toute façon, j'ai fait mon trou. J'en ai rien à foutre (sic) », tempère-t-il. « Je suis un vrai Niçois. Quand on me chasse par la porte, je reviens par la fenêtre ». Si tout était à refaire, Hervé Forneri assume?: Dick Rivers le referait. 

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>La Trinité : la petite enfance comme priorité</title>
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A La Trinité, l'enfance est au coeur des préoccupations des élus avec la visite et l'inauguration de deux structures, un foyer et un pôle

Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, était accompagné du préfet Jean-Michel Drevet, du député Rudy Salles, du maire et conseiller général Jean-Louis Scoffié, des conseillers généraux Honoré Colomas et Lauriano Azinheirinha, du conseiller régional Ladislas Polski et de la présidente de la CAF, Danièle Desens.

200 enfants accueillis au pôle Petite enfance

Après avoir sacrifié aux cérémonies traditionnelles des rubans à couper et des plaques à dévoiler, les élus et responsables ont parcouru le chantier du futur Foyer de l'enfance qui permettra d'accueillir 24 enfants âgés de 6 à 13 ans. Sur les 4,4 M de coût d'investissement, le Conseil général en financera 1,13 M. Pas le temps de lambiner et voilà le cortège qui monte les marches menant au pôle Petite enfance de La Trinité. Précédé par Pierre-Paul Léonelli, directeur général des services de La Trinité, ils ont pu apprécier un site comprenant une structure multi-accueil, une halte-garderie, une crèche familiale, un relais d'assistance maternelle, ainsi qu'un centre de formation pour assistants maternels.

Sur les 4,2 M d'investissement, le département assurera près de 850 000 , la CAF 800 000 , l'Etat près de 600?000 , la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, 300?000 , le reste étant à la charge de la commune et du Sivom du Val de Banquière. Sur les 700 m² répartis en deux étages, 45 enfants seront acceptés en structure multi-accueil à « Li Calinous » de 7 h 30 à 18 h 30 par 16 agents, auxquels il faut ajouter les 21 places en halte-garderie, de 8 h à 17 h 30. La crèche familiale disposera de 19 places pour 7 assistants maternels, soit près de 200 enfants à l'année. 

« Un remarquable travail architectural »

A tour de rôle, les intervenants ont salué le remarquable travail d'architecture réalisé par le Niçois Jean-Patrice Calori, tout en transparence vitrée, laissant pénétrer la lumière naturelle et permettant la surveillance optimale des enfants d'un simple regard périphérique. Le maire, Jean-Louis Scoffié, a regretté que la Région Paca n'ait pas jugé bon de participer à l'investissement ce à quoi, le conseiller régional, Ladislas Polski, a rétorqué que la Région avait investi 183 000  pour l'achat du foncier.

Le conseiller général du canton, Honoré Colomas, a insisté sur l'aspect innovant de ce pôle alors que le député de la circonscription, Rudy Salles, s'est extasié « sur le changement considérable que subit la commune de La Trinité ». Le président, Eric Ciotti, a rappelé la mise sous tutelle financière de La Trinité suite à la faillite du précédent maire communiste et l'effort de redressement mené depuis 10 ans. Enfin, le préfet, Jean-Michel Drevet, a lui aussi salué le renouveau de La Trinité et la mobilisation des collectivités autour d'un équipement innovant, centralisant tous les efforts menés pour l'accueil des enfants.

Pascal Gaymard

Photo : Eric Ciotti, Rudy Salles et Jean-Louis Scoffié autour du préfet Jean-Michel Drevet]]></description>
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<title>Les Rencontres régionales de la vie associative 2011</title>
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<description><![CDATA[
Avec plus de 95 000 associations en activité et près de 35 500 emplois créés depuis 2000 dans le secteur associatif, la région Paca demeure un territoire privilégié de solidarité régionale au service de ses habitants et de leur environnement. Mais aujourd'hui, les restrictions budgétaires à l'encontre des associations font naître un mouvement de panique.

Organisées par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Fonds de solidarité et de promotion de la vie associative (FSPVA), en étroite collaboration avec les représentants du mouvement associatif régional, les Rencontres régionales ont pour objectif de donner la parole à l'ensemble des acteurs de la vie associative du département, citoyens, représentants associatifs, élus, afin de les concerter et de recueillir leurs avis.

Et ils peuvent compter sur le soutien de la Région qui a développé ses actions autour de 5 axes : encourager la participation des citoyens à la vie associative, soutenir l'exercice des fonctions de bénévole, favoriser la création et le développement d'activités de qualité répondant aux besoins des usagers, soutenir l'emploi associatif et faciliter les relations entre les associations et l'institution régionale. Véritables outils du quotidien, les associations promeuvent l'intérêt général. « On a jamais eu autant besoin des associations qu'aujourd'hui, en ces temps de crise. Il suffit de voir les longues files d'attentes lorsque celles-ci apportent une aide alimentaire.

Pourtant, c'est à ce moment là que le tissu associatif est attaqué par le gouvernement actuel » explique Patrick Allemand, vice-président de la Région. Une coupe budgétaire annoncée récemment a fait ressortir les craintes de chacun. « Nous devons résister, retisser le lien entre les générations » insiste Roland Bathrez, président du FSPVA. « Les financements publics sont en baisse continuellement » poursuit-il. La solution réside peut-être dans « le regroupement des associations par secteur », propose Pascale Gérard, vice-présidente du Conseil régional Paca, déléguée à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage. Mais là aussi, c'est un sujet à débattre. 

La Région fidèle à ses engagements

Ce rendez-vous incontournable du mouvement associatif en Paca marque la 13e édition. Des sujets comme la transparence des fonds, un dossier unique pour faciliter les démarches administratives des associations ou encore les nombreuses dénonciations à l'encontre des présidents d'associations, ont été évoqués. « Le public veut savoir où partent les dons qui ont été faits. C'est normal. Mais pour qu'une société soit transparente il faut s'attendre à beaucoup plus de contrôle » explique Frédéric Rosmini, médiateur régional. « Les abus d'autrefois ont marqué la mémoire collective » enchaîne-t-il. « En fin de compte, les versements des subventions se compliquent ».

Malgré le contexte économique et institutionnel, Patrick Allemand, représentant Michel Vauzelle, président de la Région Paca, a souhaité faire comprendre que la volonté de la Région de rester aux côtés des associations est toujours aussi forte. « Ces associations s'inscrivent dans le prolongement du service public, il est donc plus que nécessaire de les soutenir même si c'est un retour à la case départ ». Car malheureusement « la dictature de l'argent s'impose » conclut le vice-président de la Région.

Nassera Sfendla]]></description>
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<title>3e Trophées du Club Eco :  7 récompenses pour 7 excellences</title>
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La Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) Nice Côte d'Azur, associée à Nice-Matin, a dévoilé les sept lauréats de la 3e édition des Trophées du Club Eco des Alpes-Maritimes.

Outre les organisateurs, Bernard Kleynhoff, président de la CCI, et Frédéric Touraille, directeur général du groupe Nice-Matin, de nombreuses personnalités étaient présentes telles que Christian Estrosi, député-maire de Nice, Jean-Pierre Mascarelli, conseiller général représentant Eric Ciotti, Yvon Grosso, président de l'UPE 06, Jean-Pierre Galvez, président de la Chambre de métiers 06, Antonio Trinchieri du consulat général d'Italie

Anny Courtade, Unic, VenomTech

D'emblée, Frédéric Touraille s'est inscrit dans une démarche départementale en annonçant le grand rendez-vous des Entreprenariales à Mandelieu avec une table ronde sur un thème d'actualité : « Quels scénarios possibles pour sortir de la crise ? ». Trois autres clubs éco sont actifs à Monaco, en Corse et dans le Var. Aujourd'hui, le club 06 compte 1500 adhérents Les membres du jury de cette 3e édition ont décidé de remettre 6 trophées et un coup de coeur qui est revenu à une femme exemplaire, Anny Courtade, tant pour son engagement économique, sportif et caritatif. Le premier prix attribué « Made in Côte d'Azur » a été remis à un chef d'entreprise « innovant et entreprenant », le Niçois Jean-Pierre Levi, qui a créé une société Unic, présente dans le monde entier en produisant 5 000 machines à café par an.

Christian Estrosi a rappelé qu'à Shanghai dans le pavillon chinois, il avait découvert une machine à café Unic. Leader sur le marché français, Unic, qui consacre 75 % de son chiffre d'affaire à l'étranger, vise à conforter ses positions tout en se mobilisant sur le marché des machines à café en dosettes. Le prix de la Jeune entreprise a été attribué à VenomTech de Pierre Escoubas qui travaille à la recherche sur les venins afin de fournir des molécules pour les laboratoires. Les serpents, araignées, scorpions sont autant des partenaires habituels pour les 4 salariés de cette entreprise créée en 2009.

Zeta, Boscolo, Pascal Coste et Barral

L'un des prix les plus attendus de la soirée était sans aucun doute le prix de l'Innovation qui a sacré la jeune entreprise Zeta, créée en 2010. Son procédé étonnant de transformation des déchets verts de tout genre en pellets, des granulés à fort pouvoir calorifique, suscite un intérêt national et international. Son PDG, Etienne Frank, a lancé comme une anecdote mais qui pourrait être une réalité « que si les 5 millions de sapins de Noël étaient traités, nous pourrions chauffer 10 000 logements pendant un an ». Pour le prix Relations internationales, c'est le groupe hôtelier italien Boscolo, et ses 23 établissements, qui a été retenu.

Daniela Rousseva a rappelé que la société possède trois hôtels à Nice et réalise un chiffre d'affaires de 206 M. Le manager de l'année est Pascal Coste qui, en 15 ans, a créé 160 salons de coiffure pour 1 200 salariés. Ce chef d'entreprise niçois qui réalise un chiffre d'affaires de 50 M mise sur la jeunesse et la formation continue. Enfin, le prix « Sagas » est revenu à l'un des fleurons emblématiques de l'économie niçoise, l'entreprise Barral représentée par Anne-Lise, la quatrième génération d'une institution qui fête ses 130 ans. Les olives Barral s'exportent un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne, en Europe du Nord, en Afrique francophone et bientôt, même en Espagne, « le plus gros producteur »... Chaque lauréat a pu, lors des rencontres informelles qui ont suivi la remise des prix, nouer des contacts intéressants pour le futur, forcément bleu azur

Pascal Gaymard

Photo : Les lauréats, les partenaires, et Christian Estrosi]]></description>
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<title>Arno Klarsfeld à Nice :  « La France prend sa part dans la misère du monde »</title>
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Le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), Arno Klarsfeld, était à Nice pour rencontrer les agents de la direction territoriale et les demandeurs de droit d'asile arrivés en fin de procédure.

Les 25 employés de l'OFII de Nice ont mis leur président dans des situations réelles afin de comprendre toute la complexité de leur travail. 

Les aides au retour

La visite avait pour but d'appréhender les limites du statut de demandeur de droit d'asile et de leur solution quand ils ont épuisé tous les recours. Dès lors, seule l'aide au retour peut être une alternative avec des aides allant de 2 000  à 7 000 par personne. Laissons parler Arno Klarsfeld : « La France est généreuse. Elle ne peut, surtout en période de crise, accueillir tout le monde. On est une démocratie, les règles sont strictes et respectent chaque demandeur. Mais quand toutes les décisions ont été unanimes sur le refus du statut, il faut penser au retour ». La générosité de la France s'établit comme suit : 2 000 par personne, 3 500 s'il s'agit d'un couple, 1 000 supplémentaire par enfants jusqu'au troisième, et  7000 en cas de projet personnel avec un pays conventionné avec la France, tel que l'Arménie par exemple. Le moment le plus difficile arrive quand il faut céder sa place en Centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) «?parce qu'il y a de vrais demandeurs d'asile qui exigent une place ». En France, on compte 25 000 places en Cada en 2011, contre 5 000 en 2000. « On recense 60 000 demandeurs d'asile par an et seulement 25 % sont acceptés soit 12 000 ». 

Le problème des délais des procédures

Le droit d'asile mobilise un budget de 500 M/an, ce qui situe la France comme le 2e pays d'accueil derrière les Etats-Unis, et le premier en Europe. Pour autant, « le système ne peut être dévoyé à des fins uniquement économiques ». Mais le plus gros des problèmes réside dans les temps de latence entre deux recours. Le délai normal des recours est de 20 mois et la France envisagerait de le porter à 12 mois en 2012. Pour autant, rien ne sera réglé, car en multipliant les procédures, un demandeur peut rester plusieurs années en France. Dès lors qu'il a créé une famille et pris ses habitudes, il devient très difficile de l'expulser. La durée du recours de 20 mois, et demain de 12 mois, doit donc être effective, sans dérogation possible. Il en va de la crédibilité d'une politique, tout comme de l'aspect humain du traitement de l'immigration dite politique, qui concerne principalement aujourd'hui, les pays du Maghreb, Tunisie, Maroc, Algérie, ainsi que des pays de l'Est tels que la Russie, la Tchétchénie, l'Arménie

Pascal Gaymard

Photo : Thierry Buiatti et Arno Klarsfeld]]></description>
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<title>Les élus cannois dans la douleur et la colère</title>
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En ouverture de la séance du conseil municipal, tenue lundi matin dès 8 h 45, Bernard Brochand a demandé aux élus une minute de silence en hommage à Thierry Unik et à la douleur de sa famille, après l'assassinat samedi de ce bijoutier boccassien, unanimement apprécié dans le village.

Le premier magistrat a condamné toute récupération politique de cet acte extrêmement grave, dans un contexte sécuritaire et polémique, expliquant qu'un temps, les caméras locales de surveillance avaient permis à Sainte Jeanne puis à La Frayère de filer les voyous meurtriers, lourdement armés, avant, malheureusement, de perdre leur trace du côté de La Roquette. L'enquête a été confiée à la police judicaire.

Rappelant que le plan anti-hold-up avait été mis en place depuis quinze jours, à l'approche des fêtes de Noël, il a souligné encore qu'un policier avait été tué d'une balle dans la tête, dans la nuit de dimanche à lundi à Vitrolles, et qu'il s'associait à la demande de certains de légiférer sur toutes les transactions actuelles liées à l'or qui peuvent laisser croire à tous les malfrats que toutes les boutiques constituent des proies faciles. Il souhaitait d'ailleurs pour Cannes que les renforts de police nationale attendus pour décembre soient rapidement mis à pied d'oeuvre car « la population ne peut pas accepter cela » et invitait tout le monde « à garder son sang froid ».    

Le groupe Tabarot quitte la séance 

Prenant ensuite la parole au nom de son groupe, Philippe Tabarot a demandé au député-maire de reporter le conseil, séance tenante, expliquant qu'alors que La Bocca et Cannes étaient en grand deuil, il n'avait pas le coeur à l'ouvrage et qu'il estimait que sa place d'élu, en ce lundi matin, était plutôt à La Bocca aux côtés de la population et des commerçants, d'autant que leur permanence était voisine de la bijouterie attaquée.

A quoi Bernard Brochand répliquait qu'il n'entendait pas accepter cette proposition car, ajoutait-t-il, « nous nous devons de continuer à travailler pour tous les Cannois, par respect pour la famille ».
Et tandis que l'ordre du jour des rapports annuels 2010 des partenaires de la Ville de Cannes était abordé, le groupe dissident de Philippe Tabarot quittait l'assemblée dans le calme.

+21 % de dynamisme cannois

Alors que la prochaine séance du conseil municipal, prévue le 12 décembre prochain, sera consacrée à l'examen du débat d'orientation budgétaire, le traditionnel préalable au vote du budget, la majeure partie de la matinée était consacrée à l'analyse de la trentaine de délégations de service publics des partenaires de la Ville de Cannes ainsi qu'a l'examen des chiffres des syndicats intercommunaux. Ainsi l'activité consolidée, le chiffre d'affaire total s'équilibre à 523 millions d'euros pour évaluer l'impact de l'activité communale sur l'économie locale.

Le dynamisme économique cannois se chiffre à plus 21 % et gravite autour des acteurs publics et privés partenaires qui exercent leurs talents pour le compte de Cannes, donc pour les Cannois. Rappelons que les rapports annuels des délégataires de services publics concernent le tourisme et les congrès, les casinos la restauration scolaire et périscolaires, les activités de manutention sur les ports, l'exploitation des aires de carénages les parcs de stationnements les bases nautiques de Cannes et les activités sur le fort de l'île Sainte-Marguerite, l'hélistation du port, la distribution publique d'électricité, enfin toutes les plages exploitées par des privés sur La Croisette et le boulevard du Midi.

47 manifestations au Palais

Nous avons, lors de notre dernier numéro, longuement évoqué le plan d'actions commerciales du Palais des Festivals et des Congrès et, lundi matin, David Lisnard est revenu sur les données essentielles de l'activité du tourisme, de loisir comme d'affaires, lors des 47 manifestations qui ont engendré 275 000 visiteurs. Des chiffres qui autorisent quelques espoirs pour l'avenir cannois, car ils sont en progression malgré es années de crise par rapport aux chiffres de 2006.

Le secteur, pourtant, manque de visibilité tant sur le plan économique et financier que politique, et il faut se tenir sur ses gardes, rester prudent, à l'heure où de grands groupes hôteliers tel Accor annoncent une baisse de leurs objectifs de l'ordre de 10 % pour 2012. Pour comparaison encore, le site de Barcelone a été jusqu'à diminuer son activité congrès de moitié et Reed Midem, leader en la matière au plan international ces dix dernières années, a enregistré moins 25 % de son chiffre alors que sur Cannes, lors des deux dernières années, il ne baisse que de 10 % !

Deux Cannois parmi les 20 premiers casinos français !

Du côté des casinos, les recettes sont chiffrées à 9,7 millions d'euros. Les produits bruts des jeux connaissent une hausse de pratiquement 12 % (11,8 %) par rapport à 2008-2009, du fait de l'augmentation des machines à sous au Casino des Princes qui décolle, et au Palm Beach de la bonne tenue des tables à jeux.

Rappelons que deux casinos cannois, La Croisette au Palais (groupe Barrière) et le Palm Beach (groupe Partouche), sont leaders parmi les vingt tout premiers casinos français, le groupe Barrière ayant quant à lui réussi tout particulièrement au poker. Rappelons également que le fruit des casinos a une répercussion sur l'animation culturelle de la ville et que, tout comme la Semec prend en charge le budget tourisme de Cannes ainsi que l'animation culturelles du Palais avec « Sortir à Cannes », les casinos permettent notamment de financer l'école de danse Rosella Hightower, la programmation des Nuits du Suquet et le festival Performance d'Acteur. 

Frédéric Jaubert

Photo : Estimant qu'en ce lundi matin, après le tragique braquage de La Bocca, leur place était aux cotés de la population et des commerçants, les élus du groupe de Philippe Tabarot ont préféré quitter la séance.]]></description>
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<title>Sur le port de Monaco :  « Village de Noël au XIXe siècle »  et pluie de lumière</title>
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La mise en lumière de la ville et la naissance du village de Noël succèdent illico presto à la foire-attractions et tout doit être prêt dans les temps ! Le vendredi 25 novembre, le maire de Monaco allumait les lumières, tandis que le lundi 5 décembre, le village de Noël ouvrira ses portes aux premiers curieux. Un village dédié au XIXe siècle, la grande époque de Monaco.

Si l'installation des illuminations de Noël démarre dès le 19 septembre c'est, qu'en grande partie, elle est l'oeuvre des électriciens du service Animation de la Ville. Un début de mise en place très précoce qui permet une importante économie : dans un premier temps, s'effectuent les branchements sur candélabres pour l'alimentation électrique des motifs lumineux et l'installation des lignes électriques dans les rues de la Principauté. La pose des décorations lumineuses a, quant à elle, commencé dès le début du mois d'octobre.

La mairie de Monaco confirme cette année sa volonté de maîtriser sa consommation énergétique en optant pour l'utilisation de LED et de micro-ampoules, dernier cri, divisant ainsi par cinq la consommation électrique : « un geste écologique qui n'enlève rien à l'esthétique de l'ensemble ». Constat in situ : la décoration lumineuse des pins du quai Albert Ier, qui a nécessité 6 400 mètres de guirlandes LED, offre une luminosité exceptionnelle au boulevard Albert 1er qui longe le village de Noël. Les lumières s'éteindront le 8 janvier 2012 (sauf avenue de la Porte-Neuve et avenue Saint-Charles : jusqu'au 29 janvier). Dans le quartier de Fontvieille : les illuminations perdureront jusqu'à la fin du  Festival international du Cirque, soit jusqu'au 5 février 2012...

Du 5 décembre au 8 janvier : c'est la fête au village !

La patinoire, comme par magie, à pris place sur toute la superficie du bassin du stade nautique Rainier III, piscine (presque olympique : il lui manque 50 cm !) qui accueillera, dans un décor de rêve face à la Méditerranée et au coeur de la ville, ses premiers patineurs le lundi 5 décembre : un spectacle unique qui capte l'attention des touristes de décembre à mars (tarif unique : 6  comprenant la location des patins, entrée gratuite pour les scolaires et étudiants domiciliés à Monaco ou scolarisés dans les établissements de la Principauté). Au village de Noël, réplique d'un village du XIXe siècle, le Père Noël arrivera le lundi 5 décembre, dès l'ouverture du traditionnel marché de Noël animé d'échassiers, danseuses, groupes musicaux, chevaux de bois, peluches géantes, fanfare tous les jours, d'ateliers pour les bambins : confection de boules de Noël, couronnes, cartes de voeux, bougies, santons, mobiles suspendus, ballons, mosaïques, guirlandes, perles et anges, mais aussi maquillage et peinture. Cette année, un grand jeu collectif est proposé « Les enquêtes de Sherlock Holmes », le lundi 19 et le mardi 27 décembre.

Au programme également, des spectacles : gospel le dimanche 18 décembre de 14 h à 18 h ; 
« Cendrillon sur la glace » le samedi 17 décembre ; « La mémoire du Père Noël » le  samedi 24 de 14 h à 18 h : le Père Noël a perdu sa mémoire, la Mère Noël invite ses amis musiciens pour l'aider à raviver les souvenirs de son cher époux ! ; « MellowSwing » le dimanche 8 janvier de 14 h à 18 h au village toujours... Qui a dit que seuls les milliardaires font la fête à Monaco le 31 décembre ? Pour la Saint-Sylvestre, la mairie de Monaco invite désormais tout le monde à faire la fête en musique avec 2 DJs, 2 grandes scènes, et un feu d'artifice : on dansera jusqu'à l'aube... 

Viviane Le Ray]]></description>
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<title>Conseil municipal :  le DOB vire à l'aigre</title>
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Il n'y a pas de vote lors d'un débat d'orientation budgétaire (DOB), il ne s'agit que d'une information sur les objectifs de la majorité en matière de finance avec en point de mire, le vote du budget primitif...

Pourtant, il y avait une vraie envie d'en découdre entre opposition et majorité, le syndrome de l'année électorale qui s'annonce capitale pour les uns et les autres, tout comme pour l'avenir de la France

Fiscalité « inchangée »

Le tandem des finances niçoises, Christian Tordo et Philippe Pradal ont aligné les chiffres pour prouver la pertinence et l'ambition d'un futur budget mettant encore l'investissement au centre des préoccupations avec 125 à 150 M pour 2012, « un taux comparable à celui de 2011 ». L'autre point d'importance pour la majorité, et souligné maintes fois par Christian Estrosi lui-même, l'absence de toute hausse de fiscalité « pour la troisième année consécutive ». La maîtrise de la dette a été aussi l'un des points fondamentaux de ce DOB. « La dette a été maîtrisée en 2011 comme elle le sera en 2012 et 2013 » dixit Christian Tordo, adjoint aux Finances. Enfin, l'autofinancement s'élèvera encore à un peu plus de 20 M « comme en 2011 ».

Pour autant, la recherche d'économies (4,5 M en 2012) et la mutualisation des services entre Ville de Nice et communauté urbaine Nice Côte d'Azur va s'accentuer avec la mise en commun de 1 000 agents supplémentaires. Les priorités du futur budget seront toujours les mêmes : sécurité et prévention, stationnement et circulation, proximité et propreté, logement, soutien à l'emploi. Et Christian Estrosi décline les actions avec l'achèvement du plan de vidéosurveillance avec en 2012, 744 caméras déployées dans la ville, l'extension du réseau d'îlotiers, la résorption des squats, la répression intensifiée des pollueurs et la création d'une direction dédiée à la prévention.

En matière de stationnement, la verbalisation des doubles files par vidéo va concerner 25 sites en 2012 contre 15 actuellement alors que les places pour deux roues vont être accrues et qu'une expérimentation de stationnement intelligent va être mise en place par la Semiacs. Christian Estrosi estime avoir le soutien de la population sur ce sujet et souhaite fluidifier le trafic routier dans Nice. « Trois personnes garées en doubles files ne peuvent gêner des milliers d'automobilistes ». Le logement sera aussi l'un des axes de l'action municipale en 2012 « avec encore 10 M ce qui nous permettra de ne pas payer de pénalité SRU pour la quatrième année consécutive?». Le centre d'hébergement du XVe Corps pour les personnes en grande difficulté sera livré en 2012 et le dispositif d'aide à l'acquisition de sa résidence principale sera renforcé. Pour soutenir l'activité économique, 100 M seront investis dans des équipements, la ville mettant également l'accent sur une politique événementielle offensive (+ 54 % de manifestations depuis 2007). Enfin, 24 M seront consacrés à la propreté et à la proximité.

« Manque de transparence »

Forcément, à gauche, l'analyse n'est pas la même C'est Emmanuelle Gaziello pour le PCF qui a lancé les premières banderilles en attaquant la forme et la transparence du document servant au débat d'orientation.

« Vous annoncez des chiffres aujourd'hui qui sont différents de ceux inscrits sur la note de synthèse » se plaint l'élue dénonçant l'absence « du niveau d'endettement et son évolution, des éléments stratégiques, de l'avenir des investissements, et des orientations pluriannuelles ». Elle n'a pas été tendre non plus sur le fond : « Votre projet de budget est un " cache-sexe " qui va entériner l'augmentation de la dette et précariser la jeunesse » Sur le DOB (après l'échange ci-joint en 1), elle poursuit : « Le budget des bâtiments communaux est en baisse, pas sûr que les directeurs d'écoles de Nice apprécient, eux qui attendent des travaux d'hygiène. Vos recettes d'investissement proviennent uniquement de la vente d'éléments d'actifs ! Sur 100 M d'investissement, vous ne consacrez que 5 M au logement ! Pour sortir de la crise, faites payer plus les riches et les grands groupes ! ».

Pour Patrick Allemand du PS, le constat est le même sur la transparence : « On  n'a pas les éléments nécessaires, rien sur le produit fiscal attendu en 2012, rien sur les taxes fiscales attendues, sur la taxe de séjour, sur les recettes des casinos, sur les dépenses de fonctionnement On se réserve le droit de saisir le tribunal administratif ». Les critiques affluent : « Manifestement, la petite enfance n'est plus votre priorité malgré le très bon travail de votre adjointe Sur le logement social, vous n'en faites que pour ne pas payer les pénalités de la loi SRU Vous avez fait une aire d'accueil pour pouvoir avoir recours à la force publique ! Enfin, Jean-Claude Mary, la mutualisation des moyens entre ville et communauté urbaine aurait dû amener à une baisse des impôts comme remède à la crise ». 

Comparaisons entre DOB avec la Région Paca

La réponse est venue de Christian Tordo très étonné de se voir qualifier de « cache-sexe ». Il ajoute : « On vous a donné beaucoup d'informations contrairement à la Région qui emploie beaucoup le conditionnel. On n'a pas peur du débat sur aucun sujet ! (exemple 2) »

A ce moment, Lauriano Azinheirinha, adjoint délégué à l'Education, intervient pour rappeler à Emmanuelle Gaziello que « 46 M ont été investis dans les écoles de Nice en 4 ans, c'est grave de propager des annonces sur l'insalubrité de nos écoles ! Des commissions de sécurité se réunissent régulièrement et aucune école n'est ouverte sans leur avis favorable ». Sur la vente d'actifs, Christian Estrosi a répondu à Emmanuelle Gaziello : « Vous faites partie de la commission patrimoine qui valide ces ventes. Il s'agit de biens privés qui n'ont aucune utilité pour la collectivité ». Quant au manque de transparence : « C'est un document synthétique qui sera complété lors du vote du budget primitif ». A l'adresse de Patrick Allemand : « Je comprends que vous ayez des lacunes en matière de comptabilité publique On s'est engagé sur 1 000 places de crèches supplémentaires, à fin 2012, on en aura réalisé 700 ».

Et de conclure : « Si vous étiez à ma place, Monsieur Allemand, les Niçois auraient dû supporter 10 M de dépenses de personnel supplémentaires, 7 à 8 points de fiscalité de plus, 10 % de plus sur l'endettement, ce sont les chiffres que vous avez annoncé à la Région, il y a quelques jours, en présentant votre DOB, on va payer plus cher les cartes grises, les taxes sur le gazole vont augmenter, c'est vous qui continuez à augmenter la fiscalité ! Nous, en 4 ans, on aura investi 1,6 milliard d'euros dont 630 M d'aides extérieures y compris de l'Europe. Votre rêve, c'est de détruire, nous on construit l'avenir à Nice ».

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>David Douillet : « Développer le sport de masse »</title>
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Après Nice et son Grand Stade, le ministre des sports, David Douillet, avait mis le cap vers l'ouest avec plusieurs arrêts prévus et de multiples rencontres.

Le député, Lionnel Luca, a été l'artisan de cette visite qu'il avait proposée à l'intéressé lors d'un déplacement en Roumanie, alors que David Douillet était secrétaire d'Etat délégué aux Français de l'étranger.

Rencontre avec les associations à Cagnes-sur-Mer

A chaque étape, une foule compacte attendait celui qui reste dans l'inconscient collectif des Français comme l'un des plus grands sportifs de France. Sa popularité n'est plus à démontrer tout comme sa gentillesse, sa disponibilité et son sens de l'humour. Dès son arrivée à la Maison des associations sur le port du Cros de Cagnes-sur-Mer, on a frisé l'émeute. A qui la bise, une poignée de main, un geste d'affection, David Douillet n'est pas un homme politique ordinaire. Et le sénateur-maire de Cagnes, Louis Nègre, ne s'est pas trompé en saluant « les valeurs que tu défends qui sont celles qu'étaient les tiennes sur les tatamis de judo ».

Lionnel Luca était sur la même longueur d'onde positive en affirmant?: « Nous avons là quelqu'un de bien, qui fait du bon travail, un grand sportif ». Mais pourquoi cette halte à Cagnes-sur-Mer ? Avant tout, pour une rencontre avec les responsables des clubs sportifs de ce bassin de vie. « J'ai besoin d'avoir votre sentiment, vous incarnez le sport français. Les 2,8 millions de bénévoles manquent de considération, moi, je vais m'occuper de vous?» a assuré en préambule David Douillet. La salle ne s'est pas faite attendre pour lancer le flot des questions. Sur les petites subventions, «?j'ai demandé qu'elles soient toutes versées, je connais leur importance pour un petit club?».

Le sport pour tous ? «?On va le développer, c'est fondamental et structurant Un effort tout particulier sera mis sur les infrastructures de proximité ». A ce propos, le ministre a annoncé le lancement «?d'un schéma de cohérence territoriale des équipements sportifs pour déterminer les lieux, leur utilisation, le nombre de licenciés, l'encadrement ». Pas question pour autant de dépenser à tout va. « Des vérifications d'utilisation des moyens octroyés seront effectuées afin d'évaluer l'emploi des fonds ». Parmi les autres annonces, « un appel à projets sera lancé en décembre 2011 pour que 1 000 jeunes soient formés afin d'être de vrais dirigeants sportifs ». 

Inaugurations à Villeneuve-Loubet et à St-Laurent-du-Var

Durant toutes ses haltes, David Douillet n'a cessé de stigmatiser « ceux qui voudraient généraliser le dopage?». A propos du sport en entreprise, il souhaite relancer l'idée qu'il avait eu il y a deux ans, d'un ticket sport à l'image de son illustre aîné, le ticket restaurant. Laurence Parisot aurait donné son accord au titre du Medef. «?Cela permettra aux intéressés d'être plus productifs et fera diminuer l'absentéisme, il faut vivre l'entreprise différemment ». Au ministère, il a créé un cercle d'entreprises afin de valider ses actions vis-à-vis du monde du travail.

Devant les doléances des dirigeants sportifs tels que François Cutajar, président du club de basket de Cagnes-sur-Mer, il a promis d'intervenir sur les amendes, les tarifs pratiqués par les fédérations et les redistributions des subsides aux clubs... mais aussi sur la simplification des lois et règlements afférant à la gestion d'un club. Il a également assuré que son budget n'avait pas baissé, soit 36 milliards d'euros. Il a bien compris que «?l'investissement dans un petit club garantit le haut niveau de demain », lui qui s'est entraîné dans une telle structure en Seine-Maritime.  A Villeneuve-Loubet, David Douillet a commencé son marathon d'inaugurations. Il a levé le voile de la plaque sur le nouvel espace sportif des Plans ainsi que sur le terrain de football-rugby en gazon synthétique.

L'Espace des Plans accueillera le Centre régional d'haltérophilie, ce qui a ravi le champion du monde, Vencelas Dabaya, licencié à Villeneuve-Loubet, alors que le stade permettra d'accueillir les 500 licenciés des 21 équipes de la commune. Les deux équipements représentent un investissement de plus de 5 M. Les deux députés, Lionnel Luca et Eric Ciotti, se sont accordés à dire : « Tu es l'homme juste à la juste place ». Enfin, à St-Laurent-du-Var, c'est un terrain de rugby en gazon synthétique qui a fait l'objet d'une coupure de ruban devant une allée serrée d'enfants, émerveillés, tout comme le maire, Henri Revel qui a vanté la politique sportive de sa ville comme l'avait fait Richard Camou avant lui à Villeneuve-Loubet. Nul doute que David Douillet a été impressionné par l'accueil que lui a réservé le public. « Petites ou grandes installations, l'Etat joue son rôle de développeur du sport. Ici, on investit pour l'avenir ».

Pascal Gaymard

Photo : A gauche, l'inauguration de l'espace sportif des Plans à Villeneuve-Loubet
A droite, l'inauguration du terrain synthétique de rugby de St-Laurent-du-Var]]></description>
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<title>David Douillet en visite dans les Alpes-Maritimes</title>
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David Douillet, nommé ministre des Sports le 26 septembre, était en visite de courtoisie vendredi dernier dans les Alpes-Maritimes. A cette occasion, l'ex-judoka a montré qu'il n'est pas du genre à ranger les problèmes sous le tapis. 

«Cela va être une infrastructure extraordinaire », lance, stupéfait, David Douillet, à la vue de la maquette de l'Olympic Nice Stadium, futur complexe sportif attendu courant 2013 dans la plaine du Var. Une initiative d'autant plus saluée qu'elle est jumelée avec le projet Eco-Vallée prévoyant de nombreux atouts environnementaux comme l'aménagement de 13 000 m² de panneaux photovoltaïques. « Les choses sont faites dans le bon sens. C'est exactement ce dont a besoin une équipe qui veut jouer dans la cour des grands », ajoute-t-il à l'adresse de Jean-Pierre Rivère, président de l'OGC Nice. Sa capacité d'accueil sera de 35 000 places. C'est la jauge souhaitée par le club qui ambitionne de franchir la barre des 30 000 spectateurs lors de grands matchs. Outre les Jeux de la francophonie attendus en 2013, le grand stade de Nice fait aussi partie des lieux sélectionnés pour accueillir une partie des matchs du championnat d'Europe de football 2016.

Réuni autour d'un cercle de fidèles estampillés UMP, l'ancien Monsieur « Pièces jaunes » n'a donc pas tari d'éloges au sujet du député-maire de Nice : « Je reconnais bien là la pertinence de Christian Estrosi, fin connaisseur de sport ». Un compliment qui ne manque pas de ravir son hôte. « La présence de David Douillet est un signe fort », lui retourne Christian Estrosi, ancien champion de moto. « Ce genre de projet souligne bien la dynamique de notre département en matière sportive », surenchérit Eric Ciotti, président du Conseil général. Passée la reconnaissance mutuelle entre coreligionnaires, le nouveau poids lourd du gouvernement a ensuite parlé de son cheval de bataille : la lutte anti-dopage.

Des sanctions pénales pour les sportifs contrôlés positifs au dopage

Concernant Yannick Noah, David Douillet ne s'est pas montré très tendre. Pour rappel, l'ex-tennisman laissait sous-entendre, le 19 novembre dernier, que la réussite des sportifs espagnols ne reposait que sur leur aptitude à consommer des produits dopants. Une pratique qu'il faudrait, selon lui, légaliser par dépit. « Yannick et moi n'avons pas la même vision de la société. Les athlètes qui trichent ne sont que des voleurs, des rats de laboratoires », s'insurge le ministre. « Mais le côté rassurant de la chose, c'est que ses déclarations malheureuses ont permis d'accélérer le processus de lutte.

Et pour cause, je compte officiellement mettre en place un volet concernant le délit pénal en matière de dopage », explique celui qui visitait récemment les locaux du laboratoire de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de Châtenay-Malabry, en banlieue parisienne. C'est là une proposition d'amendement qui permettrait, selon lui, de renforcer une bonne fois pour toute l'éthique du sport. « Je combattrai donc corps et âme contre ce fléau », conclut ce dernier.
 
Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Dominique Thomas,  profession : « facteur d'orgues »</title>
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<description><![CDATA[
Le concours en vue d'une reconstruction-restauration du grand orgue de la cathédrale de Monaco, organisé par les Affaires culturelles, a été remporté par la manufacture d'orgues Thomas, en Belgique. Quatre claviers, 79 jeux et 5 198 tuyaux pour un instrument monumental qui figure désormais au rang des plus beaux orgues mondiaux... Inspiré des orgues classiques français, l'instrument est résolument contemporain... Nous avons rencontré « Dominique Thomas et les siens », qui ont réalisé une véritable oeuvre d'art pour le XXIe siècle.

L'histoire de Dominique Thomas, comme le sont souvent les nobles histoires artisanales, est une histoire de famille, de transmission d'une passion. André Thomas, son père, a toujours aimé la musique d'église, il était d'ailleurs organiste à la paroisse de son petit village de Ster-Francorchamps en pays Flamand. «?Pendant 10 ans mon père a travaillé, appris je dirais, chez un facteur d'orgue de notre région. En 1965, il eu envie de créer ses propres instruments, il a commencé seul...

Aujourd'hui, nous formons "?une petite famille " de 14 personnes. Organiste comme lui,  je m'occupais de la partie artistique de l'entreprise depuis 1990 tout en apprenant le métier, depuis tout petit j'ai baigné là-dedans... En 2000, j'ai racheté l'entreprise à mon père, parce qu'on est 5 enfants chez nous, mon frère Samuel travaille pour nous comme architecte, c'est lui qui a rassemblé les idées et dessiné le buffet de l'orgue... Nous pratiquons tous les corps de métiers?: ébénisterie, mécanique, dessin, informatique, tuyauterie, physique, technique des fluides, musicologie, l'archéologie même, car il faut rechercher toutes les traces historiques qui pourraient nous guider.

C'est un apprentissage permanent, j'ai voyagé, vu pas mal d'orgues, et je continue. C'est une formidable aventure humaine, nous sommes une petite équipe, alors imaginez la fierté de remporter un tel concours ! A l'avant-dernière étape, nous étions encore 5 en lice et là, comme on dit, " que le meilleur gagne ", mais c'est aussi pour une petite entreprise un gros investissement  quelque 20 000 euros  de participer à ce genre de concours internationaux, donc il faut bien réfléchir avant de s'engager. Ce sont de grands marchés internationaux aujourd'hui et, trop souvent, dans bien des pays, pour des raisons économiques, ce sont les projets les moins coûteux qui sont choisis, on a tous tendance à sous-estimer le coût pour remporter le concours !

Le critère de Monaco étant la qualité avant tout, ce concours était très important pour nous, quand je dis que c'est " l'orgue de ma vie?", enfin, de toute mon entreprise, ce n'est pas un hasard. Qu'est-ce qu'on viendra voir dans un pays dans 50 ans, les autoroutes ? Quand on voyage ce sont quand même encore les oeuvres d'art qu'on admire, c'est important de conserver, construire des oeuvres d'art à notre époque, on a la fierté de laisser quelque chose à nos enfants, à nos petits-enfants...?».

Quand deux facteurs d'orgues se rencontrent !

« Si nous avons gardé une grande partie des tuyaux du facteur d'orgue de 1974, Jean-Loup Boisseau, qui est avec nous aujourd'hui venu spécialement à Monaco entendre le nouvel orgue (qui est toujours un peu son orgue !), c'est que ces tuyaux sont d'une grande qualité, qu'il y avait une belle harmonie dans tout l'orgue Nous n'aurions pas pu faire mieux. Il faut sauver ce qui existe et qui est bien fait, cela fait partie du patrimoine. Nous avons restauré des tuyaux du premier orgue, fin XIXe, ceux-là étaient un peu fatigués je dois dire ! ». A propos ces fameux tuyaux combien sont-ils, j'entends 4 000, 6 000, 7 000 ? «?Thomas Deserranno, organiste et harmoniste du nouveau grand orgue, les a comptés ils seraient 5 198... ». Jean-Loup Boisseau étant présent j'ai voulu en savoir plus : combien de tuyaux avait « son » orgue ? « un peu moins de 4 000 », le verdict de « son » oreille qu'on pourrait imaginer critique...

« Je suis ému et ravi à la fois de revenir ici, et avec Dominique Thomas que je connais depuis 15 ans, il n'y a rien de changé dans l'harmonie, sinon que l'avancée de l'orgue dans la cathédrale lui donne plus d'amplitude... ». Le marché fut  plus difficile a remporter il y a 30 ans ? « La concurrence n'était pas celle d'aujourd'hui... En 74, l'orgue a été fait sous la direction de Pierre Cochereau, à l'époque directeur du Conservatoire de Nice, responsable de la restauration de l'orgue de Notre-Dame de Paris, mon entreprise était une petite entreprise de la dimension de celle de Dominique aujourd'hui, c'est aussi ce qui nous rapproche Dominique et moi ! ».

Un peu d'histoire de l'orgue en France ? «?L'orgue classique français  s'arrête à la Révolution. Après on assiste à une évolution, c'est tout-à-fait autre chose, c'est l'apparition de l'orgue romantique, symphonique, l'orgue de la Cathédrale de Poitiers est aujourd'hui le seul représentant authentique de la fin du XVIIIe, donc je suis resté à l'orgue classique français, c'est pour cela que je travaille beaucoup avec Dominique Thomas,  parce qu'il a su respecter cet aspect classique de l'orgue tout en le faisant évoluer vers le futur... »

Deux défis : l'avancée de l'orgue vers la nef et la lumière, une première

L'imposante façade, en bois clair, agrémentée de dix tourelles, suspendue entre terre et ciel, présente la particularité de surplomber la nef. Un premier défi de Dominique Thomas. « Le porte-à-faux spécialement créé permet de sortir l'orgue de son espace traditionnel sous la voûte et de lui donner une dimension sonore jusque là inconnue, c'est le caractère enveloppant qui lui permettra de remplir tout le volume tout en gagnant en clarté et en précision ». Le second défi, une première, était « d'interpréter » la couleur sonore d'une manière visuelle, un souhait cher à Dominique Thomas : « Ce sont des Belges aussi, Serge qui travaille à Cannes, et son frère Franck Pirotte, qui se sont occupés de la partie technique de l'éclairage, ils ont fait des recherches sur les liquides et ont mis au mis au point un système de leds qui ne chauffent pas de façon à ne pas désaccorder l'instrument, ce qui était le risque...

La façade est ornée de fines plaques de plexiglas qui pourront être éclairées de différentes manières, la lumière que nous apportons est une lumière douce, que nous avons voulue porteuse d'expression, elle est un élément architectural à part entière étendant la notion de polychromie à l'espace, grâce à l'apport d'une résine à base de polymethacrylate, qui capte et diffuse cette lumière. Pour apporter une dimension artistique à notre démarche nous avons choisi de faire appel à une grande artiste belge : Henriette Michaux, ingénieur de formation, designer en luminaires et scénographe ».

La construction, les matériaux...

« Ce qu'il est important de dire c'est que nous avons marié la modernité et le travail à l'ancienne, si vous observez les mécaniques, elles sont créées dans un certain style pour cet orgue contemporain mais faites à l'ancienne, par exemple les équerres à l'intérieur nous sont propres, il n'y en a pas nécessairement dans d'autres orgues ; à partir du moment où je m'engageais à construire un orgue contemporain, je voulais que l'artisanat fasse bon ménage avec la modernité, la technologie de pointe, qu'on n'ait pas l'impression " que les choses ne vont pas ensemble ", c'est ce qui a été peut-être la partie la plus passionnante de nos enjeux !

Tout ce qui  pouvait se faire artisanalement devait l'être et avec des matériaux nobles : le buffet est en chêne de Bourgogne, il y a du pin des Vosges, du pin d'Oregon, tout ce qui est console est en érable blanchi pour donner de la clarté à l'habitacle du " pauvre organiste " qui est un peu à l'étroit là ! On nous demandait de réaliser un orgue au design tourné vers l'avenir qui puisse apporter quelque chose à notre époque. C'est le plus grand orgue contemporain que nous ayons réalisé à ce jour ! ».

Un gigantesque puzzle de 30 tonnes : un projet de longue haleine...

Deux ans de travaux de reconstruction, un an de remontage sur place et un long travail d'harmonisation, l'instrument a été acheminé à Monaco le 28 mars dernier. « Vous l'imaginez, ce sont beaucoup de choses à gérer du point de vue logistique depuis la Belgique : 3 semi-remorques pour transporter un gigantesque puzzle de plus de 30 tonnes (la structure métallique qui le supporte en pèse à elle-seule 7), à l'arrivée on peut dire qu'on a rempli la cathédrale ! Nous avons travaillé sur place, 5 à 6 personnes en permanence durant un an, beaucoup de nuits sans sommeil, mais si la route a été longue, parfois difficile, j'avoue que je suis fier et heureux.

Monaco est un gage de qualité, un pays connu dans le monde entier, et rien que le fait que nous ayons été choisis, nous aide, preuve en est que nous avons déjà des commandes alors que l'orgue, lui, n'a pas encore " fait ses preuves " ». Comment se sent notre facteur d'orgue à quelques jours de la bénédiction, le 8 décembre ? « Un orgue, c'est une machine, mais c'est aussi une oeuvre d'art, on laisse quelque chose pour la postérité, ce n'est pas rien ! Le jour de la fête du prince il résonnera  pour la première fois la cathédrale pleine  et de plus en présence du souverain et de sa famille... même si, honnêtement, je n'ai pas très peur, c'est quand même un fameux test pour nous ! ».

Depuis cet entretien, l'orgue a chanté pour la première fois le jour de la Fête nationale, inutile de dire que Dominique Thomas et « sa petite famille », malgré tout leur savoir-faire, avaient « un seul coeur » qui battait très fort... Dominique Thomas est satisfait, même si, pour lui, il reste à perfectionner quelques points d'harmonisation avec son complice harmoniste, Thomas Deserranno. « On forme presque un vieux couple, on n'est pas toujours d'accord mais on fini par s'entendre, chacun apporte quelque chose à l'autre.

Nous jouons avec les sons comme un peintre avec les couleurs, c'est important d'entendre l'orgue la cathédrale pleine, la Fête nationale était donc un double grand moment d'émotion pour nous tous et pour le maître Olivier Vernet, titulaire du grand orgue qui semble aux anges, si je puis dire, c'est bon signe ! ». Un autre moment intense sera le rituel de la bénédiction : « L'archevêque de Monaco demandera au grand orgue de " s'éveiller ", l'instrument répondra en chantant à des invocations qui lui sont propres, à Marie, ici, bien sûr. C'est un moment très émouvant pour nous mais aussi pour toutes les personnes qui auront  le bonheur d'y participer ». 

Viviane Le Ray 

Photo : Thomas Deserranno, Jean-Loup Boisseau, et au premier plan, Dominique Thomas]]></description>
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<title>7e Forum des Pôles de Compétitivité : quel avenir pour la recherche ?</title>
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Alors que les présidents de communautés urbaines planchaient au Palais Acropolis à Nice, les 200 acteurs majeurs de l'innovation, responsables de pôles et de clusters, étaient en session au Cica de Sophia-Antipolis.

Ce forum, organisé à l'initiative de la Fondation Sophia-Antipolis, a été rendu possible grâce à de nombreux partenariats comme celui de la Commission européenne, de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), de la Région Paca, du Département des Alpes-Maritimes, de la communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (Casa), et de l'Association franco-allemande pour la science et la technologie (Afast).

Simplification et brevet unique européen

Qualifiée « d'initiative exemplaire » par le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, maire d'Antibes et président de la Casa, ce forum a permis d'évoquer le sujet récurrent de la gestion et des procédures bien trop complexes des fonds européens. Le ministre a confirmé « la simplification des réglementations en juin 2012 ». Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, il a annoncé l'arrivée d'un brevet unique européen traduit en trois langues (anglais, français, allemand) au début de l'an prochain. 

« Cette action vise à renforcer la compétitivité des entreprises pénalisées par les coûts décuplés des dépôts de brevet en Europe par rapport aux Etats-Unis et au Japon ». De son côté, le député européen, Gaston Franco, membre de la commission « Industrie, recherche et énergie », a rappelé les grandes lignes de la résolution adoptée par la Commission européenne en mai dernier visant à créer 
« une société de l'innovation mobilisant 3% du PIB de l'Union européenne pour l'investissement dans la recherche et le développement ». Les programmes cadres R &amp; D devraient être augmentés et simplifiés à partir de 2013, la commission européenne devant adopter d'ici fin décembre 2011, les propositions juridiques à propos du futur financement de l'innovation de l'Union européenne.

Vers un futur « Euroland » ?

De son côté, le sénateur-maire de Valbonne, Marc Daunis, a plaidé « pour la création d'un dispositif de crédit-impôt-recherche au profit des PME et non plus des grands groupes ». Pour le président de la fondation, Pierre Laffitte, l'avenir passe « par la construction d'un futur Euroland avec les pays méditerranéens et s'étendant jusqu'à la Russie englobant nombre de clusters financés par le secteur privé ». Cette perspective n'est pas une utopie comme l'a précisé Irina Dezhina, chef de la division économie de la science et de l'innovation de Russie, puisque « 37 organisations privées sont regroupées pour investir dans la création de parcs technologiques et de programmes de coopérations européennes ».

Pour l'Allemand, Gerd Meier Zu Köcker, « c'est à la gouvernance des pôles que doit revenir le développement commercial pour éviter tout échec ». Le Catalan, Alberto Pezzi, a insisté « sur le problème du coût et de la protection intellectuelle des projets innovants pour les TPE ». Nikos Pantalos, responsable de la politique européenne des clusters a approuvé une vision macro-économique « visant à renforcer la compétitivité des territoires d'excellence de chaque pays européen ». 

Nouveaux modes de financement en février 2012 avec la BEI

Tout comme chez leurs voisins des communautés urbaines, le sujet du financement a été au coeur des réflexions des participants, notamment lorsqu'ils ont abordé les nouveaux dispositifs pour stimuler les projets de R &amp; D. Jean-David Malo, manager DG Recherche et innovation à la Commission européenne, a proposé un début de solution avec l'instauration, dès février 2012, de nouveaux modes de financement en coopération avec la Banque européenne d'investissement (BEI) qui prêtera à des taux intéressants pour favoriser les investissements R &amp; D des pays membres de l'Union européenne (de 25 000  à 7 M).

Les risques liés seront ainsi mutualisés... La conclusion est revenue à Nikos Pantalos : « La mise en oeuvre d'une stratégie d'innovation doit répondre à trois objectifs prioritaires, faire émerger en Europe encore plus de clusters de niveau mondial, favoriser la mise en réseau de ces clusters au niveau européen, établir des objectifs financiers plus clairs au niveau communautaire ». Un programme ambitieux qui va déterminer l'avenir du continent européen

Pascal Gaymard

Photo : Jean Léonetti, ministre des Affaires européennes]]></description>
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<title>Journées des communautés urbaines de France Leurs inquiétudes à Nice</title>
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Durant deux jours, au Palais Acropolis de Nice, les responsables des 16 communautés urbaines de France se sont retrouvés pour la 39e édition de leurs journées nationales.

Présidées par le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, les 400 participants ont été reçus par le député-maire de Nice, Christian Estrosi, président de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur.

Vers la création d'une agence de financement

Le choix de Nice s'impose au vu des récents développements. C'est en effet sur son territoire que la première Métropole de France verra le jour, le 1er janvier 2012. Christian Estrosi a refait l'historique des lois de décentralisation, de celle de 1966 initiées par le général De Gaulle à la dernière, en 2004, mise en place par Jean-Pierre Raffarin. Il a insisté sur le dossier brûlant du moment, le financement des communautés urbaines.

« Pour remédier à nos difficultés, nous avons besoin d'une agence de financement des collectivités locales qui nous libère des incertitudes des banques et des difficultés de l'Etat ». Cette nouvelle entité se construirait autour de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et de la Banque postale afin de suppléer à la défaillance de Dexia. Il faut dire que le poids économique des communautés urbaines est conséquent puisqu'elles représentent 71% de l'investissement public. « Voilà pourquoi j'ai cosigné, avec d'autres députés, un amendement au projet de loi de finance de 2012 » explique Christian Estrosi qui se félicite, par ailleurs, de la demande « de diagnostic fiable par le Premier ministre, François Fillon, afin de majorer si nécessaire, l'enveloppe de 3 M de prêts débloqués par l'Etat ». 

La solidarité, l'habitat et la cohésion sociale

Car le principe de péréquation qui va s'appliquer aux communautés urbaines apparaît bien « injuste ». Il repose sur l'idée « simpliste et fausse » que « grande ville = ville riche », « petite commune = ville pauvre ». « Dans nos collectivités, le principe de solidarité s'exerce et ce tout nouveau prélèvement a pour effet de réduire les marges d'une telle politique ».

Et la conclusion tombe comme un couperet : « Le nouveau dispositif de péréquation dit horizontal pourrait conduire 128 communes à ne plus bénéficier de la solidarité soit la moitié des villes inscrites sur la liste de Dotation de solidarité urbaine (DSU) et à transférer des ressources au détriment des espaces urbains ». D'autres secteurs seraient impactés comme l'habitat et la politique de cohésion sociale « alors même que la crise du logement n'a jamais été aussi prégnante ». 

Des reports demandés

Toujours dans le même souci, Christian Estrosi a cosigné une proposition de loi, déposée par Jacques Pélissard, pour demander un report de la date limite d'arrêté des schémas départementaux de coopération intercommunale au 15 mars 2012, pour permettre à d'autres métropoles de voir le jour. Dans ce même texte, il est stipulé qu'il faudra différer l'application des règles nouvelles de composition du conseil communautaire ainsi que le nombre de vice-présidents en les faisant coïncider avec le renouvellement des conseils municipaux au printemps 2014. La situation est grave car aujourd'hui, les collectivités ont du mal à emprunter auprès des banques. Cette agence permettrait « une diversification de nos sources de financement » estime Gérard Collomb qui en appelle au gouvernement « pour qu'une loi entérine la création dune telle structure ». 

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Gilbert Stellardo :  « Le football doit redevenir une fête »</title>
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Les chiffres du football sont éloquents : 240 millions de joueurs de par le monde, 1,5 million d'équipes, 300 000 clubs pros, 130 millions de billets vendus

C'est le business football qui a été choisi comme sujet du dernier rendez-vous mensuel de l'association Citoyenneté Libérale (ACL) de Nice.

Les droits TV et les ventes de joueurs

Aux commandes de la conférence, Gilbert Stellardo, ex-président de l'OGC Nice et actuel président du comité de surveillance du club azuréen. Aujourd'hui, dégagé de ses contraintes d'hier, Gilbert a évoqué le football à bâtons rompus. La situation française semble être un anachronisme en Europe. Tout d'abord, contrairement à d'autres grandes nations de football européen, les recettes au guichet sont bien moins importantes qu'en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Les abonnés dans ces pays se comptent en dizaines de milliers alors qu'ils ne sont que quelques milliers en France, « alors que les places sont les moins chères chez nous ». Les prélèvements fiscaux plus élevés dans l'hexagone sont aussi un frein au recrutement de stars qui donnent une plus value au championnat et permettent de décrocher de bons résultats dans les coupes européennes. 

47 000  de salaire moyen mensuel en France

Les autres championnats n'ont pas de Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) qui vérifie les comptes des clubs en fin de saison et peuvent décider de leur rétrogradation en cas de difficultés financières. Les clubs sont tributaires des recettes des droits TV et de la vente des joueurs d'où l'importance des centres de formation. La grande fierté de Gilbert Stellardo ? « En 2010, tous les jeunes du centre de formation avaient réussi leur baccalauréat. On a la responsabilité de former des joueurs mais aussi des hommes ». Hormis Lyon, aucun club n'est coté en bourse. Les sponsors sont en baisse, « on paie l'effet coupe du monde même si le foot reste le n°1 des sports des médias ». Le salaire mensuel moyen s'établit en France autour de 47 000  en Ligue 1 contre plus de 150 000  en Angleterre. « Un club de football en France est une manne pour l'Etat. Il emploie du personnel médical (kinés, médecins, ostéo) car il remet lui-même ses joueurs sur pied après une blessure. Les subventions publiques restent faibles ».

La vidéo pour lutter contre les injustices

Mais ce qui énerve le président, c'est bien Michel Platini et sa phobie de la vidéo pourtant mise en place dans le rugby avec le succès que l'on connaît. « Les spectateurs s'éloignent du football, ils ne supportent plus le sentiment d'injustice face aux maladresses des arbitres Cela engendre des troubles et ces décisions injustes ont des répercussions sur l'avenir des clubs ».

Et puis, pour Michel Stellardo, la Fédération se gave sur les grands événements, sur les droits de la retransmission TV. Car aujourd'hui, les banques ne prêtent plus aux clubs. Leur situation est trop tributaire des résultats sportifs. « Cela peut même changer l'ambiance voire le taux de croissance d'un pays ». Pourtant, le football n'est pas un investissement rentable. « Si on ne perd pas d'argent, on a déjà de la chance » estime l'ancien président du Gym qui a eu un coup de coeur pour ce club, son club, en 2002 alors que le pire était à prévoir pour son avenir. « On a mis du temps, des compétences, de l'argent dans l'OGC Nice et puis aux premiers mauvais résultats, c'était les sifflets des supporters, ça fait mal, je ne l'ai pas supporté C'est noble d'accepter la défaite ». 

Uniformiser les finances des clubs européens

Oui mais voilà, le football n'est plus une fête, il répond aux impératifs de la société. On ne prête qu'aux riches. Aujourd'hui, Gilbert Stellardo a pris du recul. A la tête du conseil de surveillance, il n'a plus de responsabilité sportive, seulement comptable. Il peut toujours faire passer des messages mais il n'est plus sous les feux de la rampe, il a laissé ce rôle à Jean-Pierre Rivère. Cela ne l'empêche pas d'avoir un avis sur le recrutement du Gym. « On a pris trop de joueurs, on aurait dû en prendre moins mais des meilleurs ». Par ailleurs, il estime que les entraînements ne sont pas assez rigoureux en France. Enfin, Gilbert Stellardo espère beaucoup du grand stade pour reconquérir les familles et les pousser à revenir dans les stades. « L'esprit sportif doit demeurer et les conditions doivent être les mêmes dans tous les pays ». A ce sujet, le rapport Besson avait proposé d'instaurer un organisme de contrôle de gestion à l'échelle européenne. 

Pascal Gaymard

Renseignements ACL : 06 14 90 05 64]]></description>
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<title>Cagnes-sur-Mer :  la LGV à l'épreuve du public</title>
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Elle n'est qu'un lointain rêve mais la LGV, ligne à grande vitesse ferroviaire sensée relier Nice à Paris en moins de 4 h, inquiète déjà, voire au mieux, suscite bien des curiosités.

Le sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre, a souhaité faire le point avec ses administrés en invitant les deux responsables, Jean-Michel Cherrier, chef de mission LGV Paca, et son adjoint dans le 06, Fabien Pastour, chef de projet.

4 scénarios en concertation jusqu'au 15 décembre 2012

Cette réunion publique avait pour but également de définir plus précisément l'état des réflexions sur la traversée de Cagnes-sur-Mer. A l'aide d'une simulation du meilleur effet, le public a pu survoler ce que pourrait être le futur TGV méditerranéen. La concertation publique a débuté le 15 septembre et se poursuivra jusqu'au 15 décembre avec quatre réunions dans les Alpes-Maritimes, du 29 novembre au 1er décembre. Le comité de pilotage de la LGV Méditerranée a retenu, le 11 juillet dernier, 4 scénarios sur les 1 200 possibles. Les quatre scénarios peuvent se combiner et ont été définis selon leurs caractéristiques propres : le plus proche des centres-villes, le plus rapide, le plus économique, le plus maillé. Les justifications d'une telle ligne sont connues : optimiser le réseau existant en proposant plus de TER/h (4 contre 2 actuellement), développer les transports ferroviaires, limiter les coûts d'un axe qui s'avère une priorité européenne.

Car la LGV Méditerranée, longtemps présentée comme un moyen de concurrencer l'avion sur la ligne Nice-Paris, s'inscrit aussi et surtout dans un axe Barcelone-Gênes qui est au coeur des préoccupations de la commission de Bruxelles. Du coup, cet investissement qui est estimé entre 16 et 18 milliards d'euros pourrait bénéficier des subsides européens. Cela se justifierait par les études préalables qui toutes affirment la nécessité d'une telle ligne pour faire face au doublement du trafic ferroviaire en 2020 soit 80 millions de passagers et à son triplement en 2040, soit 110 millions de voyageurs. Et cette ligne s'avère particulièrement rentable, même en passant par les métropoles de Toulon et de Marseille

Un tracé retenu début 2012

Mais aujourd'hui, on est juste en phase 1 pour définir le projet et les fuseaux de passage sur 1 000m tout comme les aménagements à prévoir. Et la version initiale prévoyant une sortie de la LGV en centre ville de Cagnes-sur-Mer est définitivement oubliée, la sortie se faisant plus à l'Est, sur la commune de St-Laurent-du-Var, au plus près du lit du Var, afin de se greffer sur la ligne existante traversant Nice. Parmi les constances pour le département, la création d'une gare ouest en liaison avec la ligne Cannes-Grasse (la desserte directe de Cannes s'avérant trop chère), ainsi que le passage en souterrain à Monaco. Pour se garantir contre toute mauvaise surprise, 30 M sont prévus pour effectuer des forages. Au final, la solution retenue sera soumise à approbation ministérielle.

Dès la phase 2 qui s'étalera de 2012 à 2014, il s'agira alors de définir le programme complet de l'opération par bande de 500m avec complémentarités possibles avec les lignes existantes et programme d'aménagements des gares, notamment. En 2015, ce sera l'année de la grande enquête publique sur le tracé retenu avant un lancement des travaux en 2018 et une mise en service prévue en 2023. On peut s'étonner des délais entre chaque étape, mais les problèmes s'avèrent nombreux et divers. Si on sait passer sous un fleuve, il faut savoir qu'une ligne enterrée coûte 4 fois plus cher qu'un passage en surface Au jeu des délais, nos voisins vont plus vite que nous. En Espagne, la ligne Barcelone-Figueras sera mise en service en 2013 alors qu'en Italie, l'axe Vintimille-Gênes est en chantier dans l'objectif d'être opérationnel en 2012-2013.

Pascal Gaymard

Renseignements : www.lgvpaca.fr

Photo : De g. à d. : Fabien Pastour, Jean-Michel Cherrier et Louis Nègre]]></description>
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<title>La Croisette tourne la page  sur le G20 de Cannes</title>
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Dans le sac polochon tricolore offert au Palm Beach aux quelque 3 000 journalistes accrédités venus couvrir ce G20, les services de l'Elysée avaient prévu, en cadeau de bienvenue, une serviette de bain ! D'un bleu profond, frappée au logo du sommet, elle n'a malheureusement servi à personne, du fait d'une météo détestable tout autant qu'inhabituelle, même à l'automne souvent pluvieux. 

Avant de repartir vendredi dernier à bord d'Air Force One, et après cette interview croisée avec Nicolas Sarkozy dans le bureau du député-maire Bernard Brochand, transformé en studio de TV  un fantastique coup médiatique qui fera date dans l'échéance des présidentielles de 2012  « Mister Président », Barack Obama en personne, l'a remercié de ce temps dont il se souviendra longtemps, après s'être fait copieusement doucher à l'Hôtel de Ville, lors de la cérémonie d'hommage aux soldats morts pour leurs pays
Autre clin d'oeil, rue d'Antibes, à l'angle de la rue Jean de Riouffe, le bonbon drapeau de la Grèce, oeuvre de la Cannoise Laurence Jenkell, sculpteur partenaire du G20, a été quantité de fois immortalisé par les passants. Installé depuis le début de l'été sur le parvis de l'ancien Crédit Lyonnais, aujourd'hui muté en LCL, personne n'aurait imaginé que La Grèce et son 1er ministre, Georges Papandréou, monopoliseraient à ce degré le débat de l'Euro comme de l'Europe dès l'ouverture du sommet, surtout pour finalement démissionner quelques jours plus tard sans référendum !

Cette page d'histoire écrite, selon le slogan du député-maire Bernard Brochand affiché partout dans la ville, les Cannois ont repris leur territoire tandis que la base de donnée des 30 000 badges, notamment des résidants des zones 1 et 2 ultrasécurisées, était détruite par la sécurité de l'Elysée, comme annoncé.

Au Palais des Festivals, l'opération démontage était menée tambour battant pour accueillir le prochain Mapic et, tout comme à la Croix des Gardes, où les hommes évacuaient le camp de base, les missiles Crotale montés au Port Canto sur la digue du Kingdom étaient, eux, démontés pour être rapatriés sur d'autres théâtres d'opérations.

Quatorze groupes de travail une année durant

Jehan Eric Winckler, le sous-préfet délégué par l'Elysée pour l'organisation de ce G20 à Cannes, a bien voulu nous confier ses dernières impressions et effectuer un premier bilan de l'événement mondial qu'il a préparé. Après une année entière passée dans la cité des festivals, aujourd'hui, après avoir déclaré « qu'il n'avait pas droit à l'erreur », son obligation de réussite semble acquise, une fois les chefs d'Etats et les délégués rentrés « at home ».

Ceci dans l'attente d'un débriefing complet, annoncé pour le 23 novembre, en préfecture de Nice et mené dès les prochaines semaines avec la Ville de Cannes avant de remonter vers les services de l'Etat à l'Elysée. « Cannes, dit-il, a bien réagi aux contraintes, habituée qu'elle est à recevoir beaucoup de monde avec une capacité hôtelière, rappelons-le, de 22 000 lits ». Pour rester dans l'image, si une star reçoit une tarte à la crème sur les marches du Palais pendant le festival, la face du monde n'en sera pas changée. 

En revanche, pas question d'imaginer pareil incident, dès l'instant où le G20 accueille à Cannes le président des Etats-Unis d'Amérique, le président Chinois et une bonne vingtaine de « maîtres du Monde » !
« Aujourd'hui, poursuit le sous-préfet, la gouvernance du G20 a émis des règles strictes obligatoires, notamment en matière de périmètre de sécurité. Cannes a répondu parfaitement à ce dispositif. Aucun caprice de chef d'Etat n'a été toléré pour aller loger au Négresco de Nice ou s'établir à l'Eden Roc du Cap d'Antibes. Pas moins de quatorze groupes de travail ont été mis en oeuvre avec la sous-préfète de Grasse et le 1er adjoint, David Lisnard, et une centaine de réunions ont permis de travailler, une année durant, à l'acceptabilité du G20.

Espace aérien et façade maritime sous contrôle

Pas facile dès l'instant où l'on a voulu garder la gare SNCF accessible, tout comme la rue d'Antibes sur la voie rapide et le boulevard du Midi, en direction de Mandelieu. Trois jours durant, l'espace aérien, toute la façade maritime de Saint-Tropez à Vintimille, et le centre-ville de Cannes ont été sous contrôle 24h/24.

« La principale crainte en matière de sécurité, poursuit le sous-préfet, c'était la pression de la contestation des manifestants, altermondialistes et autres. Dans le monde médiatisé à l'extrême que l'on connaît aujourd'hui, l'équilibre est toujours fragile et ne supporte aucun risque. D'emblée ainsi, l'alter sommet a été décidé à Nice et nulle part ailleurs. En dépit des 12 000 personnes affectées à la sécurité, police, militaires et fonctionnaires, actionnés depuis la gare maritime transformée en une immense salle de commandement, on a pu s'apercevoir que la contestation n'avait pas sa place à Cannes, cette année pour le G20 ».

La pluie a d'ailleurs été une alliée de choix durant toute la manifestation, même si, au final, le vendredi soir, on a pu assister à un gigantesque embouteillage. Ce n'était rien eut égard au déluge et à la tempête qui, malheureusement ont secoué l'ensemble du bassin cannois, le week-end durant, pour faire déborder La Siagne et les cours d'eaux environnants.

Ainsi, comme dans une parabole dans notre contexte actuel d'économie durable, on pourrait dire que l'eau s'est imposée chez Dame nature pour nettoyer et lessiver définitivement tous les propos des humains Une façon de faire « table rase » pour un monde nouveau !

Frédéric Jaubert]]></description>
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<title>Fête nationale à Monaco :  l'attachement d'un peuple à son souverain</title>
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<description><![CDATA[
Depuis le 19 novembre 1949, la Fête nationale monégasque est fixée le jour de la Saint-Rainier de Pise, fête du saint patron de S.A.S le prince Rainier III. A son avènement, S.A.S le prince Albert II a émis le souhait qu'il en soit toujours ainsi sous son règne.

Le 19 novembre est traditionnellement marqué d'une messe d'action de grâce en la cathédrale, en présence de la famille princière, suivie, sur la place du Palais, de la prise d'armes et du défilé de la principale unité de la force militaire de Monaco, les célèbres carabiniers, et des cérémonies de remise de décorations. Moment toujours très attendu?: l'hommage rendu par la population à son souverain et à sa famille qui apparaissent au balcon du palais princier. La Fête nationale, c'est aussi l'occasion de nombreuses festivités et spectacles offerts aux Monégasques et aux résidents, durant ce jour de liesse.

Un peu d'histoire...

En 1857, le prince Charles III décide de faire coïncider la Fête nationale avec la fête de son saint patron, Saint-Charles, le 4 novembre. Auparavant, la Fête nationale monégasque était célébrée le 27 janvier, jour de la Sainte-Dévote, patronne de Monaco. Depuis le règne du prince Charles III, la fête patronale du souverain, que les Monégasques appellent « Fête du prince » est régulièrement célébrée par un Te Deum, messe d'action de grâce. En 1871, a lieu la première prise d'armes sur la place du palais. A la mort du prince Charles III, le prince Albert Ier fixe la Fête nationale au 15 novembre, jour de la Saint-Albert. Lorsque le prince Louis II accède au trône, il décide de fixer la Fête nationale le 17 janvier, jour de la Saint-Antoine Abbé et fête patronale de sa petite-fille, S.A.S. la princesse Antoinette. En effet, la Saint-Louis tombe le 25 août, jour qui, en ce début de siècle, ne pouvait être un jour de fête, la principauté ne connaissant à l'époque qu'une saison hivernale. 

La Fête nationale marque aussi l'ouverture de la saison de l'Opéra : 
le 13 novembre...

Comme le veut la tradition, la saison de l'Opéra de Monte-Carlo débutera au moment de la Fête nationale. En ouverture, à la salle des princes du Grimaldi Forum, sera donné « Mefistofele », mis en scène par Jean-Louis Grinda (directeur de l'Opéra Garnier), sur le livret du compositeur italien Arrigo Boito (1842-1918), d'après Goethe. Particularité : contrairement au Faust de Gounod, « Mefistofele » aborde les deux livres qui composaient le roman de Goethe. Le compositeur italien a voulu conserver l'esprit philosophique qui animait le chef d'oeuvre allemand.

Distribution : Erwin Schrott, Fabio Armiliato, le choeur de l'Opéra de Monte-Carlo, le choeur de l'Opéra de Nice, la chorale de l'Académie de musique et du théâtre Prince Rainier III, et l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo placé sous la direction de Gianluigi Gelmetti. Autres temps forts de la saison 2011-2012 : « Les rivales des Castrats », contraltos féminins, elles occupèrent la place d'honneur dans l'oeuvre lyrique d'Antonio Vivaldi. Ce programme « Prima Donna », des 9 et 10 décembre s'annonce comme un voyage au pays des contraltos, à travers la voix de Nathalie Stutzmann qui dirigera son orchestre 
« Orfeo 55 ». En février 2012, jamais joué à Monte-Carlo : «?Mazeppa » de Tchaïkovski.  Jamais joué non plus ici, au printemps : « Francesca da Rimini » de Zondonai. En clôture de saison, du 20 au 28 avril : « Macbeth ».

La mairie de Monaco célèbre la Fête nationale à la salle du canton 

Au programme : séance récréative pour les enfants à la salle du canton, le mercredi 16 novembre à 15 h. Soirées de Gala (salle du Canton) le vendredi 18 novembre à 22 h et le samedi 19 novembre à 21 h : spectacle de Roland Magdane. Le dimanche 20 novembre à 17 h : concert gospel avec le Golden Gate Quartet (ces spectacles sont réservés aux monégasques et résidents sur invitations à retirer à la mairie). Sans oublier le Luna Park de Monaco : la « Foire-attractions » et ses quelque 70 manèges  actuellement sur le port  avec, en vedette 2011, la « Sky Tower » (frissons garantis !). Le vendredi 18 novembre à 21 h sur le Port Hercule sera tiré un grand feu d'artifice en musique...
  
Viviane Le Ray

« Mefistofele»  Salle des Princes  Grimaldi Forum.  Dimanche 13/11 à 15 h et mercredi 16/11 à 20 h  Samedi 19/11 : gala de la Fête nationale (réservé aux monégasques et résidents sur invitations)

Photo : 19 novembre : Fête nationale (2009)]]></description>
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<title>Hervé Morin dévoile  son « plan » santé à Nice...</title>
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Quand il annoncera sa candidature à la présidence de la République, dans quelques semaines avec un petit « s » dit-il, ce sera dans sa Normandie natale. Mais c'est à Nice qu'il a levé les derniers doutes sur sa décision.

Venu à Nice pour une journée consacrée à la santé, il s'est livré à un exercice de questions/ réponses sans tabou avec les représentants locaux de la presse.

3 ans d'exercice dans sa région

Accompagné du député, Rudy Salles, et du conseiller général, Lauriano Azinheirinha, tous deux adjoints au maire de Nice, Hervé Morin s'est d'abord adressé aux militants du Nouveau Centre dont il en est le président, la veille, pour se consacrer au thème de son déplacement, le lendemain, d'abord à la clinique de la Source, puis à l'institut de formation des infirmières du CHU à Nice. Après une présentation de ses propositions sur l'économie à Marseille, il a évoqué à Nice les solutions notamment pour éviter les zones de désertification médicale, un sujet qu'il connaît bien puisqu'il vient de perdre le médecin de campagne de sa commune en Normandie. 
« Nous avons une faculté de médecine à Rouen mais les diplômés qui en sortent préfèrent officier dans les grandes villes ou ailleurs qu'en Normandie. Je souhaite qu'au niveau régional, un médecin sortant de l'université doive consacrer ses trois premières années d'activité à son secteur géographique ».

Certes, le problème d'un numerus clausus trop faible est un problème récurrent en France et son augmentation nécessite quelques années pour avoir un nombre de médecins suffisant. L'autre proposition du candidat Hervé Morin consiste en une année de formation consacrée durant le cursus universitaire chez un médecin généraliste. Si le futur docteur rejette les trois années d'installation dans sa région, il se verrait refuser son conventionnement. Mais l'ex-ministre a parlé aussi d'une revalorisation de la médecine générale qui passerait par une augmentation significative de la consultation. « Actuellement, 10 % seulement d'une promotion de médecine décident d'aller dans une installation en libéral. Il faut que le niveau de rémunération soit égal entre les différentes professions de santé. Cela devrait permettre de consacrer plus de temps à l'écoute du patient ».

Revaloriser la médecine générale

Et Hervé Morin, l'est, à l'écoute. A la clinique de la Source, il a apprécié la motivation des personnels de ce centre gériatrique « de cet établissement unique en France » où il a abordé une possible hausse de la CSG pour financer la dépendance sur le long terme en se calquant sur le système de l'assurance maladie. « Il faut donner aux familles, les moyens de respirer quand ils ont à charge une personne atteinte d'une maladie dégénérative et cela passe par une action volontariste de l'Etat ». Il a aussi insisté sur l'aspect le plus novateur de ses propositions avec l'instauration d'un bouclier sanitaire censé pérenniser le système de santé français en indexant les remboursements sur les revenus. « Cela implique la création d'une franchise santé de 1 000  hormis en cas de grave maladie où la prise en charge doit être égale pour tous ». Ainsi, les salaires élevés ne seraient plus remboursés de leurs soins pour leurs premiers 1 000  alors que les plus modestes bénéficieraient toujours d'une couverture maximale.

Dans cette même logique, il a voté la proposition du gouvernement d'augmenter le taux de prélèvement des mutuelles, comme il s'est opposé à la taxe sur les biens immobiliers de résidence secondaire « qui souvent constitue une source de retraite pour biens des professions ». Enfin, il a évoqué une réforme du système de soins « en instaurant une plus grande fongibilité entre le préventif et le curatif. Ainsi, en cas de renouvellement d'ordonnance nécessitant juste un examen sommaire avec prise de tension, l'infirmière pourrait se substituer au médecin ». Nul doute que les intervenants et les présents (personnalités, professionnels, usagers) de la table ronde organisée à l'institut de formation des infirmières du CHU de Nice ont apprécié ces déclarations qui pourraient devenir un projet politique du candidat du Nouveau Centre dans quelques jours

Pascal Gaymard

Les bons mots d'Hervé Morin


« J'aborderai bientôt les problèmes de l'agriculture et des territoires ruraux dans le Centre, et la construction européenne à Hénin-Beaumont, chez Marine Le Pen pour démontrer les dangers de ses propositions visant à sortir de la zone euro ».

« Je ne vais pas pleurer sur la loi Scellier, il manque un million de logements sociaux en France et 60 % des Français y sont éligibles ».

« La surtaxe sur les grandes entreprises, le Nouveau Centre l'a demandée depuis des années, c'est inadmissible que de grands groupes ne paient que 15 % d'impôts sur les sociétés en France ».

« Je suis favorable à une TVA sociale indexée sur le système de la sécurité sociale tout en réduisant les cotisations sociales qui seraient consacrées à des augmentations salariales pour une part,
et à l'accroissement des performances des entreprises, pour une autre part ».

« La France a besoin d'une grande réforme fiscale égalitaire et favorable aux TPE/PME, aux Français qui travaillent ».

« La réduction des postes ne peut être une variable automatique tout comme celle des dépenses publiques, il faut du cas par cas. La révision des politiques publiques engagée il y a quelques années est une très bonne chose ».

« J'ai rencontré Christian Estrosi et j'ai constaté une grande convergence de vue sur l'organisation de la majorité. Il s'est déclaré pour la présence d'un Centre fort et autonome tout en estimant 
ma candidature tout à fait légitime ».

« Toute ma vie n'a été qu'une construction difficile, rien ne m'a été donné. Je pars plein d'espoir ».]]></description>
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<title>Cannes sanctuarisé pour le G20</title>
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<description><![CDATA[
Le « top départ » a été donné mardi 31 octobre à zéro heure et l'événement durera jusqu'au vendredi 16 h.

Trente six mille nuitées retenues, 28 000 badges, 600 kakémonos, 180 
« sucettes » et près d'une centaine d'affiches grand format, pour proclamer : « L'histoire s'écrit à Cannes ! ». Vingt millions d'euros facturés à l'Etat, 10 000 barrières anti-manifestants, soit quelques bons kilomètres si on les mets bout à bout, 35 délégations, 25 chefs d'Etats, 12 000 militaires à qui il faut ajouter les douanes, la police, les CRS, la gendarmerie et la police municipale. Plus de 35 000 journalistes, venus du monde entier, les télévisions, les radios, les magazines, toute la presse écrite et Internet  Plus que jamais, les 3 et 4 novembre, Cannes sera le centre du monde !

On pourrait ainsi longtemps aligner les chiffres pour mieux donner la teneur du G20, la plus importante réunion géopolitique jamais 
organisée en France, le plus grand sommet de la planète, sixième du nom, qui place désormais Cannes à la hauteur de villes internationales comme Washington, Londres, Pittsburgh, Toronto et Séoul. Après l'écho donné ces jours derniers au sommet de l'Europe qui a sauvé la Grèce et peut-être l'Euro, Cannes va plus que jamais servir de nécessaire terrain d'entente.

Epargner les Cannois dans le temps et l'espace

A huit jours du sommet prévu au lendemain de la Toussaint, Jehan Eric Winckler, le sous-préfet chargé par l'Elysée depuis un an de la préparation et de la logistique de cet événement d'Etat, a tenu sa dernière conférence de presse à l'hôtel de ville avant le top départ prévu le 31 octobre à minuit.

Ce soir-là, le sommet du G20 de Cannes, « Nouveau monde, nouvelles idées », va entrer véritablement dans sa phase active, sans aucun droit à l'erreur, surtout pour ce qui concerne la sécurité des plus grands de ce monde. Et ce, pour reprendre les dires de David Lisnard, le premier adjoint qui a présidé cette rencontre vendredi avec Mme la commissaire Morandini, en charge de la sécurité du district de la zone police Cannes-Grasse-Antibes, avec la volonté d'épargner au maximum les Cannois des contraintes d'espace et de temps, jusqu'au 4 novembre entre 18 h et 20 h, date de la fin du sommet.

Contrairement à ce qui avait été fait les autres années dans les autres sommets, à Cannes, les habitants n'ont pas été chassés ni emmurés, mais « préservés », et dans la mesure du possible, épargnés au maximum des contraintes liées à cet événement mondial, placé sous la présidence du chef d'Etat français Nicolas Sarkozy, en clôture de son mandat.

Il faut savoir, en effet, que la zone 1, ce qu'il est convenu de nommer « la banane », la zone littorale la plus sécurisée le sera exclusivement grâce aux hommes en charge de la protection des hautes personnalités, et personne d'autres étant donné la hauteur des enjeux de sécurité autour des hommes les plus puissants de la planète. Le poste de commandement central du G20 sera d'ailleurs installé à la gare maritime, à portée immédiate du Palais des Festivals et des Congrès.

Sécurité maximum en mer

La dernière conférence de presse avait pour but de réviser les grandes lignes, de rappeler les interdits formels, mais surtout d'informer les médias et, à travers eux les Cannois, d'une multitude de détails pratiques destinés à leur faciliter la vie deux jours et demi durant. 
Ainsi, sur le plan maritime, il faut savoir que la zone de référence est comprise entre Saint-Tropez et Vintimille, et sera totalement sous surveillance. Les accès aux ports sont interdits sauf pour quelques navettes pour les îles, matin et soir, afin d'accompagner, sous bonne escorte policière, les gens qui y travaillent. 

Les pêcheurs, eux aussi dument répertoriés, devront aller garer leurs bateaux à Mandelieu et Théoule car le vieux-port de Cannes et les autres également sont totalement sous contrôle, tout comme le quai Saint-Pierre, lui-même interdit aux véhicules.

 et à terre

A terre, concernant l'A8, entre Nice et Cannes, elle ne sera pas fermée, sauf par un système de bulle, lors des cortèges présidentiels qui emprunteront systématiquement la sortie 41 des Tourrades, ensuite le boulevard du Midi qui, lui, reste ouvert à la circulation tout comme la voie rapide. A déconseiller fortement en fin de sommet le 4 novembre, à partir de 14 h.

A Cannes, au delà des interdictions de circuler et de stationner dans la zone 2 et à fortiori dans la zone 1, véritable fort Knox où seuls les Cannois dument badgés et répertoriés pourront circuler, des points de contrôles d'entrée et de sorties dans les zones ont été mis en oeuvre et devront être respectés par les piétons comme par les véhicules. Mis en place ces derniers jours, ils sont répertoriés et font l'objet de fiches signalétiques qui seront très largement distribuées aux Cannois et aux visiteurs qui se hasarderont dans la cité des festivals à cette occasion. On le sait, en effet, si quelque 9 000 participants sont attendus avec une moyenne de 5,4 nuitées retenues, nombre de Cannois et de commerçants ont décidé de quitter Cannes et de mettre entre parenthèses ces trois jours de folie pour prendre des vacances ! 
Attention ! La tolérance sera de zéro en cas d'absence de badge et chacun sera raccompagné, illico-presto, par les forces de police jusqu'aux zones autorisées.

Tout véhicule qui sort de la zone 2 ne pourra plus y entrer, sauf à passer au centre de déminage installé sur le parking du Palm Beach, ce dernier étant zone d'accréditation. 

Pour l'anecdote, les camions-bennes en charge du ramassage des ordures seront très sérieusement encadrés par des forces de sécurité et régulièrement inspectés. De même pour tous les véhicules de livraison, ils devront de toute façon être répertoriés et badgés tout comme leurs conducteurs et, en règle générale, à Cannes, mais également dans toutes les communes riveraines, on pourra subir des contrôles. Le G20 aura d'ailleurs permis gratuitement pour la ville, l'installation d'une quarantaine de caméras de surveillance supplémentaires en centre ville, ce qui fera de la cité des festivals la ville la mieux couverte !

La gare SNCF libre d'accès

L'accent a été mis, par les autorités, sur les mesures de prudence à observer en matière de circulation pour tous les automobilistes dans l'ensemble de la région aussi bien vers Nice, à l'Est, que vers Marseille, à l'Ouest, à Cannes, bien sûr, mais également à Mandelieu et jusqu'à Vallauris en passant par La Bocca, Grasse, Mougins et Mouans-Sartoux (lire par ailleurs).

Attention ! Le parking du Palais des Festivals sera interdit d'accès. La Pantiero sera réservée aux commerçants cannois, les sous-sols des hôtels Gray d'Albion et Marriott, privés, seront fermés tout comme le parking Laubeuf. Les transports en commun ont été maintenus et même aménagés en fonction des zones qu'ils traversent et desservent. 
De même, si la gare SNCF, située en zone 3, est placée sous très haute surveillance avec ses 12 000 voyageurs / jour, elle demeure libre d'accès. Il est d'ailleurs fortement conseillé de prendre le train et des TER seront prévus en nombre. Concernant les véhicules, des conseils de prudence sont donnés pour toute circulation en bordure du centre ville qui sera très embouteillé. Attention ! La rue d'Antibes comme la Croisette ne seront pas utilisables.

Seuls les vélos sont libres, associés à leurs propriétaires et ne seront pas badgés, ce qui en revanche sera le cas pour tous les deux-roues qui ne pourront pas, pour autant, circuler, ni stationner librement n'importe où, à plus forte raison dans les zones 1 et 2.

Frédéric Jaubert

Renseignements : Allo Mairie + 0810 021 022. 
Cellule G20 Commissariat : 04 93 06 22 24.

Photo : Envoyé tout spécialement depuis l'Elysée avec rang de sous-préfet, Jehan Eric Winckler a été depuis un an l'interlocuteur de la Ville de Cannes]]></description>
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<title>« C'est pas classique »  investit Nice</title>
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<description><![CDATA[
Depuis 6 ans, le succès de « C'est pas classique », manifestation proposée par le Conseil général 06, en partenariat avec la Ville de Nice (1), ne se dément pas. La fréquentation progresse année après année.

Mais le public avait l'habitude de se rendre dans un lieu unique, le palais Acropolis, il devra en changer pour cette 7e édition du 24 au 27 novembre, où des concerts auront lieu sur les places Garibaldi,  Masséna et Pierre Gautier, au théâtre de la Photographie et de l'Image, ainsi que dans les édifices religieux comme la cathédrale Ste Réparate, la basilique Notre-Dame, les églises St Joseph et Notre-Dame du Port.

Concert interactif : tous à vos baguettes !

Cette volonté de sortir des murs de l'Acropolis répond toujours à la même idée qui a prévalue lors de la création de la manifestation par le docteur Alain Frère, vice-président délégué à la Culture au Conseil général. Avec l'équipe de la sous-direction de la Culture, l'objectif a été parfaitement défini : « désacraliser la musique classique en proposant une programmation innovante et originale d'une année à l'autre » dixit le président, Eric Ciotti. Et les nouveautés sont légion dans l'édition 2011 Outre l'opération, « Hors les murs », « C'est pas classique » gagne un jour, le jeudi 24 novembre, avec un concert interactif de l'orchestre philarmonique de Nice, dirigé par Philippe Auguin. Ce grand chef d'orchestre dirigera une variation sur les musiques de Mozart à partir de 20 h dans les murs de l'Opéra de Nice. Après, un tirage au sort désignera les gagnants de la soirée qui, après un rapide cours avec le maître, devront à leur tour diriger l'orchestre. Cette action menée de concert avec la Ville de Nice tend à prouver au public le rôle fondamental d'un chef d'orchestre.

Un programme riche et varié pour le jeune public

L'autre grande nouveauté est sans aucun doute la programmation destinée au jeune public (à partir de 4 ans) pour deux jours (samedi et dimanche après-midi) de spectacles de contes, de mimes, de jeux d'ombres, de cirque, de théâtre musicaux. Tout se passera au 3e étage du palais Acropolis au salon des Muses et Clio-Thalie.

Au programme, une fantaisie foraine d'après Stravinsky sur «?Petrouchka » par la compagnie Le Piano Ambulant, un spectacle humoristique par «?Franz, pianiste et clown de concert », un conte musique et danse, « Poucette » (à partir de 4 ans), par la compagnie Isabelle Desrochers et l'ensemble « A 2 violes esgales », un retour sur 4 siècles d'opéra, « Opératella », par la compagnie La Rumeur (à partir de 8 ans), un théâtre musical, « Puck », inspiré du «?Songe d'une nuit d'été » par la compagnie de Mars (à partir de 6 ans), et enfin, un spectacle d'ombres et d'images, «?Boucle d'or et les 33 variations », par la compagnie Les Rémouleurs (à partir de 7 ans). Enfin, un concert pédagogique aura lieu le vendredi 25 novembre à 14 h 30 dans la salle Apollon où sont attendus près de 2500 collégiens de 40 établissements pour le concerto n°1 en mi-bémol majeur pour piano et orchestre » de Frantz Listz, joué par l'orchestre philharmonique de Cannes, dirigé par Philippe Bender.

Barbara Hendricks à Nice

« C'est pas classique » ne serait pas complet sans ses stars, et l'édition 2011 n'en manquera pas. La première et pas la moindre, Barbara Hendricks, pour un concert mémorable, le samedi 26 novembre à 20 h 45 à la salle Apollon du palais Acropolis. Nul doute qu'il faudra venir très en avance pour avoir une chance d'assister à cet événement. Autre célébrité, Max Emmanuel Cencic, l'un des meilleurs contre-ténors du monde, qui se produira avec l'ensemble baroque de Nice, le samedi 26 novembre à 17 h 15 dans la salle Apollon.

Mais également le pianiste virtuose, François René Duchâble, ainsi que ses collègues Alexandre Tharaud, Olivier Gardon, Eric Lesage, le Michael Nyman Band, les trompettes de Lyon, l'ensemble Contraste, Imani Winds... La clôture, le dimanche en salle Apollon à 20 h, sera assurée par l'orchestre philharmonique de Nice, dirigé par Philippe Auguin avec les thèmes les plus célèbres de Bizet, Offenbach et Ravel. Tous les concerts sont gratuits malgré le prestige des invités, une occasion inespérée de passer de grands moments de grande musique.

Pascal Gaymard

Du 24 au 27/11 à Nice.

(1) La Ville de Nice met à disposition du Conseil général, le palais Acropolis, l'Opéra de Nice, le Théâtre de la photographie et de l'image, et tous les autres lieux dans Nice, ainsi que ses trois ensembles, l'orchestre philharmonique de Nice, l'orchestre d'harmonie de la ville de Nice et la musique des sapeurs pompiers.]]></description>
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<title>Conseil général 06 :  157,2 M d'épargne brute en 2011</title>
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Certes, la crise sévit dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs, mais le président du Conseil général 06, Eric Ciotti, grâce à une politique financière rigoureuse, a pu dégager, en 2011, 157,2 M d'épargne brute, ce qui le place en tête des 21 départements de plus d'un million d'habitants.

C'est le chiffre « fort » que le président a annoncé avant de doucher quelques enthousiasmes à propos de la politique budgétaire 2012 qui sera encore placée sous le signe de l'austérité.

500 M pour le social en 2011

Grâce aux bons résultats (+20 % en septembre 2011) des droits de mutation (taxe perçue sur les transactions immobilières) avec 315 à 325 M en 2011, le Conseil général 06 qui avait inscrit 94 M d'emprunts pour financer ses investissements, voit ce recours baissé de 5 M en octobre 2011. « On a retrouvé des marges en 2011, et on espère bien les conforter en 2012 » dixit Eric Ciotti. Et ce dernier a annoncé la couleur : « 0  de dépense supplémentaire en matière de fonctionnement, tant en volume qu'en valeur », qui sont aujourd'hui estimées à 960 M.

Ses priorités : l'investissement et la préservation des emplois dans tous les domaines sans baisser l'engagement social du Département, « un budget qui, pour la première fois, dépasse les 500 M soit 52 % de nos dépenses de fonctionnement ». La part du RSA a augmenté de 19 % pour atteindre 123 M alors que les dépenses pour les personnes handicapées ont progressé de 12 %. Pour autant, pas question d'augmenter la fiscalité départementale « qui restera stable sur l'ensemble de la mandature ». 

Investissement moyen en 2011 dans le 06 : 283/habitant

Pour autant, pas question de trop raboter sur les aides aux communes (2500 projets pour 300 M investis par le CG 06), ni sur les investissements « Depuis 2009, nous avons investi 850 M dans l'économie départementale via les routes, les collèges, la sécurité et les bâtiments ». L'investissement moyen du CG 06 s'établit à 283 /hab. contre 250 /hab. sur le plan national pour les départements de plus d'un million d'habitants. Eric Ciotti a insisté sur sa règle de trois « rigueur, exigence, bonne gestion » garante selon lui d'une situation saine et vertueuse. C'est avec cette politique qu'il a pu dégager 157,2 M d'épargne brute en 2011 « un résultat qu'il faut nuancer par les 21,3 M prélevés par l'Etat au titre du fonds de péréquation (450 M) avec les départements les plus pauvres ». En 2012, cette somme pourrait atteindre les 31 M Mais cela signifiera aussi que les droits de mutation sont en hausse puisque ce fonds de péréquation est indexé sur ces doits de mutation. Dès lors, les fameuses marges pourraient bien être « confortées » en 2012

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Pôle Azur Provence :  le tournant</title>
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<description><![CDATA[
Il était une fois une communauté d'agglomération Pôle Azur Provence, présidée par Jean-Pierre Leleux, heureux maire de Grasse, avec 5 communes qui avaient aussi plaisir à travailler ensemble, malgré leurs différences, sur des compétences voulues et acceptées par tous

Bref, au Pôle Azur Provence, on vivait et on vit heureux en s'occupant d'environnement, de développement économique, d'aménagement de territoire, de traitement des déchets, de transports, mais aussi de culture et de sport.

Un schéma territorial à 29 communes avant le 31 décembre 2011

Oui mais voilà, « Dura lex, sed lex » comme disaient les Romains et comme pourraient dire les élus du Pôle Azur Provence. Depuis fin avril dernier, ils savent que la vie ne sera plus jamais un long fleuve tranquille. Le préfet des Alpes-Maritimes leur a transmis un ultimatum, un regroupement fusion avec les communes du canton de St Vallier, des Monts d'Azur de St Auban, mais aussi les 5 irréductibles, Cannes, Le Cannet, Mandelieu La Napoule, Théoule-sur-Mer, et Mougins

Au final, le Pôle Azur Provence passerait de 5 à 29 communes, de 78 000 à 256 000 habitants, le tout avant le 31 décembre 2011.  Une vraie révolution ! Seuls les maires de la communauté de communes des Monts d'Azur sont enthousiastes à cette idée de regroupement. Pour les autres, tous les autres, on avance à reculons. Jean-Pierre Leleux, en tant que président du Schéma de cohérence territoriale Ouest, a pris l'initiative de réunir le conseil des maires et pourrait bien être le seul capable de fédérer tout le monde 

Le chantier : définir les compétences

Au-delà du conflit des egos et des personnalités, il y a un autre vrai grand problème, « faire concorder les compétences que les uns et les autres veulent voir figurer dans le panier de l'intercommunalité » selon le directeur du Pôle Azur Provence, André Laurent. Le temps semble être restreint même si certains spéculent sur le résultat des prochaines élections qui pourrait enterrer la réforme territoriale. En attendant, il faut définir un schéma territorial avant le 31 décembre 2011, sans quoi ces communes se mettraient hors la loi

Après, elles auront jusqu'au 1er juin 2013 pour s'organiser afin d'entériner leur regroupement au 1er janvier 2014. Cette marche forcée ne se fera pas sans grincements de dents, chacun devant apprendre à travailler avec l'autre en attendant les élections municipales de 2014 de Cannes, véritable enjeu pour un territoire où les ressentiments sont de plus en plus marqués et marquants

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Jean-Claude Guibal et Colette Giudicelli déboutés ! Gérard Hugon : un homme d'honneur qui dit la vérité</title>
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Oui, lorsque Gérard Hugon s'exprime, il dit vrai. C'est ce qu'en a convenu la 17e chambre correctionnelle de Paris devant laquelle l'avait trainé Colette Giudicelli, sénateur, et Jean-Claude Guibal député-maire de Menton.

En effet, cet ancien officier de police judiciaire de la gendarmerie a été employé pendant une dizaine d'années en tant que collaborateur de cabinet de Jean-Claude Guibal et de son épouse Colette Giudicelli. Les deux parlementaires, effrayés par la vérité et la précision des déclarations de Gérard Hugon, avaient déposé plainte pour « diffamation » contre lui parce qu'il avait osé déclarer à un journaliste que Jean-Claude Guibal fumait 2 à 4 cigares quotidiennement payés par la Ville de Menton (article du mensuel Entrevue, août 2010). Jean-Claude Guibal ne supportait pas cette vérité hallucinante.
Le tribunal de grande instance de Paris vient de prononcer purement et simplement la relaxe de Gérard Hugon en lui donnant raison. Nous avons pu le rencontrer suite à  cette décision de justice tant attendue

LPN : Le TGI de Paris vient de vous relaxer pour une plainte déposée contre vous par Jean-Claude Guibal et Colette Giudicelli, vos anciens employeurs. Quelle est votre réaction ?

Gérard Hugon : J'ai toujours fait confiance à la justice de mon pays. Le couple Guibal, couple de parlementaires de la République française, qui vote les lois, a jugé qu'il devait déposer plainte contre moi parce que j'ai déclaré que le député-maire fumait des cigares aux frais de la Ville de Menton. Avec du recul, je me posais des questions sur une certaine manière de faire fonctionner la mairie. Je peux récupérer maintenant mon droit de parole et comptez sur moi pour en user... Oui, le tribunal m'a relaxé parce que j'ai tout simplement justifié ce que j'avançais en fournissant à la justice les factures des achats de cigares par la mairie durant les 4 dernières années où j'exerçais mon métier dans cette mairie. C'est la Chambre régionale des comptes qui me les a procurées. Je tiens d'ailleurs à la disposition de ceux qui le souhaitent ces documents qui sont publics et donc consultables. Concernant ma réaction, je fais le point avec mes avocats et je ne compte pas en rester là !

LPN : Ne pouvez-vous pas m'en dire plus?

Gérard Hugon : Comme je vous l'ai dit, je suis un ancien gendarme. Je me suis retrouvé en tant que prévenu à la barre d'un tribunal à cause des époux Guibal, ceux que j'ai servis. Cela fait mal, mais ce n'est pas grave car la roue tourne et je vous redis que je crois en notre justice. J'ai eu du mal à constater que l'on ait pu mettre mes propos en doute dès lors que je les justifiais. J'ai décidé que dans un premier temps, j'interrogerai officiellement le procureur de la République.

Si vous le souhaitez, je vous remettrai une copie de ma correspondance à laquelle seront annexées 4 années de factures de cigares. Connaissant l'impartialité de ces magistrats, j'imagine que le dossier sera confié à un juge d'instruction. Mais vous savez, ce dossier est simple et nous avons toutes les preuves pour le faire aboutir. Monsieur Jean-Claude Guibal est présent en mairie moins de 150 jours par an. Comment peut-il justifier une consommation de 480 cigares dans l'année ? Bien sûr, il peut nous dire qu'il les offre ! Mais alors, qu'il nous fournisse la liste des gens qui fument des cigares sur le dos des Mentonnais Il y a beaucoup de mères de famille qui aimeraient savoir pourquoi on peut fumer ou offrir 4 cigares de marque par jour avec leurs impôts quand on leur demande à elles de se serrer la ceinture au quotidien. La question fondamentale : est-ce légal ou tout simplement acceptable ?

Christian Blanc, ministre, a démissionné pour avoir payé 12 000  de cigares sur les deniers de l'Etat. Dans le dossier que nous évoquons, c'est encore pire car ce sont les Mentonnais qui ont financé, sur 4 ans, 22 900  de cigares et je vous passe les dépenses antérieures
Vous savez, l'ancien chauffeur de Jean-Claude Guibal, lui aussi ancien gendarme, est resté à son service jusqu'en 2009. C'est lui-même qui se rendait chez les buralistes pour acheter les cigares. Tout comme moi, il doit se souvenir que le maire les fumait !

LPN : On a mis en doute votre honorabilité parce que vous avez fait des déclarations dans le magazine national Entrevue. Avez-vous quelque chose à nous dire ?

Gérard Hugon : Vous savez, j'ignorais réellement ce qu'était le magazine Entrevue. J'avais compris que c'était un magazine populaire d'investigations, mais je ne connaissais personne à sa rédaction. Un journaliste m'a sollicité et j'ai accepté de le rencontrer.

C'était un professionnel pour qui j'ai un profond respect, je n'ai pas hésité à répondre à ses questions dès que j'ai su les noms des autres personnes qui s'exprimaient dans ce reportage. Ce journaliste a retranscrit exactement ce que je lui avais dit. Quant à mon honorabilité, les gens qui me connaissent savent que je suis un homme d'honneur. Ils savent ce que j'ai pu faire pour le couple Guibal. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de lettres de soutien que j'ai reçues lorsqu'ils ont appris ce qui m'était arrivé. Je profite de votre interview pour remercier tous ces gens. Quel que soit leur bord politique, ils m'ont soutenu et continuent de le faire. Ce sont des élus, des employés, des commerçants, des présidents d'associations et des administrés qui doivent être respectés !

Gérard Hugon s'interrompt quelques secondes, avec l'émotion d'un homme qui en dit long. Son visage est grave et sérieux. Il reprend.

Vous savez, pour se faire passer pour un chevalier blanc, il faut être tout blanc. Croyez-vous que ces deux élus parlementaires le soient ? Quand j'ai quitté cette collectivité, usé par tous les constats négatifs, toutes les langues se sont déliées, et si vous voulez en savoir plus sur les méthodes du couple Guibal, rapprochez-vous de ceux qui les ont accueillis, ceux qui les ont aidés depuis 1989. Demandez aux anciens élus et à ceux qui étaient leurs amis. Vous serez alors très surpris ! Pour ma part, j'ai apprécié mes dix années au service de la Ville de Menton et de ses administrés. J'y ai rencontré des gens simples et formidables parmi les élus et les fonctionnaires. Je suis heureux d'avoir résisté une dizaine d'années dans ma fonction au cabinet Guibal et Giudicelli, mais il a hélas fallu que je sorte définitivement de leur « système » pour ouvrir les yeux et me rendre compte de certains dysfonctionnements qui m'ont poussé aussi à fuir.

Je n'ai pas été le seul à avoir été accusé de diffamation dans ce même dossier. Je crois d'ailleurs savoir qu'un de vos journalistes, Kevin Picard, ainsi que Stéphane Cherki, le maire d'Eze ont été relaxés par la cour d'appel d'Aix en Provence pour des diffamations imaginaires dans un autre dossier ! Je ne comprends pas un tel acharnement sur Stéphane Cherki. C'est un homme constamment diffamé par certains qui se reconnaitront. Pour ma part,  j'ai un réel respect pour lui. C'est vrai, il est atypique mais aussi humain, franc, loyal et droit. C'est un homme qu'il faut citer en exemple. D'ou vient-il ? Qu'est-il devenu ? Quel parcours exemplaire pour les jeunes en général et plus particulièrement ceux de nos cités ! Je comprends que cela puisse déranger certains qui ont démarré leur carrière politique en percevant des allocations allouées par l'Etat.

C'est vrai, Stéphane Cherki n'a pas voulu rentrer dans le moule, mais enfin est-ce une raison pour salir injustement un homme ? Pour revenir à ce qui me concerne, le couple Guibal aurait dû se douter qu'en tant qu'ancien gendarme mes propos reposaient sur des preuves et des sources incontestables. Un élu national doit-il s'imaginer intouchable et au dessus des lois ? J'ose espérer maintenant que la justice ordonne une véritable enquête pour que toute la lumière soit faite sur ces « incroyables dépenses » car il me paraît inconcevable qu'avec autant de personnes dans le besoin à Menton, on puisse fermer les yeux sur le fait que les deniers publics partent en fumée.]]></description>
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<title>La « Coulée verte » se met en mouvement</title>
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Le coeur de Nice va se transformer en un immense jardin de 12 ha qui s'étendra du théâtre de Nice jusqu'au jardin Albert 1er, de la place Garibaldi à la place Masséna

C'est certainement, le projet le plus ambitieux du député-maire de Nice, Christian Estrosi, accompagné pour la circonstance, par le président du Conseil général 06, Eric Ciotti, et les adjoints au maire de Nice, Rudy Salles, Alain Philip, Véronique Paquis, Denise Fabre et Bernard Baudin.

12 ha de verdure et de promenade

Il fallait oser détruire la gare routière et le parking du Paillon pour la transformer en vaste coulée verte de 12 ha comprenant 128 jets d'eau, un lac de 2 850 m², une pelouse de 26 m de large, et une allée de 8 m en bordure du Paillon. C'est l'agence « Pena et Pena » qui a conçu le projet qui se veut résolument écologique dans le choix des matériaux, des lumières (LED), et de l'utilisation de l'eau.

« Des stations météorologiques seront couplées à des sondes tensiométriques dotées d'un système de pilotage permettant de gérer les installations d'arrosage, uniquement en fonction du besoin des végétaux » assure Christian Estrosi. Le réseau d'eau brute via les précipitations pluviales sera privilégié. Parallèlement, il s'agira d'améliorer la biodiversité en conservant les arbres existants et en choisissant des essences adaptées à la région et au site. L'éclairage participera à un tableau nocturne visant à donner une nouvelle identité à la ville. Le parc, quant à lui, sera fermé la nuit pour éviter les nuisances, ce qui était une forte demande du voisinage.

Livraison en septembre 2013

Ce chantier de 40 M devrait être livré en septembre 2013. Le Conseil général 06 prendra à sa charge 15 % du projet, soit 3,5 M. En attendant, une première tranche sera aménagée dès le mois de mai 2012 avec la création d'une esplanade arborée de 4 200 m² sur l'actuelle traverse de la Bourgada. Le parvis de l'église du Voeu sera requalifié sur une parcelle de 2 500 m² où sera plantée une orangeraie. A Menton, les citrons, à Nice, les oranges ! 70 arbres agrémenteront cette esplanade, majoritairement des orangers mais aussi camphriers et des palmiers. Tout le quartier sera redessiné avec des voies rétrécies sur la rue Tondutti de l'Escarène, la rue Alfred Mortier et l'avenue St Jean-Baptiste. Cette première opération d'environ 3,6 M permettra de donner une idée de ce que sera la coulée verte, « un moyen de réintroduire la nature dans la ville, de valoriser les espaces publics, une promenade verte offerte aux piétons et aux familles, et qui dégagera les façades des immeubles baroques de la vieille-ville en recréant un lien avec la ville nouvelle ».

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Sommet du G20 :  l'avenir s'écrit à Cannes</title>
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Légitimement, à moins de dix jours du plus grand rendez-vous planétaire que la France ait jamais connu, il était normal que la principale question abordée lundi dernier, lors du conseil municipal, ait trait à l'événement majeur qu'est ce G20. 

L'occasion, pour le député-maire de Cannes, de dire, une nouvelle fois, que, s'il est évident que ce rendez-vous des quelque 20 chefs d'Etat sur la Croisette ne sera pas sans bouleversements pour la vie cannoise au minimum une semaine durant, il n'en coutera rien aux contribuables locaux car tout, ou presque, est pris en charge par le gouvernement français jusqu'à l'impression des milliers d'affiches et de kakémonos qui flottent déjà au vent, en attendant le passage des cortèges présidentiels attendus au lendemain de la Toussaint. 

Bord de mer interdit et laissez-passer 

Les 3 et 4 novembre prochain, Cannes sera bouclée, sur le pied de guerre et les altermondialistes soigneusement repoussés en terre niçoise. Ces jours derniers encore, pour d'évidentes raisons de sécurité, toutes les poubelles ont été ôtées des environs du Palais qui, deux jours durant, va retrouver son ancienne appellation de bunker, même si depuis, il a été revisité par Wilmotte ! Rappelons que les zones de la 
« banane » ont été classées de un à trois depuis le vieux port et le Five jusqu'au Martinez, que la plupart des parkings seront interdits, que les bateaux seront maintenus à quai, la baignade et la promenade sur les plages interdites et que les résidants ou les visiteurs devront être munis de laissez-passer dûment répertoriés.

Le conseil aura été, une nouvelle fois pour la majorité municipale, l'occasion de dire sa fierté d'accueillir ici, en terre cannoise et même avec les inconvénients afférents, tant dans le temps que dans l'espace, cette manifestation mondiale des plus grands dirigeants du monde, des organisations mondiales et des puissants de la terre. L'occasion pour les élus de l'opposition majoritaire de dire que 3 500 journalistes seront présents, que 35 000 nuitées ont été réservées, que les taxes de séjours seront reversées à la ville, et qu'en moyenne, des palaces aux deux étoiles, les séjours vont de deux a quatre jours et jusqu'à beaucoup plus pour d'autres hôtes cannois. Car on ne l'a pas dit, ce sommet du G20 se prépare dans le plus grand secret depuis plus d'un an, et Cannes a accueilli nombre de personnes depuis plus de six mois !

Bernard Brochand et David Lisnard, le 1er adjoint conseiller général et président de la Semec, gestionnaire du Palais des Festivals et des Congrès, où se tient l'événement, ont redit devant le conseil qu'ils assumaient totalement et avec patriotisme l'acte d'avoir fait candidature, même si Cannes avait été choisie parmi quatre sites retenus, après que la Croisette ait fait montre de son savoir-faire lors du sommet des chefs d'Etat d'Afrique, en 2008, sous la présidence de Jacques Chirac. 

Apolline altermondialiste !

Echange anecdotique mais historique, lundi matin entre la majorité municipale et l'opposition conduite par Philippe Tabarot comme avec Apolline Crapiz, la chef de file de la gauche qui à cette occasion s'est d'ailleurs déclarée « altermondialiste » et a clairement (au contraire de son adversaire de la droite qui a, lui, beaucoup tergiversé sans répondre au final), déclaré, elle, qu'elle n'aurait jamais fait acte de candidature pour accueillir le sommet, ajoutant dans un sourire : « A moins que Hollande ne soit président ! ». 

Dans le contexte économique lourd et difficile de l'actualité de la crise financière que l'on connaît, le premier magistrat de Cannes a souhaité que « la montagne n'accouche pas d'une souris » mais de motions qui permettent d'aborder l'avenir dans de meilleures conditions matérielles « afin de protéger ceux qui souffrent », de soulager les pays pauvres et nous également.

Ce conseil, au travers de nombreuses questions inscrites à l'ordre du jour, a été l'occasion de  mieux connaître les détails de logistique et l'impact immense que ces deux jours ont eu et auront sur la vie des Cannois. A commencer par la mise à disposition, facturée ou pas, de nombreux lieux qui seront investis lors de ce sommet depuis les stades Coubertin et des Hespérides, le site du Port Canto, voué à la sécurité et au service presse de l'Elysée, jusqu'aux écoles, libérées des élèves jusqu'au lundi 7 novembre. Précisons néanmoins que ni la gare SNCF ni la voie rapide ne seront occultées et que les Cannois pourront voyager et se déplacer.

Nombre de conventions d'occupation ont été visées et paraphées jusqu'au Service d'incendie (SDIS) à la caserne de La Bocca, ou sera installée une plate-forme de visualisation des images, car Cannes sera entièrement filmée et visionnée par les forces de sécurité  armées, douanes, gendarmes et police  présentes en ville et dans les abords. Ceci en ville, depuis le Bd du Midi et plus loin l'aéroport de Cannes-Mandelieu, fermé mais réservé aux hélicoptères pour les transferts depuis Nice jusqu'à l'entrée Est. De même pour l'accès à l'A8 qui sera, elle, fermée a l'occasion des cortèges officiels mais rétablie ensuite avec les embouteillages que l'on imagine.

Frédéric Jaubert

&lt;b&gt;Sécurité maximum&lt;/b&gt;


Le préfet Jean-Michel Drevet a accueilli les journalistes en préfecture à Nice pour le dernier volet de la communication institutionnelle  régulièrement faite, ces temps derniers, à l'hôtel de ville de Cannes chez le député-maire par les différentes personnes mandatées par l'Elysée. Au menu, la sécurité, vue sous l'angle de l'armée (terre, air, mer), plus les diverses forces de police et de gendarmerie, plus les douanes, les CRS et bien d'autres agents de différents corps d'Etat engagés sur ce théâtre d'opération qui comptera, selon les chiffres officiels, près de 12 000 policiers et militaires mobilisés.

On imagine bien que, lorsqu'on parle du G20 qui va prendre place sur la Croisette, les 3 et 4 Novembre prochains, toutes les opérations de communication sont soigneusement « peignées » car placées sous le double label « secret défense ou secret d'Etat.»  En effet, pour d'évidentes questions de sécurité des biens mais surtout des personnes, il n'est pas question de dévoiler ses batteries, sauf à des fins dissuasives Pour tout ce qui concerne le protocole et la logistique on admet dans les milieux autorisés que le mariage princier a été une répétition générale bienvenue car elle aura permis de tester, en grandeur nature, toutes les dispositions imaginées autour de l'aéroport de Nice, notamment pour accueillir les chefs d'Etats, les rois et les reines.
Afin de préserver Cannes de toute incursion qui puisse mettre en jeu la sécurité de la trentaine de chefs d'Etats présents deux jours durant sur nos rivages, l'alter sommet a d'ailleurs été, d'emblée, prévu à Nice  aucune alternative n'a été consentie  et un secret certain plane encore sur les cortèges, en particulier quant à leur déroulé en centre-ville. De même, pas question de dire à Cannes qui est logé où, sur la Croisette, même si l'on sait déjà que les Américains seront au Carlton Intercontinental et que le chef d'Etat français dormira, lui, au Majestic Barrière.

Certitude, les palaces qui hébergeront tout ce beau monde seront bouclés et, comme les Cannois, les riverains et les visiteurs devront être munis de badges, réalisés à Sophia Antipolis, et qui ont été soigneusement répertoriés et distribués pour filtrer au maximum les éventuels badauds.
Au plan départemental,  le sommet du G20 s'accompagne de mesures de sécurité sans précédent. Dés cette semaine, les contrôles, jusque là suspendus du fait de la zone Schengen, sont rétablis à la frontière avec l'Italie. Le survol de Cannes est prohibé, l'autoroute A8 fortement déconseillée et, en tout cas, interdite aux poids-lourds dans le sens Nice-Cannes, lors des cortèges des chefs d'Etat en provenance de l'aéroport de Nice... 

La navigation, la plongée sous-marine, la baignade seront totalement interdites dans certaines zones sensibles au large de Cannes et de Nice. De même, le vieux port de Cannes sera fermé.
Et pour en revenir aux 
frontières, un travail a été réalisé par la préfecture des Alpes-Maritimes avec la préfecture d'Imperia, côté italien, mettant en oeuvre des 
« patrouilles mixtes » franco-italiennes. Pour limiter « des actes isolés?», en dehors des manifestations autorisées, le département sera parcouru par des unités de police mobiles «?aptes à de promptes réactions?».

F.J. 

&lt;b&gt;Accueil populaire « G20 » Cannes  &lt;/b&gt;


Dans le cadre du G20, la Ville invite, dans 
un courrier spécial adressé aux Cannois, à s'inscrire afin de participer à l'accueil populaire des chefs d'Etat par le Président de la République, devant le Palais des Festivals et des Congrès.
Une opportunité exceptionnelle d'approcher de près les plus grands dirigeants de la planète, assortie, sécurité maximale oblige, de certaines conditions avant de pouvoir dire à ses petits enfants : 
« mes chers petits, ce jour là, j'étais là ! ».
L'inscription est obligatoire avant le vendredi 28 octobreà midi par courriel à l'adresse : sophie.bertrand@ville-cannes.fr ou par téléphone au 04 97 06 43 43 en communiquant nom, prénom, date et lieu de naissance, numéro de téléphone. Il faudra se présenter impérativement muni d'une pièce d'identité et du courrier d'invitation. Seules, les personnes nominativement invitées et inscrites, pourront accéder aux bus-navettes pour se rendre sur le site.
Le point de rendez-vous est situé sur le parking de la MJC Picaud (23 bd Docteur Picaud) à 9 h le jeudi 3 novembre. Il convient d'être disponible de 10 h 30 à 13 h 30.

Les personnes déjà munies d'un badge d'accès à la zone 1 ou 2 peuvent, eux, se rendre directement à 9 h 30 en face de l'esplanade Georges Pompidou, à l'angle de la rue Buttura et de la rue Notre-Dame. 

Attention ! L'attente des chefs d'Etat se fera debout (aucune chaise ne sera autorisée et sur le site il n'existe aucune possibilité de s'asseoir).

F.J. 

&lt;b&gt;Altermondialistes : rendez-vous à Nice et à Cap d'Ail&lt;/b&gt;

Le Collectif 06 « Face au G20 de Cannes » qui réunit une quarantaine d'associations diverses et variées et plusieurs mouvements dont Greenpeace France, certains syndicats comme la CGT, la Cimade, le Mouvement de la Paix, la Ligue des Droits de l'Homme, Les Amis de la Terre et le MRAP, sera présent à Nice et a lancé un appel à la mobilisation pour animer un alter-sommet à Nice. Ils plaident pour « une réelle démocratie qui passe avant la défense de la finance » et refusent « le directoire autoproclamé qui place les 194 pays membres de l'ONU en face de la dette européenne comme des intérêts contradictoires des Etats-Unis et de la Chine ». Il prévoit ce sommet comme un fiasco et dénonce les deals du FMI qui annoncent l'austérité pour les peuples comme « un hommage du vice à la vertu en persistant, comme l'a fait Sarkozy durant toute sa présidence, en soutenant un capitalisme à bout de souffle, et la fin, annoncée mais jamais intervenue, des paradis fiscaux ».

Ce collectif appelle à un premier rassemblement le jour de Toussaint le 1er novembre à 15 h, place de Lattre de Tassigny pour un cortège prévu et négocié avec la préfecture sur trois kilomètres et demi à l'est de Nice. Une soirée avec concerts et débats est d'ores et déjà prévue aux anciens abattoirs et dans un certain nombre de lieux non encore totalement finalisés. Certitude néanmoins, les 2 et 3 novembre un forum des peuples est prévu avec diverses interventions et le 3 novembre, symboliquement, le collectif des altermondialistes a prévu d'aller manifester à Cap d'Ail afin de dénoncer les paradis fiscaux qui ne se sont jamais aussi bien portés que dans ce contexte actuel de crise. Enfin, si aucune manifestation d'envergure n'est prévue dans la ville des festivals, une conférence de presse est quand même annoncée à Cannes à l'Hôtel Embassy, le 4 novembre, l'heure restant à préciser.

Renseignements : www.mobilisationsg8g20.org]]></description>
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<title>Menton : Thierry Giorgio en colère?! Le musée Cocteau pose problème...</title>
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<description><![CDATA[
Suite à notre article sur le musée Cocteau paru le 12 mai dernier, le député-maire de Menton Jean Claude Guibal avait attaqué Romain Thomas, le directeur de publication du Petit Niçois pour diffamation publique. En marge de ce dossier nous avons voulu connaître l'opinion de Maître Thierry Giorgio, avocat au barreau de Nice et farouche opposant à la politique Guibaliste orchestrée en sous-main par la sénatrice Colette Giudicelli.

LPN : Dans quelques jours sera inauguré à Menton le musée Cocteau. Vous avez souhaité vous exprimer sur ce que vous appelez le « dossier Cocteau ». Pourquoi ?

Thierry Giorgio : Je m'exprime publiquement sur la donation d'oeuvres de Cocteau à la Ville de Menton depuis ma campagne de 2008, la dernière publication à ce sujet sur mon blog datant du 3 juin 2011. 

Je n'entends pas limiter mon propos au seul parti pris architectural du nouveau musée, qui me fait penser à une prothèse dentaire ! De même faut-il  s'exprimer sur la coexistence de deux musées Cocteau... dans la même ville ?

En fait, ce dossier pose des interrogations essentielles. L'une d'entre elles, et pas des moindres, consiste à essayer de comprendre comment et pourquoi le maire de la ville de Menton, qui revendique à longueur de journées l'excellence de sa gestion, a accepté sans aucune concertation de recevoir une donation valorisée à 7 millions d'euros tout en s'engageant à construire un édifice dont le coût dépasserait allègrement les 10 millions d'euros ?

LPN : Il semble que le donateur, feu M. Wundermann, ait imposé la construction d'un musée en contrepartie du don ?

T.G. : En êtes-vous certain ? En avez-vous la preuve ? Vous venez de mettre le doigt sur une autre interrogation essentielle de cette affaire : soit il s'agit d'une « donation à charge », c'est à dire d'une donation imposant à la ville de Menton de construire un musée, soit il s'agit d'une « donation simple » ? Pour répondre, il faut avoir accès à l'acte de donation. Je n'en ai personnellement pas connaissance, et les Mentonnais ne le connaissent que par bribes et affirmations contenues dans des articles de presse. Un tel acte doit être intégralement porté à la connaissance du public. Ce n'est toujours pas le cas à ce jour. On est, dès lors, en droit de se poser la question de savoir si feu M. Wundermann a réellement exigé comme charge de la donation, la construction d'un musée ou s'il ne s'agit pas d'un engagement personnel du maire ? Comment comprendre autrement l'aspect financier de ce dossier ? D'un point de vue strictement comptable, le maire avait l'obligation de refuser une donation dont la charge financière est supérieure à la valeur des objets donnés... Je profite d'ailleurs de votre publication pour demander au maire de Menton qu'il me communique cet acte, qui me concerne comme il concerne chacun des contribuables. Cela permettra également de connaitre enfin avec précision le détail des oeuvres si généreusement données...

LPN : C'est-à-dire ?

T.G. : Il s'agit là en effet d'un autre point essentiel : outre le fait que le nombre d'oeuvres données évolue au gré des publications, la question de l'authentification et donc de l'évaluation de ces dernières reste posée. Revenons aux principes : si le fait de donner comporte légalement un avantage fiscal pour le donateur, il est essentiel pour le donataire de connaître avec précision la valeur de ce qui lui est donné notamment dans ce domaine très sensible d'oeuvres d'art et de financement public.

Ce préalable définit la sincérité des oeuvres, mais aussi et surtout la sincérité économique de la donation et la sincérité fiscale de cet acte. Seul un expert attitré est à même d'authentifier et d'évaluer les biens donnés. Peut-on imaginer que la Ville de Menton se soit engagée dans une telle opération sans la garantie préalable d'une expertise menée par une autorité compétente et indépendante ? Aussi incohérent que cela puisse paraître, cela semble être le cas ! Alertée par Monsieur Hugues de la Touche, conservateur des musées de la Ville de Menton (dont la réintégration dans son emploi au sein de la commune de Menton vient d'être ordonnée par la Cour administrative d'appel de Marseille), cette dernière va organiser un « comité scientifique » dont l'une des attributions principales sera de faire le tri entre les oeuvres originales de Cocteau et celles qui ne peuvent lui être attribuées... !

LPN : Vous indiquez par là qu'il s'agissait donc d'identifier dans la donation des oeuvres qui ne seraient pas de la main de Jean Cocteau ? Qu'est-ce qui vous autorise à le prétendre ?

T.G. : Le maire de Menton lui-même (et pour une fois je peux lui faire crédit), lequel au vu des conclusions de ce comité a déclaré qu'effectivement des oeuvres posaient problème... Cela signifie qu'une partie des objets donnés ne peut être attribuée à l'artiste, et qu'il ne s'agit donc pas d'oeuvres authentiques.

LPN: Donc il y a eu expertise révélant des oeuvres suspectes ?

T.G. : Pas par une autorité reconnue comme un expert spécialisé, compétent et indépendant de toute forme d'influence. Les conclusions dudit comité et/ou d'une expertise sur papier en-tête de la Ville sont insuffisantes à définir très précisément l'ampleur du problème. Il faudrait à présent véritablement expertiser toute la collection donnée, et pour cela préalablement la faire mettre sous scellés. Cette conclusion s'impose. J'ai poussé mes investigations. C'est ainsi que j'ai appris que la collection Wundermann se serait vue opposer plusieurs refus. Ainsi par : le musée d'Irving, le Laguna Beach Museum, le Hungtington Art Gallery et le Newport Harbor art Museum. Puis, j'ai découvert qu'une « Severin Wundermann Foundation » conservait une partie des oeuvres de Cocteau et en disposait dans le cadre de ventes internationales recensées sur Internet

Enfin, j'ai surtout pu observer le travail accompli par Madame Annie Guedras, membre de l'Union des experts et seul expert habilitée et reconnue de l'oeuvre de Cocteau. Madame Annie Guedras n'a pu examiner que quelques éléments de la donation à la demande de Monsieur Hugues de la Touche. Ses conclusions sont plus qu'inquiétantes. Je vous livre copies de ses lettres en date des 26 mai 2008 et 16 juillet 2009. Je détiens en outre le détail des investigations menées par Madame Annie Guedras sur les quelques lithographies qu'elle a pu examiner. Dans sa correspondance du 16 juillet 2008, Madame Guedras fait expressément référence à des oeuvres « douteuses ou contrefaites » et de « faux » présents dans la collection Wundermann. Dans celle du 26 mai 2008, elle explique qu'elle a du intervenir dans le cadre d'une exposition Wundermann au Japon pour faire retirer du catalogue des 
« fausses oeuvres ».
 
LPN : Vous êtes en train de me dire que la Ville de Menton aurait reçu des oeuvres en totalité ou pour partie « fausses, contrefaites ou douteuses », ce qui nécessiterait à présent une expertise, cette dernière n'existant pas préalablement à la donation ?

T.G. : C'est exactement cela, mais dès lors, on est en droit de se poser d'autres questions. 
 
LPN : Lesquelles ?

T.G. : Il paraît difficile d'admettre que la Ville de Menton puisse se satisfaire de « receler des faux ». Il lui appartient donc d'engager les procédures correspondantes à l'encontre de la succession Wundermann, sauf à avaliser le fait d'avoir été abusée, ce à quoi personnellement je me refuse. De même, la Ville doit demander des comptes à la succession Wundermann : en effet, il n'est plus possible de maintenir une situation qui révèle que les valeurs économiques et donc fiscales de la donation sont fausses ! Ceci revient à procurer un avantage fiscal illégal au donateur, tout en affectant gravement l'équilibre économique de l'acte, les finances publiques et le patrimoine de la Ville de Menton. On touche ici à un des socles de notre République : la confiance publique.

Aucun élu ne peut rester inactif sauf à ce que l'opinion considère qu'il prête la main à ce genre de situation, ce qui le discrédite, discrédite l'image de la ville et de plus maltraite injustement celui qui a véritablement tant donné à notre cité : Jean Cocteau.

LPN : Qu'envisagez-vous de faire dans l'hypothèse ou le maire ne mettrait pas en oeuvre les procédures considérées ? Un dépôt de plainte entre les mains de Monsieur le Procureur de la République de Nice ?

T.G. : Votre question m'amène à vous faire savoir que la dernière fois que j'ai signalé par écrit à Monsieur de Montgolfier des faits nécessitant l'ouverture d'une simple enquête, dans le respect de la présomption d'innocence et relativement aux cigares fumés par un élu mais payés au moyen des deniers publics, ce dernier m'a répondu qu'il n'entendait pas donner suite à mon signalement car je manifestais des signes « d'inimitié » à l'attention de Monsieur Guibal...

Voilà donc qu'à présent, dans ce coin de France, pour déposer plainte contre quelqu'un il faudrait, selon la jurisprudence locale de ce procureur, être... son ami ! Dès que le temps m'en sera donné, je rédigerai un article de doctrine dans une revue professionnelle spécialisée que j'intitulerai : « De l'effet de l'amitié sur l'ouverture ou non d'une enquête préliminaire ». J'y commenterai quelques cas d'espèce vécus.

Ceci étant, pour le « dossier Cocteau », un signalement  
« amical » évidemment  au sens de l'article 40 du Code de procédure pénale, a été régularisé. Pas par moi bien sûr !
Enfin, on peut s'interroger sur le rôle de l'opposition, celle qui a accepté de siéger avec la majorité municipale, mais qui conserve imperturbablement le silence... Est-ce pour approuver... ?]]></description>
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<title>L'avenue Jean Médecin  piétonnière en 2012</title>
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C'est dans l'air du temps, la voiture n'est plus la bienvenue dans le centre ville de Nice, surtout sur l'avenue Jean Médecin qui deviendra piétonne à la fin 2012.

Le 2e tronçon, entre l'avenue Dubouchage et la rue Clémenceau, vient d'être livré et inauguré par le député-maire de Nice, Christian Estrosi, en compagnie d'Alain Philip, adjoint délégué à l'urbanisme et à l'aménagement durable.

Une nouvelle place Notre Dame 

La première section pour 700 000  avait été livrée en février dernier et déjà le germe de la piétonisation était dans les têtes. Ce sera fait à la fin 2012 avec le dernier tronçon qui coûtera 2,4 M entre la rue Clémenceau et l'avenue Thiers. Les travaux vont commencer ces prochains jours au nord du pont SNCF pour descendre vers le sud et l'avenue Foch. Cette transformation de la plus grande avenue de Nice va provoquer la création d'une nouvelle place à la hauteur de l'église Notre Dame. 

« Nous voulons embellir les abords des lieux de culte comme la basilique en rendant piéton leurs alentours, la rue d'Italie, de Russie et l'avenue Jean Médecin » assure Christian Estrosi. La traversée très dangereuse de Notre Dame sera supprimée, trois voitures seulement étant suffisantes à bloquer les rails des trames au vu de la désynchronisation des feux entre les piétons et les feux des automobilistes 

Un investissement global de 5 M

Ce 2e tronçon permettra d'aménager la plateforme du tramway en dalles de pierres naturelles sur la section Hôtel des Postes/Pastorelli, d'installer des candélabres en fonte identique, de planter le double d'arbres actuels, d'harmoniser le mobilier urbain pour un coût de 1,7 M pour au final un investissement global de 5 M. Cette opération se fait dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) et « limitera au maximum les nuisances » selon Christian Estrosi. Les travaux du dernier tronçon débuteront mi-novembre pour une livraison fin de l'année 2012. Ce chantier prévoit la fin du passage Emile Négrin entre le Virgin et la rue de la Liberté, ainsi que la piétonisation de la rue Biscarra. Enfin, il est envisagé la création d'un escalator entre la voie ferrée et la station du tram. La voiture semble avoir vécu dans le centre de Nice

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Rentrée politique musclée  de Jacques Peyrat</title>
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Combatif, souriant, courtois mais comme à son habitude, tranchant, vif, incisif et volontaire, même un brin revanchard, que ses détracteurs se rassurent, il n'a rien perdu de sa superbe et il est fin prêt pour repartir au combat.

Le verbe haut parfois un peu dur et cassant, il a tenu en haleine son auditoire durant près de deux heures dans une salle pleine à craquer. Rentrée politique oblige, il avait réuni autour de lui, à l'hôtel Aston, l'ensemble des forces vives susceptibles de l'épauler lors de ses prochaines échéances électorales et elles sont nombreuses : tout d'abord le 3e tour des élections cantonales du 14e canton (probablement en mars ou avril), les législatives dans la première circonscription en juin, le tout bien entendu dans la perspective des municipales en 2014. Du pain sur la planche pour l'ancien maire de Nice qui n'est pas prêt d'abdiquer et de remiser au placard ses crampons d'homme politique. Pugnace et téméraire, il vient de revêtir sa robe d'avocat et il plaide à nouveau à la barre du tribunal, et ce débordement d'activité semble bien lui convenir.

Indigné par les affaires et effets d'annonces

Plaider la cause des autres lui entretient la voix et le moral et tel un tribun remonté à fond contre l'adversité ambiante, il lance à l'assistance, certes studieuse, mais trop timorée : « il est temps de se ressaisir et de se rassembler pour se battre contre la décadence insufflée par ceux qui nous gouvernent ». A cet effet, il s'est dit indigné par une large gamme de faits et de mesures incohérentes aussi bien au plan national qu'à l'international : la persécution des chrétiens en Turquie, au Pakistan et en Egypte, la mise à mort de l'Etat d'Israël, l'hymne français sifflé lors des matchs de football, la réduction des crédits accordés à la défense et à l'armement, le silence de l'église en maintes circonstances.

Indigné également par l'insécurité persistante notamment à Nice où contrairement aux chiffres annoncés, les taux s'avèrent supérieurs à ceux de Marseille ou de Lille ainsi que par l'état lamentable et obsolète de la prison de Nice. Indigné aussi par l'affaire des valises et les révélations de Ziad Takiedine et de Djaoui, deux intermédiaires proches du pouvoir en place, sans parler de la conduite de Dominique Strauss-Kahn qui lui a fait dire : « Nous vivons dans un monde pourri ».

RPF, Nissa Rebela et Front National

Indigné encore par les déclarations du maire de la ville qui n'hésite pas à s'approprier certaines réalisations architecturales, sociales ou culturelles que nous avons mis en place, dit-il en recherchant du regard le soutien de ses ex adjoints ou conseillers municipaux présents dans la salle. Ulcéré surtout par les sempiternelles promesses et effets d'annonces divulgués à grand prix dans la presse locale et le chant des sirènes en direction de ses anciens colistiers.
Ulcéré enfin que son successeur à la mairie revendique le fait d'avoir créé la Métropole. Non, s'est-il exclamé, tout en rappelant que celle-ci est née le 6 décembre 2004 en Préfecture des A.M en présence de Pierre Breuil, le préfet de l'époque et des maires de Grasse, Cannes, Antibes et Menton, des représentants de la CCI, de l'Université, de l'Académie et du CHU.

Fier du soutien à ses côtés des membres et dirigeants de RPF, de Nissa Rebela et du Front National, il a conclu son allocution en dynamisant ses partisans : « Comme on ne peut compter que sur nous-mêmes, il faut agir ensemble et rentrer dans le débat politique, c'est pour cela que je sollicite des alliances » a-t-il ajouté fermement. Et c'est debout que, sous sa conduite, l'assistance a entonné la Marseillaise avant de féliciter l'orateur et homme de conviction fidèle à ses idées et à ses principes que demeurera toujours Jacques Peyrat.

Thierry Arzens]]></description>
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<title>Nicolas Sarkozy à Nice :  l'insertion au coeur</title>
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Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, aime la Côte d'Azur et Nice, et la population le lui rend bien.

Invité par Christian Estrosi sur le thème de l'insertion professionnelle, il est apparu décontracté, attentif, souriant et surtout disponible pour répondre à toutes les sollicitations.

Visite décontractée du chantier du grand stade

Le programme était pourtant soutenu avec trois visites pour le Président, l'une au chantier du grand stade, une autre au lycée professionnel des Palmiers, et l'Opéra de Nice pour finir, avec une table ronde avec les acteurs de l'insertion professionnelle. D'emblée, le ton était donné. Le président était venu pour revoir des amis comme Christian Estrosi, Eric Ciotti, le préfet Jean-Michel Drevet et se faire plaisir. Sur le site du grand stade à St Isidore, il a eu un mot sympathique pour chaque élu. Devant la maquette de l'Olympic Nice Stadium dessinée par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, il a rappelé « l'importance d'un grand stade pour avoir une grande équipe de football ». A peine a-t-il eu le temps d'un petit tour que le président de l'OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, lui a remis un maillot floqué à son nom avec, comme numéro, le 1 bien sûr.

A la question s'il était devenu maintenant, un supporter de l'OGC Nice, il a répondu du tac au tacle par un : « Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour être supporter de l'OGC Nice ! Je ne suis pas né ici, on peut soutenir deux clubs, mais Nice reste ma ville de coeur, je l'ai souvent dit à Christian Estrosi ». La complicité entre les deux hommes était évidente. Le Président a eu un mot pour chaque ouvrier coffreur en contrat de professionnalisation au groupe Vinci, saluant le travail effectué par le directeur de production Génie civil, M. Agostinho. Il a pris le temps de les écouter tout comme il s'est longuement entretenu avec les jeunes de la Mission locale de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, emmenés par leur présidente, Dominique Estrosi-Sassone, qui a présenté les actions, les partenariats et les résultats élogieux de cette structure exemplaire.

Rencontre avec les sportifs niçois

Que ce soit sur le dispositif de 100 chances, 100 emplois en partenariat avec St Gobain, ou avec les jeunes ayant bénéficié d'une aide financière au permis de conduire contre 50 heures de bénévolat dans une association à but non lucratif, il a souhaité entendre les parcours de chacun d'eux, y compris leurs problèmes d'insertion professionnelle. A propos de la voiture, il a justifié sa politique de prévention en affirmant que c'est « un outil qui peut tuer car il y a trop d'irresponsables ». A la question : avez-vous le permis (de conduire) ? Il a répondu : « Moi, je l'ai mais François Baroin, non. C'est un grand sujet de plaisanterie entre nous ». Il a rencontré aussi des sportifs comme le nageur niçois, Yannick Agnel, les footballeurs de l'OGC Nice, Renato Civelli ou Didier Digard, ou la championne d'handisport de tennis, Catherine Schoen, présélectionnée aux J.O de Londres, tous parrains et marraines des emplois contrats d'insertion du Nice Stadium avec l'UPE 06.

On a parlé d'envie, de courage, de talent autant de qualités qu'il faut avoir pour faire du sport de haut niveau ou être Président de la République A chaque arrêt, il s'est trouvé une personne pour lui demander des nouvelles de son épouse, Carla Bruni, et de son futur accouchement. Toujours aimable, il a répondu à chacun. Lui que l'on dit si pressé a pris son temps, a posé pour des photos avec les jeunes en insertion, signé des autographes. Pour autant, il ne fallait pas oublier le but de sa visite : l'insertion professionnelle. Sur les 100 chances, 100 emplois, la Mission locale enregistre aujourd'hui un taux de placement de 80 %. Quant au permis de conduire citoyen, il a été l'un des sujets de la table ronde à l'Opéra de Nice.

L'hommage à Galid Shalit

Avant cette rencontre, Nicolas Sarkozy s'est arrêté au lycée professionnel des Palmiers pour mettre à l'honneur un établissement qui a fait des partenariats avec les entreprises, l'une de ses priorités. Il a tenu à rencontrer les lycéens du Bac Pro, « Sécurité et prévention », une section créée en 2010 et qui bénéficie d'un partenariat avec la police nationale et les pompiers de Nice. Arrivé devant la mairie de Nice, il s'est associé à l'enlèvement de l'affiche appelant à la libération du soldat franco-israélien, Gilad Shalit. A cette occasion, il a répondu à quelques questions sur le sujet. Il a rappelé que sa première élection, il l'avait dédiée aux infirmières bulgares retenues en Lybie. Là encore, il a vu dans cette libération « où la France a pris toute sa part », un signe positif pour les échéances à venir.

« Durant les dix rendez-vous que j'ai pu avoir avec son père, il n'a jamais perdu espoir malgré ces 5 ans de captivité ». Il a tenu aussi à rendre hommage au 1er ministre israélien qui a pris « une décision courageuse, certains des prisonniers libérés ayant du sang sur les mains » ajoutant, « Gilad ne pouvait payer pour tout le monde, on le recevra bientôt à Paris ». Quant à la situation au Proche-Orient, il a espéré que cette libération appellera à un nouveau dialogue de part et d'autre, tout en souhaitant la reconduite en tant que président de l'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Il s'est livré alors à l'un de ses bains de foule qu'il affectionne tout particulièrement, recevant un accueil triomphal des Niçois, juste avant de rejoindre l'Opéra de Nice qui a affiché complet pour l'occasion.

La réforme des lycées professionnels

La table ronde sur l'insertion professionnelle était animée par le président de la Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) de Nice Côte d'Azur, Bernard Kleynoff. En préambule, Christian Estrosi a tenu à rappeler au président « la fierté des Niçois pour cette visite » avant d'ajouter : « Ici, personne ne vous fera défaut ». La campagne était belle et bien lancée à Nice.

Bernard Kleynoff s'est cantonné à l'ordre du jour de la table ronde avec ces trois sujets : la réforme des lycées professionnels, le permis citoyen et l'apprentissage. Avant de céder la parole aux différents intervenants, il a souligné que le réseau des chambres de commerce était le 2e pourvoyeur de formation professionnelle après l'Education nationale. « Nous avons un projet ambitieux sur l'apprentissage afin de soutenir les filières stratégiques des Alpes-Maritimes qui compte 240 000 jeunes de moins de 20 ans, 30 000 étudiants et 7 000 apprentis ». Sur la réforme des lycées professionnels, Hervé Beauvais, proviseur du lycée Pierre et Marie Curie de Menton, a présenté ses projets personnalisés de réussite éducative basés sur le tutorat et ses relations avec le monde du travail. « Nous avons élevé le niveau de qualification en s'adaptant aux besoins de chacun, et à un partenariat d'excellence avec l'entreprise Cometh dont 40 % des salariés ont été recrutés au sein du lycée.

Pour l'exemple, Manon Casteu a retracé son parcours qui l'a conduit vers les métiers de la restauration en bénéficiant de 22 semaines de stage ». Nicolas Sarkozy a rappelé que cette réforme a été « la plus importante en matière d'éducation du quinquennat ». Il a dénoncé l'injustice entre les filières générale et professionnelle. « On les a alignées avec une même durée de 3 ans d'étude et le même statut d'étudiant ce qui concerne 700 000 jeunes par an qui trouveront deux fois plus facilement du travail que les élèves en filières générales ». Au final, en 2011, les lycées pros ont enregistré 40 000 élèves supplémentaires soit 172 000 bacheliers qui peuvent désormais changer de filière

Le permis citoyen et l'apprentissage

Sur le permis citoyen, Nizar Derouazi a rapporté son expérience au sein de l'association, « Elles » des Moulins, où il a passé 50 heures en bénévole afin de bénéficier de l'aide de la Ville de Nice pour passer son permis de conduire. Cet apport était d'autant plus important pour lui qu'il se destine à une profession de chauffeur dans une entreprise de transport. Nicolas Sarkozy a salué cette initiative « qui lève l'un des freins les plus importants à l'embauche, un facteur d'exclusion du marché du travail ».

Il a apprécié ce volontariat qui est aussi l'apanage du service civique « qui monte en puissance avec 15 000 jeunes cette année et un objectif de 25 000 l'an prochain ». Enfin, sur l'apprentissage, le professeur de l'université, Eliane Kotler, a insisté sur « les formations en apprentissage mises en place à l'université depuis 1991 avec des DUT ou des Masters, soit 30 diplômes concernés où la formation s'effectue moitié en entreprise, moitié en cours à l'Université ». L'UPE 06, la CCI Nice Côte d'Azur, et la Chambre des métiers 06 se sont associés à ces filières. D'ailleurs, c'est le président de la Chambre des métiers, Jean-Pierre Galvez, qui a conclu les interventions en évoquant son expérience de chef d'entreprise, mais aussi son incompréhension que seulement 3 % de la taxe sur l'apprentissage reviennent à l'apprentissage. Nicolas Sarkozy a rappelé que ce n'était pas ce qu'avait voulu le législateur et a annoncé 250 M au titre du grand emprunt d'Etat sur l'apprentissage, insistant sur la filière « qui concerne autant les métiers manuels que les services ». Il a ajouté : « Depuis mars dernier, l'entreprise de moins de 250 salariés qui embauche un apprenti est exonérée de charges sociales ».

Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a insisté sur la lutte contre les « décrocheurs », ces 120 à 150 000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme. « On les a recensés et on leur proposera une solution personnalisée afin que personne ne soit laissé au bord du chemin de l'insertion ». La ministre à l'Apprentissage et à la Formation professionnelle, Nadine Morano, a évoqué « le portail de l'alternance qui propose 32 000 offres d'emploi et la signature prochaine des contrats d'apprentissage avec les régions soit 1,7 milliards d'euros sur 5 ans ». Le temps de dernières recommandations sur l'Europe pour saluer la présence du ministre, Jean Léonetti, et le Président s'en est allé sous un tonnerre d'applaudissements. Nice a déjà choisi, c'est Sarkozy Président !

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Observatoire départemental de l'enfance installé par le ministre</title>
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C'est ce que le Garde des Sceaux, Michel Mercier, a tenu à saluer avec la signature d'une action innovante entre le Conseil général 06 et le parquet de Grasse.

Le bilan à la hausse de l'Adret

Il est vrai qu'après la présentation de la Loppsi 2 à l'Assemblée nationale sur la sécurité intérieure, la réactivation des contrats de responsabilité parentale dans les Alpes-Maritimes pour lutter contre l'absentéisme scolaire, le rapport sur l'exécution des peines, et le service citoyen dernièrement, Eric Ciotti est devenu le précurseur de la politique de prévention et de répression de la délinquance des mineurs en France. S'il a insisté « sur la complexité de la mission de la petite enfance qui doit être un juste équilibre entre droits et devoirs », le président du CG 06 a salué, avec la création de l'Observatoire départemental de l'enfance, « le lancement de deux nouvelles actions en faveur de la prise en compte rapide et pertinente des situations préoccupantes, et d'une juste coordination entre action éducative et sanction pour prévenir la délinquance des mineurs ».

La signature du protocole d'échange d'informations entre le Département et le Tribunal de grande instance (TGI) de Grasse a pour but de prévenir la récidive et n'est que la résultante d'un travail débuté en 2008 avec la création de l'Antenne départementale de recueil, d'évaluation et de traitement des informations préoccupantes (Adret). Depuis sa création, l'Adret n'a cessé de voir ses signalements se multiplier. 
« Cela ne signifie pas que la situation s'aggrave », souligne Eric Ciotti, « simplement que les plaintes se font plus facilement ». En 3 ans, elles ont doublé, passant de 1 589 en 2008 à 3 349 en 2010, avec au 30 septembre 2011, déjà 
2 873 cas.

Des stages pour les parents au parquet de Grasse

Les dépôts de plaintes sont rendus plus facile par la multiplication des outils mis à la disposition du public comme le guide du signalement à destination des partenaires institutionnels et associatifs nombreux dans l'hémicycle lors de cette présentation, le guide du recueil sur les informations préoccupantes, ou encore les nombreuses plaquettes distribuées dans les communes, les commissariats, les gendarmeries, ou dans les centres médicaux ou paramédicaux. L'Observatoire départemental de l'enfance comptera une soixantaine de membres qui devront expertiser, proposer, et coordonner les actions en élargissant la démarche aux contrats de responsabilité parentale dont 319 ont été signés en 2009.

Le procureur de Grasse, Jean-Michel Cailliau, a rappelé que « ces informations porteront sur des mineurs condamnés définitivement ou contre lesquels ont été requis des peines de substitution ». Les bonnes relations entre le parquet et les maires de l'arrondissement de Grasse sont un gage, pour le procureur, de réussite d'une telle initiative. Il a ajouté que le parquet de Grasse envisageait « des stages de responsabilité parentale comme alternative aux poursuites dans le cadre d'abandon de famille ». La victime devra attester de l'efficacité d'une telle mesure. Et le procureur de conclure : « Il faut un partage des informations et des résultats des uns et des autres pour garantir le succès de cette action ».

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, s'est félicité que l'on puisse faire travailler ensemble, l'Etat, les collectivités locales et les services de la justice dans le respect des règles de droit. « Je veux un service public au plus près des gens » a-t-il martelé. Saluant une action conjointe d'un Département et d'un parquet « qui constitue une première en France », le Garde des Sceaux a estimé qu'Eric Ciotti montrait « l'exemple de ce qu'il faut faire dans ce pays ». Le ministre s'est ensuite rendu au Palais Acropolis pour la clôture du Congrès national des greffiers des tribunaux de commerce.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Le nouveau Sénat vu par René Vestri</title>
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<description><![CDATA[
Deux semaines après la douche froide essuyée par la droite avec le basculement du Sénat à gauche, il nous semblait intéressant d'obtenir le ressenti d'un parlementaire azuréen, et l'analyse de René Vestri corrobore tout à fait notre point de vue sur la question.

Les raisons de l'échec peuvent se conjuguer au pluriel. Certes, mais d'après lui on peut les imputer en premier lieu à une certaine aspiration à l'alternance et également au rétrécissement de l'écart entre la droite et la gauche. Ainsi, il cite en exemple Manuel Valls, lequel se situe sur l'échiquier politique à la droite de la gauche et, par ailleurs, à une représentation féminine plus militante à gauche qu'à droite. De toute façon ajoute-t-il la gauche est beaucoup plus militante et l'un des torts de la droite a été de considérer que cette élection était gagnée d'avance. Au final, il en est tout autrement, et c'est en quelque sorte la France des campagnes qui a fait pencher la balance. On serait même tenter de dire que pour une fois, c'est la France des petits qui l'a emporté.

La réforme territoriale : un déni de démocratie

Trop souvent dénigrés et considérés à tort comme quantité négligeable par rapport à ceux des grandes villes et agglomérations, les grands électeurs des petites communes de 2 à 3 000 habitants ont réussi à renverser la vapeur de crainte d'être broyés et mangés tout cru par la réforme territoriale qualifiée par René Vestri de « déni de démocratie ». C'est tellement vrai que c'est le premier message envoyé par les « grands électeurs » reçu cinq sur cinq par le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean Pierre Bel, qui a demandé au Premier ministre, François Fillon, un moratoire sur la réforme territoriale. D'après René Vestri, on a davantage pris en considération les conseils d'experts que le bon sens logique et les préoccupations au quotidien des élus des petites communes rurales, comparés aux fantassins de la République. Jugés avec mépris par les instances gouvernementales et la France d'en haut qui a trop souvent tendance à traiter les problèmes des autres avec des oeillères, « les petits maires », comme certains les appellent avec une condescendance exacerbée, ont su saisir avec opportunité l'occasion qui leur était donnée d'exprimer leur rancoeur et leur ressentiment. Eux qui ont tant de mal à se faire entendre et dont on musèle les propos en usant de la politique de la bouche cousue, ont enfin fait parler leur coeur par la voix des urnes. Véritables porte-paroles de leurs administrés, ils ont su dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

« N'oublions pas, stipule René Vestri, que les grands électeurs ne sont pas des gens que l'on appâte par quelques colifichets car la plupart font preuve d'un parcours politique assez conséquent et ils n'ont pas besoin de conseils, ni d'ordre à recevoir d'en haut, pour estimer ce qui est salutaire pour le bien de leur commune. Et puis, ils constituaient un maillage démocratique de la population unique en Europe et sans doute au monde. Chaque citoyen connait un ou plusieurs élus municipaux, les croise dans la rue chaque jour. Combien connaissent les vice-présidents métropolitains futurs qui ne sortiront plus de leurs bureaux climatisés et de leurs voitures de fonctions ? ».

L'avenir, c'est l'imagination

Quand on lui demande comment il entrevoit l'avenir, il réitère que le Sénat, c'est le rassemblement de diverses communautés et qu'il fallait surtout tenir compte de la ruralité. « Le passé étant garant de l'avenir, n'oublions pas que du temps où la gauche était au pouvoir, de 81 à 95, le Sénat était à droite et que ça n'a pas empêché Mitterrand de gouverner. Aujourd'hui, c'est le contraire, mais est-ce que cela empêchera la droite de mener à bien ses affaires ? Ma réponse est non » s'exclame René Vestri, tout en mettant en garde ses coreligionnaires et en rappelant les résultats des dernières échéances électorales. « Nous avons perdu successivement les municipales, les régionales, les cantonales et récemment les sénatoriales, que cela serve de leçon et que ces défaites à répétition attestent que les raisons fondamentales sont que la gauche est toujours plus militante. D'ailleurs, ces primaires socialistes témoignent d'un mouvement en profondeur qui touche et sensibilise bien au delà du fait d'être à gauche.

A droite, qu'avons nous à proposer ? Hormis les actions du président au plan international, le bilan s'avère somme toute mitigé » s'interroge René Vestri. Avec un brin de nostalgie dans le regard et beaucoup d'amertume dans la voix, il semble mesurer la distance et le temps écoulé depuis les années 60, époque à laquelle le général De Gaulle, qui aimait donner la parole aux Français avec le référendum, avait fait de la France l'une des premières puissances mondiales, et ce en majeure partie grâce à l'indépendance énergétique, soulignant en exemple l'usine marémotrice de la Manche, Airbus et le TGV. « Aujourd'hui, dans tous les domaines, nous sommes rattrapés, écrasés et distancés ». A cet effet, il cite Saint Augustin qui écrivait « le passé, c'est l'histoire, le présent, c'est l'action », mais en ce qui concerne les prochaines élections, il pressent que l'avenir, c'est l'imagination.

Pas d'intercommunalité à marche forcée

En passant de la commune à l'agglomération de communes, puis de l'agglomération urbaine à la Métropole à un rythme accéléré, on a trompé les gens, et à présent le réveil est d'autant plus dur que la représentativité des communes en rapport de leur indice de population, n'est en aucun cas établie de manière équitable.

De ce fait, beaucoup de maires de petites communes se sentent frustrés envers leurs collègues des grandes villes, ce qui fait dire à René Vestri : « il y en a qui portent le piano et d'autres qui en jouent », d'où cette protestation contre l'excès de centralisme, une mesure administrative de plus en plus mal supportée par les élus surtout au moment de la constitution des listes, car si avant on s'investissait pour une étiquette, il faut bien convenir qu'aujourd'hui l'électeur vote plutôt pour un gestionnaire. Serait-ce la raison pour laquelle les parlementaires et membres du gouvernement ont souhaité dernièrement que l'on cesse d'imposer l'intercommunalité à marche forcée.

Après tout se demande René Vestri, comme beaucoup de citoyens français, « quel est l'intérêt d'aller aussi vite? ».

Thierry Arzens]]></description>
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<title>50e congrès des experts comptables de justice</title>
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C'est au Palais Acropolis à Nice que les experts comptables de justice s'étaient donnés rendez-vous. Le thème de ce cinquantième congrès national portait sur l'évaluation des préjudices économiques : matériels, immatériels (pertes d'exploitation, atteinte à la valeur des actifs incorporels, perte de chance et le temps, les intérêts et la fiscalité) ainsi que le cas particulier de l'évaluation d'un préjudice économique à la suite d'un préjudice corporel.

Durant la matinée, le colloque placé sous la présidence de Monsieur Lamanda, premier président de la Cour de cassation, a réuni un grand nombre d'experts judiciaires de toutes disciplines. L'occasion de proposer aux experts de justice, des « bonnes pratiques » lorsqu'ils rencontrent des difficultés lors de leurs missions confiées par les juridictions.

« Vous aidez la justice à être plus exacte »

« Vous aidez la justice à être plus exacte » a expliqué Christian Estrosi lors de ce colloque, aux côtés de Didier Faury, président national de la Compagnie nationale des experts comptables de justice. « Les professions judiciaires ont toujours occupé et occupent encore, dans notre cité, une place éminente, et le barreau de Nice, qui compte à ce jour plus de 800 membres, le TGI de Nice et ses services, sous la présidence de Madame Karsenty, en sont de nos jours une éclatante illustration » a poursuivi le député-maire.

Et en tant que législateur, Christian Estrosi a rappelé toute l'importance de cette profession « par l'expertise de vos analyses et de vos comptes, vous fournissez au juge la vision la plus précise du point d'équilibre indispensable à la réparation ou au partage équitables ». Le colloque s'est ensuite consacré à un exposé sur le cas particulier de l'évaluation du préjudice économique à la suite d'un préjudice corporel. Une table ronde a également été constituée de magistrats de l'ordre administratif et judiciaire, d'un membre de l'Activité de la concurrence, d'un avocat et d'un représentant du Medef national. Puis juste avant de clôturer le congrès, un temps a été accordé pour répondre aux questions posées par l'auditoire.

Nassera Sfendla]]></description>
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<title>Stationnement à Nice : la fin du calvaire ?</title>
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Les dispositions concernent tous les types de véhicules, électriques, deux roues, places handicapées, et même les voitures.

4000 bornes électriques supplémentaires d'ici 2014

Aujourd'hui, dire que l'on utilise son véhicule personnel pour aller travailler va bientôt être considéré comme une insulte. Mais à l'heure où les prix de l'immobilier ne cessent de grimper sur la Côte d'Azur, il est toujours aussi difficile de se loger à proximité de son lieu de travail. D'où les bouchons interminables sur l'A8, le matin, le soir, et même pendant la journée. Car le drame de la pollution automobile réside plus dans un véhicule qui fait du surplace que dans une voiture qui se déplace

Le plan présenté pour la période 2011-2015 fait feu de tout bois. Il y avait urgence car aujourd'hui, 364 000 véhicules entrent et sortent de Nice par jour dont 275 000 chercheraient une place pour se garer Aux heures de pointe, il faudrait près de 20 à 25 mn pour stationner dans Nice, voire plus.  Face à ce constat, vous pouvez opter pour le transport en commun avec le tramway dont la ligne 2 vient d'être actée, pour l'un des 1 750 vélos bleus ou encore pour l'une des voitures électriques en auto-lib qui mettra, d'ici fin 2012, 210 véhicules en libre service dans 70 stations. Avant 2014, 4 000 bornes électriques seront installées à Nice faisant de la ville, une pionnière en la matière. Si vous faites l'acquisition d'un scooter électrique, vous bénéficierez d'une subvention de 400 . Pour les personnes handicapées, 50 places supplémentaires seront créées pour atteindre les 370 emplacements réservés. 

Des capteurs sous la chaussée Raimbaldi

L'une des nouveautés les plus intéressantes de ce plan sera la pose de capteurs sur la chaussée Raimbaldi en novembre prochain qui permettra aux utilisateurs de Smartphone de connaître les emplacements disponibles en quelques secondes. Une centaine de places seront concernées et équipées mais le système pourrait être étendu au secteur de Notre-Dame dès 2012. Le même procédé sera expérimenté au parking du Palais de la Méditerranée avec un renforcement de la sécurité. Dans cette optique, la verbalisation par caméras vidéo va connaître un regain d'activité, les 10 sites actuels devenant 25 à l'orée de 2015.

La lutte contre les double-files est plus que jamais l'une des priorités de Christian Estrosi. Les 41 parcs de stationnement de Nice, en commençant par ceux du Vieux-Nice, vont se doter aussi de panneaux lumineux aux carrefours stratégiques afin de mieux diriger les automobilistes vers les parkings les plus proches. Les résidents ne sont pas oubliés puisqu'ils auront 2 000 places supplémentaires d'ici 2014 pour atteindre les 11 000 avec des tarifs attractifs : 1,50  /jour, 7 /semaine et 13  pour deux semaines. Dans le même temps, les deux roues vont se voir attribuer 2 000 places d'ici 2015 soit au total, 9 700 emplacements répartis sur 
1 200 sites. 

3700 places supplémentaires d'ici 2015

Mais la disposition la plus spectaculaire demeure l'accroissement des parcs relais. A ceux du Pont Michel, de Las Planas et de St Jean d'Angely, s'ajoute celui de Jean Bouin soit 400 places dès le début de 2012. Ce type de stationnement est gratuit pour tous les utilisateurs du tramway. D'autres seront créés à Magnan, Ferber, la Digue des Français et St Augustin pour atteindre les 1 850 places avant 2015.

Dans le même temps, il y aura autant de places créées dans les parcs autos de la ville. Ces 1 850 emplacements seront répartis notamment au quartier Notre-Dame avec 450 places en sous-sol à la mi-2014, 400 en air libre et 650 en souterrain à la gare du Sud en juillet 2013, 460 places au parking Sulzer en avril 2013, 470 au quai de la Douane au port à la fin 2013, et enfin, 360 à Fodéré à la fin 2014. Il faudra donc patienter encore quelques années pour savoir si la circulation à Nice est redevenue normale et apaisée. Et arrêtons avec la culpabilisation croissante des automobilistes qui n'utilisent, pour beaucoup, leur voiture parce qu'ils ne peuvent faire autrement, eu égard à leur situation géographique ou à leur emploi. Leur auto, est bien un outil de travail et ils n'en font pas « un usage intempestif »

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Ligne 2 du tram à Nice :  ce sera 758,7 M</title>
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Après 450 M en 2009 et 780 M  lors de la dernière évaluation, ce sera finalement un peu moins de 760 M, soit 758,7 M exactement selon les services de Nice Côte d'Azur.

19 stations dont 4 enterrées

C'est à l'Acropolis que Christian Estrosi a tenu sa grande messe de la poursuite du chantier du tram. Cet axe Est-Ouest desservira 19 stations dont 4 souterraines pour 11,3 km (dont 3,2 km enterrés) entre le port de Nice et l'aéroport en passant par le Cadam et la salle Nikaïa. Dès 2016, il ne faudra que 26 mn pour traverser la ville. Le dernier point d'interrogation qui a été levé par les experts concerne la géologie du sous sol.

D'après les nombreux sondages, rien ne s'oppose au passage en souterrain du tram. Les quatre stations sont Garibaldi, Durandy, Jean Médecin, et Alsace-Lorraine. Le tube sera à 25m et pourquoi ne pas intégrer à la station de Garibaldi, les sites des fouilles archéologiques découverts dernièrement ? Autre bonne nouvelle, il n'y aura plus de pendulaires, la technologie  prônant l'alimentation par le sol ayant fait ses preuves. Enfin la gare du tram sera située dans la plaine du Var sur une superficie de 3,5ha entre le parc Charles Ehrmann et la rive du fleuve Var. Il ne suscitera de ce fait aucun grief du voisinage comme cela avait été le cas à Nice Nord, au quartier du Rouret. Enfin, la station terminale du port tiendra compte de l'avis des populations qui seront largement consultées sur le sujet comme s'y est engagé Christian Estrosi.

20 000 véhicules/jour

Le maire de Nice a choisi de prendre son temps pour présenter son projet. « Ce réseau de transport va nous engager pour un demi-siècle, on pouvait prendre trois mois de réflexion de plus ! ». Christian Estrosi a donc fait refaire les études en tenant compte de quatre impératifs : « éviter le traumatisme d'un chantier de 5 ans, valoriser le plus possible le patrimoine de l'hyper-centre, faire accéder le plus grand nombre possible de quartiers au tram, et relier les différents pôles d'activité de la ville de Nice ». Sur le pôle multimodal de St Augustin, il veut développer son concept de « ville verte du XXIe siècle ».

Et cela ne peut être compatible avec le trafic actuel sur la promenade des Anglais où « 171 000 voitures et 1200 bus entrent ou sortent chaque jour C'est une réalité en termes de santé publique, de temps perdu, de dégradation du paysage et de la qualité de vie ». D'autant que lesdites automobiles et cars sont le plus souvent à l'arrêt et polluent donc davantage, bloqués par les bouchons récurrents sur cet axe saturé depuis la réduction des voies par la précédente municipalité. A terme, le maire table sur une diminution de 20 000 véhicules/jour libérant 4 000 places de parking dans la ville. Christian Estrosi réfute l'accusation « d'ennemi de la voiture ». Avec les 5 parcs-relais à St Augustin, au Nikaïa, à Ferber, à Magnan, et aux Ponts-Jumeaux à l'Ariane, il table sur la création de 3550 places supplémentaires.

160 M de subventions

Côté réaction, le tracé semble faire l'unanimité puisque la population approuve ce nouveau tracé à 88 %. Seule réticence, celle du secrétaire départemental du PS, Patrick Allemand, qui aurait préféré un phasage des travaux pour étaler dans le temps son financement. « Les habitants du port de Nice et du 1er canton ne demandent pas ce raccordement express. Il aurait été plus raisonnable d'assurer la jonction entre les lignes 1 et 2 à hauteur de l'avenue Jean Médecin dans un premier temps ». Par ailleurs, il estime qu'en l'état des finances de la ville de Nice et de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, « il est impossible d'engager 758 M d'investissement sans une nouvelle hausse d'impôts locaux à moins de faire exploser la dette ».

Enfin, il s'étonne que Christian Estrosi émette des doutes sur la participation de la Région Paca qui a décidé d'apporter 26 M sur ce projet comme l'a confirmé le président, Michel Vauzelle. Pour autant, Patrick Allemand se réjouit que le quartier des Moulins soit desservi par le nouveau tracé. Christian Estrosi a pris acte. Pour mémoire, l'Etat apporterait 54,7 M, le Conseil général 06, 50 M comme l'a encore confirmé le président, Eric Ciotti, à la tribune, et la société Saca devrait participer tout comme l'Union européenne via le programme Feder (Fonds européen de développement régional) soit 160 M de subventions. Et le maire de conclure : « Les travaux seront moins traumatisants que lors de la ligne 1, il est vrai que les réseaux d'assainissement ne seront pas concernés et que le percement du tunnel bénéficie de techniques éprouvées et adaptées à la géologie du site, on fait plus vite avec un moindre impact sur l'environnement ».

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>MSC Sinfonia en escale à Villefranche</title>
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Villefranche, tête de ligne pour les croisières, on en rêvait depuis longtemps et c'est désormais une réalité. De ce fait les plus grosses compagnies maritimes du monde inscrivent la rade mythique dans leur tableau de chasse.

Parmi elles, MSC Croisières, riche d'une flotte de onze navires a dernièrement effectué une nouvelle escale à bord de son Sinfonia. A peine avait-il débarqué une large partie de ses 3959 passagers qu'une délégation de la cité Villefranchoise et de la CCI était invitée à visiter ce palace des mers. Ainsi réunis autour de l'adjoint au Tourisme, Cédric Cirasa, représentant pour la circonstance son maire Gérard Grosgogeat, et de la directrice de l'office, Patricia Brégère, de nombreux acteurs de la vie économique azuréenne ont été chaleureusement accueillis par le capitaine Ciro Pinto et le maître hôtelier Antonio Russo.

Leader de la croisière en Méditerranée

Après les traditionnels échanges de cadeaux, ce fut l'occasion pour les uns de vanter les caractéristiques de cette rade qualifiée par tous les marins d'une des plus belles du monde, et pour les autres de retracer brièvement l'historique et la création de cette « Méditerranéan Shipping Company » fondée  en 1970 par GianLuigi Aponte, et de rappeler que MSC est actuellement le second plus grand transporteur maritime au monde avec 435 bateaux porte-conteneur desservant plus de 300 ports à travers six continents. Quatrième compagnie de croisière à l'international, MSC dispose d'une flotte considérée comme l'une des plus modernes de la planète. C'est d'ailleurs le leader en ce domaine en Méditerranée tout comme au Brésil et en Afrique du Sud.

Parmi les destinations les plus prisées : l'Italie, le Brésil, la Floride, le Maroc, la Suède et Abou Dhabi, la dernière mise en place en 2011 par MSC Croisières.

Pour prolonger le rêve et le transformer en réalité : www.msccroisieres.fr]]></description>
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<title>Xavier Bertrand ne connaît pas la crise</title>
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A l'occasion d'un parcours rythmé par quatre visites entre Cannes et Nice, le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, a trainé, samedi, ses valises jusqu'à Cagnes-sur-Mer. Le motif de sa venue : l'inauguration de l'installation, à la polyclinique Saint-Jean, d'un appareil d'imagerie par résonnance magnétique (IRM). 

Deux millions d'euros : c'est le prix qu'a coûté l'installation du seul IRM (1) de l'axe Cagnes-Vence, ouvert au public le 18 juillet dernier. Et ce, à l'heure où la France est menacée par des engagements au nom de la réduction du déficit. « C'est là un investissement intelligent pour faire des économies », rassure pourtant Xavier Bertrand, devant un parterre composé de parlementaires. « Et pour cause, ne pas en disposer engageait, auparavant, des frais de transport sanitaire vers d'autres hôpitaux, un délai d'attente de trois semaines et donc un retard de diagnostiques pour le patient, mais aussi une attribution abusives d'arrêts de travail », acquiesce Pierre Allemano, docteur et président du directoire Pôle Santé de la Polyclinique Saint-Jean.

« S'en passer était devenu impossible ! ». 

« D'autant plus que nous sommes ici dans un département où il y a une grande concentration de personnes âgées. Lesquelles représentent la population qui a le plus besoin de soins », ne manque pas de souligner le ministre. Avant d'ajouter : « De cette façon, on peut mieux soigner et prendre en charge. Un peu de bon sens n'est pas interdit quand on est ministre ! ». En ces temps de crise et d'économie, Xavier Bertrand en vient ensuite à se justifier en polyphonie.

« L'union fait la force » 

« Nous ne faisons là que répondre à une préoccupation des Français », insiste-t-il en appelant à sortir des clivages bloquants et des querelles stériles. « Car si l'on regarde dans le détail, la santé est un domaine où la demande ne varie jamais. Faire des économies à ce sujet, cela offre, qui plus est, de nombreuses idées d'action ». « L'opposition peut alors nous reprocher de gaspiller de l'argent. Mais qu'elle ne vienne pas faire ensuite comme si c'était grâce à elle que les citoyens se portent bien », fustige Lionnel Luca, député de la 6e circonscription des Alpes-Maritimes. 
« Surtout que le territoire des Alpes-Maritimes est, depuis peu, un pôle d'excellence reconnu à l'échelle nationale », se targue Christian Estrosi, député-maire de Nice. 

« L'union fait la force », surenchérit à son tour Louis Nègre, sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer. « Et quand on veut on peut », lance Xavier Bertrand tout en tirant des plans sur la comète UMP. « Si j'étais nommé ministre dix ans de suite, je ferais enfin prendre un virage à la prévention », promet le représentant de la majorité présidentielle. Encouragé par cette formation d'élus disciplinés en 
« agmen quadratum », le ministre de la Santé mettra, pour finir, l'auditoire au pied du mur. 

Prévenir ou guérir ?

« Je vous mets tous au défi de me citer un seul pays où vous souhaiteriez être soignés, ailleurs qu'en France », tonne-t-il. « Aux USA, les hôpitaux, c'est bien à la télévision quand c'est George Clooney qui vous soigne. Or, la qualité des soins, elle est en France ! C'est ça la réalité ! ». Mieux vaut prévenir que guérir : le constat tient presque de la lapalissade, mais l'assemblée, présente sur le toit de la polyclinique, est au septième ciel. 

En vue de féliciter le ministre, Louis Nègre finit par lui offrir la reproduction d'une oeuvre de Pierre-Auguste Renoir, peintre décédé à Cagnes-sur-Mer en 1919. « Il valait quand même mieux que ce soit un faux pour vos impôts locaux », conclut, non sans humour, Xavier Bertrand. « Parce que maintenant, il vaut mieux faire des économies ». 

Olivier Porri-Santoro 

(1) Appareil médical dédié à l'imagerie du système nerveux central, des muscles, du coeur et des tumeurs.]]></description>
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<title>Jean Leonetti :  un ministre philosophe</title>
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Longtemps pressenti, le député-maire d'Antibes-Juan les Pins, Jean Leonetti est aujourd'hui ministre des Affaires européennes depuis le dernier remaniement ministériel de fin juin dernier

Après la rentrée parlementaire européenne, il était intéressant de mieux connaître l'homme et les projets ainsi que les dossiers en cours du ministre comme de l'élu local, rapporteur dernièrement de la commission départementale pour l'intercommunalité.

« Pathétique DSK, pitoyable débat au PS »

Le sens de l'éthique n'est pas un vain mot dans la bouche de Jean Leonetti. Avec sa loi sur la fin de vie, il a provoqué l'unanimité des députés d'une Assemblée nationale toujours prompte à s'empoigner sur tous les sujets. Alors, il n'est pas étonnant que la prestation de DSK lui est parue démagogique, irresponsable voire pathétique. Il n'est pas tendre aussi avec le débat des primaires du PS, « d'un ennui mortel, un faux combat entre favoris qui se bornent à en dire le moins possible avec, à la clé, un manque d'imagination et de lucidité pitoyable » Jean Leonetti est un sarkozyste convaincu. « Son seul inconvénient : être au pouvoir en période de crise » assure-t-il avant d'ajouter : « qu'il est responsable du consensus d'intérêt général avec des propositions raisonnables sur la dette, la règle d'or capable de maintenir une discipline budgétaire salué en Europe, décriée en France par les socialistes ».

« Solidarité et discipline »

Il sait que sa marche de manoeuvre personnelle en tant que ministre est mince et qu'il doit rendre compte au cabinet du 1er ministre mais aussi à l'Elysée. Mais Jean Leonetti est un homme de concertation, de dialogue et de compromis. Pour lui, en Europe, il ne peut y avoir que deux mots d'ordre : solidarité avec les pays attaqués comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, et discipline dans la méthode et le suivi des aides octroyées prônée par l'Allemagne. Si l'on parle beaucoup des plans financiers aux pays, il souligne que, sur les fonds structurels, l'Union européenne a débloqué 8 M pour soutenir la croissance et l'emploi. Les plans, quant à eux, seront votés par les parlements des 27 pays de l'Union avant la fin octobre 2011. Selon lui, « il faudra ensuite passer à une 2e étape, la mise en place d'une vraie gouvernance économique avec une politique fiscale harmonisée. Ensuite, il faudra imposer une taxe sur les transactions financières ce qui devrait être au coeur des discussions du prochain G20 à Cannes ».

La Croatie prochain pays de l'Union ?

Jean Leonetti estime que le bon impôt est « celui qui est très très bas et qui dispose de l'assiette la plus large possible ». Quand on l'interroge sur l'avenir de l'Europe dans cette crise, en bon européen convaincu, il estime qu'il faut « un marché unique à l'intérieur avec une action très forte en faveur des PME », une réflexion partagée par le commissaire européen délégué aux marchés, Michel Barnier. Il défend une pause dans l'élargissement notamment vis-à-vis de l'Ukraine et de la Biélorussie. « Il faut approfondir nos liens entre les 27 pays de l'Union » même s'il estime dans le même temps, que seuls les Balkans, avec la Croatie notamment, sont légitimes à entrer dans l'Union (ce sera la destination de son prochain voyage officiel). Il défend aussi « la réciprocité économique avec les pays qui pénètrent nos marchés mais qui restent hermétiques sur leur propre territoire ». La Chine est visée au premier chef « L'Union européenne doit passer de la naïveté à un réalisme économique avec la mise en place de critères sélectifs comme le font bien d'autres pays du monde ». 

Priorité aux dossiers transfrontaliers et aux transports

Le ministre n'en oublie pas moins son département. Il a repris à son compte les dossiers transfrontaliers sur les transports avec le député européen, Gaston Franco, « pour les faire avancer plus vite ». Il veut inciter toutes les agglomérations du 06 à déposer ou faire aboutir leurs dossiers en cours. « J'ai mis mon ministère au service du département avec une aide technique au montage des dossiers européens ». Il faut dire que les Alpes-Maritimes sont au coeur de l'axe méditerranéen Barcelone-Gênes, chers aux commissaires de la commission européenne. Sur la LGV, il veut finaliser rapidement un tracé, « réaliste et raisonnable pour chacun ». Il assure pouvoir disposer de fonds européens sur ce dossier devant relier Nice à Paris. Prochainement, il va mettre en place une grande conférence sur la recherche qui se déroulera sur le site de Sophia-Antipolis.?«?La recherche, c'est la garantie de notre avenir économique ». 

Rapporteur de la métropole niçoise

Plus localement, il était le rapporteur de la commission départementale sur l'intercommunalité qui a rendu son avis et a voté sur la création de la métropole niçoise. Il analyse la situation clairement et simplement : « Il y avait une communauté urbaine, elle passe en métropole en prenant des compétences au Conseil général 06 qui est d'accord. Une majorité des maires s'est déclarée pour, on est dans la continuité des lois sur la décentralisation Gayssot-Voynet. Il y a une solidarité économique sur ce territoire. Et puis, ceux qui n'ont pas voulu y aller comme la Casa, n'y sont pas Personne n'a été forcé ». Dont acte. Pour autant, il est contre un regroupement de Cannes-Grasse-Antibes. « La Casa existe depuis longtemps, il faudrait reprendre tous nos dossiers déjà traités Nous continuerons avec notre périmètre, Cannes et Grasse peuvent s'agglomérer et proposer leur logique de bassin de vie ». La position est claire et ne laisse pas de place à la discussion.

Homme de culture

Parce que cet homme de culture peut être souple, il sait être ferme quand il estime avoir raison. Le théâtre, le cinéma, les livres, voilà son univers en dehors de la politique. Peu sportif, il pratique quand même un peu le tennis à ses heures. « Ma passion, je lis tout le temps ». Son dernier ouvrage ? « L'éloge des frontières » de Debré, « un livre très intéressant, bien écrit, visionnaire, quand l'identité garantit la diversité, tout le monde n'est pas pareil, il faut accepter que l'autre soit différent de nous ». Au cinéma, il a été ému par « Le fils à Jo », un film qui parle d'une autre de ses passions, le rugby. « Ce film développe un humour attachant, très humain, une histoire éternelle On a tous envie que nos enfants nous surpassent et pourtant, il faut toujours leur laisser leur liberté de choix ». 

Admirateur d'Edgar Morin

Sa devise ? Il l'a empruntée à Jean-Claude Guillebaud (1) : « A force de remplacer l'essentiel par l'urgence, on finit par oublier que l'urgence est essentielle ». Il affirme « qu'il faut tout relativiser ». Il a rencontré Edgar Morin (2) et il en est ressorti grandi, nourri. « Dans "La voie", il nous fait accepter la complexité.

Celui qui dit "je sais", c'est simple. Il n'y a pas pire que celui qui dit "je sais" et qui ne sait pas qu'il ne sait pas ». Normal, alors, qu'il apprécie le mythe de Sisyphe : « Ce que je fais est inutile et vain, mais je le fais et j'en suis heureux ». La lutte même pour les sommets suffit à combler le coeur d'un homme, une lutte contre la désespérance L'homme politique se fait philosophe, Jean Leonetti n'est pas un personnage simple mais il a le recul sur lui qui lui interdit de se prendre trop au sérieux. Cette prudence lui permet « d'éviter les grosses erreurs tant politiques que médicales?».

Pascal Gaymard

(1) Ecrivain, essayiste et éditorialiste au Nouvel Observateur.

(2) Ecrivain, philosophe, et sociologue.]]></description>
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<title>Claude Bonucci à l'honneur</title>
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Le couturier niçois a récemment été fait Chevalier de l'Ordre du Mérite par le député-maire de Cannes.

Avec un dé et une aiguille, on peut tirer son épingle du jeu dans le monde entier ! ». La remarque, labellisée Claude Bonucci, est à la mesure de cet homme qui pense « haute couture pour hommes » comme on dirige une équipe de formule 1 ! Alors qu'il débute comme élève tailleur dans l'atelier de son père, il fait déjà partie de ces hommes dont la liberté d'expression n'a pas de prix.

Toute sa vie, Claude Bonucci a voyagé à travers le monde et s'est plu, tout en créant des lignes, pures, élégantes et racées, à se jouer des modes et des conventions pour avoir toujours une longueur d'avance. Claude Bonucci travaille la couleur dans les plus belles matières, utilisant la laine vierge, le cachemire, la soie, le lin, le coton, le cuir. «?Pourquoi, dit-il volontiers, s'obstiner à vouloir faire du tissu alors qu'il suffit d'utiliser le lin, le coton, la soie, le bambou, la laine ? ».
Chez Bonucci, la coupe est un art plus que parfait. Jamais avec ses créations, il n'a voulu rentrer dans le moule ni les diktats des modes, toujours, il s'est voulu résolument distinct et exclusif. Major du CAP Tailleur, il part pour Londres effectuer son premier stage couture, puis, de retour à Paris, il enchaîne avec l'Académie Darroux de Coupe et intègre la maison de couture de Josep Camps, internationalement reconnue.

Meilleur Ouvrier de France

Deux ans plus tard, en 1964, il installe à Nice son propre atelier où un des premiers clients du sur-mesure s'appelle Enrico Macias. Avec sa première collection, il récolte la flamme de l'élégance azuréenne.
Meilleur Ouvrier de France en 1976, maître tailleur, il ouvre une boutique de « prêt à essayer » dans le centre de Nice, rue Massenet.
Laurier d'or de la Création et de l'élégance Française en 1979, au Negresco, il sort l'année suivante en 1980 une collection « Cuir Couture Homme » présentée à Paris et ouvre la boutique cannoise du Gray d'Albion.

Devant le tout Côte d'Azur, lors du gala d'ouverture au Carlton de Cannes, il impulse le « Nice Fashion Festival » en 1982, propose la mode Côte d'Azur en avant première aux clients japonais toujours au Negresco. Fort des liens établis avec le Japon, il travaillera successivement à rapprocher les villes de Nice avec Osaka puis plus tard Cannes avec Shizuoka.

Voyageur et précurseur

Précurseur en 1984, Claude Bonucci initie les voyages des « French Riviera Leaders » qui s'exposent au Moyen Orient au Koweit, à Sharjah, Dubai et Abu-Dhabi, toujours à la recherche de nouveaux clients, le prestige de la France et de sa couture en plus. En 1990, il fête, au Palm-Beach, le 25e anniversaire de son premier défilé et présente sa collection à Cannes sous le parrainage de son maître, Josep Camps, mis en musique par l'orchestre de Claude Bolling.
En 1992, Claude Bonucci plaide la cause de l'apprentissage à Matignon et soutient la jeune création avec passion. En 1994, il se tourne vers l'Ukraine où il préside le jury du concours « Alta Moda des jeunes stylistes ».

L'année suivante, il présente ses collections à Kiev, le jour de la fête nationale, devant 4?000 personnes, pas moins et, au Festival du Film de Moscou où il rencontre Slava Zaitsev et Nikita Mikhalkov, il fait une nouvelle fois le lien avec la mode de France.

Il reçoit la médaille d'or de la reconnaissance artisanale, change d'adresse à Cannes pour s'établir au Noga Hilton, aujourd'hui le Marriott (ex Palais Stéphanie), sur la Croisette d'où, en 1998, il contribue à la naissance du premier Festival d'art et de culture russe. 
Ces dernières années, la Russie et l'Ukraine se révèlent être toujours des partenaires privilégiés et les défilés dans les palaces de part le monde font toujours son actualité. C'est pour cela que le député-maire de Cannes a voulu l'honorer, a l'issue du dernier Festival de l'art russe, en lui remettant en présence de sa famille et de ses amis l'insigne de Chevalier de l'Ordre national du Mérite.

Frédérique Jaubert]]></description>
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<title>Forêt : attention ! Danger !</title>
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L'euro-député français du PPE, Gaston Franco, président du groupe Forêt de l'intergroupe « Changement climatique, biodiversité et développement durable », a profité que 2011 soit l'Année internationale de la Forêt pour organiser un grand colloque sur deux jours au Parlement européen.

La quarantaine d'intervenants est venue réfléchir et partager 
« autour des bonnes pratiques et des solutions pour la conservation et la gestion durable des forêts, alerter sur le fléau de la déforestation, tout en réaffirmant avec force, le lien étroit entre lutte contre la déforestation et lutte contre la pauvreté ».

Vers une nouvelle législation européenne plus contraignante en 2012 ?

Les ministres, euro-députés, experts, directeurs d'agences et de services européens, se sont succédés à la tribune, faisant tous le même constat, il faut préserver davantage les forêts, source de vie et d'avenir. Face aux incendies qui ne sont plus l'apanage du sud de l'Europe, la prolifération de nuisibles comme le charançon rouge, et la déforestation, il faut que l'Europe montre le chemin d'une autre politique en faveur des forêts. Puits de carbone incomparable, les forêts participent à la biodiversité mais sont aussi des sources de revenus pour les populations.

L'opposition entre zones agricoles et forestières ne doit plus être faite. Les deux peuvent croître en toute complémentarité. Il existe de nombreuses zones déboisées non exploitées qu'il est possible de réutiliser afin de nourrir les 2 milliards de personnes de plus, prévues en 2050. Ce que les intervenants ont stigmatisé, « c'est l'utilisation du bois uniquement pour le chauffage ». Il existe d'autres moyens avec notamment la valorisation des déchets verts, mais cet aspect devrait faire l'objet d'un autre colloque avant la fin 2011. L'Europe doit, dans l'immédiat, proposer au monde une nouvelle législation plus contraignante prévue en 2012 pour les mauvais élèves comme l'Indonésie, le Brésil ou la Malaisie mais aussi l'Amérique du Sud notamment la Colombie, et l'Afrique. 

La question des bio-carburants

Et chacun a essayé d'apporter des solutions. Pour le professeur, Eduardo Rojas Briales, directeur général adjoint, délégué aux forêts à la FAO (1), « les zones déboisées sont passées de 16 millions d'ha (1993-2000) à 13 Mha (2000-2013) L'Europe a évolué de manière positive alors qu'en Asie, la Chine et l'Inde ont fait d'énormes efforts pour le reboisement ». Plus de 6 % de carbone supplémentaire dans l'atmosphère seraient dûs aux effets de la déforestation. Il en va de même des bio-carburants

« En optimisant les nouvelles technologies, on est capable de produire du bio-carburant sans faire appel à des produits alimentaires mais en utilisant mieux les déchets ». L'ancien commissaire européen, Franz Fischler, ne dit pas autre chose. « Tous les défis alimentaires ne justifient en aucun cas la déforestation Il faut se concentrer sur les déchets et résidus pour produire des bio-carburants sans utilisation de denrées alimentaires ». Pour Chris Steenmans de l'agence européenne pour l'environnement, « Si on augmente les zones vertes dans les villes de 10 %, on gagne 5 ans de durée de vie pour la population ». Pour Chris Vanden Blicke, l'Europe a jusqu'au 10 octobre 2011 pour définir sa position vis-à-vis de Rio+20 (2) « qui aura des répercussions fondamentales pour les forêts ». Est-ce que ce sera le rendez-vous de la généralisation d'un système juridique contraignant sur les forêts ? Chris Vanden Blicke l'espère et ajoute que les forêts sont des usines à eau, « un droit humain basique ». Toujours et encore le problème de la gouvernance mondiale

Des programmes audacieux en cours

Mieux informer le public des enjeux, promouvoir la recherche, accroître les surfaces boisées, généraliser la gestion optimisée des forêts, ne plus opposer agriculture et forêt, et surtout aussi, mieux définir la place de la forêt dans la Politique agricole commune (PAC), voilà quelques-unes des pistes de ce colloque qui a souligné 
« l'urgence de la situation » comme l'a rappelé Gaston Franco.

De nombreuses réalisations de différents réseaux ont été ensuite présentées devant plus de 300 personnes, le colloque ayant affiché complet durant les deux jours de manifestation. Pour Eustafor, 27 pays se sont réunis pour effectuer en commun des recherches sur la forêt. Le programme GMES propose une surveillance des forêts depuis plus de 10 ans et l'Union européenne vient de donner son feu vert pour un nouveau satellite en 2014. Le réseau Cost, fort de près de 40 pays, joue un rôle de partage de l'information et encourage les liens entre chercheurs et industriels. Enfin, Marc Palahi de l'Institut européen de la forêt a insisté « sur la nécessaire harmonisation des politiques nationales en matière de forêt ». Il a annoncé la mise en place d'un groupe de réflexion réunissant des hommes politiques et des scientifiques « pour promouvoir les évaluations d'experts sur des questions interdisciplinaires ». 

Aujourd'hui, tout le monde semble conscient de l'enjeu planétaire de protection des forêts. Reste l'argument économique qui provoque des désastres, comme la plantation massive de palmier produisant de l'huile de palme en éradiquant toute autre forme d'espèce. Assurément, une désertification à venir

Pascal Gaymard

(1) FAO : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

(2) Rio+20 : Le prochain rendez-vous pour discuter sur les impacts du 
changement climatique.]]></description>
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<title>DécaNation signe un retour gagnant pour Nice</title>
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Nice est toujours dans les starting-blocks ! Après avoir accueilli des événements comme l'IronMan et le Trophée Louis Vuitton, la ville a déroulé, dimanche, le tapis rouge de course pour la 6e édition du DécaNation : une compétition réunissant l'élite de l'athlétisme de huit différents pays.  Dans le cadre de l'actuelle politique en faveur du sport, Nice se revoit déjà en haut du podium.  

Après les 25 années fastes du Meeting Nikaïa, le Parc des Sports Charles Ehrmann renoue enfin avec son passé prestigieux », estime André Giraud, vice-président de la Fédération française d'athlétisme. « Et pour cause, nous étions privés depuis trop longtemps, de sport de haut niveau. Avec ses 273 médailles en 2010, notre région est pourtant la 2e plus grosse pourvoyeuse de médailles », souligne Patrick Allemand, premier vice-président de la Région Paca. « DécaNation incarne justement le retour symbolique de l'athlétisme que j'ai voulu », lance alors Christian Estrosi, député-maire et président de Nice Côte d'Azur, dont l'ambition est de redonner au sport la place qu'il mérite. C'est justement à cet effet que Nice a été désignée 
« ville européenne du sport 2011 » par l'Association des capitales européennes du sport (ACES).

N'en déplaise, les efforts fournis par les collectivités locales ont donc porté leurs fruits à l'occasion de ce rendez-vous majeur du calendrier sportif mondial. Un évènement pour lequel la Région Paca a offert 60 000 euros en guise de soutien financier, sous couvert d'hommage à la mémoire de Charles Ehrmann, l'homme politique décédé le 8 août dernier. Mais au delà de la symbolique d'une ville en plein essor, Christian Estrosi va jusqu'à déclarer que cela se veut surtout un « soutien au rayonnement de la France à travers le monde » ; laquelle s'est pourtant inclinée face aux Etats-Unis qui remportent ce championnat pour la quatrième fois de suite. En dépit de cela, il préfère voir le bon côté des choses. 

« On a mis le paquet »

« Ces évènements contribuent au bon développement de la pratique sportive et à la reconnaissance de la ville sur la scène sportive internationale », explique le député-maire. 

« 160 athlètes, 6 000 spectateurs et plus de 600 000 téléspectateurs grâce à la chaîne Canal + et à ses 2 heures de direct : ce n'est pas rien. On a mis le paquet ». « Et tout cela est d'autant plus important que cette compétition est la dernière grande sortie avant les Jeux Olympiques de Londres en 2012 », informe Mahiedine Mekhissi-Benabbad, vainqueur de la médaille de bronze du 3 000 mètres steeple, sans se douter qu'il reviendra peut-être à Nice. 

« Et pour cause, un possible retour du Meeting Nikaïa, après 10 ans d'absence, n'est pas exclu », conclut Christian Estrosi, pas peu fier de coller un timbre aux autres villes qui s'affrontent dans cette course effrénée. 

Pour l'heure, la ville accueillera officiellement les mondiaux de patinage artistique en 2012, les Jeux de la Francophonie en 2013, les European Masters Games en 2015 et bien sûr, l'Euro de football en 2016. C'est parti !

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Martine Aubry contre-attaque  en terrain ennemi</title>
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Ce lundi, les aubrystes du PS 06 se sont réunis pour souhaiter la « bienvenue à la Ch'tie », en déplacement à Nice pour rencontrer des militants. Bien décidée à ne plus se laisser taxer de candidate de substitution pour la primaire socialiste, Martine Aubry n'a pas mis de l'eau dans son « rosé ».

Car si elle a déçu en refusant d'évoquer la révélation du pacte de Marrakech par Dominique Strauss Kahn, ses joutes verbales ciblées contre l'UMP ont toutefois passionné.

« Notre ville est tenue par la droite la plus réactionnaire de l'Hexagone », se lamente Christine Dorejo, conseillère municipale de Nice, face à Martine Aubry, assise au premier rang. « Mais heureusement, ta musique nous fait du bien. Nous t'attendions, et tu es aujourd'hui parmi nous ».

« L'espoir est là », surenchérit à son tour Paul Culturello, secrétaire fédéral aux élections du PS. La cavalière vermeille, suivis de ses écuyers, entre alors sur scène avec une contenance grave. Le tout, au son d'une fanfare jouant « Bella ciao », une chanson traditionnelle de la lutte antifasciste. Le ton protestataire est donné d'emblée. La chasse en campagne électorale est ouverte !

Armée d'un rictus, la maire de Lille dégaine alors d'un oeil perçant : « Nice, c'est le laboratoire de la droite ; un endroit ou l'on préfère se payer des caméras de surveillance plutôt que de construire des logements sociaux. Et cela, même si 24% des gens vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté et que la dette du Conseil général ne cesse de croître ». Des propos qui lui valent d'être huée par une partie de l'auditoire, seulement deux jours après la Fête de l'Humanité. Mais c'est là une ritournelle qui ne parviendra pas jusqu'à ses oreilles. « Quand Sarkozy pense, Ciotti et Estrosi s'exécutent sans réfléchir. Leurs discours font honte à la France », peste Martine Aubry. Les applaudissements explosent et déferlent alors sans plus attendre. Après avoir mangé les pions de l'UMP, la dame va ensuite s'attaquer au roi.

« Sarkozy ne changera pas?!?»

« Ne vous laissez pas avoir ! Après un discours aussi ignoble que celui de Grenoble, il est clair que Sarkozy ne changera pas ! Il est toujours avec ses amis du Fouquet's. Ne vous méprenez pas », ironise-t-elle tout en dénonçant les effets d'annonce d'une politique populiste ne visant, selon elle, qu'à diviser la France en opposant les chômeurs aux salariés et les Français aux immigrés ; soit un pays où 
« les citoyens descendent dans la rue sans être entendus ». 
« De plus, nous avons été, à cause de lui, les derniers à soutenir la révolution tunisienne.

Alors c'est bien d'aller en Lybie, mais dans ce cas, il aurait été mieux de ne jamais soutenir Kadhafi. C'est scandaleux ! ». A ce moment là, c'est l'effervescence. « Si je suis à Nice, c'est parce que beaucoup de gens veulent le changement. Derrière les images de cartes postales, je sais qu'il y a beaucoup de souffrance. Alors sachez que j'ai assez de force pour réussir à parler en votre nom, à tous ! Je veux battre Sarkozy ! », prévient la maire de Lille. « La devise du travailler plus pour gagner plus ou encore la république irréprochable, on a très bien vu ce que ça a donné. Moi, je veux plus de fédéralisme pour plus de solidarité », suggère celle-ci. « Avec moi, vous serez au moins sûrs de retrouver la France qu'on aime ». 

Le retour de la France ?

Pour cela, Martine Aubry propose en premier lieu de supprimer le cumul des mandats, qui représente, selon elle, un frein pour les futures générations de travailleurs ; mais aussi toutes les niches fiscales. « Car l'emploi reste un problème majeur. Si on veut s'en sortir, il faut en créer de nouveaux », explique-t-elle. 

« Le libéralisme financier ne doit plus prendre le pas sur la politique. Pour relancer la croissance, nous devons aujourd'hui pousser les banques à fonctionner autrement. Mais aussi investir dans les PME ». En plus de cela, la candidate socialiste propose de reprendre « le chemin de la paix et des droits de l'homme ». Comment ? « En aidant l'Afrique à se développer une bonne fois pour toute ». Sûre d'elle, Martine Aubry admet ensuite compter principalement sur les voix des jeunes électeurs : « Ils iront voter car ils savent très bien que je suis en mesure de pouvoir leur offrir les plus belles années de leur vie ». 
Convaincu par sa bonne parole, Nabil Nino, un jeune travailleur marocain menacé d'expulsion ira, dès la fin du meeting, interpeller l'ancienne première secrétaire du P.S. « Aidez-moi, s'il vous plaît. Je veux rester en France », l'implore-t-il. Martine Aubry, surprise, l'écoute mais refusera toutefois de lui signer, in-situ, la pétition qu'il lui tend en vue de l'aider à renouveler sa carte de séjour temporaire. 
« Envoyez-moi un mail », lui répond-t-elle, avant de se fondre dans la foule. Sauf que d'ici 2012, Nabil aura peut-être été expulsé. 

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>La métropole niçoise « accréditée » pour le 1er janvier 2012</title>
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Ce vote de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) était la dernière étape pour la métropole niçoise, la dernière marche avant l'inauguration officielle qui aura lieu au 1er janvier 2012 ou dans les jours qui suivent.

C'était aussi un moment important pour le député-maire de Nice, Christian Estrosi, appelé à prendre la présidence de cette nouvelle intercommunalité forte de 44 communes (1).

Des votes paradoxaux

Lors de cette cérémonie de vote au Palais Sarde, il fallait deviner ce que les uns et les autres voulaient dire, la presse n'ayant été conviée qu'au vote, et pas au débat préalable. Aussi, si le vote a pris des allures de plébiscite avec 33 voix pour, pour 6 contre et 2 abstentions, sur 47 membres de la CDCI, des oppositions se sont faites entendre et certaines de manière paradoxale.

Ainsi, le maire du Broc, Emile Tornatore a-t-il déposé un amendement pour que les communes du Broc et de Gattières rejoignent la métropole tout en votant, quelques instants plus tard, contre la création de la-dite métropole. On peut être pour à cause de considérations économiques, et contre pour des raisons idéologiques Plus drôle, le sénateur-maire de Valbonne, Marc Daunis, a été appelé à voter deux fois, une fois pour au nom du maire de Mougins, Richard Galy, qui lui avait donné son pouvoir pour cause de présence dans le même collège de la CDCI, et contre au nom de sa commune de Valbonne Le rapporteur, Jean Léonetti, n'a pas manqué de lui faire remarquer qu'il avait changé de main entre les deux votes et qu'il avait levé la main droite pour Richard Galy, moins haut que sa gauche lorsqu'il s'est opposé à la création de la métropole Quant à Maxime Coullet, il s'est abstenu, préférant « qu'on le laisse faire chez lui ».

Des ajustements à prévoir

Emile Tornatore s'est dit très déçu par le rejet de son amendement. « L'entrée du Broc et de Gattières n'aurait pas mis en péril la métropole. Il en va d'une logique de survie. On exclut de ce fait la principale zone économique de la métropole après avoir détruit la Communauté de communes des Coteaux d'Azur. On ne va pas non plus dans le sens du rapport du préfet donnant raison aux Coteaux d'Azur dans le différend qui l'oppose à la commune de Carros ». Car le fond du problème est bien là. Les relations délétères entre les maires de cette zone font que Carros a opposé un veto à cette double entrée du Broc et de Gattières. Christian Estrosi s'est voulu diplomate affirmant que « rien n'était figé et que la porte de la métropole restait ouverte. Nous disposons de deux ans pour procéder à des ajustements ». Et des changements sont déjà prévus. Les communes de Gilette et de Bonson, regroupées dans la Communauté des vallées de l'Estéron, postulent à leur entrée dans la métropole. Dans le même temps, Coaraze devrait, après le 1er janvier 2012, être rattachée à la Communauté de communes du pays des Paillons, Christian Estrosi ayant toujours affirmé qu'il ne s'y opposerait pas sans que ce transfert mette en péril l'actuelle organisation intercommunale.

Des transferts de compétences départementales

Autres voix d'opposition, les deux élus de Mouans-Sartoux, le maire et conseiller régional, André Aschieri, et sa 1ère adjointe, Marie-Louise Gourdon, conseillère générale. Ils sont sur la même ligne, « non au passage en force ». Ils en appellent « à des risques d'isolement pour les petites communes » pour l'un, et « à des transferts élargis de compétences sur les collèges et le social » pour l'autre. Tous deux préfèrent des « intercommunalités à taille humaine ». Ils estiment que la loi Chevènement a été « tronquée » par la loi de 2010 donnant tout pouvoir au préfet. Le 20 novembre prochain, la commune de Mouans-Sartoux organisera son propre référendum qui ne devrait pas être le dernier, d'autres communes semblant vouloir choisir cette option. Et de conclure que « le département va être coupé en trois ». Le président, Eric Ciotti, est alors intervenu pour dénoncer 
« des contre-vérités ». « Il n'a jamais été question de répondre favorablement aux transfert des compétences optionnelles en matière de collèges ou de de social.

Ce qui est transféré dans l'immédiat, c'est la gestion des routes soit 3 % de notre budget et 5 % de nos effectifs ». De son côté, Patrick Allemand dénonce « un déni de démocratie » arguant que durant l'été, « 163 votes de communes et syndicats intercommunaux se sont prononcés contre, et seulement 112 pour ». Eric Ciotti lui a répondu que « les élections cantonales, tout comme le vote des communes concernées à 98 %, ont été les réponses données par les populations qui ont ratifiées cette démarche métropolitaine ». Le gouvernement devrait entériner la première métropole de France d'ici un mois.

Pascal Gaymard

(1) Nice, Cagnes-sur-Mer, St Laurent-du-Var, Vence, La Gaude, Eze, St Jeannet, St Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Cap d'Ail, St André-de-la-Roche, Falicon, La Trinité, Colomars, Aspremont, Carros, Castagniers, St Blaise, St Martin-du-Var, La Roquette-sur-Var, Levens, Coaraze, Duranus, Utelle, La Tour, Tournefort, Lantosque, La Bollène-Vésubie, Clans, Bairols, Roquebillière, Marie, Venanson, Ilonse, Belvédère, St Martin-Vésubie, Rimplas, Roubion, St Sauveur-sur-Tinée, Roure, Valdeblore, Isola, St Etienne-de-Tinée, St Delmas-le-Selvage.]]></description>
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<title>Mémoire en image de Beaulieu et de Saint Jean</title>
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Comment la plus petite commune de France en superficie et la plus fortunée, en l'occurrence Beaulieu-sur-Mer et St-Jean Cap Ferrat, peuvent elles être des cités jumelles ?

Certes voisines géographiquement, toutes deux anciens hameaux dissidents qui ont conquis leur indépendance au début du siècle dernier aux dépends de Villefranche, elles affichent de nombreuses similitudes aussi bien en matière de culture, d'urbanisme et de traditions comme le stipule Sylvio Vincenti, l'auteur de cet ouvrage paru récemment aux éditions Alan Sutton. Remarquablement illustré de 230 photographies en noir et blanc, toutes issues d'albums datant de la première partie du XXe siècle, il retrace en 128 pages les heures de gloire de ces deux localités phares de Côte d'Azur.

La véritable histoire des trois corniches

L'occasion pour les ainés de remarcher sur les pas de leur passé et même de reconnaître leur grand père en culotte courte sur les bancs de l'école et aux plus jeunes de découvrir des endroits, hôtels ou palaces  disparus aujourd'hui tels que le Krefft, le Royal, l'Empress ou le Richmond à Beaulieu, le Mont fleuri, le moulin de la Costière, la villa Gentil ou le Royal Réserve à St Jean. Au fil des pages et des clichés, on découvre également l'arrivée du chemin de fer en gare de Beaulieu et du tramway en plein coeur de la presqu'île, de même que l'ouverture du casino villa des fleurs en janvier 1929 et du Grand hôtel du Cap en 1908. On y apprend par ailleurs que le port de Monaco a été construit avec des blocs de pierre extraits de la carrière de la baie de Lilong, que certains végétaux locaux font partie intégrante de la fabrication  de la célèbre liqueur « Grand Marnier » et que le zoo fermé en 2009 avait été édifié sur un lac. Une véritable bible destinée à ceux qui désirent mieux connaître l'histoire des trois corniches contée par un natif du pays.

Thierry Arzens]]></description>
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<title>Jacques Peyrat  se re-lance dans  la bataille municipale</title>
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L'heure de la rentrée des classes politiques a sonné ! A cette occasion, Jacques Peyrat, ancien maire de Nice et président du parti de l'Entente Républicaine, a réuni sa nouvelle équipe en vue de préparer les prochaines échéances. L'enjeu : récupérer le trône municipal. 

Chassez Peyrat, et il revient au galop ! Et pour cause, l'homme aux deux mandats consécutifs estime ne pas avoir eu le temps de « finir le boulot ». 

« Mais l'Entente Républicaine est toujours là », prévient d'emblée son président. Avant d'ajouter : « Et c'est là une plateforme qui me propulsera, à nouveau, au rang de maire ». Nul doute qu'il n'a toujours pas digéré sa défaite de 2008 face à Christian Estrosi, actuel député-maire de Nice.

Mais celui qui vient de réendosser sa robe d'avocat dispose, toutefois, d'un atout majeur : celui de savoir plaider sa propre cause. « J'ai quand même vécu 6 élections municipales dont 5 comme tête de liste. Je connais le métier », se targue l'ancien disciple de feu-Jacques Médecin. « Ce qui fait que j'ai déjà tout mon programme en tête », lance-il, un brin goguenard. Sans surprise, il ressort alors du tiroir « Faire Nice et l'aimer », son vieil opuscule de campagne. « Tout était portant là dedans ! », vitupère le grand nostalgique. « Sauf que personne n'a pris la peine de le lire du fait qu'il n'y ait pas d'images à l'intérieur », lance Jacques Peyrat, tout en proposant de l'adapter prochainement sous forme de B.D, en vue de rendre sa lecture plus aisée. Mais sa désinvolture lui offre toutefois la distance d'analyse nécessaire pour se permettre de jouer à l'inspecteur des travaux « non finis ». 

« Comment a-t-on pu laisser faire ça ? » 

« Christian Estrosi se félicite d'avoir fait de Nice une métropole. Se paye-t-il notre gueule ? (sic) », lâche-t-il avec véhémence. Las de se faire voler la vedette, il explique ensuite que c'est à lui que devrait revenir tout le mérite. « Sans l'épisode fâcheux de ma défaite, je peux vous dire que les Niçois rouleraient déjà sur la ligne n° 2 du tramway », estime celui qui se veut à l'origine du projet. « La ligne n° 3, quant à elle, serait quasiment prête.

Idem pour le Nice Stadium. A propos de la LGV Paca, je l'avais annoncé pour 2015. Mais avec Estrosi, ce sera pour 2023. C'est un fait ! ». Un brin nostalgique, l'homme va ensuite jusqu'à taxer la politique de son successeur de « véritable gâchis ». « J'accuse Estrosi d'avoir dilapidé le capital foncier de Nice », explique-t-il tout en citant le projet d'aménagement de la Gare du Sud : « Nous avions acheté ce terrain en 2000 pour la somme de 12 millions d'euros. Mais cela ne l'a pourtant pas empêché de l'offrir à un aménageur pour 1 euro symbolique », dénonce-t-il, indigné. « Et que dire du parking Sulzer, un lieu stratégique sur lequel il n'a rien trouvé de mieux à faire que de placer un vulgaire sarcophage en fer rouillé ? (NDLR : sculpture de l'artiste Bernar Venet). Mais comment a-t-on pu laisser faire ça ? » surenchérit-il d'un ton élégiaque. Face à un tel bilan, il en profite alors pour se présenter en sauveur.

A la recherche du temps perdu

« Nous ne sommes qu'à 30 mois des élections municipales. C'est peu ! Il nous faut donc innover », concède-t-il.

Des lancements de projets d'envergure visant à rattraper un retard présumé font alors florès dans son discours : « Nous vivons du tourisme », rappelle-t-il. « Or, nous n'avons plus les capacités d'accueillir tous les touristes ». En guise de solution, il propose donc de faire construire une série de nouveaux hôtels 5 étoiles, mais aussi de moderniser plus de 32 % de la voirie collinaire. Et ce n'est pas tout. « Il faudrait aussi pouvoir agrandir le port de Nice », soutient-il fermement. « Car contrairement à celui de Marseille ou de Gênes, il est trop petit. Evaser et prolonger la digue permettrait, à coup sûr, de gagner entre 200 et 300 croisiéristes de plus. Mais ce qu'il nous faudrait aussi, c'est chasser la maison d'arrêt ! En tant qu'avocat, je dis que c'est une honte pour la ville », peste-t-il. Outre cela, l'ancien avocat d'Albert Spaggiari propose également de forer enfin le tunnel de la voie Mathis. Quant à creuser celui qui le ramènera peut-être au 5 rue de l'Hôtel de Ville, c'est une autre histoire. 

Mais pour exaucer son souhait, l'ancien camarade de classe de Jean-Marie Le Pen peut néanmoins compter sur le soutien de partis tel que le FN, Nissa Rebela, l'Union Populaire Républicaine ou le Rassemblement pour la France. « Je prie maintenant le ciel afin que nous puissions retourner aux affaires avant que l'irréparable ne soit commis », conclue Maitre Peyrat. Le jugement sera rendu en 2014.

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Marine Le Pen : Des journées pour mobiliser</title>
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A l'Acropolis aussi avec le FN, on affichait complet même si les étages supérieurs de la salle Apollon n'ont pas été ouverts au public.

Si la flamme, comme le nom du FN, ont disparu au profit d'un culte de la personnalité concentré sur un prénom, le discours, lui, reste identique à celui du chef historique, le père, Jean-Marie Le Pen, omniprésent durant ces journées. Arrivé aux côtés de son ami de toujours, Jacques Peyrat, l'ex-maire de Nice, il était suivi de près par Bruno Gollnisch, qui est, selon ses dires, rentré dans les rangs après son combat perdu face à la fille.

D'autres comme Carl Lang ont décidé de reprendre le flambeau puisque selon Marine Le Pen, « il n'y avait pas de candidat de l'extrême droite ». Après un état des lieux ayant pour but de prouver la bonne santé du parti « qui a amélioré ses résultats électoraux aux élections régionales et cantonales, réglé ses problèmes financiers, et accru le nombre de ses militants », elle a exalté « son indépendance », tout en citant quelques noms de ses récents soutiens comme l'avocat, Gilbert Collard, l'ancien doyen, Bruno Lemaire (« le bon pas le mauvais »), et l'ex-RPF, Paul-Marie Couteaux. Mais son fond de commerce, c'est avant tout de dénoncer l'incurie de l'UMPS accusée « d'avoir seulement envie de pouvoir » et « d'avoir ruiné la France avec l'euro, l'immigration et l'Union européenne dans laquelle la France s'est diluée ». Tout y passe, les divisions à droite comme à gauche, les députés de la droite populaire « qui défendent des amendements jamais votés », la ruine que provoquera le soutien à la Grèce, l'indépendance perdue de la France sous la bannière de l'Otan pour soutenir des djihadistes en Lybie

Sa troïka : l'Europe, l'immigration, l'insécurité

Mais là où Marine Le Pen excelle, c'est dans ces petites phrases pour stigmatiser ses adversaires. Pour elle, « c'est parce qu'il se moque de l'esprit de la France que Nicolas Sarkozy n'est pas capable de 
la défendre ». Ou encore : « Notre liberté de décider a été transféré à un monstre à trois têtes technocratiques, FMI-BCE-UE, celui qu'on nomme si bien, la troïka ». Elle aligne les chiffres sur l'immigration parlant de « 203 000 immigrés supplémentaires chaque année dont 5 % seulement ont un contrat de travail » ou encore des « 70 milliards d'/an du coût de la politique migratoire française ». Et d'ajouter : « Les sociétés multiculturelles deviennent toujours des sociétés multiconflictuelles ».

Elle prône de stopper toute immigration, voire d'inverser les flux « afin de ne plus fabriquer par millions des travailleurs pauvres ». Autre sujet frontiste de toujours, la suppression du droit du sol, « la solidarité nationale devant être réservée aux nationaux ». Et toujours le même cheval de bataille, l'insécurité qui coûterait « 115 milliards d'/an »... Faire la guerre aux délinquants, créer 40 000 places de prison urgemment, arrêter les 5 000 leaders connus de la délinquance, plus aucune aide sociale aux délinquants récidivistes, réindustrialiser la France, protéger les frontières, taxer les produits en provenance de pays sans aucune règle sociale comme la Chine, et sortir de l'Union Européenne et de l'euro, voici le programme d'une Marine va t'en guerre qui a fait de Nice, son départ de campagne présidentielle où elle entend bien être qualifiée pour le second tour

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>UMP : un meeting pour l'Union</title>
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Ils sont venus, ils étaient tous là ou presque, les ténors tant nationaux que locaux de l'UMP, répondant à l'appel du 11 septembre de Christian Estrosi.

Si NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet) et David Douillet avaient participé aux ateliers mais pas au meeting, les autres siégeaient tous à la tribune avec, à leur tête, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, les ministres, Xavier Bertrand et Jean Léonetti, les Jeannette Bougrab, Alain Joyandet, Henri Guaino, et tous les locaux, Eric Ciotti, Michèle Tabarot, Gaston Franco, Jean-Pierre Leleux, Louis Nègre, Rudy Salles, Bernard Brochand, Colette Giudicelli, Michel Rossi, ainsi que les visiteurs, Damien Meslot, Henriette Martinez, Jean-Michel Couve

Tous derrière Nicolas Sarkozy

Le Théâtre de Verdure de Nice affichait complet sous un soleil de plomb qui a eu raison de quelques militants après 3 heures de discours. Le premier à s'y coller a été le président du Conseil général 06 et député, Eric Ciotti, qui a donné le ton des autres intervenants. Un seul mot d'ordre : tous derrière Nicolas Sarkozy ! « Fidélité  à nos valeurs,  fierté du bilan et des réformes, réduction des dépenses publiques », et bien sûr la sécurité avec « la lutte contre l'absentéisme scolaire et les mineurs délinquants ». Jean Léonetti a suivi n'hésitant pas à prédire que son prédécesseur à la tribune (Eric Ciotti) serait le prochain ministre « parce qu'il en faut toujours un désormais des Alpes-Maritimes ». Le ministre des Affaires européennes a insisté sur la compétence du Président de la République « qui a sauvé notre pays et le monde dans la tourmente financière ». Il a insisté sur « la discipline et la solidarité dont a fait preuve le couple franco-allemand ». Et de conclure « sur la force et la justice doit faire preuve l'UMP ».

Les mêmes mots auraient pu être repris par Xavier Bertrand, ministre du Travail. Après un hommage appuyé « à mon ami, Christian Estrosi » dont il a vanté la politique à Nice en matière de sécurité, de pouvoir d'achat, et d'organisation administrative avec la Métropole, il a affirmé haut et fort qu'il serait aux côtés de Jean-François Copé « pour faire gagner Nicolas Sarkozy ». Pas de place donc pour la plus petite désunion Les rancunes d'hier étaient oubliées, place à l'union ! La division, il l'a nargué à gauche se délectant des propos de Ségolène Royal sur ses camarades, François Hollande et Martine Aubry Pas de « pensée unique qui n'a pas marché » mais une liste d'action passées et à venir « qui doivent donner la victoire à Nicolas Sarkozy ».

« Courage, ouverture au monde, rassemblement »

Henri Guaino, avec son « ton inimitable » selon Jean-François Copé, gaullien dans ses intonations comme dans son contenu, a prouvé que la plume du président avait de beaux jours devant elle Dénonçant « le pédagogisme de la gauche qui consiste à affirmer que pour enseigner les mathématiques à Paul, il faut mieux connaître Paul que les mathématiques », mais aussi leur laxisme dans leur politique d'intégration « faisant la part belle au communautarisme », il a lancé l'idée « d'un new deal économique mondial ». Et il stigmatise : 
« Si la France n'avait pas fait ce qu'elle a fait, tout aurait pu s'effondrer ! » et de prophétiser que « la crise de la mondialisation et de la globalisation financière n'est pas terminée ». Avec Jean-François Copé, le ton s'est fait plus badin. Il a raconté son déjeuner avec Christian Estrosi, « on a pensé qu'on s'est manqué » et de tresser des louanges à Christian, député-maire d'une ville « qui a une place à part dans mon histoire familiale puisque c'est ici, que fuyant l'Algérie, nous sommes arrivés avec ma famille ».

Lui aussi à stigmatiser l'inconséquence des projets socialistes et FN pour régler les problèmes de la France. « Courage, ouverture au monde, rassemblement », voilà les trois mots d'ordre d'un Copé aguerri prêt à en découdre pour faire gagner à nouveau Nicolas Sarkozy. Pour clôturer le meeting si spécial de rentrée politique de l'UMP 06 devenue celle de l'UMP nationale, une semaine après Marseille, Christian Estrosi s'est lui aussi placé sous le signe de l'union pour 2012. Il a avancé quelques propositions comme l'utilisation de la voie référendaire pour faire voter le principe de la règle d'or, tout en insistant « sur la justice sociale, seule capable de nous faire gagner ». Il a repris ensuite ses thèmes favoris comme « le fabriquer en France, la limitation des marges de la grande distribution, le chantier de la réforme fiscale des entreprises pour que les grandes sociétés paient autant d'impôts que les PME ». De là à croire que la campagne présidentielle a commencé à Nice, le 11 septembre, il y a un pas que beaucoup ont franchi ce week-end

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Olivier Kaeppelin : « Homme de l'art... et homme de lettres » en son jardin chez Maeght...</title>
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Olivier Kaeppelin :  « Homme de l'art... et homme de lettres » en son jardin chez Maeght... « La Fondation est la gardienne d'un certain rapport à l'Art... »

« La Fondation Maeght a été pour moi comme pour beaucoup une des deux ou trois portes d'entrée dans l'Art contemporain, elle en a été une porte majeure... ». Une petite phrase qui résume l'émotion d'Olivier Kaeppelin qui, aujourd'hui, a la charge de « renouveler l'esprit qui guide ce lieu » pour reprendre les paroles d'Isabelle Maeght, qui en assumait la direction depuis le départ à la retraite de Michel Enrici*. Nous sommes allés à la rencontre d'Olivier Kaeppelin qui a pris ses fonctions de directeur en juillet dernier. Homme de l'art mais pas seulement : homme de culture, homme de lettres, homme de radio !

Lors de sa prise de fonction, Isabelle Maeght a qualifié Olivier Kaeppelin « d'ami historique de la Fondation », mais d'ami à directeur il n'y a pas qu'un pas ! « C'est en effet une vieille histoire d'amitié puisque quand Jean-Louis Prat, qui a dirigé la Fondation 32 ans, est parti, cette possibilité avait déjà été évoquée, je venais d'accepter de rejoindre la délégation des arts plastiques donc ce n'était pas d'actualité... Dans cette fonction, j'ai d'ailleurs fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que la fondation trouve des réponses meilleures à son développement et aux missions qu'elle s'était fixées. Les années ont passé, puis, un jour, Isabelle Maeght et Claude-Louis Papillon me demandent si je serais "intéressé et heureux" d'assurer le commissariat de l'exposition de l'artiste Eric Dietman, un ami disparu, dont l'oeuvre faite d'humour et de gravité, hantée par la mort, est immense**, c'est alors qu'a ressurgie l'idée de la direction de la fondation ».

L'heure était venue, pour Olivier Kaeppelin, né sous la lumière de Rio Janeiro, dont les racines françaises sont alsaciennes et jurassiennes, de rejoindre le « grand Sud » et de retrouver les amis que sont pour lui les « Maegth » depuis 25 ans... Directeur du projet Palais de Tokyo (depuis mai 2009), il a été à l'initiative d'événements majeurs comme la triennale « La force de l'art », dont la première édition s'est tenue au Grand Palais, en 2006, de « Monumenta », qui propose chaque année à un artiste d'investir la nef du Grand Palais : Anselm Kiefer en 2007, Richard Serra en 2008,  Christian Boltanski en 2010, Anish Kapoor cette année. De son départ du Palais de Tokyo il me dira seulement : « Si je suis plutôt un pragmatique efficace, je ne suis pas qu'un pragmatique, je n'étais pas en adéquation totale avec le projet, aussi retrouver la famille Maeght dans cette atmosphère où l'art, les oeuvres, la pensée des artistes  et pas autre chose  dominent, a emporté ma décision. La fondation, avec le bouillonnement culturel et artistique qu'elle évoque, est en elle-même une source d'inspiration. Elle est l'expression de l'importance de la création et de l'innovation. Elle suscite le dialogue, les échanges entre les arts, le partage dans la création. La rejoindre et la diriger, contribuer à la faire rayonner auprès des générations futures, est un honneur.

Je sais qu'il s'agit de réaliser une mission exigeante mais l'objectif est passionnant : les artistes exposés doivent contribuer à la compréhension de l'époque et participer à son invention ». « Partage », « compréhension... »,  des notions souvent éloignées de l'art 
« contemporain » qui semble trop souvent réservé à une 
« élite » qui aurait tous les codes pour le comprendre ? 
« Ce qui est une erreur ! Je n'irai pas jusqu'à dire que des lieux comme le Palais de Tokyo seraient élitistes de nature, mais vous venez de dire ce qu'il fallait dire, pour un certain nombre d'oeuvres il y a des codes, ou en tous les cas, il faut savoir un certain nombre de choses. Je fais partie de cette "famille" qui pense que l'art est fait pour être partagé depuis le loisir culturel jusqu'à la transformation de soi, la connaissance du monde, la création de la société.

Comme le disait Malraux, "la possibilité de toucher au surnaturel", tout cela ne se fait pas naturellement mais il y a une manière de tendre la main, de faire en sorte que l'art soit "partagé et partageable...", à travers la façon de présenter une exposition, la sensibilisation, le choix des artistes. J'ai des idées extrêmement précises et j'essaie autant que faire ce peut que la contingence de problèmes divers et variés ne rende pas mes idées médiocres. Dans la balance, l'âme de la fondation, la famille des artistes morts qui hantent le lieu et celle des artistes vivants : ce formidable héritage de Marguerite et Aimé Maeght, d'Adrien qui a permis a Gasiorowski disparu en 1986 à l'âge de 56 ans, dans les dix dernières années de sa vie de réaliser l'oeuvre qu'il devait terminer avant que ne l'emporte une crise cardiaque, de Yoyo qui est partie, de Jules qui a relancé le spectacle vivant.... ». Olivier Kaeppelin, dans l'esprit de la maison veut une fondation de plus en plus « vivante ».

« L'art contemporain » au fait, c'est quoi exactement ?
« Je ne pense pas que la définition historique soit la bonne, on dit communément que l'art contemporain démarre dans les années 70, parce qu'il y a eu des révolutions formelles, des révolutions d'attitude, mais il y en a eu avant !

Moi, je prendrais tout bêtement le dictionnaire, c'est l'art qui se fait pendant qu'on est vivant !  Jules II, l'art contemporain de son époque c'était Michel Ange,  Louis XIV c'était Le Sueur, Le Nôtre, Clémenceau c'était Monet... L'art contemporain ne concerne pas simplement une toute petite frange d'artistes qui serait celle de chercheurs  tous les artistes on été, sont, seront des chercheurs !  à une époque on appelait ça l'Avant-garde. Quand vous prenez l'époque 1905-1923, il y a Monet qui peint les "Nymphéas", Marcel Duchamp qui met sur pied "La mariée mise à nue par ses célibataires", Derain qui quitte le Fauvisme et commence son aventure personnelle, des gens complètement différents qui ne se parlent forcément, peut-être ne se connaissent-ils même pas !

C'est cela le "contemporain" et c'est pour cela que je suis un ennemi de ceux qui disent "les contemporains ce sont les artistes qui ont 30 ans", je n'ai aucune sympathie pour ceux, qui, après que le mouvement de mode soit passé, portent au tombeau des artistes qui ont 40-45-50 ans ou plus, comme certains on cru devoir écrire, de manière scandaleuse, de grands artistes qu'ils "sentaient la naphtaline". Cette manière de penser montre qu'ils ne comprennent pas la vitalité de l'art ; les dernières périodes de Picasso, de Matisse et de tant d'autres sont souvent extrêmement passionnantes. L'art vivant n'est pas une question de génération, la contemporanéité touche tous les artistes  parce que à n'importe quel âge les artistes créent des oeuvres tout à fait extraordinaires ».

Au programme : « L' A.D.N de la Fondation », l'innovation, le spectacle vivant...

Quelle est la vision d'Olivier Kaeppelin pour le futur de la fondation ? Comment conçoit-il sa mission, sous quelles formes ? « La Fondation Maeght ce n'est pas un palais, ce n'est pas un musée, ce n'est pas un centre d'art, c'est un lieu où s'invente la vie, la psychologie de chacun, elle nous rappelle que la plupart des artistes exposés étaient vivants..., je serai fidèle aux paroles d'André Malraux... En accord avec la famille Maeght je me suis fixé troix axes : le formidable héritage de la fondation, "l'A.D.N d'Aimé Maeght" un des plus grands collectionneur de son temps, l'ami, le compagnon des grands artistes modernes, mais aussi le passionné de la découverte et de l'innovation.

Nous allons donner des rendez-vous à de grands collectionneurs, ce qui ne veut pas dire à des collections "tape à l'oeil" ou "bling-bling" mais à des collections nées de la passion d'un individu, qui se sont faites au long de toute une vie... une idée qui me tient à coeur est celle qu'une collection c'est aussi l'affaire d'une personne seule. J'ai beaucoup travaillé dans des institutions, j'y ai toujours défendu "l'individu", je disais nous sommes des experts, mais attention car ce fait nous pousse à penser de la même manière, à échanger les mêmes noms, à être quelquefois paresseux de la curiosité, il faut se défendre de cela...

Le collectionneur n'a de compte à rendre à personne il achète ce qu'il a envie d'acheter, ça lui permet un pas de côté de la convention du moment. Nous n'avons plus assez l'esprit critique par rapport à la mode intellectuelle... aujourd'hui trop d'entre nous "regardent avec leurs oreilles", je pense que l'art n'a rien à gagner à cela, l'art a à gagner avec le risque, le courage, la curiosité : il faut être capable de trouver une oeuvre extraordinaire alors qu'elle ne fait pas partie de notre univers ».

Les rendez-vous avec les grandes collections particulières ont eu lieu au printemps (du 09/04 au 16/06) : « L'abstraction en Europe : le choix d'un collectionneur allemand »  dévoilée pour la première fois en France ; les grands « classiques contemporains »  l'A.D.N Maeght  seront présentés l'été (Eduardo Chillida actuellement), à l'automne les curieux découvriront les « porteurs » d'une innovation plus « questionnante ».

Le « spectacle vivant » fait partie des ambitions d'Olivier Kaeppelin, mais le pragmatique qui sommeille en lui se réveille : « attention, c'est un projet onéreux, je suis aussi un directeur qui a un budget ! ». Olivier Kaeppelin pense à des soirées jazz, musiques de notre temps « Sûr qu'on ne va pas faire rentrer du hard rock à la fondation ! ». La légende dit que notre « homme de l'art » serait arrivé à la fondation avec 79 cartons de livres ! Olivier Kaeppelin, a un autre rêve, faire « entrer la littérature » dans les jardins de la fondation.

*Ancien directeur de l'école d'Art plastique de Monaco

** L'exposition Monomental Eric Dietman a été présentée du 9 avril au 13 juin 2011.

Viviane Le Ray]]></description>
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<title>OGC Nice : un meilleur potentiel</title>
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Le mercato estival 2011 a ressemblé à une grande lessive de printemps pour l'OGC Nice. Pas moins de 12 joueurs sur le départ pour 10 arrivées, à ce jour

Avec la signature in-extremis de deux nouveaux attaquants, le Gym semble en avoir fini avec un mercato éprouvant qui a vu nombre de propositions arriver sur le bureau d'Eric Roy 

Nice déjà et encore victime des fautes d'arbitrage

Jusqu'à présent, le début de saison n'a pas donné entièrement satisfaction au staff et au nouveau président. En effet, avec 2 points et malgré une belle victoire à Toulouse en coupe de la Ligue, l'OGC Nice cherche à se rassurer en championnat. Et le difficile déplacement à la Mosson, dans l'antre de Montpellier, leader surprise de ce début de compétition, s'apparente à un challenge à risque. Mais Nice n'a jamais su aussi bien se transcender que lorsque l'équipe était dos au mur, ou lorsqu'elle allait chez les «?gros ». Car si Montpellier n'avait pas flanché dans les dernières journées de la saison 2010-2011, nul ne doute que l'équipe du président Nicollin aurait été européenne cette année. Malgré tout, depuis la reprise, l'OGCN a laissé entrevoir de solides espoirs. Bien sûr, on peut regretter que le second but d'Anthony Mounier contre Toulouse n'ait pas été validé ce qui aurait « tué le match » selon l'entraîneur, Eric Roy.

On peut aussi déplorer que la course de Xavier Pentecôte ait été stoppée par un autre coup de sifflet intempestif pour, là encore, un hors-jeu imaginaire alors que le nouveau buteur du Gym était seul face au gardien de Brest. Les points perdus ne se rattrapent jamais Comme le dit Eric Roy : « Il faut aider les arbitres à prendre les bonnes décisions, ça ne sert à rien de les vilipender. A quand la vidéo au service du jeu pour apaiser les tensions sur et autour du terrain comme au Rugby ? ». Et de conclure : « Cela ne hache pas du tout le jeu. Pendant que le joueur exprime sa joie, l'arbitre assistant visionne la bande, cela prendrait quelques secondes et tout le monde serait content ». C'est une question de justice et de justesse. Michel Platini, pour l'instant, président de l'UEFA, reste obstinément sourd à ces arguments

Une attaque productive ?

Mais l'on sent dans cette équipe, un état d'esprit, une volonté de bien faire, de mouiller son maillot, de produire du jeu. Il manque des automatismes et un peu de sérénité que seuls les résultats pourront apporter. Les arrivées des attaquants Xavier Pentecôte, Franck Dja Djé, et Abraham Guié Guié ont étoffé un secteur en manque de personnel. Tous ont le même profil, statut, celui d'espoir du football qu'il appartient maintenant de concrétiser.

Ils ont pour eux, une envie de revanche positive ou d'affirmation rapide, un placement pour Xavier Pentecôte, une pointe de vitesse pour Dja Djé, un sens du but pour Abraham Guié Guié, et un avenir radieux. L'international portugais, Yannick Djalo, pourrait également devenir l'une des stars de cette saison, dans l'attente du contrat en cours d'homogation par la Fifa. Ce dernier aurait coûté près de 4 M au président Rivère qui n'aurait pas voulu laisser passer une telle opportunité. Ce pur produit du Sporting du Portugal est promis à un bel avenir. En ce qui concerne Guié Guié, les dirigeants niçois n'avaient pas apprécié sa surenchère de dernière minute due à une mauvaise compréhension ou communication avec son agent Il est, semble-t-il, revenu à de meilleurs sentiments et s'est engagé pour quatre ans avec l'OGC Nice qui a décidé de bâtir pour l'avenir. Sauront-ils faire oublier le fantôme de Loïc Rémy ? La réponse dans quelques journées. 

Mounier révélation, Mouloungui en concurrence

Du coup, le secteur offensif est particulièrement fourni avec Anthony Mounier (révélation niçoise de ce début de saison) qui forme un beau duo à gauche avec Fabian Monzon, et Eric Mouloungui qui n'est plus la seule possibilité offensive du Gym. Le joueur à jouer aux girouettes durant les dernières heures du mercato. Après avoir affirmé vouloir rester à Nice, il n'a pas hésité à faire le voyage à Londres pour une signature possible à West Ham. L'OGCN espérait récupérer 3 M pour sa dernière année de contrat L'arrangement financier n'a pas semblé possible avec les Anglais. Est-ce reculer pour mieux sauter?? Eric Mouloungui pourrait être retenu soit comme joker ou prendre la direction de Londres au mercato d'hiver

Nul doute que le pénalty raté à la dernière minute contre Toulouse en championnat ne pèse encore sur le staff comme sur les supporters A 27 ans, le joueur a sans doute envie d'ailleurs Sa rapidité n'est pas remise en cause mais il a du mal à conclure ses actions ces derniers temps. Le championnat s'annonçant très serré, le temps est compté pour chaque club. Les occasions sont rares et il s'agit de ne pas les gâcher. Comme le dit Eric Roy, « il devra faire face à la concurrence ». Le propos est clair et comme l'entraîneur se plait à le répéter à chaque conférence de presse, « il n'y a pas de titulaire indiscutable en attaque, à chacun de faire ses preuves à l'entraînement ».

Personne n'est laissé sur la touche

Ce qui apparaît réjouissant, c'est la stabilité défensive retrouvée de l'OGC Nice tout comme la multiplicité des possibilités en milieu de terrain avec enfin deux organisateurs du jeu, Camel Meriem et Fabrice Abriel. Les arrivées de Fabian Monzon, qui s'est acclimaté très vite, et du second gardien, Raul Fernandez, titulaire en équipe nationale du Pérou, participent à cette sérénité défensive tout comme la venue de Kevin Gomis. La signature du nouveau capitaine, Didier Digard, a beaucoup apporté au groupe.

On le voit sur le terrain. Par rapport à l'an passé, le groupe apparaît plus homogène, tous les joueurs se sentent concernés, aucun n'est laissé sur la touche. « Le groupe vit bien » assure en choeur René Marsiglia et Eric Roy. Il est vrai que Jean-Pierre Rivère a beaucoup insisté sur l'état d'esprit. A Toulouse, en coupe de la Ligue, malgré le stress des signatures de dernière minute, le président a dû apprécier la révolte d'orgueil après le but indigne marqué par les toulousains qui n'ont pas arrêté le jeu alors qu'Anthony Mounier gisait dans la surface de réparation de Toulouse Ce joueur est assurément l'homme en forme de Nice en ce début de saison. Sa superbe reprise de volée des 30m dénote une sacrée confiance. Le joueur a passé un palier et devrait encore progresser. Suite à l'égalisation d'un coup de tête rageur de Renato Civelli, c'est lui qui a donné la victoire à son équipe comme il aurait dû le faire en championnat. 

Le poids indispensable des supporters

Alors revanche ? Personne n'en parle mais après la première confrontation, le rendez-vous du 31 août dans la ville rose était dans toutes les têtes des joueurs niçois. Avec une telle envie, Nice version 2011-2012 pourrait créer de belles surprises à commencer par un parcours brillant en coupe de la Ligue. Après, il ne reste que quatre matchs jusqu'à la finale

On se prend à rêver Cela passera d'abord  par un exploit à Montpellier, leader du championnat, avant de recevoir Ajaccio au stade du Ray pour une première victoire à domicile ? Les Corses ont été étrillés à Auxerre et les confrontations entre équipes de l'île et Nice ont toujours donné lieu à des matchs particuliers. Pour ce match d'hommes, il faudra confirmer l'état d'esprit entrevu à Toulouse. L'OGC Nice ne peut s'en sortir que comme ça, en mouillant le maillot ce qu'apprécie par-dessus tout les supporters que l'on dit exigeants et qui ne sont que passionnés. Comme eux, on regrette la disparition de la BSN mais cela ne doit pas les empêcher d'être encore ce public craint des équipes visiteuses qui est capable d'encourager les siens jusqu'à la dernière minute. L'exemple des supporters d'Arsenal qui ont vu leur équipe subir la loi de Manchester United (défaite 8 à 2) et qui n'ont pas arrêté de chanter du début jusqu'à la fin du match doit servir de modèle et d'exemple

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Monaco et Nice : voyages (sans soucis !) en Auto Bleue...</title>
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Pour faciliter l'utilisation de véhicules électriques sur leurs territoires, la Principauté et la Communauté urbaine Nice-Côte d'Azur se sont rapprochées, lançant « ensemble et en live » un nouveau partenariat, le vendredi 2 septembre sur la place du Palais Princier, en présence de S.A.S. le prince souverain et de M. Christian Estrosi, député-maire de Nice.

Pour marquer l'événement, Christian Estrosi est arrivé à bord d'une Auto Bleue sur la place du Palais Princier où il était accueilli par le prince Albert ; le député-maire venait signer un partenariat d'une plus grande facilité dans la mobilité des véhicules électriques... Une opération de recharge d'un véhicule a été réalisée à l'une des deux bornes installées sur la place du Palais. Dans la pratique, jusqu'au 31 décembre 2012, les véhicules électriques monégasques (abonnés aux parkings publics) pourront recharger leur batterie gratuitement aux bornes mises en place dans le cadre du système Auto Bleue, tandis que les véhicules français relevant du système d'auto-partage pourront se recharger gratuitement dans les installations de la Principauté...

Lors de la conférence de presse qui a suivi l'arrivée de l'Auto Bleue, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement pour l'Equipement, l'Environnement et l'Urbanisme a souligné : « Même s'il reste encore minoritaire, le véhicule électrique trouve de plus en plus sa place dans nos sociétés. Il faut s'en réjouir. Des actions innovantes comme l'auto-partage y contribuent et proposent un rapport nouveau entre l'automobiliste et la voiture. Tout cela participe désormais d'une approche nouvelle dans nos modes de vies et de déplacements, plus "éco responsables", et contribue au développement durable de nos territoires ».

Une stratégie en partage

Dans le cadre de sa stratégie de mobilité respectueuse de l'environnement, la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur avait lancé  au printemps 2011  le service Auto Bleue qui permet de disposer de véhicules électriques en auto-partage. Sur le territoire de Nice Côte d'Azur, 210 véhicules électriques seront repartis à terme sur un total de 70 stations... Pour sa part  depuis des années  la Principauté développe une politique de soutien au véhicule électrique.

A ce jour, les 350 véhicules électriques (deux et quatre roues) immatriculés en Principauté bénéficient de plus de 400 prises de recharge (gratuites !) dans les parkings publics et, depuis peu, de deux bornes de charge rapide (15 mn) sur la voie publique. Une aide gouvernementale   30% du prix du véhicule plafond de 9 000 euros  est accordée aux entreprises, aux Monégasques et aux résidents, pour l'achat d'un véhicule propre ! En Principauté on compte déjà près de 300 véhicules hybrides, et près de 40 véhicules électriques de tourisme (utilisés depuis un certain temps déjà par les entreprises et l'administration... L'exiguïté du territoire monégasque est sans conteste un plus, question autonomie...

Les dernières innovations

A l'issue d'une démonstration de véhicules électriques monégasques sur la place du Palais, Véronique Paquis, adjointe déléguée à l'Environnement, au Développement durable, à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, et Marie-Pierre Gramaglia, ont présenté les nouvelles dispositions phares de leur partenariat dont la création d'une vignette d'identification des véhicules électriques pour les personnes résidant en Principauté de Monaco ou sur le territoire de Nice-Côte d'Azur leur permettant de bénéficier d'avantages eux aussi partagés. Les titulaires d'un abonnement dans un parking de Monaco pourront recharger les batteries de leurs véhicules électriques sur les bornes niçoises, et inversement ; les clients louant des véhicules Auto Bleue pourront, quant à eux, recharger dans les parkings de Monaco...

V.L.R

Renseignements : Direction de l'Environnement - Monaco
(+377) 98 98 80 00.

Nice-Côte d'Azur Mairie de Nice
04 97 13 20 00.]]></description>
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<title>Palais Acropolis : phase 2 de la rénovation</title>
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Après une première tranche de 7 M pour rénover les systèmes de sécurité, l'accessibilité aux personnes handicapées et l'électricité, le Palais Acropolis se livre à une 2e tranche de travaux.

Cette fois-ci, après les salles Apollon, des Muses et le grand hall d'entrée, il s'agit de la salle des Rhodes (2e étage) dans un premier temps avant la suite du rez-de-chaussée et les salles Athéna et Hermès.

Nice : 2e après Paris pour les congrès

La 2e phase, comprenant des travaux d'électricité, de chauffage, de climatisation, de revêtements des sols et plafonds, est évaluée à 9 M qui seront pris en charge par la Ville de Nice. Les travaux ont démarré fin juin et dureront 30 mois soit une livraison prévue en décembre 2013. Durant la saison estivale, un effort particulier a été porté sur l'espace Rhodes avec changement des moquettes au sol et murales, la réfection du sol, des faux-plafonds mais aussi des travaux de peinture multiples. Ces travaux se sont avérés indispensables pour conserver la 2e place nationale en matière de congrès de Nice après Paris. « Entre 2008 et 2010, la fréquentation du Palais Acropolis est passée de 650 000 à 750 000 touristes d'affaires pour 400 manifestations/an et ce malgré la crise » insiste Rudy Salles, adjoint délégué au Tourisme de la Ville de Nice.

400 manifestations/an pour 500 000 congressistes

Les 30 établissements hôteliers niçois ne sont pas étrangers à ce succès. Cette manne touristique représente une dépense moyenne par jour de 268 , un touriste d'affaire dépensant 4 à 5 fois plus qu'un vacancier de loisir. Dans le jeu d'une concurrence européenne exacerbée, le complexe formé par Acropolis congrès (54 000 m2) 
et Acropolis expositions (17 000 m2) permet à Nice de pouvoir accueillir les manifestations de grande envergure comme Cardiostim, TM Forum ou le sommet France-Afrique. Selon Rudy Salles, « en 3 ans, Nice est passée du 79e rang européen au 37e ». Au final, plus de 27 M auront été investis avec des projets comme l'agrandissement de la salle Méditerranée à l'étude ou encore la suppression des arcades le long du boulevard Risso, très peu utilisées par les piétons, ce qui permettrait de gagner 1 000 m2 Des travaux indispensables pour que Nice conserve son rang

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Chevènement fait de la résistance</title>
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L'actuel sénateur du territoire de Belfort et ancien ministre de François Mitterrand était présent dimanche à Carros pour la clôture de l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC). S'il n'a pas pris part aux débats en sa qualité de président d'honneur, il en a quand même profité pour expliquer pourquoi il serait « peut-être » candidat à la présidentielle.

Nous avons, aujourd'hui, besoin d'un capitaine capable de fixer le cap qui pourrait enfin nous mener à bon port », lance Jean-Luc Laurent, président du MRC, à l'issue d'une 4e table ronde. 
« A ce titre, il ne peut y en avoir qu'un à la barre », indexe-t-il tout en pointant du doigt le fondateur du PS, installé au premier rang. « C'est Jean-Pierre Chevènement ! ». Tandis que les 200 spectateurs voient poindre la tombée de rideau sur l'université d'été, un écran géant s'illumine et diffuse tout à coup un logo de campagne pour l'élection présidentielle : « Che 2012 ». Et c'est là une référence au révolutionnaire argentin qui n'aura pas manqué de susciter effervescence et étonnement. Le deus-ex-machina sort tout à coup de ses tranchées et apparaît, à son tour, sur la scène jonchée d'oliviers, symbole de la paix. Et bien qu'il ait démissionné du gouvernement le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre contre l'Irak, cela ne fait pas de doute : cette fois, le « comandante » Chevènement ne partira pas en guerre la rose au fusil. Le poing serré et le verbe haut, il grimpe alors sur la première marche d'un podium aux couleurs de la nation.

Mélancolie française 

« La France est dans une impasse tragique », lance-t-il avec fougue au sujet de la crise qui touche la zone euro. « Aujourd'hui, des masses de capitaux se baladent comme si le monde n'était qu'une vulgaire cuvette. Nous voilà donc soumis à la dictature de l'actionnariat ». Sans conteste, Jean-Pierre Chevènement a meilleure mémoire que Jacques Chirac. Et pour cause, il n'a toujours pas digéré la ratification du traité de Maastricht, un contrat contre lequel il avait aussitôt crié haro. « Avec l'unification artificielle de l'U.E, on bute sur une incohérence.

Ce n'est plus possible ! Ceux qui ont fait ça n'ont pas réfléchi », se lamente-t-il. « J'ai pourtant dénoncé, dès 1992, les dangers qu'allait engendrer une monnaie unique », se plaît-il à rappeler tout en brocardant le fantasme de la création des 
« Etats-Unis d'Europe ». « En 2002, je disais déjà que ce ne sont pas les marchés financiers qui sont l'horizon de l'humanité, mais bien les peuples et les nations », ajoute-t-il. « Et regardez le résultat : l'Europe, c'est la bête de Frankenstein qui se retourne contre son propre maître », souligne-t-il, non sans humour. « Aujourd'hui, les pays de la zone euro subissent des menaces et n'ont même plus la possibilité d'agir à cause de Bruxelles. Economiquement, c'est devenu insoutenable », lance-t-il en allusion au plan de rigueur annoncé par le Premier ministre, François Fillon. Au sujet de ceux qu'il tient pour responsables, Jean-Pierre Chevènement ne mâche d'ailleurs pas ses mots. 

« Sarkozy est devenu un apôtre de la rigueur »

« En réponse à ces problèmes, on ose venir nous parler de règle d'or. Moi, je préfère parler de règle d'airain ! », affirme-t-il en référence à l'engagement pris par le gouvernement en vue d'essayer de rétablir l'équilibre budgétaire. « Nicolas Sarkozy a voulu se faire passer pour un keynésien en faisant croire qu'il pouvait jouer un rôle face à la crise, mais il est devenu un apôtre de la rigueur », s'indigne Jean-Pierre Chevènement. « Cet été, il m'a d'ailleurs glissé par téléphone qu'il ne prendrait pas trop position par peur que cela gêne Angela Merkel ». Concernant le PS, il n'y va pas non plus avec le dos de la cuillère. « Ce qui est proposé dans leur programme ne correspond pas à la nécessité », soutient ce dernier en expliquant ne pas oublier que ce sont bien les socialistes qui ont permis l'installation du capitalisme financier. « Hollande et Aubry sont prisonniers de la dette et de la logique sarkozienne. Ils n'évoquent jamais la crise de l'euro », insiste-t-il. Et bien qu'il promet ne pas vouloir interférer avec la primaire socialiste, Jean-Pierre Chevènement le fait : « Seul le combat du candidat Arnaud Montebourg est méritoire ! ». Mais pour soigner l'hémiplégie des pays de l'Union, il ne voit qu'une alternative possible : lui-même. 

Une candidature pédagogique ? 

« Il faut, dès maintenant, arrêter de faire comme si les pays n'existaient pas. C'est ainsi que nous pourrons réaffirmer notre identité républicaine et redevenir maître de notre destin ! », assure-t-il. Pour cela, il prône le retour à des monnaies nationales, abritées par une monnaie commune. 

« Pour desserrer les tenailles de l'Europe, je ne vois que cela », soutient-il tout en émettant pourtant un bémol sur sa candidature : « Je ne donnerai ma décision finale qu'entre le 21 septembre et le 21 décembre ». Loin des micros, l'homme politique de 72 ans laissera pourtant échapper que celle-ci est bien « pédagogique ». « Je veux juste faire bouger les lignes », confie-t-il. Cela voudrait-il dire que sa candidature ne tient qu'à une volonté d'inciter à aborder certains sujets qui fâchent ? Pour l'heure, rien n'est sûr. Mais qui sait ce que peut vraiment réserver l'autoproclamé « Che » ? Après tout, c'est bien à lui qu'une grande partie de la gauche a imputé la défaite de Lionel Jospin en 2002.

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Rémy Molinari : les rêveries du dessinateur solitaire</title>
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L'air malicieux, les sourcils épais, la crinière en bataille, une chemise à carreaux sur le dos. Le ton est donné. Ce personnage monté sur ressort semble tout droit sorti d'une vignette de bande dessinée. Cela tombe bien car Rémy Molinari est caricaturiste. Encouragé par un physique cartoonesque et un humour bon enfant, il a justement fait de sa vie une aventure racontable en plusieurs tomes. Portrait d'une caricature vivante. 

Dessinateur, auteur d'ouvrages, cinéaste, recordman. Tonnerre de Brest ! En voilà au moins un qui n'aura pas bénéficié d'un avenir tout tracé au fusain. Et cela, même s'il avait déjà, de par sa naissance, tous les crayons en main pour réussir. Et pour cause, Rémy n'est pas sans famille. Sa cousine Gilberte n'est autre que la femme du plus grand scénariste de bandes dessinées : René Goscinny. Ce qui fait de lui le cousin par alliance de personnages comme Astérix, Lucky Luke, Iznogoud ou Le Petit Nicolas. « A 18 ans, alors que je faisais mon service militaire dans les Hautes-Alpes j'ai soudain ressenti le besoin de le voir », se souvient le grand enfant qui n'avait, à l'époque, pas encore entrepris de devenir dessinateur. « Sauf que je n'avais rien sur moi, sinon des rêves plein la tête », explique-t-il. « J'ai alors grimpé, incognito, dans un wagon de marchandises à destination de la capitale ».

Arrivé à Paris, le futur aventurier en treillis courts apprend la mauvaise nouvelle : Goscinny vient de passer l'arme à gauche. Mais en disparaissant, il aura surtout réussi à lui passer le flambeau. « Après cela, ma cousine m'a gentiment ouvert les portes de son laboratoire top-secret », se remémore-t-il avec émotion. « J'ai alors découvert son bureau, sa machine à écrire et ses archives ». Le sens de sa vie lui apparaît alors dans une épiphanie des plus tranquilles ; laquelle lui permet enfin d'attraper l'extrémité du fil d'Ariane. Celui-ci sera pourtant long à rembobiner en écheveau puisqu'au sujet d'un éventuel piston, il est catégorique : « Dire que ces contacts m'ont été utiles serait exagéré », modère l'aventurier. « Puisqu'à cette époque, je n'étais encore que le croquis de ce que je deviendrais plus tard ». Malgré une rencontre en 1972 avec Hergé, père de Tintin, c'est en suivant, seul, son chemin de petit bonhomme qu'il va compléter son jeu. 

L'amuseur de croisière « J'ai donc commencé par faire des études de comptabilité », explique le dessinateur. 

« Mais par chance, j'ai vite compris que cela n'était pas fait pour moi. J'ai donc laissé tomber ». Et c'est ainsi que sans souci, sûr et hardi, il devient publicitaire. « Après cela, j'ai même été régisseur municipal d'un centre de loisirs. Je suis donc devenu fonctionnaire sans demander à l'être alors que beaucoup ne demandaient qu'à le devenir », se souvient-il en riant aux éclats. Nous sommes en 1983. Rémy n'a encore jamais trempé le pinceau. « Sauf que j'avais toujours gardé pour habitude, depuis mes 10 ans, de dessiner tout ce qui me passe sous les yeux », confie-t-il avec bonhomie. Et c'est là un détail qui n'aura pas échappé à son ami Jacky Bonaly, directeur de croisière et accessoirement père de Surya.

« Après m'avoir vu griffonner un visage sur un bout de papier, il m'a proposé d'intégrer son équipage à bord du Norway, l'ancien paquebot "France". Evidement, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion », lance l'artiste. « Moi qui n'était jamais allé plus loin que Paris, j'avais enfin l'occasion de décoller ! ». C'est ainsi que pour la toute première fois, il est engagé en qualité de caricaturiste. Et autant dire que la magie opère sans attendre ! Ces gribouillis évoluent et deviennent alors des formes. « Tandis que je découvre tout juste les joies du dessin, voilà que je m'ouvre au monde. Pour moi la vie va alors commencer ». Embarqué dans une sérieuse frénésie, Rémy Molinari met alors le cap sur ses rêves, aux quatre coins du globe. « Pendant près de 10 ans, j'ai donc été nourri/logé pour partir en vacances », souligne cette victime du syndrome de Peter Pan. « De l'Amérique en passant par l'Islande, je suis allé partout », lance avec fougue l'homme aux 100 croisières. Armé de ses mines de plomb, il s'évertue, depuis, à faire exploser les gens de rire. 

Grâce à ce manège enchanté que représente les croisières, le trublion est ainsi emmené à croiser la route de gens comme Charles Aznavour, Pascal Sevran, Dave ou encore Jean-Pierre Foucault. « Et ce sont là des personnalités dont je n'ai pas hésité à refaire le portrait », souligne, non sans humour, le chasseur de têtes. Mais seulement l'une d'elle l'aura véritablement marqué. Il s'agit en l'occurrence du crooner italo-belge, Frédéric François. « Une personne qui, contrairement aux autres, s'est montrée d'une extrême gentillesse », note Rémy Molinari. 

« Au détour d'une escale en Sicile, il m'a carrément emmené avec lui revoir la maison dans laquelle il est né ». Riche de ce genre de rencontres lui ayant aussi permis de faire connaissance avec Julien Lepers, le petit Rémy va ensuite se découvrir, et cela sans trop se poser de questions, une âme de champion.

L'amour du risque

A partir de là, ce Zébulon des temps modernes n'aura de cesse de bondir là où personne ne l'attend. C'est ainsi que le 2 juillet 1993, il relève le pari fou de réaliser une  caricature de Leonard De Vinci, précurseur du parachute, lors d'un saut à plus de 3 000 mètres d'altitude. C'est un succès ! L'exploit est aussitôt repris par les médias. Ce qui vaut à l'artiste de l'extrême d'être enregistré au Livre Guinness des Records. Toutefois, l'aiglon en tire une toute autre gloire : « Soit je réussissais, soit je me plantais, direct au ciel et sans sursis. Mais j'ai survécu ! C'est ça le principal ». En 1994, il refait parler de lui à l'occasion d'une caricature du sculpteur niçois Sosno, qu'il réalise sous l'eau. La même année, le petit prince de la caricature rend ensuite un vibrant hommage à Antoine de Saint-Exupéry en faisant décoller son avion depuis Bastia vers le continent. Et ce, 50 ans jour pour jour après son dernier vol. Inspiré par Nicolas Hulot, présentateur de l'émission Ushuaïa, il va même jusqu'à passer 24 heures dans une grotte du haut pays grassois. Le tout, dans l'unique but de dessiner, encore et encore.

A la recherche du Père Noël 

Depuis 1998, le grand enfant part régulièrement en terre polaire. Et quand il ne caricature plus ceux qu'il surnomme « les prédateurs de la jungle politique locale », il en profite pour troquer sa casquette de dessinateur contre celle de réalisateur de documentaires sur les animaux du continent Antarctique. D'un paquebot à l'autre, d'une goélette à un clipper, puis à un brise-glace, Rémy Molinari va ainsi continuer à vivre des situations extrêmes. Tempêtes, rencontre avec des icebergs au pôle Nord : plus rien n'arrête l'explorateur ! « Une fois au Spitzberg, j'ai été traqué par un ours polaire », explique-t-il avec le sourire. 

« Mais ma petite corpulence m'a sauvé la vie quand l'ours a compris, en me voyant, qu'il n'aurait pas grand-chose à se mettre sous la dent ! J'étais très vexé », raconte l'ermite saisonnier dont le métier consiste pourtant à grossir les traits. Avant de passer à table, il espère toutefois donner corps à un projet qui lui est cher : réussir à caricaturer Dieu. 
« Pour l'heure, je continue de fuir, dès que j'en ai l'occasion, la civilisation de Secret Story. C'est la seule façon que j'ai trouvé pour me révolter contre ce système anti-méritocratique », lance-t-il, le vague à l'âme. L'homme a pourtant déjà vécu la consécration de son vivant ; notamment le fameux jour où il se découvre un double de papier sous les traits d'un adversaire de Ric Hochet dans le 55e tome de ses aventures : « Qui a peur d'Hitchcock ? ». « Moi qui rêvait de vivre du dessin, me voilà donc devenu héros de B.D », récapitule Rémy Molinari, les yeux pétillants. « Ah, si Goscinny me voyait ! ».

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Régates Royales : le rendez-vous incontournable de septembre</title>
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<description><![CDATA[
Le Yacht Club de France à Paris, le Yacht Club de Cannes et la Société des Régates de Cannes, co-organisateurs, ont présenté, dernièrement, en présence de Bernard Brochand, député-maire de Cannes. le programme de l'édition 2011 des Régates Royales.

Prévues du 19 au 25 septembre prochain, les 33e Régates Royales Trophée Panerai illumineront la magnifique baie de Cannes où yachts de tradition afficheront leurs plus beaux atours aux côtés des élégants Dragons.

Voiliers d'exceptions, pures merveilles du yachting international, marins de renoms, anonymes et passionnés vont se retrouver à nouveau à Cannes pour faire de cet événement une semaine de rêve, dans un mois dédié à la mer puisque les Régates Royales auront été précédées du traditionnel Festival international de la plaisance de Reed Midem.

Le Yacht Club de Cannes, qui a fêté ses 150 ans l'an dernier, va tenter de placer la barre un peu plus haut. Tout d'abord en conservant à cette épreuve son aspect sportif et son rôle de « grande finale » du circuit « Trophée Panerai », « véritable championnat du monde des voiliers classiques » confie Jean-Paul Ortelli, gérant de la Société des Régates Royales.

Plus de cent unités d'exception

Toutes ces merveilles du siècle dernier, du plus petit « Dainty » au plus grand « Cambria » défileront majestueusement au large des îles de Lérins. Plus de cent unités d'exception sont attendues pour cette 33e édition des Régates Royales  Trophée Panerai. Ils sont déjà prêts et attendent avec impatience de faire leur « show » : Moonbeam III, Moonbeam IV, Tuiga, Mariska, Mariquita, Eilean, Rowdy
La flotte des Dragons, ancien support olympique, comptera plus de cinquante voiles sur l'eau. Celui que l'on surnomme « le cracheur de feu », le Russe Anatoly Loginov, vainqueur en 2010 à bord de « Annapurna », sera présent pour défendre son titre. A noter également, la présence du prince consort Henrik du Danemark, fidèle des Régates Royales à bord de son Dragon « White Lady ».

La fête à terre

L'association WWF (World Wildlife Fund) sera à nouveau présente aux Régates Royales afin de sensibiliser le public et les équipages aux enjeux environnementaux. Son bateau ambassadeur « WWF Columbus », sera amarré dans le port de Cannes pour la troisième année et les programmes menés par la WWF seront présentés sur le stand de l'association dans le village.

Pour cette 33e édition des Régates Royales, du 19 au 23 septembre, et pour la cinquième année, les organisateurs de la manifestation proposent, avec le Yacht Club et la Ville de Cannes, un concours de photos réservé aux amateurs et, nouveauté, doté désormais d'un prix du public.

Ce concours cette année se déroulera autour d'un thème : « Reflets, ombres et lumières des Régates Royales ». La mise en avant des valeurs de sportivité, de convivialité et de tradition seront appréciées du jury.

Frédéric Jaubert

Photo : Une semaine durant, le soir à terre et en mer dans la journée, le Yacht Club impulse un air de fête en baie de Cannes.]]></description>
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<title>Frédéric Lefebvre : « Je vais faire péter les blocages »</title>
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<description><![CDATA[
Celui que sa femme surnomme « Professeur Tournesol » s'est, à nouveau, tourné vers le soleil vendredi dernier. En déplacement à Cagnes-sur-Mer, l'ancien porte-flingue de Nicolas Sarkozy n'a pas dégainé. Calme et courtois, Frédéric Lefebvre, actuel secrétaire d'État au Commerce, s'est montré conciliant.

Je vous emmène un ministre », claironne fièrement aux commerçants de la rue Jean-Raymond Giacosa, Louis Nègre, sénateur-maire UMP de Cagnes-sur-Mer. Et bien que Frédéric Lefebvre soit, en réalité, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie, cela passe comme une lettre à la poste. Mais quand l'hyperbole cède le pas à l'euphémisme, ça coince : « Je suis d'autant plus fier de l'accueillir qu'il est un ancien livreur de pizza devenu ministre ! ». « C'est faux », se sent soudain obligé de répondre le représentant de la majorité présidentielle. « J'ai été chef de file d'une pizzeria. C'est différent ». Entre deux poignées de main avec des commerçants locaux, il en profite alors pour rappeler quelles sont ses réelles fonctions. 

Neuilly sur scène

« Je suis là pour vérifier que le boulot est fait », explique t-il face au chantier de la future cité marchande ; une reconstruction pour laquelle l'Etat a octroyé 400 000 euros. « Je dois faire attention étant donné que cet argent, c'est celui des contribuables ! C'est le vôtre », soutient fermement le Neuilléen. « Car je ne suis pas de ces politiciens qui s'exonèrent de la réalité. Moi, je n'ai pas d'autre choix que d'affronter les vérités de la crise ». En tant que garde-fou du sarkozysme, Frédéric Lefebvre emmène ensuite l'auditoire à aborder un sujet fâcheux : le plan d'austérité gouvernemental récemment annoncé par le Premier ministre, François Fillon. « Le pays a vécu au dessus de ses moyens », justifie-t-il. « Or, on ne peut pas dépenser plus que ce que l'on a. C'est là une règle d'or ! On n'a plus le choix. Pour cela, je demande aux Français de garder leur sang froid », ajoute-t-il tout en soulignant qu'il aurait, lui-même, passé ses vacances dans un camping. 

« Il faut avoir confiance en l'avenir ! ». Pour pallier à l'austérité, Frédéric Lefebvre a, heureusement, apporté son lot de bonnes nouvelles.

De bonnes nouvelles

A cette occasion, le stoïcien répond à l'une des principales préoccupations des entrepreneurs : la protection de leur patrimoine en cas de faillite. « Grâce à la loi voulue par Nicolas Sarkozy et portant création du nouveau statut d'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), nous allons enfin rompre avec l'injustice », annonce-t-il. « Et pour cause, elle permettra à chaque patron d'un commerce de proximité de protéger une partie de ses biens, sans avoir à craindre de se les faire saisir ». La foule applaudit. C'est gagné ! Après une visite de la cité marchande provisoire et de plusieurs établissements de plage, une table ronde est organisée à la Maison de la mer ; un rendez-vous réunissant plusieurs professionnels du tourisme, des présidents des Chambres de commerce et tout le gratin azuréen avec des personnalités politiques comme Eric Ciotti, président du Conseil général des A.M, ou encore Jean Leonetti, maire d'Antibes et ministre des Affaires européennes. Au sujet des concessions de plage instaurées par le décret du 26 mai 2006, Frédéric Lefebvre doit faire face à une assemblée virulente. 

La fin du décret de 2006 ?

80% de la surface de chaque plage naturelle doit rester sans installation ! De fait, les plagistes sont obligés, chaque jour, de démonter leurs installations en dehors d'une période d'exploitation qui ne peut excéder six mois par an. « C'est un décret inapplicable et absurde », tranche Lionnel Luca, député et vice-président du Conseil général. « Si on ne parvient plus à répondre aux besoins de nos vacanciers à cause de ce stupide décret, ils iront tous en Italie », ajoute-t-il. « On compte donc sur toi pour trouver une solution ». « D'autant plus que cette loi n'est pas appliquée partout », surenchérit Louis Nègre tout en prenant pour exemple la plage très prisée de Pampelonne, près de Saint-Tropez. 

« C'est vrai », reconnaît Frédéric Lefebvre. « Il faut, à tout prix, régler ce problème d'inégalité entre les communes ! ».
Face à un auditoire familier mais quelque peu hostile, il courbe alors l'échine : « Mon objectif est clair : je suis pour que les installations puissent rester ouvertes toute l'année?!  Je vais faire péter les blocages?! Je m'engage donc, auprès de vous, à respecter cela ! ». Par la suite, le dandy a même été jusqu'à avaliser une convention permettant à la ville d'adhérer à la Fête de la gastronomie.
A la fin de sa prestation, c'est un tonnerre d'applaudissements. « Je l'approuve », s'exclame Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes, en lui tapant sur l'épaule. « Je suis toujours riche de mes déplacements », répond Frédéric Lefebvre.

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Un été chaud sur la Côte d'Azur !</title>
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Sous la plage, les pavés Pendant que la Côte d'Azur accueillait à bras ouverts les touristes, les conseils municipaux des 163 communes du département ont, eux, quasiment tous délibéré sur le schéma intercommunal proposé par l'Etat. 

Au total, 112 communes ont voté contre la proposition du préfet, 40 ont voté pour et 11 ne se sont pas prononcées. Pour le socialiste Patrick Allemand, il s'agit bien d'un « fait sans précédent », évoquant une « véritable crise de la démocratie locale ». Il le réaffirme : ce schéma est « politiquement contestable et contesté ». C'est d'ailleurs pourquoi le premier vice-président du Conseil régional a demandé au préfet, Jean-Michel Drevet, de « réunir en urgence la commission départementale de coopération intercommunale et de suspendre l'arrêté portant périmètre de la Métropole Nice Côte d'Azur ». 
Le Préfet Drevet qui doit faire face à un autre front, celui de la Vallée de la Roya. Le représentant de l'Etat d'une part, les élus et associations d'autre part s'affrontent par médias interposés sur l'opportunité voire même la légalité des référendums organisés le 4 septembre prochain. 

L'intercommunalité dans les Alpes-Maritimes n'est pas un long fleuve tranquille. Retour sur les embûches estivales.

Villefranche, Eze, St-Jean : de NCA à la Carf ?

Les conseils municipaux de Villefranche, St-Jean-Cap-Ferrat et Eze ont rejeté la perspective d'intégrer, à compter du 1er janvier, la métropole Nice Côte d'Azur. Le scrutin a été particulièrement serré à Villefranche-sur-Mer. Une délibération était ainsi proposée aux élus la citadelle : elle avait été rejetée par 17 voix contre 15 à la fin du mois de juillet. 

Le maire, Gérard Grosgogeat, a plaidé pour la transformation de l'actuelle communauté urbaine en métropole à compter du 1er janvier prochain. Mais sa majorité est divisée sur le sujet. Le premier adjoint, Jean-Pierre Mangiapan, et Arlette Quechon, adjointe aux affaires sociales, ont fait part de leur farouche opposition à la métropole qui pose, à leurs yeux, « un sérieux problème de démocratie ». Leur argumentation a convaincu une majorité de leurs collègues appelés à se prononcer à bulletin secrets. 

Jean-Pierre Mangiapan et Arlette Quechon avaient déjà exprimé publiquement leur position à l'occasion de la campagne pour les élections cantonales pour lesquelles ils soutenaient René Vestri, le sénateur-maire de St-Jean-Cap-Ferrat. A l'inverse, d'autres élus villefranchois sont plus enclins à soutenir la future métropole comme Cédric Cirasa, qui a été conseiller municipal à Nice, ou José Cosantino dont la société professionnelle spécialisée dans la sécurité est implantée au sein de la zone franche de l'Ariane. 


Mais plus encore que la question de la métropole, c'est le maintien dans Nice Côte d'Azur qui est désormais en jeu. Villefranche, Eze et St-Jean pourraient organiser un référendum afin de valider 
« démocratiquement » la rupture avec NCA. Resteraient les cas de Beaulieu et Cap d'Ail. Concernant Cap d'Ail, l'Etat avait, en son temps, préconisé son adhésion à la Carf

La Roya divisée, la Carf embarrassée

En septembre 2001, le préfet Garnier avait préconisé la création d'une communauté de communes autour des cinq communes de la vallée de la Roya : Breil-sur-Roya, Fontan, La Brigue, Saorge et Tende. Dix ans plus tard, la vallée est divisée sur son avenir alors que l'Etat a fait machine arrière en préconisant son entrée dans la Carf.
Soutenues par Gilbert Mary (conseiller général de Breil), les communes de Breil-sur-Roya, Saorge et La Brigue veulent créer une communauté de communes indépendante. Les associations Roya Citoyenne et Robila aussi. Celles-ci ont d'ailleurs prévu d'organiser un référendum sur le sujet le 4 septembre prochain. L'Etat conteste la « légalité » de cette initiative. 

« J'estime que la participation de votre commune, notamment par la mise à disposition de salles communales, à l'organisation de cette consultation illégale s'avère particulièrement inopportune », écrit le préfet Drevet, dans un courrier daté du 25 août, à Bernard Gastaud, le maire de la Brigue particulièrement en pointe dans la mobilisation anti-Carf. 

En revanche, l'ancien sénateur José Balarello, les premiers magistrats de Fontan et de Tende plaident pour une adhésion à la Carf avec, en arrière-fond, un jour, le ralliement à NCA. Quant à cette dernière, elle paraît bien embarassée, tout comme le député-maire de Menton, Jean-Claude Guibal. Le 27 juillet dernier, la Carf a approuvé une partie du schéma mais en s'interrogeant sur l'avenir des syndicats et surtout sur les conséquences financières (la Carf affiche un déficit de 3,5 millions d'euros pour le tri des déchets ménagers et de 1,5 million d'euros pour les transports). 

Les Vallées sous tension

Le préfet prévoit que les communautés de communes Vallées d'Azur et Cians-Var, ajoutées à une partie des communes de l'Estéron et à Sallagriffon, fusionnent. Un schéma qui ne convainc personne même s'il repose sur une cohérence territoriale certaine. Ni Charles-Ange Ginésy qui a fait délibérer son conseil de Péone-Valberg contre cette grande interco : pas question de voir disparaître le syndicat mixte qui gère la station de ski. Ni les élus des cantons de Puget-Théniers et d'Entrevaux qui veulent se rapprocher de la communauté de communes Terre de Lumière dans les Alpes de Haute-Provence. Ni certains conseils municipaux de l'Estéron qui manifestent leur l'intérêt pour un regroupement rural alors que d'autres élus de la vallée louchent sur la métropole niçoise. 

Photo : Elus et associations ont rassemblé près de 300 personnes le 28 août à Breil-sur-Roya. Etaient présents Bernard Gastaud, son homologue de Saorge, Paul Silici et le vice-président du Conseil général, Gilbert Mary]]></description>
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<title>16 Parisiens débarrassent le département de 4 tonnes de déchets</title>
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Tout doit disparaître ! C'est l'objectif que s'est fixé Ose, une association écologiste. De la forêt antiboise de la Valmasque en passant par Carros et Saint-Laurent-du-Var, ces bons samaritains de l'écologisme ont passé au peigne fin les plateaux azuréens. Leur but : débarrasser la nature de toutes ses ordures. 

4 tonnes : c'est le poids de détritus récolté en une semaine à l'issue d'une vaste opération de nettoyage menée sous l'égide de 16 bénévoles parisiens de Ose, une association de sauvetage écologique à but non lucratif. Leur objectif : assurer la protection de l'environnement et montrer la marche à suivre. Une chose est sûre : il y avait du pain sur la planche. « A raison de 6 heures de travail par jour, on a donc pu retirer 600 kilos de déchets présents dans les flancs de montagnes de Carros, ainsi qu'une trentaine de sacs poubelles dans la forêt de la Valmasque. C'était dégueulasse » peste le directeur de l'association, Edouard Feinstein. « Ecrans plats, gazinières, congélateurs, cuvettes WC, carcasses de voiture.  Voici ce qu'il était possible de cueillir dans les zones vertes de cette belle contrée qu'est le Sud de la France ». Une région qui occuperait, selon lui, la seconde place des zones les plus polluées du territoire après l'Île-de-France. L'opération est donc un succès. Mais cela n'aurait toutefois pas été possible sans les dons d'argent offerts à l'association.

3000 euros de budget

« C'est le cas de la ville de Carros qui nous a octroyé un budget de 1 500 euros. Mais aussi d'Antibes qui nous a gentiment concédé 1 000 euros. Et c'est sans compter les 500 euros offert par le département des Alpes-Maritimes » ajoute Edouard Feinstein. « Je suis éboueur de la ville de Paris. Par conséquent, je ne roule pas sur l'or » précise-t-il. « Les gants, les casques, les baudriers, les sacs poubelles : tout cela n'est pas gratuit ! Il faut donc savoir que nous ne gagnons rien ! La réussite de notre opération ne repose pas sur des moyens démesurés mais uniquement sur des petits financements offerts par les mairies. Lesquels servent uniquement à nous loger sur place et à acheter les équipements d'escalades et de nettoyage nécessaires ». Mission accomplie pour Ose ! Mais cela n'était toutefois pas gagné d'avance. 

« On nous boude »

Et pour cause, il y aurait eu, selon lui, des pressions politiques. « On a tenté de nous empêché d'agir », soutient fermement ce dernier. « Le Conseil régional a décidé de ne plus nous accorder de subvention. La région ne veut plus financer des projets de nettoyage. C'est fou », s'étonne celui-ci. Avant d'ajouter : « De même que la ville de Saint-Laurent-du-Var n'a plus jamais répondu à nos appels ». En se dispensant de la moindre explication, la municipalité a alors accentué la suspicion déjà bien présente dans l'esprit du directeur. « En 2007, ils nous avaient félicité pour notre action en assurant qu'ils prendraient aussitôt le relai.

Et qu'on devait tout laisser tomber. Or, quand nous y sommes retournés, c'était encore plus pollué qu'avant ! Rien n'avait été fait » indique-t-il tout en décrivant les ordures composées de matières plastiques qui fondent au soleil et qui se déversent dans le fleuve du Var. Malgré un parcours semé d'embûches, l'équipe s'est tout de même attelée à un challenge de taille : y installer gratuitement deux beines à ordures qu'ils ont aussitôt remplies de 10 m3 de gravats. Pour Edouard Feinstein, cela ne fait pas de doute. Ce soudain mépris tient au fait que beaucoup d'élus restent persuadés que Ose participeraient, sous couvert de pédagogie, à faire de la propagande au service d'Europe Ecologie-Les Verts.

« Nous sommes apolitiques?»

Bien qu'écologiste, l'association se défend pourtant d'appartenir à un quelconque parti. « Ceux qui pensent que l'on fait de l'écologie politique font fausse route » insiste Edouard Feinstein. « Nous sommes apolitiques. Ce que l'on veut, c'est rendre service?! Mon objectif n'est pas de taper sur les villes mais sur les vrais responsables.

A savoir, les industriels du secteur qui déversent impunément leurs déchets dans la nature pour ne pas avoir à payer de taxe ! C'est eux qui devraient être sanctionnés, pas nous ! ». 

Bien que leur date de retour soit déjà programmée à l'été prochain, Edouard Feinstein est catégorique : « Pour venir à bout de cette pollution, il faudra compter entre 10 et 20 ans de travail. Pas moins ! ». Entre temps, celui-ci rêve de pouvoir, un jour, collecter les fonds nécessaires à l'achat de matériels de plongée. Son rêve : désengorger le bassin méditerranéen des ordures qui gisent dans les plus profonds abysses. Pour l'heure, une nouvelle action sera bientôt lancée en Auvergne.

Olivier Porri-Santoro

Renseignements : www.oseonline.net]]></description>
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<title>Roselyne Bachelot à Antibes :  Handiplage 4 étoiles au Ponteil</title>
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La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin, a fait escale à Antibes pour visiter le site exemplaire de la plage du Ponteil qui propose des accès à la mer aux personnes handicapées.

Elle était accompagnée, pour l'occasion, par deux guides locaux, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, maire d'Antibes, et du député, Eric Ciotti, président du Conseil général 06.

Tournée estivale du handicap pour la ministre

Sous une chaleur caniculaire, la ministre a fait le tour des installations en n'hésitant jamais pour s'arrêter et converser un moment avec les uns et les autres, ou pour se prêter au petit jeu des photos souvenirs. Durant tout l'été, elle a sillonné la France en visitant des établissements spécialisés, des foyers ou encore des plages comme celle du Ponteil à Antibes-Juan les Pins. Il faut dire qu'elle ne pouvait pas ne pas venir dans la cité de son collègue au gouvernement avec lequel elle collabore au sein de la Fédération hospitalière de France (NDLR : Jean Leonetti la préside depuis 2010). La ministre n'a pas hésité à ôter ses chaussures pour aller au devant des personnes handicapées qui effectuaient une sortie d'eau. Les témoignages des bénéficiaires ont été émouvants, les loisirs n'étant pas un secteur mineur pour les personnes en situation de handicap. Et Roselyne Bachelot d'insister : « Tout le monde a droit aux loisirs Mais il n'y a pas assez de plages 4 étoiles comme celle d'Antibes en France » (NDLR : il en existe 27 en France). Elle a promis aussi lors d'une autre rencontre, de s'attacher à rendre accessible les lacs et les rivières.

Une fréquentation multipliée par 10 en 10 ans

A propos d'accessibilité, la ministre a rappelé que personne ne pourra déroger à la règle réaffirmée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy (loi de 2005), à savoir le libre accès aux personnes handicapées de tout bâtiment public à l'horizon 2015. « Ce n'est pas négociable ». Découvrant les installations du plan Handi Voile du Conseil général, elle s'est félicitée des conditions d'accès à l'eau avec les tapis adaptés aux fauteuils roulants, l'espace détente, les douches et toilettes adaptées.

Depuis son ouverture en 1999, la fréquentation de la plage du Ponteil n'a cessé de croître, passant de 500 la première année à plus de 4500 en 2010. La municipalité antiboise a investi 18 000  dans le dispositif audioplage pour les malvoyants. Ces efforts ont été récompensés en 2008, la plage du Ponteil décrochant le prestigieux et très recherché label national « Tourisme &amp; Handicaps ». Au total, l'équipement d'une telle plage constitue un budget de 30 000  auquel il faut ajouter 40 000  de frais de fonctionnement pour rémunérer la douzaine de saisonniers. Après quelques dernières photos avec les élus, Roselyne Bachelot s'en est allée avec toujours cette même disponibilité et ce sourire rivé aux lèvres dont elle ne se départit jamais.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Ségolène Royal : « Je suis la candidate des solutions »</title>
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Même joueur joue encore ! Alors que les sondages la disent en perte de vitesse, la justicière sociale, grande déçue de 2007 et candidate à la primaire PS, continue de courir vers l'aventure 2012 au galop.

Après une visite en Corse et dans le Var, la chanteresse de la solidarité a fait un crochet par Nice, au quartier des Moulins, et à Saint-Laurent-du-Var. Profitant de la césure estivale, Ségolène Royal a fait sensation. 

A 11 h, sa Majesté Royal descend d'une voiture noire. Sobre et élégante, elle se fraye alors un chemin balisé par les gros bras qui lui servent de garde du corps ; puis est accueillie au chant des barcarolles de ses militants, tous coiffés d'un chapeau de paille rond ressemblant à celui porté par les gondoliers vénitiens. « Ségolène présidente », scande la foule en effervescence, présente au marché Charles Ehrmann où la socialiste est venue rencontrer la population locale. Aux portes du Palais Nikaïa, une quarantaine de partisans crient déjà « victoire » et ce, malgré un soleil de plomb. Cela n'aura toutefois pas réussi à refroidir l'ambiance.

« Bonjour les gens ! Ca va ? », lance-t-elle à ses fans d'une voix à l'accent chantant. L'ex-futur présidentiable semble en pleine forme. Un vent de passion souffle alors sur les Moulins, un quartier à prédominance musulmane où le vote demeure, encore aujourd'hui, une pratique marginale. 

La stratégie communautaire 

Placée sous le signe de « l'espoir populaire », Ségolène Royal n'est toutefois pas allée jusqu'à bousculer les codes socialistes. En l'espace de 45 minutes, elle a prouvé qu'elle n'a de cesse de vouloir séduire et s'attirer les faveurs de l'électorat franco-musulman, qu'elle désigne comme étant un agrégat de « résignés et d'indignés qui veulent des solutions ». Pour rappel, un sondage CSA-Cisco révélait, en 2007, que 64% des Français de confession musulmane avaient voté pour elle au premier tour. « Il y a énormément de potentiels et beaucoup d'énergie dans les quartiers populaires. Voilà pourquoi je suis ici », souligne celle qui appelait, en octobre dernier, les adolescents à descendre manifester dans la rue. « Or, trop de jeunes y sont complètement désespérés. Plus personne n'arrive à trouver du travail », ajoute-t-elle tout en évoquant le parcours de jeunes récipiendaires condamnés au chômage. Un problème qu'elle taxe, elle-même, de « déstructuration de la société » et auquel elle confronte une solution : imposer aux entreprises percevant des aides publiques des mesures qui les obligeraient à engager, en alternance, des jeunes issus de quartiers populaires. « Si je suis élue, je promets donc de faire du chômage une grande cause nationale », assure-t-elle.

Concernant la délinquance qui gangrène les cités, Ségolène Royal propose de remettre en place une police municipale de proximité. « Grâce à cela, les jeunes comprendraient peut-être mieux que les policiers ne sont pas leurs ennemis et qu'ils sont là uniquement pour défendre l'ordre républicain », argumente-t-elle. Le but : revitaliser la démocratie sociale. Pour l'auditoire présent ce jeudi, ses messages sont lénifiants. Et bien qu'elle assure ne pas vouloir « dicter aux  Français pour qui ils doivent voter », Ségolène Royal lâche pourtant : « Mobilisez-vous ! Donner moi la victoire, s'il vous plaît ! Je compte sur vous ! Grâce à vous je vais gagner », lance-t-elle. « Car contrairement aux autres, je ne m'occupe pas des problèmes, mais des solutions » ajoute celle-ci. Une promesse dont elle étayera le contenu salle Ferrière, à Saint-Laurent-du-Var.

« Il faut en finir » 

Sculptée dans un bloc de culot, elle démontre ensuite son intention se s'investir pleinement contre les élus de la majorité. Le tout, en cuisinant à froid la duplicité présumée d'une droite laxiste et de mauvaise foi. « Les puissants passent leur temps à sermonner les Français. Puis quand on allume la télévision, qu'est ce qu'on voit ? Ces mêmes gens impliqués dans de graves affaires de fraude ! Et puis d'autres comme Bernard Tapie qui empochent des millions d'euros ! C'est inadmissible ! », vitupère-t-elle. Par là, Ségolène Royal lance en sous main une attaque politicienne à travers l'affaire Bernard Tapie/Crédit Lyonnais. Christine Lagarde, ancienne ministre de l'Economie et actuelle patronne du FMI, est actuellement soupçonnée de « complicité de détournement de biens publics » et de « complicité de faux » dans le règlement du conflit financier à l'issue duquel Bernard Tapie a empoché 200 millions d'euros. Récemment, Ségolène Royal a d'ailleurs fait savoir, par le biais de sa porte-parole, que Christine Lagarde n'aurait fait qu'exécuter les ordres venant du Président de la République. « Les Français ont été trompés », estime cette dernière au sujet de l'élection de Nicolas Sarkozy.

« Sa promesse de 2007 consistant à augmenter de 25% vos retraites, vous vous en souvenez ? », rappelle-t-elle d'un air moqueur. A ce sujet, Patrick Allemand, chef du PS des A-M et partisan de François Hollande, l'a soutenue : « Peu importe qui gagnera les primaires ! Le plus important est que la gauche gagne pour faire sortir Sarkozy ! », explique-t-il. « Il faut en finir définitivement avec la droite ». Ségolène se redresse. « Voici venu le temps de changer les règles du jeu. Les lois doivent être les mêmes pour tous. Avec moi, vous aurez droit à une république morale et juste ! », promet-elle avec pugnacité.

Ses propositions

Pourtant loin de l'estocade finale, Ségolène Royal se montre catégorique : « Ce que je veux, c'est une société qui marche à l'endroit sur ses deux jambes », martèle l'ancienne compagne de François Hollande. A ce sujet, ses propositions sont légions : création d'un poste de ministre des Finances, commun à la France et à l'Allemagne, chargé de relancer l'industrie, suppression du cumul des mandats, transparence obligatoire des entreprises sur la provenance des subventions qu'elles touchent, bloquer 50 prix de produits de nécessité dans les supermarchés, interdiction de délocaliser des entreprises sous prétexte de vouloir seulement faire des bénéfices.

Et cela ne s'arrête pas là. « Mon but ultime serait que l'on parvienne enfin à avancer vers le fédéralisme en vue de créer les Etats-Unis d'Europe ! », conclue-t-elle. Le public est sous le charme ! 
Sous un feu nourri d'applaudissements, la diva sort de scène, auréolée de sa performance. Marc Orsatti en profite alors pour lui remettre un bouquet de roses. En attendant les primaires citoyennes du 9 et 16 octobre prochain, le spectacle continue ! 

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Emmanuel Delattre le témoin radiophonique de l'Histoire</title>
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Heureux qui, comme Emmanuel Delattre, a fait un beau voyage. Du haut de ses 32 ans de carrière, l'ancienne voix de France Inter et l'actuel directeur de France Bleu Azur tire une morale de ses
aventures.

Petites lunettes sur le bout du nez, chemise blanche embraillée jusqu'au nombril, pantalon slim et santiags aux pieds, rien ne laisse présager que cet homme à l'allure précieuse, trainant dans le hall d'entrée des locaux de  France Bleu Azur, est un aventurier. Ce chat botté a pourtant eu la chance de vivre l'équivalent de neuf vies. A 53 ans, cette figure de proue locale peut tout de même dire qu'il a mené une existence pleine de rebondissements. Une maison d'édition lui a d'ailleurs proposé de coucher sa vie sur papier. Mais que nenni ! Par modestie, Emmanuel Delattre, directeur de la locale azuréenne de Radio France, a décliné l'honneur. Alors qu'il pourrait entamer le récit de sa vie par « il était une fois », le Parisien fait de la litote. « J'ai juste eu beaucoup de chance » estime l'homme de radio. Né « par hasard » à Amiens parce que sa mère « connaissait bien un gynécologue-obstétricien du coin », c'est pourtant à Paris qu'il va grandir et que les roues du destin vont s'enclencher.

Le hasard et la chance

Chemin faisant, il décide un jour de franchir la porte de France Inter, un matin d'octobre 1979. « Il y avait un poste à pourvoir. J'ai alors passé un essai », raconte ce dernier. « Je n'avais que 21 ans. J'étais étudiant en mathématiques à l'université de Jussieu. Et je rêvais d'être architecte paysagiste. Rien ne me prédestinait à devenir journaliste ». Sauf qu'il admet vouer un culte, depuis l'enfance, au célèbre héros de bande dessiné : Tintin. Mais s'il n'a pas la houppette de ce dernier, Emmanuel Delattre partage toutefois le toupet ; lequel consiste à toujours aller jusqu'au bout de ses idées. «?Le patron de France Inter m'a dit de d'abord passer par une école de journalisme. Puis de repasser le voir quelques années plus tard. Mais j'ai refusé ! Je me suis accroché », explique-t-il avec enthousiasme. « Et à ma grande surprise, il m'a rappelé trois jours plus tard pour m'annoncer qu'il m'engageait pour travailler dans l'émission d'Eve Ruggieri ». Voilà comment il s'est retrouvé à tenir le micro au côté d'une autre débutante qui deviendrait plus tard une comédienne renommée : Clémentine Célarié. « Nous étions tous les deux chargés d'extraire un article du Journal officiel afin d'expliquer aux auditeurs en quoi une nouvelle loi pouvait avoir un impact sur leur vie ». 

« J'étais là »

Jeune et perfectionniste, il continuera ensuite sa percée médiatique en intégrant le service des auditeurs. Ce qui lui laissera le temps de suivre des cours du soir au Centre de perfectionnement des journalistes. Il rejoint ensuite le Centre national d'information routière implanté à Rosny-sous-Bois ; endroit où il assistera, en direct sur des écrans de contrôle, à l'accident de Beaune ayant engendré 53 morts dont 44 enfants?; soit l'accident de la route le plus meurtrier jamais survenu en France. « J'ai alors fait le boulot en relatant calmement l'info en direct à la radio. C'était horrible. Ca m'a marqué », avoue Emmanuel Delattre. Et pour cause, il a alors compris qu'il était impossible d'être à la fois Clark Kent et Superman. Et qu'en tant que journaliste, il ne serait jamais qu'un simple témoin du destin. C'est ainsi que le 29 mai 1985, le sort lui joue à nouveau des tours quand il assiste, cette fois-ci, à la pire tragédie liée à l'univers sportif : le drame du Heyzel.

A l'occasion de la finale de Coupe d'Europe qui opposait l'équipe de Liverpool contre la Juventus de Turin, des échauffourées avaient entrainé l'effondrement de grilles de séparation et d'un muret, faisant alors 39 morts et plus de 600 blessés. « J'étais là », lance-t-il, ému et des images de guerre plein les yeux. « J'étais juste venu interviewer Michel Platini à la place de Thierry Gilardi, lequel avait eu un empêchement. Jamais je n'oublierai toutes ces " mamma " italiennes qui se précipitaient vers les corps de morts entreposés. Elles soulevaient les draps pour tenter de reconnaître leurs fils. Le lendemain à Paris, j'ai eu beaucoup de mal à parler de tout ça à l'antenne. Ca m'est resté?!?» Malgré un chemin semé d'embûches, Emmanuel Delattre n'a pas lâché prise. Et cela lui a réussi.

« J'avais envie de me renouveler »

Conscient qu'enfermé dans son microcosme parisien, il ne grandirait pas, il prend son envol et quitte alors la ville Lumière. « J'avais envie de me renouveler ! S'amuser dans son travail, c'est important ! » explique-t-il. « Sans le côté ludique, le métier de journaliste ne vaut plus rien ». Le rêve devient réalité en 1992 quand il accède au poste d'envoyé spécial à Rome. « Au départ, je ne devais y rester que 4 ans. Mais j'y suis resté 10 ans », dit-il.  « Jouer à un tel niveau, c'est le bâton de maréchal de tout journaliste. J'ai eu la chance d'en profiter », lâche Emmanuel Delattre avec une fierté légitime. « D'autant plus que ma mère était professeur d'italien.

Je n'ai donc pas eu de mal à m'intégrer ». C'est ainsi que le petit parisien s'est chargé de retransmettre l'actualité du pays en forme de botte et du Vatican sur les ondes. Des différents procès mafieux en passant par le tremblement de terre à Assise le 26 septembre 1997, Emmanuel Delattre se tenait toujours là, tapi dans l'ombre. « Mais j'ai surtout eu la chance de pouvoir accompagner l'ancien Pape, Jean-Paul II dans tous ses déplacements ! Soit 70 pays à travers le monde », explique le tintinophile d'un air rêveur.

L'épopée papale

« Grâce à lui, j'ai ainsi eu la chance de pouvoir m'entretenir avec des personnages de l'Histoire comme Fidel Castro, Bill Clinton ou encore Nelson Mandela.  Le pire, c'est que je n'avais vraiment pas l'impression de travailler. J'étais heureux et en plus, j'étais payé ! ». Il devient alors un témoin de l'Histoire. « J'étais aussi là en 2000 à Jérusalem quand Jean Paul II a glissé, de sa main tremblante, une lettre entre les pierres du mur des Lamentations pour demander pardon aux Juifs au nom des fautes commises par les Chrétiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce n'était pas un jour comme les autres. Je sentais qu'il se passait quelque chose ». Et des souvenirs du genre, il en a des tas.

Outre le Pape, il se souvient surtout des multiples facettes de l'actuel ministre du Conseil italien : Silvio Berlusconi. « C'est un personnage hors norme, pas désagréable. Mais c'est plus un comique qu'un homme politique », décrit Emmanuel Delattre. « Mais ce qui m'a surtout amusé chez lui, c'est la réponse laconique des Italiens à la question " mais pourquoi continuez-vous à voter pour lui ? ". Ils m'ont toujours répondu : " celui-là est déjà tellement riche qu'il ne nous volera peut-être pas " », se rappelle l'ancien tribun romain. 

Les yeux dans le bleu 

En avril 2008, le Parisien boucle son tour du monde et choisi Nice pour étape finale. Une ville où il dirigera la radio France Bleu Azur ; soit un nouveau challenge. Car l'homme troque alors son micro pour un bureau. Sa dernière fantaisie au compteur fut de monter les marches du Palais des Festivals de Cannes. « Un rêve de gosse » selon lui. « Etre directeur, c'est différent, certes ! Parfois l'écriture me manque. Mais je garde toujours mon oeil de journaliste !

Voilà pourquoi j'essaye de faire en sorte que la radio mise tout sur la proximité avec l'auditeur, et non plus sur le strass et les paillettes. Le fait est que nous ne sommes pas là pour être à son service. Mais pour lui rendre son service. C'est différent », estime-t-il. La valeur ajoutée que constitue sa venue dans la région s'est d'ailleurs ressentie très vite. «  En 3 ans, l'audimat a doublé. Diriger une radio, ça me plait beaucoup », ajoute Emmanuel Delattre. « Mais on n'est jamais au bout de que l'on peut faire. Je suis rentré dans ce métier par hasard. Je repartirai peut-être comme je suis venu », conclut-il avec le sourire. Et pour cause, il a compris que le plus beau voyage demeure celui que l'on n'a pas encore fait. L'aventure continue !

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Les commerçants et restaurateurs font danser le port de Nice</title>
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Ces derniers ont d'ailleurs créé une association qui, depuis  près de six ans, oeuvre au quotidien pour la redynamisation du quartier. A leur actif de nombreuses manifestations à caractère social et humanitaire comme le Noël des personnes âgées, lesquelles sont conviées à l'apéritif au Nautic puis dans divers restaurants du quartier car, comme le fait remarquer la présidente Marie Claire Solari « chacun joue le jeu, Intermarché pour l'apéritif, Florian pour les confiseries, les fleuristes pour le décor et les coiffeurs pour l'esthétique ».

Toujours très sensibilisée à la cause infantile, l'association organise fréquemment pour  les petits des spectacles à surprises. L'occasion de rappeler l'arrivée du Père Noël sur la grande échelle des pompiers, un chèque de 2000  en faveur de Pichin Pantaï et du petit Edgar, le téléthon 2009 avec le Lions Club Ségurane, une console Nintendo pour Arthur et une participation aux Journées Marguerite pour les enfants malades.

Les sam'dis du port

Riche de plus de 150 adhérents, elle se veut sociale, culturelle mais aussi festive et c'est ainsi qu'en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie, cette association a mis en place « Les sam'dis du port », une manifestation nocturne qui lors de ces  cinq soirées a drainé la foule sur les quais. « C'est varié, c'est sympa et il y en a pour tous les goûts, du rock à la country, de la pop au reggae, de la salsa à la valse musette, tout le monde y trouve sa compote ! » nous ont avoué des couples en goguette.

Phénomène estival par excellence où l'on peut se rendre en toute décontraction, en famille ou entre amis, ces soirées font la joie des autochtones comme des touristes et contribuent sans conteste au rapprochement entre les riverains, les restaurateurs et commerçants.

Projet d'un marché de Noël boulevard Stalingrad

« Le concours de la CCI Nice Côte d'Azur s'est avéré capital dans cette démarche » stipule Marie Claire Solari qui, fière de ce succès, désire transformer l'essai en faisant profiter de cette embellie ses collègues et amis du Bd Stalingrad. Récemment évoqué avec la direction du port lors d'une réunion, le projet prend forme et devrait même se concrétiser sur le terrain pour Noël 2011. Grâce à l'engouement et au dynamisme de nombreux commerçants de cette artère très passagère et en particulier le pharmacien Albert Miamet, cela avance à la vitesse grand V et fera l'objet d'un nouvel article dans nos colonnes.

7 heures de parking pour 2 

Pop anglaise, country, reggae, latino, musique des îles (Antilles et Cuba) et variétés françaises au programme de ce dernier samedi du port prévu samedi prochain 20 août. Compte tenu de l'affluence habituelle et de la gratuité de l'événement, il est prudent de se rendre sur place au moyen du tram (station Garibaldi), mais si vous venez en voiture sachez qu'en accord avec la CCI, un forfait parking a été instauré pour la soirée de 18 à 1 h du matin parking Infernet et Douane. Une raison de plus pour les organisateurs de remercier vivement la mairie et le Conseil général pour leur implication et la logistique. Des éléments majeurs qui font de ces soirées de véritables réussites, heureux prémices de la grande « Festi dou port » du 10 septembre prochain organisée par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur.

Thierry Arzens]]></description>
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<title>Institut Atman : vers une nouvelle dimension ostéopathique</title>
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Situé à Vallauris, chemin St Bernard, l'Institut Atman a en projet l'ouverture d'un campus ostéopathique Atman et d'un nouveau centre baptisé « Atman Training Center » à Sophia-Antipolis, route des crêtes.

Cette nouvelle structure comprendra 6 axes prioritaires : les formations, le partenariat « entreprises », la clinique du bien-être, le showroom (laboratoire de recherche), le centre « sportifs de haut niveau », et les espaces audiovisuels disponibles à la demande.

Pour les entreprises, les particuliers ou les sportifs de haut niveau

Depuis plus de 40 ans, l'Institut Atman forme les ostéopathes de France avec des cursus reconnus tant sur le plan européen que national. Agréé par la formation continue, Atman Training Center (ATC) intégrera toutes les formations concernant le corps humain au sein du 1er campus ostéopathique de France. Qu'elles soient universitaires ou continues, les formations de l'ATC devraient intéresser aussi bien les ostéopathes titrés que les professionnels du bien-être et de la santé.

Les différents modules concerneront, en plus de l'ostéopathie, aussi bien l'acupuncture, la sophrologie, l'homéopathie, ou encore la réflexologie. Les sportifs de haut niveau seront aussi les premiers habitués d'un centre qui leur proposera des bilans ostéopathiques, posturologiques et quantiques, que des mises au vert pour mieux récupérer, ainsi que des contrôles médicaux et nutritionnels. C'est d'ailleurs sur ces domaines que travaillera le showroom (laboratoire de recherche) c'est-à-dire l'amaigrissement, la physiothérapie et l'acupuncture. Son PDG et fondateur, Marc Bozzetto, se plaît à dire que « L'ostéopathie ne s'occupe pas de la maladie mais du malade ».

Ouverture en juillet 2012 

L'ATC pourra servir de cadre à des séminaires, symposiums, stages, formations longues ou encore à des réunions d'entreprises. Ces dernières devraient être sensibles aux différents secteurs d'intervention d'ATC comme le contrôle du stress, l'ergonomie au travers du bon geste et de la bonne posture, voire la remotivation avec des programmes à la carte. L'idée, chère à Marc Bozzetto, consiste à proposer aux entreprises, la mise à disposition, au coeur de l'entreprise, d'un étudiant ostéopathe titré en fin de cursus 
« afin de prévenir les risques d'accidents de travail et d'abaisser le taux d'absentéisme ».

Toutes les expérimentations menées notamment dans le cadre du plan quinquennal « Santé travail 2005-2009 » ont donné des résultats plus que probants. La clinique du bien-être qui complétera l'offre pour les particuliers, comprendra un osteo-spa pour des séjours anti-stress, anti-âge, anti-fatigue, et anti-addictions, des séances de training (Pilates, Feldenkrais, Qi Gong, Shiatsu, danse, gym), et des bilans santé optimale (posturologie, stress, cardiologie, ostéopathie). Le déménagement de Vallauris à Sophia Antipolis d'Atman Training Center est prévu en juillet 2012.

Pascal Gaymard

Renseignements : 04 93 00 05 05 - www.atman.fr]]></description>
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<title>Gaston Franco : un épicurien de la vie</title>
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<description><![CDATA[
Il est bien connu de tous pour son engagement politique mais comment est-il arrivé à cette passion?? Qui est véritablement Gaston Franco ?

Certains l'adorent, d'autres le vilipendent, beaucoup ne supportent pas son franc-parler.

L'amitié avec Francis Palmero

« Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis » assure l'intéressé qui adore la provocation. Ce Niçois de Roquebillière a fait ses études à l'IEP de sciences politiques d'Aix-en-Provence. Il en sort en 1970 et se soumet à différents concours administratifs dont les PTT, mais se prononce pour un poste de technico-commercial chez IBM. Avant d'intégrer cette grande entreprise, il doit suivre une formation à Nancy. Juste avant son départ, lors de son mariage, il invite quelques-uns des prestigieux amis de son père dont le résistant, Edouard Corniglion-Molinier, et le président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Francis Palmero.

Ce dernier l'invite à le rejoindre au département dont Gaston Franco sera le premier directeur de cabinet de l'histoire. Le souvenir de son père mort trop jeune continue de le hanter. C'est donc grâce aux amitiés paternelles que Gaston Franco fait son entrée « dans le jeu politique ». Les premiers mots de Francis Palmero résonnent toujours dans sa tête : « J'ai besoin d'un jeune comme toi ». Dès lors, le virus l'a saisi et tout s'enchaîne « Francis Palmero m'a fait connaître le personnel politique local » assure-t-il. Et Gaston Franco dont la facilité de contact est particulièrement appréciée (déjà), devient l'ami de l'autre fondateur de Sophia-Antipolis (avec Francis Palmero), Pierre Laffitte, dont il deviendra le suppléant lors de son élection au Sénat. 

Une carrière exceptionnelle dans le tourisme

Quand Francis Palmero cède son siège de président à Jacques Médecin, il propose au jeune Gaston de le suivre à la mairie de Menton comme secrétaire général. Mais le fils de Roquebillière dont il est le conseiller municipal depuis 1971, préfère rester à Nice. Il est débarqué de son poste de directeur de cabinet, « Jacques Médecin arrivant avec son équipe », mais le nouvel homme fort du département, lui propose la direction du syndicat d'initiative de Nice. Nommé le 1er août, Gaston Franco doit faire face à une grève générale le 4 août « Les problèmes sociaux n'étaient pas à la mode en ce temps-là ».

Il n'est pas homme à reculer. Il recrute deux hôtesses par le biais du syndicat des hôteliers, et assure l'accueil des touristes avec quelques amis dont Gérard Baudoux. A la fin de l'été, un protocole est signé avec le personnel. Fort d'avoir surmonté cette épreuve, plus rien n'arrêtera l'ascension du « jeune loup?». Cinq ans plus tard, le syndicat d'initiative devient un office de tourisme. Suivront le Club des Ambassadeurs de la culture niçoise, Nice Promotion « C'était une période exaltante, Jacques Médecin nous ouvrait toutes les portes. J'entretenais avec lui, une relation décalée. Je ne faisais pas partie du premier cercle mais tous les 3 mois, nous déjeunions ensemble. J'ai toujours eu une position vraie avec lui et je crois que c'est ce qui lui plaisait ».

La politique comme virus

Après cette expérience touristique hors du commun, celui qui a été à l'origine du mouvement des Jeunes Elus Locaux, se décide à franchir le pas. En 1985, il aurait dû se présenter comme conseiller général dans le canton de Villefranche-sur-Mer mais il préfère celui de St Martin-Vésubie, plus proche de ses racines, où le sortant, Henri Verdeuil, a décidé de ne pas se représenter à cause de problèmes de santé ; il sera conseiller général de St Martin-Vésubie jusqu'en novembre 2008. A cette première élection, il bat Paul Chomicki, le candidat PS, qui avait lui-même défait Alfred Kermès pour seulement 3 voix, l'oncle d'Eric Ciotti, ce dernier ayant toujours assuré que c'était à cause de lui et de cette défaite, qu'il s'était lancé dans la politique. Gaston Franco se plaît à rappeler que c'est lui qui a présenté Eric Ciotti à Christian Estrosi

« Pas de négociation pour mon poste de député européen »

Sa démission de son mandat départemental a fait l'objet d'une polémique. L'intéressé se défend d'avoir négocié son poste actuel de député européen contre sa place de conseiller général, cédée à Eric Ciotti, afin qu'il puisse se présenter à la présidence du département. La seule négociation qu'il reconnaît, c'est celle concernant son poste de chargé de mission auprès de Christian Estrosi, en charge des problèmes d'économie d'énergie et de développement durable avec un objectif : coordonner la politique environnementale sur les Alpes-Maritimes entre les différentes collectivités. « J'ai toujours été fidèle et je n'ai jamais fait défaut à mes amis politiques ». Et Gaston Franco l'a prouvé à maintes reprises. Quand Christian Estrosi lui cède son poste de député de la 5e circonscription en 1993, il lui rendra en 1997, sans opposer aucune difficulté. Idem avec sa place sur la liste Grand Sud Est de l'UMP aux élections européennes de 2009. « J'étais normalement 2e, j'ai été rétrogradé à la 4e place pour cause d'alliance politique et je n'ai fait aucun problème ce que le président, Nicolas Sarkozy, a salué ». 

Le bois comme passion

Parallèlement à son élection au département, il brigue, en 1989, avec succès, la mairie de St Martin-Vésubie, un vrai challenge pour ce fils de Roquebillière quand on connaît les rivalités ancestrales entre les villages du haut pays. « J'avais compris qu'il fallait que je devienne maire ». Ce mandat, il l'occupe toujours avec une spécialisation dans le bois, reconnue tant sur le plan national, que sur le plan européen où il préside le plus important groupe interparlementaire (220 députés) consacré à la forêt, ainsi que le club européen du bois. Il préside également, depuis 8 ans, les destinées de l'association des communes forestières, n'hésitant pas à soutenir ou à s'opposer aux projets de chaufferies utilisant les déchets du bois et de la biomasse. A titre d'exemple, s'il croit au dossier présenté par Jean Coulon qui utilise les 50?000 tonnes de déchets produits par sa scierie, il refuse «?que les arbres soient utilisés pour faire de la chaleur comme le projet de Brignoles. Ce qui me préoccupe, c'est la ressource, je veux valoriser la ressource forestière, pas encourager le déboisement ! ». 

Journées « Forêts » les 6 et 7 septembre à Bruxelles

Et pourquoi pas une Euro vignette permettant de taxer à 170 % les camions polluants traversant les Alpes-Maritimes aux heures de grande circulation ? Autant de sujets qui devraient être évoqués lors des journées des 6 et 7 septembre prochains pour fêter l'année internationale des forêts au Parlement européen par Gaston Franco. Le Prince Albert II de Monaco ainsi que Jacqueline McGlade, directrice de l'agence européenne pour l'environnement, ont confirmé leurs présences. Les thèmes principaux de ces journées seront la promotion des bonnes pratiques et des solutions, le respect des droits des populations et la lutte contre la corruption, la déforestation, et la pauvreté. Il se félicite déjà du plateau extraordinaire qu'il a réussi à mettre en place grâce à son intergroupe sur la forêt, en partenariat avec celui consacré au changement climatique, à la biodiversité et au développement durable.

L'Europe, sa « demeure » après St Martin-Vésubie

Le député européen ne manque pas d'idées sur l'harmonisation des brevets européens avec un seul dépôt pour les 27 pays, sur l'efficacité énergétique en isolant mieux les bâtiments industriels, le projet Euromed associant tous les pays méditerranéens Titulaire de la commission industrie, énergie, recherche, et référent de son groupe, le PPE à Bruxelles en matière d'énergie, il s'est vu décerner le titre très convoité de meilleur député de l'année en 2010 après seulement quelques mois de travail européen. Il l'avoue : « C'est un mandat passionnant et complexe qui procure beaucoup de satisfaction.

Il est plus facile de rencontrer des gens à Bruxelles qu'à Paris à l'Assemblée nationale ». Cet européen convaincu sait se faire pragmatique en utilisant son mandat de conseiller régional pour créer des synergies et de nouveaux moyens de financement de ses projets. Son regard se tourne aussi vers l'Italie, pays avec lequel il envisage des partenariats croisés via la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur (Resaports, Tourval, Ermis, Meid, Wide, Ecomark, Plato PME Paca, Easyfinance, Shmile II, Mos 24, Alps4you, CCAlps), mais aussi l'Inria et le programme MyMed 

Le potager, son jardin secret

Avec un emploi du temps toujours très rigoureux, Gaston Franco arrive à mener de front toutes ses obligations sans oublier ses amis qu'il reçoit tous les dimanches en fin de matinée pour un apéro devenu traditionnel. « Je les reçois vers 11 h 30 au cabanon André Galtier est mon doyen mais aussi mon gourou en matière d'environnement ». Car pour cet élu de terrain, pas question de ne pas mettre la main à la pâte. Tous les dimanches matins, avant l'arrivée de ses amis, il entretient son potager et son jardin. Il avoue une passion immodérée pour « les jardins au carré » et assure avec fierté qu'il produit ses propres légumes, notamment ses salades et ses haricots dont il a retrouvé une espèce qui se cultivait autrefois dans la Vésubie, « une merveille ! » s'exclame-t-il. Durant ces autres moments de temps libre, il bricole et coupe son bois. « J'adore ça ! ». Un exutoire pour laisser de côté les vices et superfluités de la vie Sans doute.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>200 000 jardins familiaux en France</title>
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<description><![CDATA[
Eldorado des années 30-50 pour les familles urbaines qui rêvaient d'un coin de verdure, les jardins familiaux représentent toujours un atout pour le citadin.

Non seulement ils mettent en valeur la commune et son patrimoine, mais ils contribuent à la réhabilitation des terres en friche ainsi qu'à la lutte contre les incendies. Toujours très en vogue chez nos voisins allemands où ils ont fleuri allègrement au XIXe siècle, ils n'ont été implantés en France qu'au début des années 1900. C'est tout d'abord à St Etienne, puis par la suite dans le Nord qu'ils ont connu véritablement leur essor, et ce sous l'impulsion du Front Populaire. Pour mémoire, à la fin de la seconde guerre mondiale on en recensait plus de 250 000.

L'exemple de Cagnes-sur-Mer

Appelés communément autrefois « jardins ouvriers », ils sont devenus « familiaux » au début des années 50, époque à partir de laquelle ils ont été gérés par des associations chargées d'attribuer les parcelles à cultiver selon un principe de mixité sociale, interdisant formellement l'usage de ces terres à un but commercial. Seul le plaisir de jardiner pour nourrir sa famille était consenti. Après avoir été mis quelque peu en sommeil à l'ombre des tours HLM de banlieue, le phénomène retrouve soudainement une nouvelle jeunesse en France où certaines villes, non seulement les ont laissées pousser, et ont même encouragé leurs cultures. C'est le cas précisément de Marseille ou, plus près de nous, de Villeneuve-Loubet, de la Trinité et de Cagnes-sur-Mer dont la municipalité vient de voter l'acquisition à cet usage de 3200 m² sur le chemin des Salles.

Les jardiniers du dimanche

Il en existe actuellement plus de deux millions en Europe, 200 000 en France et 1500 dans notre département où la plupart sont intégrés au sein de l'urbanisme ambiant ou dans la périphérie des villes. Constat positif à son égard, le jardin familial en question ne nécessite pas un gros investissement et de ce fait ne coûte pas cher à la collectivité tout en répondant à une demande sociale réitérée au fil des ans par des citadins friands de mettre en valeur leur main verte et leur talent de jardinier du dimanche. Par ailleurs cet espace bucolique s'avère propre à entretenir une convivialité avec l'ensemble de la population et dans le respect de l'environnement. A cet effet la production issue de ces jardins peut-être consommée au fur et à mesure des besoins de la famille et permettre ainsi de cultiver des produits naturels et même biologique sans produit chimique de synthèse.

Une alimentation saine dans un cadre préservé

Comme le stipulent les membres de l'association Région Verte favorables à l'élaboration de ce projet sur Cagnes-sur-Mer, celui-ci permettra aux enfants de mieux connaître la terre et d'acquérir en soi le respect de la nature, et à leurs parents de se détendre dans un environnement moins polluant et surtout moins stressant.
Ils incitent d'ailleurs les citadins en mal de calme et de verdure à recycler leurs déchets verts et à réaliser leur compost végétal. Partisans de ce genre de créations, ils préconisent l'instauration de ces jardins familiaux sur des bases associatives en accord avec les propriétaires fonciers et un cahier des charges de production et de gestion à respecter. Ils arguent en ce sens invoquant l'éventuelle création d'emplois en fonction de l'importance et de la superficie de ces terrains. A souligner que diverses communes et propriétaires fonciers ont d'ores et déjà donné leur accord pour la pérennisation de ces jardins familiaux.

Thierry Arzens]]></description>
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<title>Jean Siccardi : l'homme de lettres garde-champêtre</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/jean-siccardi-l'homme-de-lettres-garde-champêtre-45928.html</link>
<description><![CDATA[
Il semble de meilleur ton de louer Jean Siccardi l'écrivain français, tout en ignorant obstinément les quatre vérités du polémiste d'origine italienne sur l'annexion du comté de Nice à la France. Pourtant loin de se limiter à ridiculiser les travers de son temps, il offre surtout avec ses livres des témoins du patrimoine local. Qui est l'ermite qui se cache derrière l'écrivain ? L'auteur du « Roman des provences », ouvre ses portes.

Né à Nice, c'est pourtant à l'écart des grands axes, au bout d'une venelle fleurie du village de Saint-Cézaire-sur-Siagne que Jean Siccardi travaille sa plume. L'enjeu : s'éloigner aussi loin que possible de la vie « bobo-parisienne » et des flatteries serviles qu'il exècre au plus haut niveau. Et pour cause, c'est là une cour qu'il a longtemps côtoyée pour avoir été professeur d'université et conseiller technique au sein du ministère de l'Éducation. Des fonctions qu'il n'hésite d'ailleurs pas à qualifier de « planque » lui ayant servi à entamer ses premiers écrits. « Ici, c'est un village d'écrivains » se plait-il à rappeler tout en citant d'anciens riverains tels que Vladimir Nabokov ou encore George Sand. 

« Et moi, j'ai besoin de cette simplicité-là », affirme-t-il avec la bonhomie qui le caractérise tant. En témoigne Sandrine, son ancienne attaché presse : « En période de promotion, il est capable de rappliquer dans un palace parisien, vêtu d'un simple short », informe cette dernière. 

« Avant chaque interview, elle prenait donc toujours le soin de prévoir des vêtements de rechange », se souvient Jean Siccardi, les yeux rieurs.

A l'instar du père Fouras qui vit niché dans la vigie du fort Boyard, le romancier occupe le dernier étage de « la plus vieille maison du village » ; une ancienne chapelle du XIIIe qu'il se targue d'avoir changé en laboratoire littéraire. C'est donc du haut de cette geôle hors du temps, tapissée de livres, de documents d'archive et de dictionnaires d'ancien français, qu'il puise son inspiration. 
« Et pour cause, je n'ai qu'à regarder l'horizon pour replonger aussitôt dans les années 1900-1920 » explique ce dernier.

Une affaire de famille

C'est donc ici que ce roi sans autre divertissement que la littérature vient imaginer la cohorte d'êtres de papier qui habitent ses 65 romans. Le tout, accompagné de dix chats et d'un chien. Mais aux vocalises de ses animaux, il préfère toutefois le timbre de voix de Manon, sa fille, « qui est soprano légère ». Son album passe d'ailleurs en boucle dès lors qu'il tient le stylo face à un buste de Mozart et à son chat, dont les balancements de queue ne vont pas sans rappeler celui d'un métronome. « Elle m'inspire », admet timidement ce dernier. C'est donc en suivant une ligne de chant plutôt familière que Jean Siccardi se laisse aller à l'écriture. De plus, sa femme, qu'il surnomme « la diablesse », est chargée, de son côté, de corriger ses textes avant qu'ils ne soient envoyés en maison d'édition. « Je suis professeur de mathématiques. Par essence, je n'ai pas l'âme littéraire. Mais je sais au moins compter les fautes d'orthographe et les répétitions. Et c'est ce qu'il aime chez moi », affirme celle-ci, non sans humour. Pour l'Italo-niçois, la littérature est donc une affaire de clan lié par le sang. Rien d'étonnant quand on sait que le substrat littéraire de sa bibliographie est sans cesse soutenu, en filigrane, par l'histoire de sa propre famille. 

« Je ne suis pas le fruit du hasard » 

« Mon grand oncle était le garde des sceaux de Cavour. Jugé à tort d'être hérétique par l'Eglise catholique, on lui avait retiré son titre de noblesse puis expulsé d'Italie », explique l'auteur. Mais grâce à son noble usage des lettres, Jean Siccardi aura toutefois réussi à réparer les erreurs du passé. « Avec le temps, j'ai enfin pu le récupérer ! Et si je l'ai fait, c'est pour l'honneur de ma famille ». Le fait est que l'auteur estime ne pas être « le fruit du hasard ». Et pour cause, il garde beaucoup d'attaches avec l'Italie, son pays d'origine : « Je suis avant tout un frontalier dont le coeur est partagé entre le Piémont et le Comté de Nice », dit-il tout en admettant posséder une écriture à double vitesse : « En fait, je pense en italien avant d'écrire en français », explique l'auteur de livres ayant souvent pour thèmes le destin d'hommes partis s'établir loin de leurs racines. C'est justement là un leitmotiv qui fait écran dans toutes ses oeuvres. Lesquelles servent souvent de rétroviseurs pour scruter l'avenir.  

« Le referendum pour le rattachement de Nice à la France était truqué » 

Car c'est sur la mécanique des injustices commises hier et aujourd'hui à l'encontre des immigrés que reposent souvent ses écrits. Le but : combler, par le biais de la petite histoire, les zones d'ombres du passé. A ce propos, l'auteur avoue se sentir hanté par le massacre d'Aigues-Mortes et des « Noces de Cendre » : deux pogroms racistes ayant conduit à l'extermination de milliers de travailleurs italiens, dès la fin du XVIIIe siècle. « A Marseille, on faisait monter des ouvriers italiens sur des barques pour leur fracasser le crâne à coups de rame, avant de balancer leur corps à la mer », se souvient avec effroi ce fils de résistant. Voilà qui justifie la création de personnages comme ceux de « La carriole » ou encore du 
« Jas des terres-longues », soit une myriade d'immigrés floués par une société xénophobe.

A ce propos, il en profite aussi pour pointer du doigt « les négationnistes, grands débiteurs de litanies », qui nient la part d'italianité de Nice, ancienne ville piémontaise. « Aujourd'hui, il est coutume de fêter en grande pompe l'anniversaire du rattachement du Comté de Nice à la France. Sauf qu'on oublie toujours de préciser que le referendum du 22 et 23 avril 1860 avait été truqué par des curés », soutient ce féru d'histoire officiant dans le rôle de poil à gratter. « Sur la centaine de kilomètres qui séparaient Nice de Barcelonette, on ne comptait que deux bureaux de vote. En clair, le destin de la ville ne s'est joué qu'avec une petite poignée de citoyens. C'est quand même bon à savoir », insiste-t-il avec fougue. « Contrairement à un vulgaire Beigbeder, je n'écris pas pour divertir. Avant de passer à la postérité, j'ai pour mission de m'isoler afin de restituer l'histoire et de donner matière à réfléchir », confie le plus progressiste des réactionnaires. 

La parodie de l'information

Mais la demeure du solitaire exilé à l'ouest de Grasse n'en demeure pas pour autant une forteresse impénétrable. Car même si le gendelettre mène sa vie hors des modes, il n'est pourtant pas coupé du monde. Jean Siccardi tient la distance et réagit souvent à l'actualité avec rage. « On plonge dans le ridicule », bougonne-t-il en faisant référence à l'ampleur médiatique qu'à pris l'affaire DSK.

« Les médias passent leur temps à épier les moindres faits et gestes d'un riche, tandis que le seuil de pauvreté continue d'augmenter et que la France est toujours engagée dans la guerre contre la Libye et l'Afghanistan. Je trouve ça malsain ! Ils tentent volontairement de nous abrutir à grands coups de rififis politiques et de magazines people pour nous distraire de la réalité. C'est aberrant ! » lance-t-il en soulignant qu'il fut un des premiers à sillonner les banlieues en vue d'y installer des ateliers d'écriture. Son maître mot : l'accessibilité. « J'essaye de ne tenir personne à l'écart », dit-il tout en expliquant refuser d'être taxé d'écrivain régionaliste. Et pour cause, l'homme est conteur, poète, dramaturge, romancier et même auteur d'albums jeunesse. « Moi, j'essaye de rassembler les gens ! Les personnages de mes livres ne sont pas blancs ou noirs. Ils sont gris ! Je défends tous les hommes. A travers eux, je désire surtout apporter une contribution à l'humanité » précise l'écrivain polymorphe. 

Une générosité atemporelle 

Ce qui pouvait s'apparenter à un pont levis serait donc plutôt à considérer comme une porte à battants. Car conscient d'être ce qu'il appelle lui-même « un privilégié », Jean Siccardi se plaît surtout à aider les autres. Et ils sont nombreux à réclamer ses bons offices. « J'ai rendez-vous à midi avec la voisine pour l'aider à faire ses devoirs. Et à 14 h, je reçois deux étudiantes d'Aix en Provence dans le cadre de leur thèse sur "Napoléon le petit" de Victor Hugo » dit-il en scrutant une montre ceinturée autour d'un luminaire éclairant les esquisses de son 66e roman : « Le diamant noir ». 

Jean Siccardi est donc un artiste à la fois moderne et atemporel qui ne vit que pour l'écriture. Son avenir est tracé. Le contrat dans son cahier des charges est d'ailleurs très clair à ce sujet. Les pochettes renfermant les brouillons de ses prochains ouvrages comportent d'ores et déjà pour titre provisoire leur date de publication. « Ici, vous avez mon 2013 et mon 2014. Et celui-là, voyez-vous, c'est mon 2015 ». Un psychanalyste lui diagnostiquerait surement la pathologie de la « double contrainte ». Mais bien qu'il soit tiraillé entre le passé et le futur, Jean Siccardi demeure de loin l'un des meilleurs auteurs contemporains.

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>La Mia en première mondiale à Nice</title>
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Quoi de plus normal que la Mia, issue de la reprise d'une partie d'Heuliez, soit testée en priorité à Nice, ville dont le député-maire n'est autre que l'ex-ministre de l'Industrie qui avait participé au sauvetage de cette entreprise par l'Etat ?

Le parc en auto-partage de Nice Côte d'Azur va donc s'accroître de quelques Mia Electric, 4 en août, 7 de plus en septembre, et une quarantaine au total avant fin 2011.

Un processus de commercialisation innovant

Christian Estrosi n'a pas manqué de rappeler l'historique de cette entreprise aujourd'hui scindée en deux entités, avec d'un côté, Heuliez avec BGI comme actionnaire, qui s'est spécialisée dans la sous-traitance industrielle et automobile et de l'autre, Mia Electric avec Pharma-Kohl et ConEnergy comme actionnaires, qui produisent des véhicules électriques. Au moment du dépôt de bilan d'Heuliez, l'entreprise ne comptait plus que 420 salariés, aujourd'hui, Heuliez affiche 360 employés et Mia Electric 300, avec la promesse de 100 embauches à très court terme dont beaucoup seront, à n'en pas douter, des anciens d'Heuliez.

La Région Poitou-Charentes s'est associée à ce plan de reprise à hauteur de 5 M alors que l'Etat a apporté plus de 10 M. L'objectif est désormais clair : produire 1 000 voitures par mois d'ici décembre 2011. Le PDG, Edwin Kohl s'est dit confiant. « C'est un vrai véhicule électrique qui doit produire du courant vert ». Pour être en harmonie avec ses dires, Edwin Kohl a annoncé un processus de commercialisation innovant, à savoir une action donnée d'une future station éolienne pour un véhicule acheté. Cette option sera proposée au marché allemand lors du salon de l'automobile de Francfort, en septembre prochain, une éolienne pouvant permettre d'alimenter 10 000 véhicules parcourant 5 000 km chacun sur un an. Et pourquoi pas le même procédé à Nice ? Edwin Kohl ne l'a pas exclu en évoquant la nouvelle génération de photovoltaïque « qui est deux fois plus productive qu'auparavant ».

Un millier de commandes dont 40 pour Nice

Si les deux sociétés sont indépendantes, il n'en demeure pas moins qu'elles entretiennent d'étroits liens industriels, Heuliez fournissant les carrosseries des Mia. « Sans ce marché » insiste Edwin Kohl, « Heuliez ne pourrait pas survivre ». La communauté urbaine Nice Côte d'Azur va donc tester la version 3 places de ces Mia dont 4 exemplaires sont immédiatement disponibles, 7 autres devant être livrés en septembre prochain. A fin 2011, 40 Mia devraient circuler dans les 27 communes de la communauté urbaine, en libre service. Les particuliers pourront d'un simple clic sur le site de Nice Côte d'Azur commander leur Mia.

Christian Estrosi a rappelé que, sur les 70 stations disponibles à Nice, 2 des 5 bornes d'alimentation étaient réservées aux véhicules électriques qui bénéficient, en outre, du stationnement gratuit. Pour mémoire, c'est à Carros que les premiers véhicules tout électriques et à air comprimé ont vu le jour ; 40 salariés poursuivent leurs efforts de recherches et produisent des véhicules qui devraient rejoindre le parc de Nice Côte d'Azur qui compte 1 600 véhicules de tout type et qui investit 2,8 M chaque année pour son renouvellement. Après Nice, le prochain client de la Mia sera la commune de La Rochelle. Actuellement, l'entreprise compte plus d'un millier de commandes. Edwin Kohl est persuadé du succès de son modèle qui s'inscrit dans un contexte de pénurie de pétrole à l'horizon 2013

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Grandes manoeuvres estivales</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/grandes-manoeuvres-estivales-45896.html</link>
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Sarkozy dans les starting-blocks. Comme François Mitterrand et Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a désormais la parole rare. Cela tranche avec le début du mandat : le président de la République s'était convaincu de faire l'évènement tous les jours. 

Le chef de l'Etat se « représidentialise », disent pompeusement éditorialistes et spécialistes de l'opinion. Les Français semblent apprécier ce style présidentiel plus académique à en croire les sondages. Il faut dire que l'actualité sert Nicolas Sarkozy. Qu'il s'agisse de l'intervention en Lybie, des drames qui touchent nos militaires en Afghanistan ou de la crise de l'euro, le président est mobilisé sur tous les fronts. « Je m'occupe des Français. Les socialistes préfèrent s'occuper d'eux », aurait fait valoir récemment Nicolas Sarkozy à quelques proches.

Cela n'empêche pas le chef de l'Etat de préparer activement la campagne présidentielle. En coulisses, il est à la manoeuvre. Il s'appuie sur l'UMP dirigée par un Jean-François Copé très actif. On ne gagne pas une élection sans un parti bien organisé. Le projet est élaboré par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui recense cet été toutes les contributions. 

Nicolas Sarkozy semble miser sur une campagne courte, comme François Mitterrand en 1988 : une déclaration de candidature, la plus tardive possible, et deux ou trois grands meetings. La France unie : c'était le slogan du candidat Mitterrand pour sa réélection. Et si Sarkozy devenait mitterrandien en 2012 ?

Une primaire pour le centre. Ses partisans l'assurent : Jean-Louis Borloo sera bien candidat à l'élection présidentielle. Le président du Parti Radical se prépare, paraît-il. Il réfléchit à la composition de son équipe de campagne et veut mettre l'été à profit pour rencontrer les Français. 

L'ancien ministre d'Etat a déjà réussi à fédérer les familles jusqu'à présent éparpillées du centre. Seule ombre au tableau : François Bayrou qui demeure, qu'on le veuille ou non, le candidat centriste de référence, a refusé de passer sur les fourches caudines de l'Alliance qui rassemble les amis de Borloo, d'Hervé Morin, d'Hervé de Charrette et de Jean-Marie Bockel. 

Pour Bayrou, il est impossible de rejoindre ceux qui siégeaient, il y a quelques mois encore, sur les bancs du gouvernement et qui, désormais, font sécession avec une majorité dont ils ont été solidaires depuis quatre ans. C'est d'ailleurs là la principale faiblesse de Borloo. Elle concerne un autre prétendant, Hervé Morin, le président du Nouveau Centre qui n'a pas renoncé à se présenter à l'Elysée. Et si une primaire opposait, à l'automne, Borloo et Morin comme Joly et Hulot chez les écologistes ?

Les socialistes en campagne. Six candidats sont donc sur la ligne de départ pour la primaire : Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Jean-Michel Baylet. La campagne va battre son plein pendant tout l'été. Le week-end dernier, tous les prétendants à l'investiture socialiste ont défilé au Festival d'Avignon. Martine Aubry a ainsi promis que le budget de la culture serait augmenté de 30 à 40% si elle était élue à l'Elysée. Surenchère inutile a répondu François Hollande qui assume un discours de rigueur sur les finances de notre pays.

« La dette est l'ennemi de la gauche et de la France », a déclaré au Monde le député de Corrèze avant d'ajouter : « Le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'efforts supplémentaires après 2012 sera un président qui se parjurera ». « Vérité et espérance » : tel est le crédo de l'ancien premier secrétaire du PS dans la lignée de Michel Rocard et de son « parler vrai ». Et si le rocardien François Hollande gagnait la primaire ?

Romain Thomas]]></description>
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<title>Cannes, capitale de la photo</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/cannes-capitale-de-la-photo-45879.html</link>
<description><![CDATA[
En libre accès sur l'esplanade Pantiero, l'exposition des photos des lauréats du concours photo, initiée par la CCI de Nice et promu cette année au niveau national sur le thème «?Lumières des ports », a été inaugurée le 1er juillet dernier. Photographe et plasticien, exposé au musée de la Mer pendant tout l'été, Frédéric Bellay a conçu sa série de photographies de « Fenêtre sur Cannes » en analogie avec le cinéma, s'amusant du paradoxe à évoquer un art du mouvement par des images fixes.

Le titre « Fenêtre sur Cannes », est calqué sur le «?Fenêtre sur cour » du film d'Alfred Hitchcock de 1954, avec James Stewart et Grace Kelly. S'émancipant des pages des magazines pour la monumentale galerie d'art en plein air de Cannes, le 9e Festival international de la photographie de mode propose une balade en suivant des tirages photographiques de très grand format (3 m x 5 m), en couleurs ou en noir et blanc. A l'espace Miramar enfin, des photographies signées Emilie Saubestre et Lionel Gauci, centrées sur le nouvel hôpital de Cannes. Les deux photographes plasticiens présentent leur vision du nouveau bâtiment et leur interprétation de son intégration dans notre environnement méditerranéen.

Les « photos awards » sur La Pantiero

Cette troisième édition du concours a remporté un franc succès avec plus de 1 000 participants, toutes catégories confondues et plus de 1 600 clichés réceptionnés alors que l'an dernier à Cannes on n'avait que 25 participants.

Le jury était présidé par Guillaume Plisson, photographe professionnel, assisté de Franck Dosne, directeur du port de Cannes, de Jérôme Kelagopian, photographe professionnel, spécialiste de photos de bateaux, de Bernard Naccache, professeur de photographie à l'Esra Nice, enfin de Christian Sinicropi, le chef étoilé du restaurant La Palme d'Or à l'hôtel Martinez.

La « Fenêtre sur Cannes » au musée de la Mer

Cannes possède une aura internationale flatteuse, centrée sur le Festival international du film. Il appartenait aux musées de Cannes de désigner une autre vision poétique de la ville, de fonder une collection contemporaine de photographies, prolongement des représentations picturales du paysage cannois au 19e siècle que l'on peut admirer au musée de La Castre.

Depuis quinze ans, le musée de la Mer de Cannes, propose aux visiteurs des expositions de photographies de grands photographes voyageurs. La contribution artistique des artistes a permis de produire des séries photographiques dont le thème récurrent est l'image de la ville de Cannes. L'exposition de Frédéric Bellay est le dernier volet de cette forme de « résidence ponctuelle » d'artistes photographes, mis en exergue par la Direction des musées de Cannes.

La fenêtre, c'est aussi la volonté de créer une ouverture créative sur la ville, une autre manière, un aperçu personnel, histoire de livrer des vues de Cannes qui révéleraient la fantaisie de l'ordinaire. On identifie une forme d'inspiration stylistique dans l'étrangeté des ambiances nocturnes, manière sombre où éclat lumineux qui révèle le sujet. Voile, lumière de clair-obscur, atmosphère délétère, les clichés de Frédéric Bellay semblent surgis d'un film noir ou de suspens d'Alfred Hitchcock mais Bellay puise aussi son inspiration chez les peintres de la lumière : Caravage et Georges de La Tour d'une part, Goya et Rembrandt, d'autre part.

Cannes Photo Mode sur la Croisette 

Rendez-vous unique imaginé par Marcel Partouche-Sebban et dédié à l'image de mode, le Festival international de la photographie de mode investit pour la neuvième année consécutive, la ville de Cannes, qui devient, à cet effet, une véritable galerie d'art en extérieur, prête à rencontrer des visiteurs par milliers venus du monde entier cet été sur La Croisette. Des images monumentales s'installent dans toute la ville, rue d'Antibes, comme au coeur de la palmeraie voisine, sur la roseraie du port Canto, où est présentée, comme chaque année, l'oeuvre de l'invité d'honneur du festival, Tyen, avec une exposition de ses photographies en grand format.
Tyen est un photographe de mode et de beauté, images graphiques, couleurs vibrantes, une grande pointure de la photographie de mode. Un parcours atypique pour un artiste qui a su concilier deux passions : le maquillage, un art élevé au rang de véritable discipline artistique, et la mode. Deux passions mises au service d'un amour : la photographie. Le Palm Beach Casino, partenaire essentiel de cet événement, accueille dans le même temps sur ses cimaises la sélection 2011 de la création photographique contemporaine. Quatre-vingt dix photographes de mode, venus de tous les horizons, qui présentent leurs créations sur tirage papier format maxi, un mètre par un mètre cinquante.

Présidé par Peter Knapp, le jury 2011 du Festival international de la photographie de mode décernera aux lauréats trois prix récompensant la créativité, l'imagination et l'audace de leur composition. Ainsi, le grand prix de la Photographie de Mode 2011 pour un auteur confirmé, le prix du Jeune Talent de la Photographie de Mode 2011, le prix du Photographe de Beauté 2011. Un prix d'honneur est enfin remis à l'invité du festival.

« Paysages apprivoisés » à l'espace Miramar 

Lionel Gauci est né en 1972 à Nice. Après des études en communication et marketing, en 1994, il se dirige vers l'infographie. Un domaine mieux en adéquation avec ses véritables passions, le dessin et la peinture, qu'il pratique depuis son enfance. Il s'essaie à l'aérographie, aux différentes techniques de peinture, collages, esquisses à l'encre de Chine... Il découvre le graphisme et la PAO à travers les différentes agences de communication avec lesquelles il collabore dix années durant avant d'intégrer, en 2003, le service de la communication de la ville de Cannes. Là, il réalise une grande partie de la communication visuelle des expositions et événements culturels de la ville de Cannes, et plus précisément ceux du centre d'art de la Malmaison et de l'espace Miramar.

Privilégiant depuis un an le noir et blanc sombre et dur, il l'associe à des formats carrés.

Il vient à l'argentique et en octobre 2010. A la demande du directeur du centre d'art la Malmaison, il réalise une série de photographies sur le nouvel hôpital de Cannes dont l'exposition à l'espace Miramar, « Paysages apprivoisés », est l'aboutissement.

Emilie Saubestre, elle, est née en 1986 à Cannes. Elle découvre la photographie en Australie, où elle suit une formation à l'école centrale de photographie de Perth, de 2007 à 2009. Elle participe à la biennale Fotofreo 2010 avec sa camarade de classe Amy Vinicombe et propose «?The traveling trees », une exposition de 60 photographies de voyage suspendues dans les arbres. Elle passe l'année 2010 sur les routes d'Océanie, d'Asie de l'Est et d'Europe. Fin 2010, elle rejoint l'équipe de Frédéric Ballester au centre d'art de Cannes dans le cadre de sa participation au projet Art Hôpital, relatif aux actions culturelles entreprises pour l'ouverture du nouvel hôpital de Cannes.

F. Jaubert]]></description>
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<title>Nice Jazz Festival 2011 : un succès nommé Estrosi</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/nice-jazz-festival-2011-un-succès-nommé-estrosi-45877.html</link>
<description><![CDATA[
Le festival de Jazz, c'est fini. Avant sa clôture le 12 juillet dernier, le député-maire, Christian Estrosi en a profité pour établir un premier bilan de l'événement fraîchement repris par la municipalité.

C'est avec une attitude digne d'un César romain que Christian Estrosi, député-maire de Nice, est entré dans l'arène du Nice Jazz Festival, le pouce levé. Et pour cause, sa nouvelle formule consistant à reprendre l'événement en régie municipale et à déplacer la scène de Cimiez jusqu'au jardin Albert 1er s'est avérée gagnante. «?29?555 ! C'est le nombre de mélomanes à s'être donné rendez-vous sur les quatre jours du Nice Jazz Festival. Soit 2?161 personnes de plus qu'en 2010 », lance l'ancien ministre de l'Industrie.

« Avec une fréquentation moyenne journalière de 5 911 personnes contre 3 750 l'année dernière, c'est un véritable succès », ajoute fièrement ce dernier. Le temps pour les regrets ne sera donc pas d'actualité. Et cela tombe bien, car le temps c'est de l'argent. « Cette année, le festival a ainsi généré 2 500 000 euros de dépenses pour 1 250 000 euros de recettes. Dans le cadre d'un maintien en délégation de service public, la ville de Nice aurait dû dépenser 1 400 000 . Nous avons, par conséquent, économisé plus de 150 000 euros par rapport à l'an passé », ajoute le maire. « On a donc fait mieux en dépensant moins ! ». Nul doute que ce n'était pourtant pas gagné d'avance.

« Cela ne m'étonne pas que Nice monte »

« Déplacer le festival de Cimiez jusqu'au centre-ville, c'était presque une brûlure pour moi?», confie Christian Estrosi. Avant d'ajouter : « C'est aussi le jardin de mon enfance ! Mais comment aurais-je pu oeuvrer à la démocratisation de la culture jazz tout en m'accrochant à de simples souvenirs », se questionne ce dernier. Ce à quoi Harry Lapp, directeur artistique du Festival, répond sans tergiverser : « Il faut aller en Amérique pour bénéficier d'un tel site ! Je n'ai jamais vécu ça en 40 ans de carrière. Nous n'avons rencontré aucun problème ! ». Il est vrai qu'aucun incident n'a été à déplorer ces quatre soirées durant. « A Paris, on fait peut-être les lois mais à Nice, on les applique. Avec un tel maire, cela ne m'étonne pas que Nice monte », surenchérit Harry Lapp. L'ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, se montre toutefois hostile à cette mutation. « Ce n'est pas dans la nature de la mairie de gérer un tel festival !

Quant à le déplacer, je pense qu'il aurait été préférable de continuer à respecter l'endroit qu'avaient choisi le producteur américain, George Wein et Jacques Médecin en 1974 ! Le festival doit retrouver sa place initiale?». Quoiqu'il en soit, son successeur campe sur ses positions.
« Un retour aux arènes de Cimiez est exclu », prévient Christian Estrosi. « Je me plais bien dans la peau d'un organisateur. Le NJF sera donc maintenu en régie municipale. Je le confirme ». Le festival estampillé « mairie de Nice » est donc « gracié ». Et cela promet. L'année prochaine, le député-maire ne s'interdit pas d'autres tours de forces comme allonger la durée du festival de 4 à 7 jours ou déplacer l'arc métallique de 19 mètres du sculpteur Bernard Venet. La saga municipale continue !

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>François Hollande : « Le PS a de grandes chances de gagner »</title>
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<description><![CDATA[
Alors que le tour de France 2011 bat son plein, François Hollande, candidat à la primaire socialiste, continue en parallèle, sa propre tournée pour les élections de 2012. A cette occasion, l'ex-premier secrétaire du PS a franchi, jeudi, une nouvelle étape : Nice. 

C'est avec un physique très amaigri que l'ancien poids lourd du Parti Socialiste franchit en vainqueur la ligne d'arrivée de Castel Plage. Le tout, après une longue balade sur le Cours Saleya entamée aux côtés de membres de la caste socialiste locale, comme Patrick Allemand et Marc Concas. Malgré les retrouvailles, force est de constater que François Hollande ne désire pas se laisser aller à faire de l'humour corrézien. N'est pas Jacques Chirac qui veut ! 16 h 10. Voici donc venu le temps de la conférence. L'ex-compagnon de Ségolène Royale s'attable mais décide toutefois d'ignorer la cohorte de photographes venus lui tirer le portrait. Après cinq minutes passées à scruter ses messages sur son « smartphone » sans lever les yeux, le potentiel futur président sort de son silence.

« Je n'ai jamais bsoutenu DSK »

« Si je suis là, c'est dans le cadre des primaires », lance-t-il d'un ton sec en vue de bien faire comprendre que sa candidature ne doit pas fournir matière à rire. Et pour cause, le candidat Hollande se la joue fine. Et s'il était à Nice, c'était justement en vue d'accomplir un acte hautement symbolique. « Le département des Alpes-Maritimes est réputé pour ne pas être de gauche », note-t-il. Avant d'ajouter d'un air confiant : « Du moins, pas encore. Car cette fois, le PS a de grandes chances de gagner la présidentielle ! ». Pour se faire, il faut un candidat. Et autant dire que François Hollande se voit déjà en haut de l'affiche. Une chose est sûre : son avenir est dans sa singularité. Et c'est pour mieux se démarquer des autres concurrents formant l'hydre socialiste qu'il n'hésite plus à larguer les amarres. Puisque concernant l'affaire Dominique Strauss-Kahn, ancien messie de la gauche, François Hollande est catégorique : 
« Je ne l'ai jamais soutenu ! ». Nul doute qu'à travers cette volonté de désolidarisation, il y a là un moyen d'anticiper l'audition policière dont il sera l'objet en septembre. Pour l'heure, François Hollande nie avoir été mis au courant, dès 2003, de la tentative de viol sur la personne de Tristane Banon. « Et même si je l'avais été, qu'aurais-je pu faire à part lui conseiller d'aller porter plainte », tempère ce dernier. C'est ce qu'on appelle l'art de botter en touche ! Puis vient ensuite le tour du parti majoritaire, qu'il n'hésite pas à mitrailler.

Hollande veut prendre sa place 

« La France va bientôt atteindre un niveau d'endettement record » prévient ce dernier. « Et je peux déjà vous dire que Nicolas Sarkozy n'hésitera sûrement pas à instrumentaliser la crise pour se faire réélire. C'est certain » peste-t-il tout en pointant du doigt l'inertie présumée de ce dernier. « Cela fait 18 mois que la situation de la Grèce est connue. Et il n'a strictement rien fait, à part continuer à faire des cadeaux aux riches » lâche-t-il. « Et autant dire que je ne m'attends plus à rien de sa part, sinon quelques petits pansements provisoires qui ne guérissent rien ! ». A cela, le docteur Hollande se propose donc de stopper, lui-même « l'hémorragie ». « Ils existent des solutions durables. Pour faire face à Sarkozy, il nous faut une politique claire. Et mes propositions peuvent justement guérir ce mal ! ». Stratégie médiatique oblige, il s'en est aussi pris à François Fillon. 

A défaut de ne pas avoir été choqué par la proposition d'Eva Joly visant à supprimer le défilé militaire du 14 juillet, il a pourtant été outré par la réaction du Premier ministre. « On peut débattre d'un sujet sans avoir à retourner les origines ethniques de son  interlocuteur contre lui ! Puis perdre son temps à polémiquer sur des propositions sans pertinence, ce n'est franchement pas le rôle de François Fillon » maintient le nouveau favori des sondages. « Il y a tellement mieux à faire », estime-t-il. « Comme, par exemple, s'occuper des jeunes ! ». Et c'est justement là un sujet qu'il affectionne tout particulièrement. 

Un discours rajeuni

« Si on continue à négliger la jeunesse, arrivera un moment où l'on devra faire face à une rupture ! Sauf que l'on ne peut plus se permettre de laisser de jeunes diplômés au chômage », explique-t-il. « Ce qu'il faudrait, c'est rassembler les générations afin que les jeunes et les séniors puissent cohabiter ! ». En plus de cela, François Hollande explique avoir vocation à trouver une alternative à la loi Hadopi, qui vise à restreindre le partage de fichiers sur internet. « Moi, je suis pour que la culture reste accessible à tous. Pour cela, il faudrait reprendre la concertation afin de trouver une loi », dit-il tout en suggérant de mettre en place un forfait Internet. C'est donc armé de telles propositions qu'il voit le jour de gloire arriver.  

« Cela fait 23 ans qu'un socialiste n'a pas gagné à la présidentielle. 23 ans, c'est exactement le temps qu'il a fallu à François Mitterrand, seul président de gauche sous la 5e République, pour être élu ! Après tout ce temps, vient forcément une obligation », conclue-t-il. En attendant que la roue tourne, François Hollande continuera de rouler les mécaniques du côté de Dijon. 

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Devant Dieu  et devant les Hommes...</title>
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Le vendredi 1er Juillet, dans la salle du Trône, devant l'officier d'état civil Philippe Narmino : « ils » se sont dits Oui ! La fiancée est apparue dans une robe de mousseline émeraude, dont la particularité est qu'elle avait tenu à la dessiner elle-même...  A l'issue du mariage civil, avant de rejoindre 7 000 monégasques pour partager un somptueux buffet, le couple a échangé le traditionnel baiser à la fenêtre du Palais Princier...

Georges Marsan, maire de Monaco, remettait alors au couple le cadeau des Monégasques : un tableau de Kandinsky et une sculpture de Bourdelle... Le souverain, dans son allocution, évoque alors la nouvelle page de l'histoire de la Principauté qui vient de s'ouvrir : « Je forme le voeu qu'elle marque, pour le pays, un point de départ dans la fidélité à ses spécificités, à ses valeurs, enrichi par l'ouverture au monde et l'attention aux autres incarnées par la princesse Charlène ». Dans une ambiance décontractée, le prince et la princesse, ont alors partagé leur bonheur « en famille », une famille de plus de 7000 membres... A 22 h sur le port, le concert d'anthologie de Jean-Michel Jarre réunissait 85 000 personnes...

Samedi 2 juillet :« le grand jour »

16 h : Les invités officiels, dont 40 chefs d'Etat, arrivent dans des berlines escortées par des motards, 3 500 Monégasques et invités ont déjà pris place sur la place du Palais. Dans la cour d'honneur transformée comme par magie en cathédrale d'un jour, en arc de cercle autour du majestueux escalier (réplique de celui du château de Fontainebleau), face à l'autel : têtes couronnées et présidents de républiques se retrouvent autour de la famille Grimaldi, des princesses Caroline et Stéphanie entourées de leurs enfants : Charlotte Casiraghi, les frères Casiraghi, Alexandra « la petite dernière », Pauline Ducruet, Camille Goettlieb, Louis Ducret. La messe de mariage présidée par Mgr. Bernard Barsi, archevêque de Monaco, grand aumônier du palais princier et concélébrée par Mgr. André Dupuy, nonce apostolique en Principauté, Mgr. Alberto Maria Careggio, évêque de Vintimille, Mgr. René Giuliano, vicaire général et l'ensemble du clergé de Monaco.

17 h 05...  Arrivée de S.A.S le Prince Albert II...

Le souverain porte l'uniforme d'été des carabiniers de couleur crème, les manches sont brodées de feuilles de chênes et d'oliviers dorées. La couronne princière est représentée sur le col, des feuilles de chêne dorées figurent sur les épaulettes. Des boutons dorés marqués du monogramme de S.A.S le Prince ornent la veste. Le souverain arbore les plaques de l'Ordre de Saint Charles, de l'Ordre des Grimaldi, ainsi que celle de la Légion d'Honneur française.

L'apparition de la mariée : le mystère de la robe enfin dévoilé...

C'est dans une robe à la fois simple et superbe signée Giorgio Armani Privé, de ligne fluide, en satin duchesse blanc cassé, à longue traîne, col croisé sur le devant et sur le dos d'où naissait une seconde traine « à l'andrienne »  qu'est apparue la princesse Charlène dans toute sa beauté naturelle, suprême distinction : sans aucun bijou... Le devant de la robe, le bord et la partie centrale de la traine (20 m !) ornés d'une broderie florale à ramages, en perles dorées, cristaux Swarovski et gouttes de nacre dans les tons de blanc et or...

7 petites demoiselles d'honneur dont 6 venues des communes voisines...

Sept petites filles, demoiselles d'honneur : l'une originaire de Monaco, Laura Le Maux-Gramaglia, les six autres des communes voisines : « Charlène » Morreale pour Beausoleil... Cap d'Ail : Anaïs Cuvelliez ; La Turbie : Stella Roulot ; Peille : Léa Barelli ; Roquebrune-Cap-Martin : Elina Marty ; Menton : Chloé Mine. S.A.R. la princesse de Hanovre a demandé à Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, que l'atelier de costumes réalise leurs tenues signées Jean-Michel Lainé. 

Un programme musical de toute beauté accompagne l'union devant Dieu

L'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo et le Choeur de l'Opéra de Monte-Carlo de Stefano Visconti, sont placés sous la direction de Lawrence Foster.  Renée Fleming, soprano, Pumeza Matshikiza, soprano, Juan Diego Flórez, ténor et Andrea Bocelli, ténor qui chantera l'Ave Maria, apportent leur participation exceptionnelle à la cérémonie. Le quatuor de solistes pour les extraits de la messe de couronnement de Mozart est composé de Lisa Larsson, Wiebke Lehmkuhl, Kenneth Tarver, et d'Alexander Vinogradov. La Maîtrise de la cathédrale de Monaco et les Petits Chanteurs de Monaco sont placés sous la direction de Pierre Debat, maître de chapelle de la cathédrale et du palais princier. Olivier Vernet, titulaire à la cathédrale de Monaco est au grand'orgue. Jean-Cyrille Gandillet à l'orgue de choeur.   

Dépôt du bouquet à la vierge en l'église Sainte-Dévote : Emotion intense...

Unique moment de solitude pour la mariée, en l'église Sainte-Dévote, patronne de Monaco, instant où la nouvelle princesse se recueille, déposant son bouquet sur l'autel de la vierge. La princesse submergée par l'émotion est en larmes... Une courte cérémonie a lieu en présence de Mgr. Bernard Barsi, du curé de l'église Sainte-Dévote, Mgr. Fabrice Gallo, et du chanoine de la paroisse Saint-Jean-Baptiste du Palais, le père César Penzo. Madame Marie-Clotilde Würz-De Baets, soprano, et sa fille Juliette, 11 ans, entonnent un chant à la Vierge. Dehors le peuple de Monaco ovationne sa princesse qui lui envoie des baisers. Samedi soir : place à la fête, au grand dîner offert aux 500 invités signé Ducasse, au bal de l'Opéra, comme le veut la tradition  ouvert par le couple princier. En apothéose le feu d'artifice  créé par le français Jacques Couturier  qui s'achevait après des coeurs dessinés dans le ciel par un bouquet gigantesque de roses rouges....

Viviane Le Ray

Crédits photos : © Palais Princier/ Eric Mathon/ Charles Franch/ Gaëtan Luci]]></description>
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<title>Les partisans de Martine Aubry tirent les premiers</title>
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Suite à la déclaration de Martine Aubry sur sa candidature à la présidence de la République, les représentants du Parti Socialiste des A-M se sont réunis vendredi dernier. L'objectif : afficher leur préférence pour la première secrétaire du Parti.

Elle n'est pas belle la vie », s'émeut d'un ton apaisé Christine Dorejo, conseillère municipale de Nice et secrétaire fédérale du PS. 
« Je suis soulagée ! ». Cette réaction fait suite à la série de révélations susceptibles de faire libérer l'ancien ministre et patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui se trouve plongé au coeur d'un procès pour viol. Une affaire qui, selon Paul Culturello, conseiller municipal de Nice et secrétaire fédéral aux élections du PS, n'est qu'un coup monté de toutes pièces par les tabloïds américains. Puis, c'est au tour de Michèle Matringe, conseillère municipale et secrétaire fédérale, de monter au créneau : « Dominique est un ami de longue date », s'exclame celle-ci. Avant d'ajouter : « Je suis ravie de voir que dans cette histoire, la victime présumée n'est pas toute blanche ». Mais là n'est pas le sujet prioritaire.

« Nous ne changerons pas d'avis »

Car si les grandes pontes du PS 06 se sont rassemblées, c'est exclusivement pour apporter tout l'appui dont Martine Aubry a besoin dans la course à l'Elysée. Pour l'occasion, une première liste de soutien validée par 17 signataires a été mise en circulation. Une liste sur laquelle le nom de Patrick Allemand, secrétaire de la Fédération Socialiste des A-M, ne figure pas. Ce qui n'empêche pas la joie d'être à son comble. Mais la bonne humeur laisse vite place aux grondements quand il s'agit de savoir si une possible disculpation de DSK permettrait de redorer l'image d'un parti entaché par le scandale. « Je ne savais pas qu'hier nous étions sales », lance sèchement Yann Librati, conseiller municipal. Et à la question de savoir si une réhabilitation du messie de la gauche pour 2012 pourrait inverser la donne, la réponse est « non ». « On ne joue pas aux chaises musicales », prévient Pascale Gérard, conseillère régionale et vice-présidente du PS 06. Même son de cloche du côté de Paul Culturello. Lequel exclut la possibilité d'un tel court-circuitage : « Nous ne changerons pas d'avis ! Notre calendrier est fait ! Nous soutiendrons Martine Aubry quoiqu'il arrive » explique-t-il. Car selon lui, celle-ci n'aurait rien d'un pis-aller.

La politique du pis-aller ?

« Elle a réussi à rassembler la gauche ! De par son comportement exemplaire, c'est la plus solide », dit-il. « Augmenter les salaires, harmoniser les lois européennes, interdire le cumul des mandats, stopper la désindustrialisation. Avec ce projet, elle incarne l'anti-sarkozysme ! Elle seule peut rendre sa dignité à la France », résume Pascale Gérard. Mais cela ne s'arrête pas là. Le meilleur atout de la maire de Lille selon ces quadras : sa volonté de réhabiliter la fonction présidentielle. En plus du processus de démondialisation, voilà encore un thème propre à Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire et candidat à la primaire socialiste. Lequel milite depuis plusieurs années pour la création d'une 6e Constitution. Un comité de soutien des A-M à sa campagne vient d'être mis en place. L'attaque des clones est lancée !

Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Jean Leonetti : ministre, enfin !</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/jean-leonetti-ministre-enfin-45861.html</link>
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Plusieurs fois son nom avait été prononcé, et au final, jamais il n'avait été retenu dans l'équipe gouvernementale.

Tout a basculé avec la décision de Jean-Louis Borloo de voler de ses propres ailes et de quitter l'UMP.

Fidèle à l'UMP

Se désolidarisant de son ami radical, Jean Leonetti, député-maire d'Antibes-Juan-les-Pins, avait immédiatement assuré le Président de la République de son indéfectible fidélité. L'intéressé avait été sensible à cette marque d'affection politique. Lors de la rencontre avec les parlementaires azuréens, il n'avait pas eu de mots assez aimables à l'encontre de l'élu de la 2e ville du département des Alpes-Maritimes. Après la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI, son nom avait été immédiatement prononcé mais ces derniers temps, Marc-Philippe Daubresse semblait tenir la corde. Le président a tranché : ce sera un « nouveau visage », Jean Léonetti entre au gouvernement directement avec un rang de ministre, comme il l'avait toujours souhaité.

Avec un rang de ministre délégué aux Affaires européennes

A de nombreuses reprises, il avait laissé entendre qu'un poste de secrétaire d'Etat ne l'intéressait pas, ces voeux sont donc comblés. Alors qu'on attendait plus surement ce grand cardiologue à la Santé, étant président de la Fédération hospitalière de France, c'est finalement aux Affaires européennes qu'il devra faire ses preuves. Le domaine est d'importance sachant que la majorité des lois françaises dépendent de Bruxelles. Il pourra compter au sein de l'hémicycle européen, sur le soutien franc et sincère du député des Alpes-Maritimes, Gaston Franco, qui a été élu meilleur parlementaire européen de l'année 2010. Le département pourrait devenir le laboratoire des subsides européens après avoir longtemps délaissé ces fonds au profit de Marseille. Jean Leonetti a donc 10 mois pour faire ses preuves. Son goût pour la négociation et son sens inné de la modération, devraient faire merveille dans les arcanes bruxelloises où les pièges sont nombreux. 

Unanimité d'éloges locales

Toute la classe politique locale est quasi unanime pour saluer une nomination « évidente » récompensant « un parcours brillant » selon Eric Ciotti, président du Conseil général 06, « un travail et une compétence au service de sa famille politique » pour Christian Estrosi, député-maire de Nice, « une reconnaissance légitime » selon Lionnel Luca, député, et une « synergie incroyable et stimulante » pour Gaston Franco qui va disposer de nouvelles 
« armes » pour faire rayonner les couleurs azuréennes à Bruxelles. Fini l'amertume de n'avoir pas été nommé président du groupe UMP à l'Assemblée nationale en 2010, oublié les fausses promesses d'une entrée prochaine au gouvernement, « l'éternel ministrable » comme il aimait à se surnommer, est enfin ministrable ! Nicolas Sarkozy a su « se souvenir » de son refus à suivre les sirènes de Borloo qui a estimé « qu'on aurait pu faire appel à ses qualités plut tôt ». Il est vrai que la loi sur la bioéthique qui porte son nom avait réussi à faire l'unanimité de la classe politique tout comme sa participation à la mission sur le Mediator. 

10 mois pour faire ses preuves

Pour autant, l'homme sait dire non, par exemple, à une grande métropole englobant tout le territoire départemental. La ville d'Antibes-Juan-les-Pins n'avait jamais eu de ministre, c'est désormais chose faite. Il aura 10 mois pour mettre à l'épreuve « son humilité et son enthousiasme » dans de nombreux secteurs, son ministère lui permettant d'intervenir de manière transversale dans l'économie, l'agriculture, la fiscalité, la monnaie, l'environnement, ou encore la culture. Jean Leonetti restera le maire de sa ville et sera remplacé à l'Assemblée nationale par son suppléant, Michel Rossi, maire de Roquefort-les-Pins, et vice-président du Conseil général. Laissons la conclusion à l'intéressé : « Je fais partie de ceux qui croient que la loyauté en politique est toujours récompensée ». Le Président de la République a dû « s'en souvenir ».

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>La main tendue de Leroy et Tabarot à Brochand</title>
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Une motion adoptée par le comité UMP de la 8e circonscription et une missive du maire de Mandelieu : le feuilleton de la querelle autour du suppléant du député-maire UMP de Cannes continue.

Petit rappel des épisodes précédents. Il y a plus d'un an, Bernard Brochand, le député-maire (UMP) de Cannes, annonce qu'il brigue sa propre succession en juin 2012. Six mois plus tard, l'une de ses adjointes, Chantal Azemar, est battue aux élections internes de l'UMP par David Konopnicki, le directeur adjoint de cabinet d'Henri Leroy, le maire (UMP) de Mandelieu-la Napoule, qui s'était présenté à la députation en 2007. David Konopnicki est élu à plus de 64% des voix délégué UMP de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes*, la 1ère de France en nombre d'adhérents (elle n'en compte pas moins de 3600).

En avril dernier, le même David Konopnicki écrit à Bernard Brochand pour lui demander de désigner un ou une suppléant(e) issu d'une autre commune que Cannes. En clair, choisir quelqu'un d'autre que David Lisnard, premier adjoint au maire de Cannes, qui fait tandem avec Bernard Brochand depuis 2001. La réponse est venue de Chantal Azemar : David Lisnard est appelé à être, à nouveau, le suppléant du député Brochand l'année prochaine.

Voilà que David Konopnicki, pas convaincu par l'argumentaire de son ancienne rivale, revient à la charge : le 30 juin dernier, il a réuni le comité UMP de la 8e circonscription aux pépinières Rubino à Mandelieu. Une motion proposant « un ticket intercommunal et mixte » y a été adoptée. Un ticket intercommunal d'abord : « nous croyons indispensable que le député désigne un suppléant issu d'une autre commune que la sienne.  Une candidature canno-cannoise ne remplit pas les conditions de l'unité et du rassemblement ». 

Deux propositions Un ticket mixte ensuite : 

« nous croyons essentiel d'inscrire notre circonscription dans la vision de notre secrétaire général, Jean-François Copé, qui, lors d'une convention sur la place des femmes dans la société, a proposé d'inclure dans la loi sur la parité de 2007, les élections législatives ».
Présent au comité de circonscription, Philippe Tabarot, conseiller général  (UMP) de Cannes et leader de l'opposition municipale de droite, a abondé dans le sens du texte adressé aux responsables nationaux et locaux du parti présidentiel.

Il a même jugé indispensable de l'envoyer au principal intéressé, c'est-à-dire à l'actuel député, « le seul à pouvoir décider ». Aussitôt dit, aussitôt fait. Son ami Henri Leroy a solennellement écrit à son collègue Bernard Brochand pour lui proposer deux noms de suppléante, en l'occurrence, deux de ses adjointes, Monique Robory-Devaye, et Christine Lequillec. « Je crois qu'il est de ma responsabilité de maire de la 2e ville de la circonscription en nombre d'habitants et de la 1ère commune en nombre d'adhérents UMP, d'appeler votre attention sur des femmes de talent, de conviction, de conviction, et de qualité au service de l'intérêt public », argumente le maire de Mandelieu.

Si la réponse est négative

Henri Leroy veut mettre toutes les bonnes volontés de son côté : assumant « une totale transparence », il confie avoir récemment déjeuné avec Eric Ciotti, le président du Conseil général, qui verrait d'un bon oeil cette « démarche d'apaisement dans le bassin cannois » pour reprendre les termes de l'élu mandolocien. Mieux : Henri Leroy a rencontré la semaine dernière Bernard Brochand pour lui soumettre sa proposition. 

Mais, pour Philippe Tabarot et Henri Leroy, pas d'ambiguïté : si la réponse de Bernard Brochand ne correspond pas à leurs attentes, alors ils se sentiront tout à fait libres « d'en tirer toutes les conséquences le moment venu », selon la formule consacrée. Autrement dit, présenter un candidat contre l'actuel député. Henri Leroy ? Pourquoi pas mais il n'hésite pas à plaider implicitement pour que Philippe Tabarot se lance, le cas échéant, dans la bataille : « Il sera peut-être temps pour certains de se positionner en vue d'autres combats à venir ». Les autres combats à venir, ce sont les municipales de 2014 pour lesquelles Philippe Tabarot s'est déjà manifesté et depuis longtemps. 


Romain Thomas

*Vallauris, Cannes, Mandelieu-La Napoule, Théoule-sur-Mer.]]></description>
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<title>Petit manuel pour vivre  48 heures historiques à Monaco !</title>
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Autour de la « Grande famille » monégasque, comme on a coutume à juste titre de la nommer, 22 chefs d'état, 22 familles royales régnantes et 16 familles royales non-régnantes ont confirmé leur présence dans la cour d'honneur du Palais princier le 2 juillet, pour assister à l'union devant Dieu de S.A.S le Prince Albert II et de Mademoiselle Charlène Wittstock. Mais c'est le monde entier qui aura les yeux braqués sur le couple : 50 télévisions et près de 1500 journalistes sont à pied d'oeuvre... Dernière apparition en public des « fiancés », ce soir jeudi 30 juin, à 22 h lors du grand concert offert à la population au stade Louis II. A l'affiche : Jason Hartman, jeune rocker sud africain et le groupe des Eagles...

Le mariage civil de S.A.S. le prince Albert II et Mlle Charlène Wittstock aura lieu le vendredi 1er juillet à 17 h, dans la salle du Trône, au Palais princier. Il sera célébré par S.E.M. Philippe Narmino, directeur des Services judiciaires et président du Conseil d'Etat, comme le prévoient les statuts. S.E. M. Philippe Narmino est l'officier d'Etat civil de la famille souveraine. Le mariage religieux se déroulera le samedi 2 juillet à 17 h dans la cour d'honneur du Palais princier : 3 500 invités pourront également suivre la cérémonie depuis la Place du Palais. Mgr. Bernard Barsi, archevêque de Monaco, célébrera la messe selon le rite de l'église catholique apostolique romaine. Les mariés effectueront un tour de ville à l'issue de la cérémonie religieuse : le véhicule du couple princier au départ de la place du Palais empruntera la Porte Neuve, l'avenue du Port, le boulevard Albert 1er et s'arrêtera devant l'église Sainte Dévote (sainte patronne de Monaco), église où la princesse déposera le traditionnel bouquet de la mariée

77 musiciens de l'Orchestre philharmonique, la maîtrise de la cathédrale et les Choeurs de l'opéra ponctueront les temps forts du mariage religieux

Pierre Debat, maître de chapelle du Palais, travaille depuis plusieurs mois à l'élaboration de la partition musicale de la messe du mariage du prince Albert II et de Charlène Wittstock. Autour de lui, le directeur de l'opéra, Jean-Louis Grinda ; Chandler Cudlipp, conseiller artistique de l'Orchestre philharmonique ; Stefano Visconti, directeur du Choeur de l'opéra et Olivier Vernet, titulaire du grand orgue de la cathédrale. Le secret du programme musical est bien gardé, mais l'on sait que de part et d'autre de l'escalier de la cour d'honneur, des gradins ont été installés pour accueillir les musiciens, deux orgues ont pris place pour accompagner le répertoire d'airs sacrés ; de grands solistes internationaux sont attendus Pierre Debat précisait récemment à notre confrère Nice Matin « Charlène Wittstock a souhaité une présence musicale sud-africaine ».

Rumeurs

La robe de la mariée sera-t-elle griffée Giorgio Armani ? C'est la rumeur qui court selon une annonce qu'aurait fait le styliste italien, lors de la « Fashion Week ». Giorgio Armani avait dessiné le tailleur à pois que portait « Charlene » à l'occasion de la Fête nationale... (Karl Lagerfeld, a démenti avoir créé la robe de mariée, mais il sera présent au mariage). Les futurs époux signeront les registres avec un stylo créé par Montblanc (pièce unique ornée de pierres précieuses), portant le monogramme du couple. C'est une Lexus hybride LS 600h L de cérémonie, qui symbolisera « le carrosse des temps modernes » emprunté par le couple princier. La Lexus se présentera dans une livrée Blue Midnight : les experts de Carat Duchatelet, carrossier belge réputé dans le monde entier ont été les artisans de la conversion, ils ont employé pour ce faire une nouvelle peinture à l'eau respectueuse de l'environnement 

Quelques VIP annoncés

Parmi les VIP annoncés, on notera la présence du roi des Belges, Albert II, et ses trois enfants : Laurent, Philippe et Astrid, celles de Letizia et Felipe, prince héritier d'Espagne, de Victoria de Suède et son époux Daniel, son frère Carl Philip et sa soeur Madeleine. Mais également José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, le président allemand, Christian Wulff, Nicolas Sarkozy devrait venir seul pour quelques heures, et les chefs d'État du Liban, d'Irlande et d'Estonie, entre autres. Bernard Arnault sera le 2 juillet à Monaco, le propriétaire du groupe de luxe LVMH et le souverain monégasque s'étaient retrouvés pour « L'odyssée des pionniers » (premier tour du monde en roadster électrique), engagés dans un même combat en faveur d'un développement durable. Présents également l'aéronaute suisse Bertrand Piccard, créateur du planeur solaire, membre du comité scientifique et technique de la Fondation Prince Albert II de Monaco, le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, Jean Todt, président de la Fédération internationale automobile, Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil. Côté people : Karl Lagerfeld sera accompagné de son mannequin fétiche, la très belle Inès de la Fressange. Naomi Campbell, présente au Gala de l'Amfar lors du dernier Festival de Cannes, sera de la fête.

Le dîner ? Une « symphonie méditerranéenne » composée par Alain Ducasse

350 personnes (dont 200 en salle) seront attentives aux quelque 500 invités du couple princier qui dîneront sur la Terrasse du Casino, un dîner élaboré dans les cuisines de l'Hôtel de Paris où tous les grands chefs de la Principauté s'uniront pour jouer la « symphonie méditerranéenne » composée par Alain Ducasse, le chef le plus étoilé de la planète... Côté jardin : des produits récoltés le matin même dans le « potager du Prince » de la ferme de Roc Agel Pas de caviar, pas de foie gras, pour un dîner respectueux de la nature selon le voeu du prince Albert II. Un très beau vin d'Afrique du Sud sera servi aux illustres convives. 

Le dispositif du « Mr. Sécurité » de la Principauté : André Mulhberger
Le 1er juillet, à 22 h sur le port, le concert de Jean-Michel Jarre pourrait accueillir jusqu'à 100 000 personnes... Un chiffre qui ne fait pas peur au directeur de la Sûreté publique, André Muhlberger... Partie visible du dispositif de sécurité monégasque  (550 policiers), trois cercles d'accès : libres, sécurisés, et « sanctuarisés » (une couverture radar sera assurée par l'armée française). La Principauté est fin prête pour recevoir le plus de visiteurs possible dans une ambiance que le souverain souhaite avant tout conviviale. Accessibilité, fluidité de la circulation restent les maîtres mots des préparatifs des festivités. 

« Petit manuel d'Histoire », un état indépendant et souverain

Le pays a été fondé en 1297 par François Grimaldi. La dynastie des Grimaldi préside aux destinées de la Principauté de Monaco depuis plus de sept siècles. Cette longévité illustre l'unité nationale des princes et du peuple monégasque. S.A.S. le prince Albert II succède à son père, le prince Rainier III (décédé le 6 avril 2005), le 12 juillet 2005, à l'issue de la période de deuil officiel, l'avènement du prince est alors célébré. La Principauté qui compte 32 796 habitants (recensement de 2008), est membre des Nations-unies depuis 1993. Le 5 octobre 2004, S.A.S. le prince Albert II conduisait la délégation de Monaco à Strasbourg pour la cérémonie officielle d'adhésion de la Principauté au Conseil de l'Europe, comme 46e Etat membre de cette organisation.

En juin 2006, le prince Albert a créé la Fondation Prince Albert II de Monaco dédiée à la protection de l'environnement dont il est l'un des fervents défenseurs à travers ses actions et à travers le monde. La superficie de Monaco est de 2 km² (près de 40 hectares ont été gagnés sur la mer au cours des 20 dernières années). Elle s'étend sur une étroite bande côtière de 4 100 mètres culminant à 163 m. Sa largeur varie de 1 050 m à 350 m. Monaco est une ville-Etat ouverte sur le monde : près de 125 nationalités y sont représentées. Parmi les résidents, 28 % sont Français, 17 % Italiens et 6 % Britanniques. Si le français est la langue officielle, la langue monégasque est enseignée dans les écoles de la Principauté. Un chiffre à retenir : 5% du budget de l'Etat monégasque est consacré à la culture...

Mieux connaître la future princesse de Monaco ? 

Charlène Lynette Wittstock, est née un 25 janvier à Bulawayo au Zimbabwe. Elle a 12 ans, lorsque sa famille quitte ce pays pour vivre en Afrique du Sud. Très jeune, elle se passionne pour la natation (sa mère est professeur de natation). En 1996, à 18 ans, elle remporte les championnats d'Afrique du Sud. En 2000, aux Jeux olympiques de Sydney, elle se classe, avec son équipe, 5e de la compétition. La même année, elle remporte la médaille d'or du 200 m dos au Meeting international de natation de Monaco « Marenostrum », elle croise pour la première fois la route du prince Albert qui lui remet sa médaille En 2002, elle remporte 3 médailles d'or lors de la Coupe du Monde (50 m et 100 m crawlé, relais 4x100 m) et la médaille d'argent aux Jeux de Commonwealth (4x100 m relais). En 2007, elle arrête la compétition (suite à une blessure à l'épaule) alors qu'elle s'est qualifiée pour les JO de Pékin. Son enfance en Afrique a fortement sensibilisé la princesse aux problèmes rencontrés par les enfants défavorisés auxquels elle a donné des cours de natation tout au long de sa carrière. Le surf est l'un de ses sports de prédilection ainsi que la randonnée en montagne. La lecture de biographies, de poésies ethniques d'Afrique du Sud, et l'art contemporain, comptent parmi ses hobbies

Le saviez-vous ? Amnistie : 1 000 personnes pourraient en béneficier...

Le prince Albert II a signé une ordonnance en date du 20 juin 2011 portant amnistie de certaines infractions commises avant le 1er juillet 2011. Trafic de drogue, actes de blanchiment en sont exclus, tout comme les délits routiers en état d'ivresse et les délits d'atteinte et violences sexuelles aux enfants et aux personnes vulnérables.

« La légende du tapis rouge »

La légende commence dans les années 70 : Alexander Moghadam se voit invité par la princesse Grace à ouvrir le premier magasin de tapis persan, devenu fournisseur officiel du Palais, il a transmis à ses enfants sa passion, son fils aîné Kamyar (venu du milieu de la mode), associe la mode au savoir-faire paternel et crée la boutique « Fashion for Floors ». Le tapis de cérémonie du mariage princier  200 mètres de long et plus de 2 m de large  est confectionné de pure laine de Nouvelle Zélande et de soie rouge, des broderies de soie blanche ornant les bords à l'image de la dentelle. 500 personnes ont participé à sa réalisation. Une oeuvre d'art de près de 2 tonnes, qui sera déroulée sur la place du Palais et dans la cour d'honneur. A l'issue du mariage, le tapis sera découpé, numéroté, et signé par les époux princiers, chaque morceau sera vendu aux enchères. Les fonds récoltés seront répartis entre la Fondation Albert II de Monaco et la fondation de la princesse. 

La scène de l'Opéra Garnier : piste de danse d'un soir

La salle Garnier s'est métamorphosée pour se faire l'écrin prestigieux de la soirée du mariage princier. Le 2 juillet, dès 21 h 30, les ors de l'opéra de Monte-Carlo brilleront d'un nouvel éclat sur le couple que formeront le prince Albert II et la princesse Charlène. Les 500 invités au dîner officiel seront reçus entre ciel et mer, entre la terrasse du Casino (côté mer) et la salle Garnier. Un cadre idyllique qui a nécessité de grands travaux, lancés par la Société des Bains de Mer (SBM) : les sièges de l'Opéra ont été ôtés un à un, et entreposés dans une réserve. La scène, changée en vaste piste de danse, fera face à un espace aménagé en L comprenant fauteuils, bar et buffet d'appoint...

Une cuvée inédite  de bière rose !

Les commerçants monégasques rivalisent d'imagination à l'approche des noces princières, telle la Brasserie de Monaco dont le maître-brasseur François Pichon, a concocté une « bière rose » qui sera servie les 1er et 2 juillet, sur sa terrasse de 400 m² sur le port, décorée en rouge et blanc - cela va de soi...  Plus de 2 000 litres de ce breuvage « spécial mariage princier » seront écoulés lors de ces deux jours.

L'éclair Monaco !

Une création de la Maison Fauchon : « L'éclair Monaco » tout spécialement dédié au mariage du prince Albert II de Monaco et Charlène Wittstock. Cette gourmandise aux couleurs des armoiries de la famille Grimaldi sera offerte aux invités du 
« Cocktail des Résidents » le 1er juillet !

Les souvenirs officiels

Le Palais Princier lance une collection officielle d'objets souvenirs teintés d'élégance et de sobriété : ici pas de portrait des futurs époux, mais une discrète gravure dorée de leurs initiales enlacées... Le premier monogramme connu d'un prince de Monaco est celui de Charles III (1818-18889). Depuis cette date, les princes de Monaco ont eu chacun leur monogramme. La médaille commémorative du mariage princier est en vente dans les boutiques de souvenirs de Monaco, elle a été frappée en trois métaux : or, argent et vermeil. Ces médailles sont mises sous capsules dans un écrin rouge au monogramme du couple « AC » avec la date du « 2 juillet 2011 ».

Viviane Le Ray
Informations et gamme complète : www.souvenirs-shop.mc]]></description>
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<title>Le faux témoignage  qui embarrasse Ciotti</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-faux-témoignage-qui-embarrasse-ciotti-45809.html</link>
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Démission de l'attachée de presse du président du Conseil général, TF1 et Nice-Matin qui polémiquentQuand un reportage diffusé dans le Journal de 13 h de Jean-Pierre Pernaut sème la pagaille dans les Alpes-Maritimes et ailleurs.

Jeudi 23 juin. Journal de 

13 h de TF1. Son présentateur vedette depuis 1987, Jean-Pierre Pernaut, présente un reportage sur le contrat de responsabilité parentale (CRP) mis en place dans le cadre de la loi contre l'absentéisme scolaire. Le père de cette disposition, c'est Eric Ciotti, député et président (UMP) du Conseil général des Alpes-Maritimes. 
Eric Ciotti accompagnait d'ailleurs, ce même 23 juin, le président Nicolas Sarkozy dans un déplacement en région parisienne censé montrer tous les bienfaits du CRP. Et l'édition du 13 h de la première chaîne de télévision devait s'en faire l'écho. C'est ainsi que, dans le reportage, une mère de famille livre aux caméras de TF1 toute la détresse qui est la sienne de voir son enfant sombrer dans l'absentéisme scolaire. « J'ai un enfant qui ne va plus à l'école, qui commence à sécher. Je suis un peu inquiète », confie-t-elle. Dans la foulée, elle dit son soulagement de voir son désarroi pris en charge par le CRP. Vive la loi Ciotti !

Le problème, c'est que cette mère de famille éplorée n'a tout simplement pas d'enfant... Pis : il s'agit ni plus ni moins que de l'attachée de presse d'Eric Ciotti au Conseil général des Alpes-Maritimes. En quelques heures, celle-ci se trouve plongée dans une mini-tempête médiatico-politique.

Car, en fin de journée, ce même jeudi, le conseiller général communiste niçois, Jacques Victor, balance un communiqué par mail qui révèle le pot aux roses. « TF1 sort l'artillerie lourde pour le contrat de responsabilité parentale », écrit-il, en révélant l'identité de la désormais fameuse « mère de famille ». L'information est reprise par France-Info et sur le Net le soir même. Les Tweets se déchaînent littéralement. Libération, Le Figaro et Le Point en parlent sur leurs sites.

Polémique TF1-Nice-Matin

Dès lors, c'est la panique à tous les étages. A TF1 d'abord : la directrice de l'information de la chaîne, Catherine Nayl, met en cause, par médias interposés, Nice-Matin. Que vient faire Nice-Matin dans cette galère ? A la faveur de cette affaire, on découvre, en effet, que TF1 sous-traite ses reportages en province aux titres de la presse quotidienne régionale. En clair, Nice-Matin Télévision (NMTV), une filiale de notre quotidien local, a réalisé ce reportage pour le compte de TF1. « Je suis en colère par rapport à la façon dont les journalistes de Nice-Matin ont réalisé ce reportage », déclare Catherine Nayl qui a fait part de son « extrême mécontentement » à Frédéric Touraille, le directeur général de Nice-Matin, lui aussi plongé dans un réel embarras.
« Nice-Matin Télévision est une filiale qui réalise des reportages dans le cadre de contrats de correspondance avec TF1. Je ne veux pas que cette affaire porte préjudice à la rédaction », a déclaré M. Touraille à l'AFP. Nice-Matin a en tout cas décidé de ne pas consacrer une ligne à cette affaire dans ses colonnes depuis le 23 juin. Un silence radio qui ne manque pas d'intriguer
Et pourtant, il y a au moins deux nouvelles informations qui méritent d'être portées à la connaissance des lecteurs. D'abord, samedi, Eric Ciotti a confirmé avoir accepté la démission de son attachée de presse. Le président du Conseil général affirme qu'il n'était 
« pas au courant », parlant de « faute professionnelle ». 

Ensuite, Jean-Pierre Pernaut a présenté, le lundi 27 juin, ses excuses à ses plusieurs millions de téléspectateurs fidèles : « Dès que TF1 a eu connaissance de ce faux témoignage réalisé à la demande de deux journalistes de NMTV, on a demandé au groupe de presse (NDLR : Nice-Matin) d'en tirer les conséquences auprès de ses collaborateurs ». Aussitôt dit, aussitôt fait : le journaliste intervieweur et le caméraman ont été mis à pied trois jours.

Question taboue

Démission, mises à pied Au-delà de celles et de ceux qui paient l'addition, l'affaire ne manque pas d'interpeller, comme on dit. L'attachée de presse du président du Conseil général a-t-elle pu prendre seule la décision de témoigner dans un reportage diffusé par la première chaîne de télévision, à une heure de grande écoute, même pour rendre service à l'équipe de Nice-Matin Télévision qui devait remplacer, au pied levé, une maman finalement absente au rendez-vous fixé ? « Je ne peux pas croire que cette personne, si elle est professionnelle, ait fait cela de sa propre initiative », estime Jacques Victor. 

D'autre part, comment des journalistes ont-ils pu solliciter celle qu'ils savaient être l'une des proches collaboratrices d'Eric Ciotti sans que cela leur pose visiblement la moindre difficulté ? 
A cet égard, on ne peut pas ne pas s'interroger sur l'indéniable porosité qui existe entre le Conseil général et Nice-Matin. S'interroger, seulement s'interroger, c'est déjà prendre de grands risques. Dans son édition du mardi 28 juin, Le Monde publie un article dans lequel un ancien gestionnaire de Nice-Matin confirme les 
« liens étroits entre la rédaction de Nice-Matin et le Conseil général ». Il est également rappelé, dans ce même papier, que « le quotidien, géré par le groupe Hersant, survit en partie grâce aux publicités institutionnelles du Conseil général, de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur ». 

Le Monde n'a pourtant rien écrit de révolutionnaire. Mais cette question est taboue. Tout le monde le sait mais on se le dit mezza voce, dans les dîners en ville. C'est pourquoi l'article du Monde n'a pas plu du tout à Eric Ciotti. Le président du Conseil général est évidemment contrarié. Cette malheureuse affaire de témoignage bidonné vient perturber une séquence politique et médiatique plutôt favorable depuis qu'il avait remis, il y a quinze jours, un rapport remarqué à Nicolas Sarkozy sur l'exécution des peines. 
En coulisses, l'épisode TF1 est considéré comme surréaliste ou rocambolesque, c'est selon. « Quand le système est soumis à une telle pression de l'intérieur, il y a un moment donné où un ressort pète », commente-t-on ici ou là, en hésitant entre ironie et franche rigolade. En effet, un ressort a pété. De façon spectaculaire. 

Romain Thomas]]></description>
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<title>« L'aventure » Bettati</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/«-l'aventure-»-bettati-45807.html</link>
<description><![CDATA[
Confortablement réélu, en mars dernier, conseiller général du 8e canton de Nice, Olivier Bettati a rassemblé plus de 600 amis le 26 juin au château de Crémat. Un rendez-vous amical à la tonalité très niçoise où la politique n'était pas complètement absente

Petit retour en arrière. En 1994, le conseiller général RPR du 8e canton de Nice, Richard Giamarchi, décède. Ce chiraquien convaincu, qui était secrétaire départemental du RPR, laisse orphelin bon nombre de compagnons. L'un des plus jeunes d'entre eux, Olivier Bettati, brigue la succession de son ami Giamarchi. Il l'emporte face à Christian Estrosi. 

17 ans plus tard, la fille de Richard Giamarchi, Cécile, a accepté de prendre la présidence de l'association des amis d'Olivier Bettati. Tout un symbole. Dimanche dernier, c'était son premier discours. Un premier discours prometteur à seulement 24 ans. 

A l'aise dans ses nouveaux habits de présidente, Cécile Giamarchi-Costiera a confié n'avoir pas hésité une seconde à s'engager aux côtés d'Olivier Bettati. Bien sûr, c'est, pour elle, une belle manière d'honorer la mémoire de son père. Mais surtout, il s'agit d'accompagner un élu « proche des gens, accessible, attaché à Nice et aux Niçois ».

Cécile Giamarchi veut faire de l'association « Les amis d'Olivier Bettati » un creuset qui rassemble des gens de toutes sensibilités politiques, bien au-delà de l'UMP, le parti auquel appartient le conseiller général du 8e canton. Sa confortable réélection (64% au second tour), dans un contexte fort difficile, Olivier Bettati la doit, en grande partie, à sa capacité à convaincre au-delà des clivages traditionnels. 

Fidélité à ses amis et à ses idées

Oui, « rassembler plutôt qu'exclure », a renchéri l'intéressé devant plus de 600 personnes, en s'adressant à Cécile Giamarchi : « Tu vois, Cécile, mes amis, c'est la formidable aventure humaine dont je parle ». Une aventure qui n'a pas de sens sans une solide boussole. La fidélité à ses amis et à ses idées par exemple. « Ne retourne pas ta veste au gré des vents, même si parfois elle te démange. N'oublie jamais ceux qui t'ont tendu la main dès le début. Quand on sait d'où on vient, on sait où l'on va ! », a rappelé Olivier Bettati qui entend être l'un des « gardiens » du vivre ensemble « si fragile ». Par exemple, l'adjoint au maire de Nice qu'il est n'a pas oublié de rendre un hommage appuyé aux fonctionnaires municipaux qui lui ont « bien plus appris » sur la gestion des collectivités que « beaucoup de technocrates ». 

« Ce lien, a-t-il poursuivi, qui nous permet de construire ensemble une communauté de destin, en faisant fi des courtisans mondains qui ne savent que flatter la dévotion bienveillante de ceux qui ont perdu la foi républicaine ». 

Olivier Bettati est sans doute plus libre que jamais. Il assume n'avoir pas invité « les hautes personnalités » à son déjeuner dominical à Crémat. « Mes vrais amis élus ne m'en voudront pas justement parce qu'ils sont mes amis. Quant aux autres, ils ne seraient de toute façon pas venus, ou venus à contrecoeur ». A bon entendeur salut Sans langue de bois, il ne s'interdit rien pour l'avenir. Une chose est sûre : ce qu'il fera, il le fera avec ses amis. « Cette route, c'est ensemble que nous la ferons ».

Romain Thomas]]></description>
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<id>45806</id>
<title>Nicolas Hulot : « Ca va être violent ! »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/nicolas-hulot-«-ca-va-être-violent-»-45806.html</link>
<description><![CDATA[
Journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision, écrivain et homme politique, le petit Nicolas a, aujourd'hui, tout d'un grand. Chemin faisant, il s'est enfin décidé à sauter le pas. Et pour cause, Nicolas Hulot est aujourd'hui candidat à la primaire d'Europe Écologie-Les Verts. Alors qu'il achève son bras de fer contre Eva Joly, c'est le bras plâtré que la star d'Ushuaïa apparaît. Un signe de faiblesse ? Non. L'homme est en pleine forme. Celui que l'on surnomme « gel douche » est frais comme un gardon. Tel un enfant, il ne tient plus en place quand il redécouvre, après plusieurs années d'absence, les rues aux abords de la place Grimaldi. Des chemins bordés de 2012 souvenirs.

Enfant, Nicolas Hulot a longtemps vécu dans la capitale de la Riviera. Sourire aux lèvres, les yeux brillants, il évoque ses années passées au collège Sasserno, son défunt père, mais aussi son premier travail : vendeur de confettis au carnaval. Attablé à la terrasse d'un café de la zone piétonne, le potentiel futur président commande un jus d'orange fraîchement pressée. Mais dur retour à la réalité quand il évite, de justesse, un guano expédié par une mouette rieuse. Un drôle d'oiseau qu'il n'hésite pas, non sans humour, à comparer à Eva Joly. Il faut dire que ces derniers temps, l'autre candidate à la primaire écologiste a multiplié les attaques ad hominem contre lui. Pour Le Petit Niçois, il nous fait part de ses rêveries. Rencontre avec le promeneur solitaire.

LPN : Quelle est votre propre définition de l'écologie ?

Nicolas Hulot : Pour moi, cela représente avant tout, une quête d'équilibre entre les hommes et la nature. Le mot, en soit, est formé de deux racines grecques : « oikos » qui signifie « la maison ». Et « logos » qui signifie « la science ». L'écologie, c'est la science de la maison. La maison, c'est ce qui nous héberge. L'écologie, c'est donc la prise en compte de l'univers dans sa globalité. Une réalité dont l'homme est le principal témoin. L'écologie, c'est donc, à la fois réaliser que nous ne sommes pas seuls, et ressentir l'envie d'accorder une attention toute particulière à notre planète.

LPN : Le slogan de votre site Internet est « Changer de cap ». Serait-ce là le slogan de votre campagne présidentielle ?

N.H : Non. Mais je peux déjà vous dire que mon slogan officiel pour 2012 sera : « Soyons le changement ». C'est une citation de Ghandi. Comme lui, j'aimerais pouvoir incarner le changement.

LPN : Qu'entendez-vous par changement ?

N.H. : Jusqu'à aujourd'hui, le modèle écologiste a été un échec. Il n'a jamais abouti et n'existe nulle part. Il faut bien l'avouer. Les écolos sont restés coincés dans une impasse. Au delà de celle-ci, il nous faut maintenant construire le chemin qui nous permettra d'en sortir. Voilà pourquoi je propose certains modèles qui, je l'espère, répondront enfin aux vraies attentes. 

LPN : Quel est votre sentiment vis-à-vis de la course à la présidentielle ?

N.H. : Ca va être violent ! La qualité du débat public s'est altérée. Et il me paraît urgent de lui redonner de la noblesse. Il faut rester dans le respect des différences. Aujourd'hui, certaines personnes se contentent de pointer du doigt des problèmes tout en criant automatiquement au scandale. Et cela, sans jamais soumettre de contre-propositions. Par démagogie, on veut nous faire croire qu'il n'y a que des choses simples. Or, la politique, c'est l'école de la complexité. 

LPN : En quoi vous distinguez-vous des autres candidats en lice ?

N.H. : Je suis réaliste ! Contrairement au Front National, je ne promets que des choses relevant de l'ordre du possible. Sortir du nucléaire, créer des emplois, construire des logements salubres à bas loyers, remettre la main sur les finances, harmoniser la fiscalité européenne pour sortir de la crise, subventionner nos paysans, obliger les entreprises à la transparence sur leurs activités dans les paradis fiscaux. Tout cela, je suis capable de le mettre en oeuvre. Voilà tout !

LPN : Vous avez déclaré qu'il n'y a pas, en politique, de sujet plus important que d'autres. Et ce, à une époque où le FN connaît une ascension fulgurante grâce à des thèmes comme la sécurité et l'immigration. Ne craignez-vous pas de passer à côté des attentes de beaucoup de Français ? 

N.H. : Pas du tout. Je défendrai tous les thèmes avec la même vigueur. Mais il est clair que je ne partage aucunement les idées de Marine Le Pen. Et cela, bien que le sentiment d'insécurité dans les banlieues soit réel. Ce n'est pas une angoisse irrationnelle. C'est là une réalité que je n'omettrai pas de prendre en compte si je suis élu. Car je pars du principe que l'écologie conglobe tout ce qui se veut relatif à la solidarité. 

LPN : Une alliance entre EE-LV et le Parti Socialiste, est-ce possible ? 

N.H. : Absolument pas ! On part droit dans le mur si on considère que nous sommes un parti conjoncturel. Car bien que je me sente de gauche, j'ai pour vocation que le parti développe sa singularité. Je préfère rester distant. On n'est pas dans une auberge espagnole !

LPN : Affichez-vous une préférence pour un candidat socialiste ?
N.H : J'admire Arnaud Montebourg ! Je trouve ses discours sur le processus de démondialisation et l'idée d'une nouvelle constitution intéressants. Pour le reste, il n'y a personne

LPN : Vous préconisez un nouveau modèle économique. A quoi pensez-vous précisément ? 

N.H. : A mettre un terme au gaspillage et à la pollution ! Je veux sanctuariser les surfaces agricoles. Tout le monde attend que les stocks d'énergie se vident. Mais si l'on ne fait pas vite face au changement climatique en créant notre propre énergie, aucune économie n'y résistera. Si 80 % des sols perdent de leur productivité, gare à la crise ! La terre reçoit, chaque jour, 8000 fois plus d'énergie dont on a besoin pour pallier nos difficultés. Alors cela m'étonnerait que l'on ne puisse pas capter ne serait-ce qu'un millième de cette source ! 

LPN : Vous dites vouloir représenter l'écologie positive et heureuse. Si vous êtes élu président, renoncez-vous à mettre en place une forme d'écologie punitive ?

N.H. : Je n'aime pas cette expression ! Le but de la mise en place d'une taxe ne serait pas d'alourdir les factures. Mais de mieux répartir les investissements. 80% de nos prélèvements partent sur le travail. Or, il faut libérer le travail. L'idée : taxer le superficiel au profit de l'essentiel. De fait, je préfère parler d'écologie constructive. On est là pour responsabiliser le citoyen, pas pour le culpabiliser !

LPN : Vous déclarez vouloir unifier la galaxie écologiste. Mais Eva Joly a clairement tenté de vous néantiser. Peut-on, de fait, qualifier de « Big-Bang » ce qui se passe au sein du parti ?

N.H. : Je n'irai pas jusque-là. Bien qu'il soit vrai qu'elle s'amuse à déformer certains de mes propos. Quand je dis qu'il n'y a pas d'homme providentiel, avec elle cela devient : « Nicolas Hulot n'est pas l'homme providentiel ». Mais je ne garde aucune rancoeur. Le reste, je m'en fous (sic). 

LPN : Etes-vous confiant pour 2012 ?

N.H. : Assez, oui ! On vient de m'apprendre que Jean-Luc Mélenchon a salué mon travail. Comme quoi, tout est possible (rires). 

LPN : En cas d'échec, accepteriez-vous de devenir ministre de l'Ecologie ?

N.H. : Non ! Je n'ai qu'un objectif : emmener les Verts au pouvoir. C'est tout ! 


Propos recueillis par Olivier Porri-Santoro]]></description>
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<title>Les métamorphoses de Christian Estrosi</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/les-métamorphoses-de-christian-estrosi</link>
<description><![CDATA[
Le très sarkozyste député-maire (UMP) de Nice est devenu filloniste. En accueillant le Premier ministre le 17 juin dernier dans sa ville, Christian Estrosi a déclaré sa flamme au « gaullisme social » cher au regretté Philippe Séguin. Explications.

Quel que soit le résultat de l'élection présidentielle de 2012, la droite se prépare à une nouvelle guerre de tranchées. Objectif 2017. Réélu, Nicolas Sarkozy verra immédiatement sa succession ouverte dans son propre camp. Battu, il sera affaibli pour longtemps à moins que ne lui prenne l'envie de se représenter cinq ans plus tard pour prendre sa revanche Mais il y a fort à parier que deux hommes s'affronteront pour décrocher le leadership en vue de l'échéance de 2017 : Jean-François Copé et François Fillon. Le secrétaire général de l'UMP et le Premier ministre s'y préparent activement en coulisses. Copé a pris le parti pour en faire, comme Sarkozy en 2004, une machine de guerre électorale. Fillon, lui, organise son atterrissage à Paris pour briguer un siège de député dans la capitale en 2012 et, si affinités avec les électeurs parisiens, prendre l'hôtel de ville comme Chirac en 1977. Si l'un et l'autre assurent au président de la République loyauté et fidélité, ils n'en organisent pas moins, chacun dans leur coin, leurs troupes. Sans y toucher, François Fillon n'est pas le moins pressé. Il peut déjà s'appuyer sur son ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand. Celui-ci a laissé la direction de l'UMP, en novembre dernier, à son rival Jean-François Copé. Parmi les proches de Xavier Bertrand, on compte Christian Estrosi. Le député-maire de Nice fait partie des députés que le ministre du Travail réunit régulièrement. Ecarté par Jean-François Copé de son poste de premier conseiller politique de l'UMP, il ne manque jamais d'épingler la nouvelle équipe dirigeante du parti présidentiel. Au point d'agacer jusqu'à l'Elysée.

Séguin et le gaullisme social

Peu importe : l'axe Fillon-Bertrand compte désormais un nouvel allié en la personne de Christian Estrosi. L'ancien ministre de l'Industrie a réservé un accueil triomphal au chef du gouvernement lors de sa venue, à Nice, le 17 juin dernier. Devant les militants et les sympathisants de l'UMP rassemblés à Acropolis, le maire de Nice a couvert d'éloges François Fillon qui a longtemps accompagné le regretté Philippe Séguin. Au sein du RPR, Séguin et Fillon défendaient ensemble ce qu'on appelle « le gaullisme social ». L'ancien président de l'Assemblée nationale en était devenu le héraut au début des années 90. Pour l'élection présidentielle de 1995, il a convaincu Jacques Chirac de s'approprier le thème de la lutte contre « la fracture sociale » face à un Edouard Balladur assumant un libéralisme tempéré mais décomplexé. Un Balladur soutenu à l'époque par Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi et , plus étonnant, François Fillon. Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement de cohabitation, Fillon n'avait pas suivi Séguin dans la campagne finalement victorieuse de Chirac. Pas plus qu'Estrosi, très proche de Nicolas Sarkozy, ministre du Budget et porteparole du candidat Balladur. Cela n'a pas empêché le député-maire de Nice d'exhumer un discours de Philippe Séguin, prononcé en février 1995, qui a marqué la campagne électorale d'alors. Le favori s'appelait Edouard Balladur et Séguin ne l'a guère ménagé à ce moment-là : « Arrêtez de croire qu'il va y avoir une élection. Le vainqueur a déjà été désigné. Proclamé. Fêté. Encensé. Adulé. Il est élu. Il n'y a pas à le choisir. Il y a à le célébrer. Ce n'est plus la peine de vous déranger. Circulez, il n'y a rien à voir »

 La carte Fillon

Seize ans après, voilà les balladuriens Fillon et Estrosi à nouveau réunis. « Je partage cette valeur fondatrice du gaullisme social avec François Fillon, qui incarne sans nul doute le mieux ce courant de pensée aujourd'hui », a confirmé le 17 juin dernier le maire de Nice devant un Premier ministre peu avare de compliments à l'égard de son ancien ministre. « Je te connaissais fonceur, frondeur, combatif Nous avons tous appris à te connaître rassembleur, imaginatif, efficace. Au ministère de l'Industrie que d'aucuns disaient dépassé par la mondialisation, Christian s'est révélé un ministre tenace ». Comme tant d'autres, Estrosi anticipe déjà l'après-Sarkozy. Il joue clairement la carte Fillon. « Opportuniste, il est capable de virages politiques stupéfiants », écrit cette semaine le journaliste Frédéric Ploquin dans Marianne qui consacre un long dossier à Nice. Opportuniste, Christian Estrosi ? L'intéressé s'en défendait récemment dans Nice Matin : « Cela fait trente ans que j'appartiens à un courant de pensée qui s'intitule le gaullisme social (). Si, aujourd'hui, j'y fais plus référence, c'est justement parce que certains, dans ma famille politique, ont pris des orientations extrêmement libérales ». Comprenez Jean-François Copé et ses amis. Le combat ne fait que commencer.

Romain Thomas]]></description>
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<title>Nicolas Barthe : Un enfant de Nice dans l'enfer afghan</title>
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<description><![CDATA[
Il n'est pas un illuminé, un fou de guerre qui aurait choisi l'armée comme exutoire. Non, Nicolas Barthe est juste un enfant de Nice, nourri de responsabilité dans les clubs de supporters de l'OGC Nice, des clubs de football de son enfance, des associations étudiantes de la faculté de droit, et au final, de l'armée de terre. 

Ce sens du devoir, il le doit à ses parents, André, qui pendant plusieurs décennies a rythmé avec brio, la vie culturelle niçoise en servant plusieurs maires, en étant aussi conseiller régional et sénateur-suppléant de Charles Ginésy, le maire de son village d'origine, Valberg. Le sens des racines, de la fidélité, toujours Mais aussi à sa mère qui a franchi toutes les étapes et les obstacles pour devenir professeur d'université. Le sens de l'abnégation, du dépassement de soi, toujours

Après un brillant parcours universitaire en sciences économiques, il aurait pu devenir trader, la finance l'a un temps tenté, ou chef de projet dans une association humanitaire, il s'est renseigné Il a fini par choisir l'armée de terre et pas n'importe quelle affectation : les troupes de marine, soit l'élite en matière de corps d'intervention, et enfin, pas n'importe quel régiment, le 21e RIMa, soit l'aristocratie des forces françaises d'intervention. S'il y a trouvé une autre famille, la sienne, restée à Nice, n'a plus que vécu dans le doute et l'angoisse notamment après qu'ils aient appris que son prochain théâtre d'intervention pour les 6 mois à venir allait être la Kapisa, au nord-est de Kaboul, en Afghanistan. Tous les soldats et qui plus est les officiers, il est lieutenant, ne rêvent que de l'Afghanistan,
« l'endroit où il faut être » comme ils disent.

Là-bas, loin des siens et de la douceur méditerranéenne qu'il affectionne tant comme tout gars du sud, loin de sa petite amie, Maguelonne, qu'il aime tant, loin de sa soeur, Audrey, avec qui il est si complice, loin de ses amis et confidents, loin de ses parents qui lui ont transmis ce don de soi, Nicolas a changé Il s'est endurci, après avoir connu la disparition de proches, s'est posé des questions qu'il n'a pu qu'exprimer par écrit, en faisant un livre, « Engagé », pour transmettre le sens de son engagement, de ses doutes aussi, et surtout pour rassurer, faire comprendre, et faire accepter, son combat, celui d'une vie qu'il souhaite consacrer aux autres, à son devoir d'homme, de citoyen et de soldat.

LPN : Quelle part de hasard dans ton parcours ? Crois-tu qu'il existe (le hasard) ? Est-il l'ennemi du militaire ?

Nicolas Barthe : Intrinsèquement, je pense que le hasard n'existe pas. Je vois la vie comme des étapes avec des objectifs, un parcours scolaire, obtenir le brevet, le bac, la faculté, l'armée. C'est peut-être parce que j'ai eu des parents enseignants qui vont inculquer que la réussite de mes études était une priorité. Je n'étais pas destiné à entrer dans l'armée A l'université, j'ai opté pour la filière sciences économiques parce qu'elle était la plus ouverte. On faisait du droit, des maths, de la financeque j'ai complété par une licence de sciences politiques, toujours pour avoir le plus grand choix possible. Je me voyais dans la finance ou dans la fonction publique. Mais les stages que j'ai pu effectuer ne m'ont pas convaincu. Je me suis toujours engagé dans les associations étudiantes, sportives. A 20 ans, je suis entré dans un centre de recrutement de l'armée, on m'a conseillé d'avoir un niveau bac + 5 pour m'engager. Après, il s'est agit de réussir le concours. Je suis entré en 2003 et je n'ai été officier qu'en 2008. Le hasard n'est pas une donnée prise en compte dans l'armée. On prépare minutieusement une mission, son itinéraire, les véhicules et les armes engagés, sa durée tout ça pour éviter toute part de hasard. On étudie aussi les cas non-conformes, un blessé, un accident La chance pour un militaire, c'est une préparation et des circonstances.

LPN : Quel retour fais-tu sur ton choix ? Te paraît-il toujours aussi évident après ton passage en Afghanistan ?

N. B. : Mon passage en Afghanistan m'a conforté dans mon choix d'être militaire. Bien sûr que sur place, j'ai eu des instants de doutes, notamment lorsque certains de mes camarades ont été blessés ou disparus au combat J'appelai mes proches toujours le soir, jamais le matin avant de partir en mission On ne peut se confier, on ne doit pas les inquiéter et puis on est écouté d'où le minimum de détails. Je suis plus conscient aujourd'hui du sens de mon engagement. En Afghanistan, on touche la mort de près, elle devient une réalité, plus seulement une réflexion philosophique. Bien sûr que nous n'avons pas envie de revivre ça mais si on me demande de repartir, j'irai. Normalement, on reprend l'Afghanistan tous les 4 ans mais ce n'est jamais le même secteur, ni la même mission Fin octobre, je pars avec les hommes de ma compagnie (NDLR : la 4e du 21e RIMa) au Gabon.

LPN : Quel regard portes-tu sur les insurgés talibans ?

N. B. : Pour moi, ce ne sont pas des combattants, ni des militaires, je ne les respecte pas. Un militaire défend un uniforme, des valeurs. Eux, ils se cachent dans la population, ils n'hésitent de s'en sortir de boucliers humains, surtout avec les enfants. Ils leur donnent leurs kalachnikovs qui ne sont pas interdits en Afghanistan et ils se promènent au milieu d'eux. L'armée française ne tire pas sur des enfants, ils le savent. Ils utilisent tous les moyens pour faire mal, à nous, militaires, mais aussi aux populations autochtones. On les appelle les insurgés, les Afghans, les nomment talibans. Dans le code pachtoune en vigueur en Afghanistan, c'est un devoir de donner le gîte et le couvert, c'est une obligation, même pour son pire ennemi. C'est un code d'asile et dans une zone de passage frontalière avec le Pakistan, c'est une chance pour les insurgés dont la plupart ne sont pas Afghans. On n'intervient jamais sans l'armée afghane, on vient comme soutien de leurs actions, jamais nous intervenons seuls. 

LPN : Les IED (pièges explosifs) te hantent-ils toujours la nuit ? N'as-tu pas eu l'impression comme tu le fais dire à l'un de tes hommes qu'on vous a pris pour du gibier ?

N. B. : En hiver, les IED sont posés la nuit En été, il y a une recrudescence des combats car beaucoup d'insurgés viennent du Pakistan voisin. Le plus dur, c'est de ne pas avoir un ennemi identifié. Quand les insurgés viennent sur nos positions, on ne peut pas leur tirer dessus car ils ne sont pas en situation  de combat. Polis, on sécurise les espaces, sachant bien qu'ils viennent pour espionner notre dispositif. Là, on est comme du gibier pour eux. Les militaires français ne sont pas des va-t-en guerre. Durant les élections, on a eu tellement d'accrochages qu'à un moment, nous avons manqué de munitions lors d'un contact.

LPN : Tu insistes beaucoup sur les liens avec la population alors qu'ils sont très faibles en nombre voire impossibles. Crois-tu que la France en favorisant la riposte plutôt que l'attaque soit dans le juste combat ? Quel est ton sentiment sur l'acceptation des troupes étrangères sur le sol afghan ?

N. B. : La situation évolue. En 6 mois, on s'en rend compte. Il m'est arrivé de boire le thé avec la population, là où nous avions eu un accrochage, quelques mois plus tôt. Ce jour-là, j'ai enlevé mon casque et mon gilet pare-balles. On me l'aurait dit, je n'aurais jamais cru pouvoir faire ça un jour. Les Afghans aussi blessés et tués. On voit qu'ils ont l'habitude de la guerre, ce sont des combattants exceptionnels. Le taux de désertion dont on parle beaucoup dans les médias n'est pas plus élevé que dans d'autres armées, il est de 10 % à peine. On n'est pas là pour faire la guerre mais pour soutenir les troupes afghanes dans leur mission de sécurisation de leur territoire.

LPN : Quels souvenirs de ce fatal accrochage qui a coûté la vie à deux de tes proches ? Pourquoi ne pas avoir mis quelques lignes dans ton livre là-dessus ?

N. B. : Le livre, je l'ai écrit avec Alexandre Kaufman, le fils de Jean-Paul Kaufman qui a été otage au Liban. Il a été au feu avec moi en Afghanistan, ça créée des liens. J'ai écris là-bas sur place mais aussi en France, à mon retour. Ces événements restent très durs. Il y a quelques jours, nous avons inauguré une stèle à leur mémoire à la caserne du 21e RIMa à Fréjus. Je suis toujours en contact avec leurs familles, ce sont des gens que je connais bien depuis des années. Leurs fils étaient partis en mission avec moi au Kosovo Je leur ai raconté ce qui s'est passé, ils savent. Ces souvenirs leur appartiennent. J'ai voulu écrire ce livre pour leur rendre hommage, ce n'est pas un ouvrage de guerre mais sur la guerre, sur son quotidien, sa réalité. Les familles décident. Ces événements se sont produits un 23 août et nous avons été au combat jusqu'à fin septembre 2010. Vous me parliez de cauchemar des IED, il m'a fallu 3 à 4 mois pour les évacuer, pour ne plus avoir un réflexe de combattant lorsque j'entendais un bruit suspect. Mais ça restera à vie, une blessure béante Ils me manquent tous les jours

LPN : N'as-tu pas eu aussi tes doutes sur ta mission notamment lorsqu'on t'a demandé de déminer les obus tombés dans la Bedraoui, là où tu as perdu tes copains ?

N. B. : On a le droit de poser des questions à propos d'une mission à son supérieur. Là, nous étions dans l'émotion Nos deux copains y ont trouvé la mort, trois autres ont été grièvement blessés et sont toujours en soin. Nous ne sommes pas des Conan le Barbare, des soldats sans foi ni loi, on est l'armée française. Ce qui m'a semblé absurde, c'est de désobuser un endroit où nous aurions pu demander un appui de mortier et donc envoyer d'autres obus Nous en avons parlé, puis on a bien préparé la mission pour que ça se passe le plus rapidement possible. On désobuse à chaque fois, lorsqu'il y a des obus qui n'ont pas explosé, pour ne pas exposer les populations.

LPN : Le devoir d'impertinence ou les blagues, voire les rires sont indispensables selon toi pour garder le moral. Comme ce sapeur légionnaire, t'est-il arrivé, depuis ton retour, d'avoir des réactions « étranges » liées à ton engagement  en Afghanistan ?

N. B. : Ces blagues nous permettent de tenir, cela renforce l'esprit de camaraderie. Quand on perd des copains au feu, certains ne veulent plus combattre. Dans ma section, il n'y a eu aucune défection, pour ne pas laisser les copains. On a vécu 6 mois à dix dans un baraquement. On se « traque » sans cesse, sur le football surtout. Moi, à chaque mauvais résultat de l'OGC Nice, j'y avais droit. Le football, c'est un élément fédérateur comme d'autres sports collectifs tels que le rugby Les sports collectifs intéressent les militaires pour cet esprit de groupe que l'on retrouve dans l'armée. 

LPN : Enfin, ne crois-tu pas que ces guérillas doivent se résoudre par l'infanterie ? Ne serait-il pas plus judicieux d'utiliser les drones, les satellites, pour localiser les déplacements de toute chaleur humaine comme cela semble être le cas à la fin de ton récit ?

N. B. : Je ne sais pas. Je suis chef d'une compagnie de combat, je ne participe pas aux missions de renseignements. La seule chose que je peux dire, c'est qu'un jour, peu avant que je m'en aille, un ballon dirigeable a été installé au dessus de la base. Il permet de voir à plus de 10 km la couleur des yeux d'une personne ou la marque de ses chaussures, c'est impressionnant. Il repère toute source de chaleur. Pourquoi là et maintenant et pas avant ? Je ne sais pas.

LPN : Pour finir, quels sont tes projets ? Vas-tu te marier avec Maguelonne ? Et si oui, retournerais-tu en Afghanistan si l'armée te le demandait ?

N. B. : Avec Maguelonne, on vient de se pacser, ce sont les 
« fiançailles modernes » comme l'a dit sa mère. Désormais, on vit ensemble.]]></description>
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<title>Pourquoi Sarkozy soigne la droite azuréenne</title>
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<description><![CDATA[
Les Alpes-Maritimes et le Var avaient voté massivement pour Nicolas Sarkozy en 2007. Pas question, pour le président, de laisser se volatiliser un tel capital électoral à un an de la présidentielle. Explications.

Printemps 2010, quelques parlementaires de la majorité décident de lancer leur mouvement à l'intérieur de l'UMP : la Droite populaire. Finies les plaisanteries. Finies l'ouverture à gauche et autres billevesées qui ne plaisent qu'à Libération et au Nouvel Observateur (et encore). Finis les clins d'oeil aux centristes nostalgiques de l'UDF de Giscard et de Barre. Le danger s'appelle (déjà !) Marine Le Pen. Après l'échec cinglant subi par le parti présidentiel aux régionales, il est donc temps de « revenir aux fondamentaux » qui ont contribué à l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. Autrement dit, le triptyque sécurité-travail-identité nationale. 

Parmi ces députés qui veulent secouer le landerneau majoritaire, deux élus du sud-est : Thierry Mariani, député du Vaucluse et futur secrétaire d'Etat aux Transports, et Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes. Avec leur collègue des Yvelines, Jacques Myard, un autre pilier de la bande, ils interviennent à tout bout de champ dans les médias. Une omniprésence efficace puisqu'ils ne tardent pas à être reçus par Nicolas Sarkozy. Depuis, le président les invite régulièrement en milieu de semaine. La dernière fois, c'était pour parler sécurité routière et radars

Si le chef de l'Etat a pu parfois s'écarter de ses engagements, il n'a, en revanche, pas perdu en cours de route ses fondamentaux « électoraux ». Nicolas Sarkozy se souvient qu'il a réalisé ses meilleurs scores au 1er et au 2e tour de l'élection présidentielle, en 2007, dans la région Provence Alpes-Côte d' Azur : 68% au second tour dans les Alpes-Maritimes et 65,5% dans le Var. Alors, à un an du prochain scrutin, il est indispensable de choyer tout particulièrement la droite azuréenne et ses élus. 

Le rapport Ciotti

Voyez Eric Ciotti. Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes a été chaleureusement félicité, la semaine dernière, par Nicolas Sarkozy pour la qualité de ses cinquante propositions sur le renforcement de l'exécution des peines de prison. Son rapport a fait l'objet d'une très grande couverture médiatique.  Voilà désormais Eric Ciotti promu dans la catégorie des « nouveaux visages », comme on dit, que l'Elysée souhaite mettre en avant pour la prochaine campagne présidentielle.

Doté d'une grande habileté, le député de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes fait, à Paris, son petit bonhomme de chemin. Eric Ciotti est régulièrement reçu en haut lieu, à l'heure du petit-déjeuner, avec un groupe de députés étiquetés « sarkozystes » comme Alain Gest (Somme) ou Dominique Dord (Savoie). Très proche de Brice Hortefeux, lorsque celui-ci était encore ministre de l'Intérieur, il continue à avoir ses entrées Place Beauveau avec Claude Guéant.
Logique : Eric Ciotti est chargé des questions de sécurité à l'UMP. Comme son mentor, Christian Estrosi, il a bien compris qu'il était indispensable de s'engager à fond sur ce thème faute de quoi le FN ne manquera pas de retrouver les électeurs que Nicolas Sarkozy lui a siphonnés en 2007. Malgré les efforts du tandem Estrosi-Ciotti, le vent du boulet n'est pas passé loin aux dernières élections cantonales. A Nice et à Cagnes-sur-Mer, il s'en est fallu de peu pour qu'un conseiller général FN ne soit élu. 

D'où la nécessité, pour l'Elysée, de veiller au grain sur la Côte d'Azur. Deuxième fédération de France après les Hauts-de-Seine, l'UMP des Alpes-Maritimes est présidée par Christian Estrosi. Le député-maire de Nice est un « sarkozyste historique ». Mais comme Brice Hortefeux, un autre fidèle, il a fait les frais du remaniement de novembre 2010 et a quitté le ministère de l'Industrie.

Depuis, il tape sur tout ce qui bouge. Sa cible favorite : Jean-François Copé qui a succédé à « son ami » Xavier Bertrand à la tête de l'UMP. Ses déclarations au bazooka contre la direction nationale du parti agacent souvent l'entourage  du chef de l'Etat mais il n'est question de désavouer publiquement Christian Estrosi. Il y a bien quelques avertissements, de temps en temps, comme cette affaire de pressing sortie opportunément un dimanche d'avril par le ministère de l'intérieur. 

Leonetti au gouvernement ?

Car même ejecté du gouvernement, le maire de la 5e ville de France reste une pièce maîtresse dans le jeu présidentiel. Il s'aligne même parfois au cordeau sur le discours élyséen. Exemple : Nicolas Sarkozy veut dissuader Jean-Louis Borloo de se présenter à l'élection présidentielle et reçoit ces temps-ci tout ce que le centre compte de députés, de sénateurs et de grands élus. La drague du centre tourne à plein régime. Christian Estrosi n'est pas le dernier à y participer : n'a-t-il pas invité récemment ses camarades de l'UMP à ne pas «utiliser le chantage » pour faire pression sur les centristes ?

Et puis Christian Estrosi montre l'exemple dans son département : ainsi ménage-t-il tout particulièrement Jean Leonetti, le député-maire radical d'Antibes. Nicolas Sarkozy lui-même est également plein d'attentions pour celui qui a refusé de suivre  Jean-Louis Borloo dans sa scission avec l'UMP. Mieux : Jean Leonetti  a lancé le 14 juin un club de réflexion baptisé « République et Humanisme ». L'objectif est de rassembler des députés de sensibilité humaniste et sociale qui veulent faire entendre leur différence tout en restant à l'UMP. 

Jean Leonetti pourrait donc bien être récompensé de tous ses efforts. Un remaniement du gouvernement se prépare en coulisses d'ici à la fin du mois avec le départ attendu de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, pour la direction du FMI. Voilà une belle occasion de faire entrer dans l'équipe Fillon quelques centristes ou radicaux. 
Toutes les hypothèses circulent concernant le député-maire d'Antibes qui était déjà fortement pressenti à l'automne dernier : un ministère ? Un secrétariat d'Etat ? La présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale si l'actuel titulaire du poste, Christian Jacob, venait à être appelé par le président de la République ? Autant de conjectures encore bien incertaines : la logique politique voudrait, en effet, que Nicolas Sarkozy cherche à promouvoir des parlementaires tentés par l'aventure Borloo

Falco reçu à l'Elysée

Jean Leonetti n'est pas le seul élu azuréen à être courtisé par le président de la République. Le sénateur-maire UMP de Toulon, Hubert Falco, a ainsi été reçu à l'Elysée pendant le week-end de l'Ascension. Il y a quelques semaines, l'ancien secrétaire d'Etat aux Anciens combattant s'était épanché publiquement sur tout l'intérêt qu'il portait à la démarche de Jean-Louis Borloo. Borloo que le patron de la droite varoise apprécie et connaît bien pour avoir été son ministre délégué aux personnes âgées dans le gouvernement de Dominique de Villepin. 

Depuis son départ du gouvernement, en novembre dernier, Hubert Falco n'avait pourtant pas manqué d'alerter Nicolas Sarkozy sur la nécessité de renouer avec les « territoires » et de ne pas oublier la province. Message reçu cinq sur cinq, semble-t-il, si l'on en juge par la présence du président de la République à l'inauguration d'une gendarmerie à la Londe en mai dernier.

Nicolas Sarkozy n'a sans doute pas fini de venir en terre azuréenne dans les onze prochains mois. En attendant, c'est François Fillon qui doit passer une journée à Nice le 17 juin. Le premier ministre y animera une grande réunion avec les ténors locaux de l'UMP à Acropolis. Certains y voient d'ores et déjà l'esquisse d'un front anti-Copé mené de concert par Christian Estrosi et François Fillon qui n'apprécient guère le secrétaire général de l'UMP. Ambiance 

Romain Thomas]]></description>
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<title>Métropole : Guerre de mots au Conseil général 06</title>
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Les élus du Conseil général des Alpes-Maritimes ont fait assaut de rhétorique lors de la présentation de l'unique délibération visant à avaliser ou à refuser la nouvelle métropole niçoise et le transfert des compétences qui doit accompagner sa création.

Ainsi, le département perd-t-il trois compétences obligatoires, les transports scolaires, la voirie et la promotion économique du territoire à l'international.

4 compétences transférées

A tout seigneur, tout honneur, c'est le président, Eric Ciotti, qui a ouvert les débats. Il n'a eu de cesse de marteler son argument phare : « Pour les communes qui sont déjà en communauté urbaine, cela ne change rien ». Outre les trois compétences départementales transférées, la Métropole récupère aussi l'une des prérogatives de la Région, le développement économique. « La Métropole va dessiner un projet d'aménagement du territoire, renforcer les pôles d'excellence, et créer des emplois » dixit un Eric Ciotti enthousiaste qui ajoute : « Cette démarche fusionnelle ambitieuse est basée sur le volontariat, rien n'a été imposé, elle est une chance historique pour les Alpes-Maritimes ».

Dans le détail, le transport scolaire a déjà été transmis à la communauté urbaine et ne représentera que 1,6 M ; pour la promotion à l'étranger, cela est égal à la subvention accordée à Team Côte d'Azur soit pour ce territoire, 1,3 M ; enfin, pour le réseau routier, le transfert concernera près de 240 agents dont 50 cadres au siège qui feront l'objet d'un traitement au cas par cas, soit au total 10 M pour le fonctionnement ce qui comprend les bâtiments, les taxes et les véhicules. Le parc de l'équipement restera dans le giron du Département. Considérant les investissements, le montant devrait osciller entre 45 et 28 M et fera l'objet d'une négociation. La Métropole sera le seul intervenant sur les routes ce qui est un gage « de cohérence » selon Eric Ciotti qui évoque la logique du périmètre du préfet Lamy calqué sur le Comté de Nice.

Marie-Louise Gourdon : « Un découpage incongru »

C'est justement sur ce périmètre que l'opposition s'est lâchée. Outre le fait que le comté de Nice inclut normalement tout l'est, Marie-Louise Gourdon le trouve « incongru ». Pour l'élue du groupe PS-Radical Ecologiste, la population n'a pas été concertée, la Métropole isolant l'est et l'ouest, coupant en deux un département désormais fractionné, « balkanisé ».

Pour l'élu écologiste, Jean-Raymond Vinciguerra, ce découpage en Métropole, n'est rien d'autre que de la « quincaillerie budgétaire ». Pour lui, « on parle de compétition internationale, de pôles d'excellence dont aucun n'est situé dans la Métropole, on ne se serait pas trompé du côté du Var en créant cette Métropole rurale ? ». L'élu aurait préféré un syndicat mixte intercommunal respectant chacun. Pour le Radical socialiste, Patrick Mottard, la Métropole n'est pas un élément de clarification. « Cela devient un véritable millefeuille administratif et il est bien difficile d'expliquer aux populations qui fait quoi ». Il a tout de même salué la logique de la réforme territoriale 

Les contradictions et dissonances à gauche

Premier bémol ? Effectivement, Antoine Damiani, maire PS de  Carros enfonce le clou. Il se dit « pas effrayé par la Métropole et ni par l'hégémonie niçoise ». Ayant voté pour à la communauté urbaine, il récidive au Conseil général. La scission est consommée à gauche d'autant que l'intervention de l'élu communiste, Francis Tujague finit par rendre complètement incohérente la position de la gauche. En effet, il dénonce un périmètre qui englobe des communes qui ne veulent pas y être comme la Tour-sur-Tinée, et 4 autres qui voudraient y être mais qui n'y sont pas.

Et de s'inquiéter du manque de sources de financements avec de probables hausses d'impôts à venir, d'une identité rurale et montagneuse niée, d'un manque de dialogue Mais alors qu'il annonce un vote contre, qui sont donc ces fameuses 4 communes qui voudraient être dans la Métropole. Ne s'agirait-il pas de Bonson, Gilette, Le Broc et Gattières, ces deux dernières étant gérées par des maires PCF ? Le différend financier qui les oppose à Carros les empêche d'intégrer la communauté urbaine comme la Métropole

Eric Ciotti : « Arrêtez de soulever des peurs ! »

Dans ce marché de dupes, José Balarello ajoute sa pierre. « Les Métropoles ont été créées pour concurrencer les autres Métropoles européennes ». Soit, mais alors Jean-Raymond Vinciguerra a raison, le périmètre n'englobe pas les pôles de compétitivité actuels Eric Ciotti, lui, boit du petit lait face aux dissensions de l'opposition. Il n'en a pas moins tenu à répondre à Marie-Louise Gourdon sur la « balkanisation » du département.

« On passe de 14 établissements publics intercommunaux à 6, cela ne me semble pas incongru ». Quand aux reproches de manque de dialogue des populations, Eric Ciotti en appelle aux résultats des élections cantonales récentes dans les secteurs concernés par la Métropole où tous les candidats de la majorité départementale se sont imposés Et le président de se projeter. « En 2014, on siègera à la Région On représente 23 % de la population et nous n'avons que 16 % de subventions régionales, a contrario du Vaucluse ou des Bouches-du-Rhône. Les Alpes-Maritimes sont mal servis ». Et de conclure face aux soupçons de fiscalité accrue émis par la gauche : « Arrêtez de soulever des peurs ! ».

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Cannes : François Fillon pour ouvrir le 107e congrès des notaires</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/cannes-françois-fillon-pour-ouvrir-le-107e-congrès-des-notaires-45726.html</link>
<description><![CDATA[
Le garde des Sceaux et ministre de la Justice, le président du Conseil constitutionnel et le premier ministre, le député-maire Bernard Brochand : le 6 juin, jour de la séance solennelle d'ouverture du 107e Congrès des notaires, a décidément été un jour faste et solennel dans le cadre, non moins solennel, du grand auditorium du Palais des Festivals et des Congrès encore tout auréolé du dernier palmarès du 64e Festival de Cannes, présidé par Robert de Niro et abondamment filmé par les télévisions du monde entier.

Le fils de notaire, à la tribune, n'est pas forcément celui que l'on pense », la formule telle qu'elle a donc été prononcée à la tribune a permis de révéler publiquement que notre Premier ministre était, justement, fils de notaire de campagne et ceci, au delà de l'actualité patente de cette charge dans les récents jours et débats, a vraisemblablement motivé l'honneur qui était fait à la profession de la venue d'un des plus hauts personnages de l'Etat, à Cannes, pour ouvrir les travaux du congrès. 

Dans son allocution, avec à propos, le chef du gouvernement s'est plu à raconter comment son père s'était « décarcassé » comme on le dit en Provence et à le croire, on le fait aussi dans la Sarthe, à fouiller, à maintes reprises, les archives d'un client et ce, de la cave au grenier, pour se voir répondre quant à un droit de passage qui, au final, n'existait pas :« Si tu passes (sous entendu, sur mon chemin et dans mon terrain), c'est bien parce que je le veux bien !... ».

Bernard Brochand, quelques temps auparavant, s'était attiré les applaudissements de la salle archi comble en rappelant qu'aujourd'hui les offices de notaires étaient véritablement plus que jamais un service public puisque, désormais, ils étaient même là où les bureaux de poste ne sont plus !

Quatre jours de travaux, quatre commissions et un thème pour ce rendez vous de la profession : le financement. Nous l'avons déjà souligné, ceci dans une actualité brulante que François Fillon s'est plu à commenter pour rassurer ensuite et s'employer enfin à dissiper les malentendus et les craintes émises. 

Parler argent

Les discours du rapporteur général Olivier Herrnberger, ensuite du Président Henri Brugerolle, ont cadré le débat, au regard du projet de réforme, notamment en matière de donations et de régime matrimonial pour adapter le patrimoine des Français et le protéger vis à vis de l'évolution de notre société, tant pour les citoyens que pour les chefs d'entreprises lorsqu'il s'agit de relever des défis. 
Le notaire est marqué du sceau de la République et peut se définir comme le relais  entre les pouvoirs publics et les citoyens, entre l'Etat et les Français. Un rôle qu'il doit tenir avec l'authenticité et l'intérêt général comme garants, tant le rôle de conseil est aujourd'hui difficile et doit être sacré. On ne le sait que trop (et François Fillon l'a dit également), le notaire est toujours là dans les familles en des moments clés, graves, où l'accompagnement est nécessaire tout comme la sérénité et la sécurité afin de pérenniser la rigueur, la confiance, l'autorité et la probité, autant de valeurs reconnues et fondamentales dans la profession.

Le congrès a été l'occasion de parler argent car, pour entreprendre, il en faut mais il a constamment été rappelé qu'en la matière l'on doit aujourd'hui plus que jamais parler argent sans pour autant oublier le droit et l'ensemble des actes juridiques qui permettent d'assurer les citoyens et de les rassurer vis à vis de leur patrimoine, souvent transmis ou encore chèrement acquis après des années de travail. 
Là encore, on a évoqué l'argent immatériel actuel et les dangers de l'électronique. Une occasion de redire l'importance de nos références françaises dans cette profession où la tradition est vécue au quotidien et inscrite, transcrite, en lettres d'or et a même été reprise dans les pays neufs, rien moins que la Chine - l'internationale du notariat compte quatre vingt un pays- et même dans des pays qui appliquent le « common law ».

Le premier ministre a souligné la nécessaire loyauté de la profession qui légitime d'ailleurs son alliance avec l'Etat. Il s'est attaché à rendre à l'acte authentique toute son aura lorsqu'il est en butte aux défis actuels. Il a rappelé l'importance de la qualité du travail dans les offices pour abolir les distances et rapprocher les parties grâce à l'électronique  et la télépublication des actes. « La qualité reste, le prix on l'oublie ! » a-t-on entendu et, de même, en dernier hommage à cette profession qui ,a Cannes pour son congrès accueille quatre jours durant pas moins de trente cinq délégations étrangères : « Si vous n'existiez pas, il faudrait vous inventer ! ».

Frédéric Jaubert]]></description>
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<title>Mougins prépare  la sixième édition des Etoiles</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/mougins-prépare-la-sixième-édition-des-etoiles</link>
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« Tout le monde veut venir, (et même revenir !) à Mougins pour les Etoiles » s'est exclamé, avec fierté, Richard Galy sur la terrasse de l'Amandier, devant un parterre de journalistes et de chefs réunis pour la présentation de la sixième édition de cette manifestation qui, désormais, joue dans la cour des grands. « Comment aurait-on pu imaginer en arriver là ?  a poursuivit le premier magistrat  lorsqu'avec Bocuse, Lenôtre et Troisgros, à l'issue de la première édition,  j'ai donné rendez-vous à l'année prochaine devant mon équipe harassée mais médusée de me voir déjà partant pour recommencer ! ».

Avec un passé prestigieux tant au niveau de l'art que de la cuisine du soleil, avec une renommée bâtie sur des noms, tels Roger Vergé qui a laissé son empreinte à l'Amandier, désormais refait à neuf et transmis à Denis Fétisson, le jeune chef de la place, descendu de sa montagne, Mougins est au coeur de la seconde région de France étoilée. 
Le festival « Les Etoiles de Mougins » constitue désormais une référence, un incontournable temps fort de la gastronomie française, européenne et pourquoi pas mondiale, sachant le pourcentage d'étrangers qui fréquentent avec assiduité le sud de la France tout au long de l'année. 

Vingt trois pays invités en 5 ans et 250 journalistes pour 250 000 visiteurs en 2010 ! Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 231 chefs reçus, 276 étoiles au guide Michelin dont 27 chefs trois étoiles depuis 2006 Mougins a conquis et acquis ses lettres de noblesse et accueille déjà des demandes d'organisation d'événements et de festivals de la gastronomie à Los Angeles, sur la riviera italienne, Casablanca et même jusqu'à l'île Maurice ! Un pas de plus vers le souhait ardent de Richard Galy de conserver cette renommée et cette qualité, mais surtout de faire de sa ville une étape reine au chapitre des métiers d'art, avec la reconnaissance de la dimension gastronomique de la restauration et des chefs étoilés. 

Eric Frechon invité d'honneur

La conférence de presse, ouverte par Jean Michel Poupart, a été l'occasion d'en connaître un peu plus sur les invités prestigieux de ce sixième rendez-vous de septembre dont le principe reste le même : un plateau de chefs, dans le plaisir et le partage, le goût et les saveurs, en public pour un grand moment de convivialité. Cette année, après une année 2010 dédiée à la femme avec Carole Bouquet en hôte de référence, après un vendredi dédié aux professionnels autour d'un forum de la restauration, le week-end du 16 au 18 septembre, le thème retenu est « Chef d'oeuvre ou oeuvre de chefs ? ».

Mougins veut ainsi s'inscrire dans une quête de reconnaissance pour ces artistes que sont les chefs, créateurs d'émotion, au même titre que les peintres et les sculpteurs qui, justement cette année, sont eux aussi à l'honneur !

Après Anne Sophie Pic, cette année, l'invité d'honneur est Eric Frechon. Parrain de la manifestation, ce normand a déjà été chez les plus grands, à commencer par les locaux méridionnaux, chez Roger Vergé et Christian Willer, ensuite Marc Veyrat, Emile Jung puis chez Anne Sophie Pic, justement. 

Ses trois étoiles, décernées en 2009, l'année même où il est élu « Chef de l'année », il les a cultivées à Paris, à la Tour d'Argent, puis à l'Hôtel de Crillon, aux côtés de Christian Constant sept années durant, avant d'être promu Meilleur ouvrier de France en 1993, ce qui lui ouvre les portes du restaurant gastronomique du Crillon. En 2010, Eric Frechon ouvre le Mini Palais, un projet longuement muri.

L'art en thème majeur 

Cette année encore, les démonstrations seront au rendez-vous avec des espaces à thème, des accords mets champagne avec les partenaires, et une première nouveauté : « Le placard de la Cambuse » qui sera une surprise, y compris pour les chefs invités qui devront se débrouiller avec ce qu'ils y trouveront ! 

Confirmation des concours avec, bien sûr, celui des sommeliers en ouverture plus un petit dernier, celui des amateurs avec, tenez vous bien, Frédéric Anton du Pré Catelan aux commandes. 
Le dimanche se tiendra au village le concours international du jeune chef « Les Espoirs de Mougins », un concours ouvert à tous les cuisiniers professionnels qualifiés, un creuset de jeunes talents. 
Tous les métiers seront à l'honneur. Les plasticiens seront aux côtés des chefs pour des préparations hautes en couleur réalisées à quatre mains ! Les boulangers, les pâtissiers, les sommeliers, tous seront  à l'oeuvre et le public découvrira les ateliers enfants, une librairie, l'allée des saveurs, un espace street-food, le coin des épices et bien d'autres animations, tables rondes et conférences. Ajoutez à cela un espace Lenôtre, des expositions artistiques, le monde des Moulins et bien d'autres rendez-vous encore ! Thème majeur tout au long des rendez vous du salon, celui de l'art puisque Mougins et la région Paca accueillent, cet été, la grande exposition de l'art contemporain et l'Eco Parc, une rare exposition sur la sculpture autrement avec les grands noms de l'Ecole de Nice : Arman César, Ben etc 

En clôturant son intervention, le maire de Mougins a donné un instant la parole au directeur du Musée classique qui s'ouvre ces jours-ci à Mougins et devrait très vite devenir un lieu rare et renommé, tant sur le plan de l'histoire que de la peinture et de la sculpture, grâce à la richesse et à la beauté exceptionnelle des pièces présentées depuis l'époque classique grecque et romaine jusqu'aux oeuvres des maîtres du début du XXe siècle avec Picabia, Matisse etc. 

Frédéric Jaubert

Office de tourisme de Mougins Vaste Horizon Bd Courteline 
06250 Mougins 

Tel : 06 13 02 36 80 
Mail : g.lhotte@villedemougins.com]]></description>
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<title>Le Club Europe Azur est né</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-club-europe-azur-est-né</link>
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Depuis son élection comme député européen, Gaston Franco n'a pas ménagé ses efforts pour convaincre les décideurs politiques locaux de créer une agence européenne proposant un guichet unique pour que les Alpes-Maritimes bénéficient plus de fonds européens qu'actuellement.

Au final, le nom seul change, ce sera un Club Europe Azur qui aura ses bureaux au sein du Centre universitaire méditerranéen (Cum), là où se tiennent les séances de Nice Côte d'Azur (NCA).

Guichet unique 06 pour l'octroi de financements européens

C'est en présence du sous-préfet, Raymond Floch, délégué à la Montagne, du député-maire de Nice, Christian Estrosi, président de NCA, du président du Conseil général, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, du député européen, Gaston Franco, et du commissaire à l'aménagement des Alpes, Jean-Pierre Chomienne, que ce nouvel outil a été créé à Nice. Outre les collectivités politiques locales, ce club regroupera toutes les forces économiques du département. Plus d'excuses sur la complexité du montage des dossiers, des experts seront présents pour aplanir toutes les difficultés, charge à Gaston Franco, élu meilleur député européen en 2010, de relayer les demandes de financements des Alpes-Maritimes. 

Forces politiques, économiques et éducatives réunies

Un groupe informel d'une vingtaine d'élus et décideurs se réunit depuis plus d'un mois au Cum pour préparer « cette naissance » qui a ravi Gaston Franco qui se félicite, outre les politiques, de comprendre dans ce regroupement de forces vives, l'université Nice Sophia Antipolis (Unsa), la Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) Nice Côte d'Azur, la Chambre de métiers 06, et la préfecture des Alpes-Maritimes. Eric Ciotti a rappelé qu'entre 2007 et 2013, 68 M de fonds européens ont été mobilisés pour l'ADSL, les études sur le tramway, ou encore sur les projets de rénovation urbaine. Il s'agira de faire encore mieux à l'avenir au travers notamment de la Métropole qui va devenir l'un des interlocuteurs majeurs de Bruxelles pour le département.

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Quand Mougins reçoit la Région</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/quand-mougins-reçoit-la-région</link>
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Un an à la Région où il siège désormais, Richard Galy, le maire de Mougins, a fait un rapide bilan de son expérience en accueillant dernièrement Thierry Boissier avec quelques élus et la presse.

L'occasion de dire son action puisqu'il siège dans de nombreuses commissions à commencer par la commission permanente ensuite celles du transport et de l'éco-mobilité, du sport de la jeunesse et de la vie associative. L'occasion une fois encore de lever le voile sur l'action du conseiller régional et surtout des missions du Conseil régional toujours mal perçu car méconnu.

Une ouverture intéressante à l'heure de la prochaine mise en place des conseillers territoriaux dont le public, à ce jour, ne sait pas grand chose si ce n'est qu'ils seront les piliers de l'intercommunalité qui devrait être mise en place par les préfets si les élus ne veulent pas se marier et collaborer d'eux même.

Richarg Galy a fait le tour de la question après avoir, sur le terrain, fait faire le tour de sa commune à toute la délégation, revenue au village en fin d'après-midi, stupéfaite de la beauté du lieu, de la rareté et des richesses du site, comme de la qualité de l'environnement de Mougins. Notre département des Alpes-Maritimes souffre souvent, il est vrai, d'une profonde méconnaissance de la part de trop nombreux élus venus d'ailleurs et beaucoup de personnes ne retiennent de la Côte d'Azur que le mauvais côté des choses : les paillettes, la cherté de la vie et les peoples de nos plages, les boutiques de luxe et les embouteillages sur la Croisette, le Festival et ses nantis etc.

Subventions

Richard Galy a mis l'accent sur l'esprit de travail qui anime son groupe et le Conseil régional dans son ensemble avec, en premier, le lourd et difficile dossier du transport depuis les TER et leurs retards incessant qui vont fort heureusement en s'améliorant, ensuite la cherté des abonnements et les espoirs de voir les jeunes et les travailleurs bénéficiers de tarifs préférentiels. En fin de parcours le maire a dit un mot sur la ligne du LGV, et de cette ardente obligation où tout n'est pas réglé et où il faudra se résoudre à attendre 2030.

Un mot au passage et toujours sur le dossier des routes et de l'A8, dans un pays où 80% de la population vit sur 10% du territoire en littoral, de surcroit avec toutes les difficultés que cela comporte même si la SNCF est en passe de porter la ligne Cannes-Nice à trois voies ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, tout comme de doter le littoral d'une navette qui desserve le bord de mer tous les quart d'heures.

Au passage le maire a réexpliqué, à ses élus comme a ses administrés, les bienfaits de la Région en matière de subventions pour les studios de l'école de danse Rosella Hightower, pour les lycées, pour les travaux communaux d'aménagement qu'il s'agisse du prieuré Notre-Dame de Vie, la piscine des Campelières, du gazon synthétique du stade de la Valmasque , la pépinière d'entreprises de la communauté d'agglomération Pôle Azur Provence 
(1,3 M d'euros), la ligne du SITP avec le bus à haut niveau de service (1M d'euros) et bien des dossiers encore.

Frédéric Jaubert

Photo : Après la découverte de Mougins depuis l'Eco Parc jusqu'à la chapelle de N-D de Vie,  la conférence de presse s'est tenue a l'Office de tourisme.]]></description>
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<title>Jacques Peyrat :  son retour au barreau sans oublier la politique</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/jacques-peyrat-son-retour-au-barreau-sans-oublier-la-politique</link>
<description><![CDATA[
L'ancien maire de Nice redevient avocat tout en gardant un oeil sur les prochaines échéances électorales

Depuis le 20 avril, Jacques Peyrat a réendossé sa robe d'avocat. A 79 ans, l'ancien maire de Nice retrouve la passion qu'il l'a animée pendant 40 ans : celle de plaider. Me Peyrat s'est installé avenue Jean Médecin dans le cabinet de son ami et confrère André Chauvet qui siège, au nom de l'Entente Républicaine, dans l'opposition au conseil municipal de Nice. 

Les dossiers commencent à s'empiler sur le bureau de Jacques Peyrat. Il s'en félicite après avoir noté qu'il est bien difficile de sortir des méandres administratifs pour s'inscrire de nouveau au barreau, même après des décennies d'expérience. C'est en 2004 que Jacques Peyrat s'est arrêté : il avait continué à plaider après son élection à la mairie, en juin 1995. « Mais au bout d'un moment, cela n'était plus possible en terme d'agenda », commente l'ancien sénateur-maire.

Candidat sur la 1ère circonscription ?

S'il renoue avec bonheur avec son métier, Jacques Peyrat n'en oublie pas moins la politique. Il attend d'abord de savoir quelle suite sera donnée au recours qu'il a déposé auprès du tribunal administratif suite aux élections dans le 14e canton de Nice en mars dernier.
Ensuite, Jacques Peyrat ne s'en cache pas.

Il ne baisse pas la garde après l'épisode des cantonales pour lesquelles il a reçu le soutien de Marine Le Pen et du Front National. Il réfléchit à une candidature aux élections législatives de juin 2012. Même s'il a été député de l'actuelle 2e circonscription (détenue aujourd'hui par Muriel Marland-Militello) de 1997 à 1998, il pourrait bien défier le président UMP du Conseil général, Eric Ciotti, dans son fief de la 1ère circonscription. 

Jacques Peyrat réunira dans les semaines à venir ses amis de l'Entente Républicaine pour préparer les prochaines échéances. Affaire à suivre

Romain Thomas]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Législatives :  l'autre élection de 2012</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/législatives-l'autre-élection-de-2012</link>
<description><![CDATA[
Dans un an tout juste (10 et 17 juin 2012), les Azuréens seront appelés à voter pour élire leurs députés dans les 9 circonscriptions des Alpes-Maritimes. Des circonscriptions remodelées par le redécoupage du gouvernement. Le point sur les enjeux d'un scrutin qui interviendra dans la foulée de l'élection présidentielle.

1re circonscription : qui contre Ciotti ? Il ne fait de doute pour personne que le président du Conseil général se représentera sous les couleurs de l'UMP. Dans cette circonscription du centre et de l'est niçois (1er, 2e, 3e, 8e, 12e canton), Eric Ciotti espère surfer sur une réélection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour emporter un deuxième mandat. A gauche, Patrick Allemand, le premier secrétaire du PS 06 et ancien conseiller général du 12e canton, et Marc Concas, conseiller général (PS) du port, au coeur de la circonscription, sont sur les rangs pour affronter celui qui pourrait être l'un des « nouveaux visages » de la campagne du président sortant, dixit le Journal du Dimanche d'il y a 15 jours. L'ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, a également très envie de défier Eric Ciotti dans son fief : il réfléchit à une candidature qui pourrait, comme pour les cantonales de mars dernier, recevoir le soutien du Front National. Marine Le Pen n'a-t-elle pas indiqué récemment qu'elle investirait des candidats qui ne sont pas membres du FN dans le cadre d'un « rassemblement des patriotes ».

2e circonscription : Ginésy pour l'instant seul en lice. Depuis deux ans, le maire de Péone-Valberg fait campagne. Fort de la pré-investiture de l'UMP et de ses trois passages à l'Assemblée nationale entre 2005 et 2010, Charles-Ange Ginésy est parti très tôt à l'assaut de cette nouvelle circonscription qui va de Carros à la vallée du Cians et de l'Estéron en passant par Grasse et Vence. Une circonscription que la gauche juge prenable sans pour autant avoir encore désigné de candidat (peut-être l'écologiste André Aschieri, maire de Mouans-Sartoux ?).

Quoi qu'il en soit, Charles-Ange Ginésy met ses équipes en ordre de marche. L'association des Amis de Charles-Ange Ginésy, présidée par l'un de ses fidèles, Henri Trompier, laisse désormais la place à un comité de soutien. Le 26 mai dernier, il l'a officiellement lancé devant plus de 300 personnes réunies au Castellet à Carros. Le député et président du Conseil général, Eric Ciotti, en est le président d'honneur. Les parlementaires Michèle Tabarot, députée-maire du Cannet, Louis Nègre, sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer et Jean-Pierre Leleux, sénateur-maire de Grasse en sont membres de même que 53 des 72 maires et quasiment tous les conseillers généraux de la circonscription. Deux figures du moyen et du haut-pays, le Dr Alain Frère (Levens) et l'ancien sénateur José Balarello (Tende), ont également tenu à apporter leur appui à Charles-Ange Ginésy. Deux noms manquent à l'appel : la conseillère générale de Vence, Anne Sattonnet, qui pourrait se lancer sous les couleurs du Parti Radical auquel elle appartient, et le député-maire de Nice, Christian Estrosi, dont Ginésy est pourtant l'actuel suppléant dans la 5e circonscription. 

3e circonscription : Salles en route pour un sixième mandat. En 2007, le centriste, élu depuis vingt-trois ans, avait affronté Dominique Boy-Mottard, alors toujours membre du PS et conseillère générale du 7e canton. Dans la foulée de la victoire de Nicolas Sarkozy, sa réélection avait été confortable. S'il avait choisi de soutenir François Bayrou au premier tour, l'adjoint au maire de Nice s'était rallié à Nicolas Sarkozy au second. En 2012, suivra-t-il l'aventure présidentielle de Jean-Louis Borloo ? Rudy Salles reste prudent même s'il se dit favorable à une candidature centriste à l'élection présidentielle. Beaucoup dépendra de l'issue de celle-ci et des négociations entre l'UMP et le Nouveau Centre auquel Rudy Salles appartient. Mais Rudy Salles mise sur son enracinement pour échapper aux éventuelles contingences électorales au sein de la majorité. Le député sortant pourrait bien affronter Patrick Allemand si celui-ci n'est pas candidat sur la 1ère. 

4e circonscription : Cherki en embuscade contre Guibal. C'est l'un des combats les plus attendus de ces élections législatives : Stéphane Cherki, le maire d'Eze, entend bien déboulonner le député-maire (UMP) de Menton, Jean-Claude Guibal. Ce dernier peut se satisfaire d'avoir soutenu Xavier Beck, le maire de Cap d'Ail, qui a battu le sénateur-maire de St-Jean-Cap-Ferrat dans le canton de Villefranche-sur-Mer. Mais Stéphane Cherki mise sur l'usure de son rival et son profil atypique pour faire vaciller la citadelle mentonnaise. Autre prétendant : Gérard Spinelli. Le flou demeure encore sur les intentions du maire de Beausoleil. Il attend de connaître l'issue  qu'il espère évidemment favorable  de l'affaire de la tour Odéon de Monaco dans laquelle il a été mis en examen en novembre 2009. Il faudra également compter avec la socialiste Pascale Gérard, vice-présidente du Conseil régional. Celle qui est la chef de file de l'opposition de gauche au conseil municipal de Menton avait déjà été candidate en 2007 dans cette circonscription ancrée à droite. A noter que, dans le cadre du redécoupage, les cantons de Contes et de l'Escarène rejoignent le littoral de Villefranche à Menton et la vallée de la Roya. 

5e circonscription : Estrosi conforté par la métropole. Avec Rudy Salles, le député-maire UMP de Nice est le doyen des députés des Alpes-Maritimes. Elu en 1988, Christian Estrosi a toujours été très bien réélu dans une circonscription qui va de l'ouest de Nice à la vallée de la Tinée. L'ancien ministre de l'Industrie sera très vraisemblablement à nouveau candidat en juin 2012. Il pourra s'appuyer sur la Métropole Nice Côte d'Azur et sa force de frappe : ses frontières regroupent assez largement celles de la 5e circonscription dans le haut-pays (la Vésubie, notamment). A Nice, un canton stratégique a basculé à droite en mars dernier : le 14e dont la nouvelle conseillère générale est Dominique Estrosi-Sassone, l'ex-épouse du maire de Nice. 

6e circonscription : Luca face au FN ? Lionnel Luca (UMP) devrait se représenter dans une circonscription dont il est le député depuis 1997. Une circonscription amputée du canton de Vence et recentrée sur le littoral avec St-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer et Villeneuve-Loubet. L'une des clés du scrutin réside dans le score d'un Front National toujours très haut dans cette partie du département. Aux cantonales de mars dernier, le canton de Cagnes-Centre a bien failli basculer dans l'escarcelle du parti de Marine Le Pen. C'est pourquoi Lionnel Luca et ses amis de la Droite Populaire ne manquent jamais une occasion d'inviter la majorité à se recentrer sur les fondamentaux qui ont fait la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007 (travail, sécurité, identité nationale, lutte contre l'immigration).

7e circonscription : Leonetti toujours en position de force. Le maire d'Antibes reste à l'UMP : Jean Leonetti a opposé une fin de non-recevoir à ses amis radicaux qui voulaient le voir quitter le parti présidentiel comme Jean-Louis Borloo. Mieux : il participe désormais aux réunions du bureau politique de l'UMP. Député depuis 1997, Jean Leonetti ne semble guère en danger dans une circonscription qui, elle aussi, a été redécoupée. Au grand désespoir du maire de Vallauris-Golfe-Juan, Alain Gumiel, qui voit sa commune partagée entre deux circonscriptions, la 7e et la 8e.

8e circonscription : un remake de 2007 en baie de Cannes ? Il y a un an, Bernard Brochand créait la surprise en déclarant tout de go qu'il briguerait sa propre succession aux élections législatives, soit deux ans avant l'échéance. Le député-maire UMP de Cannes sollicitera donc en 2012 un troisième mandat dans une circonscription qui compte désormais la ville de Vallauris sur son territoire. En 2007, il avait affronté un autre membre du parti présidentiel, Henri Leroy, maire UMP de Mandelieu-la-Napoule et vice-président du Conseil général. Cette primaire avait alors agité la droite locale. Ce scénario se reproduira-t-il l'année prochaine ? Philippe Tabarot, leader de l'opposition de droite au conseil municipal, et conseiller général UMP de Cannes-Centre, s'interroge sur l'opportunité d'une candidature à moins de deux ans des prochaines municipales. Quant à Henri Leroy qui a été réélu conseiller général de Cannes-Ouest en mars dernier, il n'a pas encore dévoilé ses intentions.

Reste que l'un de ses proches, David Konopnicki, élu en novembre dernier, délégué UMP de la 8e circonscription, vient d'adresser un courrier à Bernard Brochand précisément au sujet des élections législatives. Il lui demande de choisir un autre suppléant que son premier adjoint, David Lisnard. « Je crois qu'il est important que vous désigniez un suppléant issu d'une autre commune que la vôtre. Une telle décision serait un signe fort envers nos 3600 adhérents et nos territoires », écrit David Konopnicki, qui poursuit : « Ayant lu, avec attention, votre volonté d'un rassemblement intercommunal le plus large possible, je ne doute pas un instant que vous emprunterez la voie de l'unité ». 

Quelques jours avant l'initiative de David Konopnicki, David Lisnard avait lui-même confirmé, à l'occasion d'un tchat municipal, qu'il formerait à nouveau un tandem avec Bernard Brochand aux législatives.

9e circonscription : qui face à Michèle Tabarot ? Réélue dès le 1er tour en 2007, la députée-maire UMP du Cannet est fort bien implantée dans son fief. Sa circonscription n'a toutefois pas été épargnée par le redécoupage : trois cantons (Grasse-Nord, St-Vallier-de-Thiey, St-Auban) rejoignent la 2e. Michèle Tabarot perd ainsi le haut-pays grassois qu'elle affectionne tout particulièrement et se recentre sur le sud de Grasse, Mouans-Sartoux, Pegomas, Auribeau, La Roquette, Mougins et Le Cannet. La présidente de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale doit également choisir un nouveau suppléant puisque Jean-Pierre Leleux, maire de Grasse, a été élu sénateur en septembre 2008. 

On ne sait pas encore si Michèle Tabarot retrouvera sur son chemin son adversaire de toujours, l'écologiste André Aschieri. Le maire de Mouans-Sartoux serait plutôt tenté de se présenter sur la 2e et bénéficierait du soutien des socialistes. 

Romain Thomas]]></description>
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<title>« The tree of life » : Une palme attendue</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/«-tree-life-»-une-palme-attendue</link>
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Il aurait dû être présent à Cannes en 2010 mais quelques jours seulement avant le début de la conférence de presse de la sélection, Terrence Malick avait refusé l'invitation, prétextant des soucis de montage.

Dès lors, sa présence en 2011 était fort attendue et la chose avait été décidée dès le mois d'août 2010.

L'arlésienne Terrence Malick

Après une si longue attente, pas étonnant que « The tree of life » se soit vu décerner la Palme d'Or du 64e Festival de Cannes. Il faut dire que le metteur en scène, Terrence Malick, aux réalisations rares, s'est évertué à jouer à l'arlésienne avec les photographes et les journalistes. L'homme déteste être pris en photo tout comme il ne supporte pas une trop grande médiatisation.

Malgré la palme, Terrence Malick, jusqu'au bout, sera resté invisible Avant même le début du festival, Le Petit Niçois avait annoncé « The tree of life » comme la plus probable Palme d'Or. Ce sont donc les producteurs du film qui sont montés sur la scène pour récupérer le précieux trophée des mains de la mythique actrice, Jane Fonda. Nul doute qu'après le très confidentiel « Oncle Boonmee », « The tree of life » fera figure de Palme plus « commerciale » même si le film déroute et déroutera, à n'en pas douter, les spectateurs des salles obscures. Au final, le palmarès apparaît presque consensuel à quelques exceptions près ou à quelques oublis aussi comme le désormais officiel maudit du festival, Pedro Almodovar, qui repart sans Palme (encore une fois) et sans prix

Beaucoup avaient parié aussi sur « This must be the place » de Paolo Sorrentino, un film qui a beaucoup plu à Robert de Niro jugeant la performance de Sean Penn « remarquable », mais qui lui aussi repart bredouille. A priori, pas d'unanimité au sein du jury mais un souci de dialogue et une excellente entente qui a abouti au meilleur compromis possible. L'acteur Jude Law a lâché une confidence, trois films auraient été plus discuté sans qu'ils figurent au palmarès, 
« Pater » d'Alain Cavalier, « Sleeping beauty » de Julia Leigh, « Le Havre » d'Aki Kaurismaki, Uma Thurman ajoutant « La piel que habito » de Pedro Almodovar,  et « Habemus papam » de Nanni Moretti. Le réalisateur, Olivier Assayas, a beaucoup insisté sur l'excellence du film de Lars Von Trier, « Melancholia », laissant planer le doute sur un meilleur sort du film si son réalisateur n'avait pas pété un plomb.

Jean Dujardin et Maïwenn au zénith cannois

Au rayon des insolites de la cérémonie, on se souviendra de Michel Gondry. Sur scène, il s'est singularisé en sortant une véritable Palme d'Or en plastique. Une manière pour lui de remettre un autre prix à un court-métrage méritant. On se souviendra aussi d'un Jean Dujardin rayonnant, au sommet de son art, mettant un genou à terre devant les membres du jury et surtout face à Robert de Niro. En conférence de presse, il avouera qu'il ne comprend pas encore ce qui lui est arrivé et qu'il n'en prendra conscience que demain Lui qui, à Nice lors de l'avant-première d'« Un balcon sur la mer », affirmait se prendre pour un imposteur et surtout pas comme un acteur, se voit doter d'une nouvelle légitimité qui renforcera son rôle de leader du cinéma français. Cette posture de cancre, il devra l'abandonner Hier, on pouvait construire un film autour de Jean Dujardin, demain, cela sera encore plus vrai. Dans son rôle d'acteur muet, auquel lui-même ne croyait pas au départ, il excelle, brille, émeut, fait pleurer, fait aimer, fait vibrer. « The artist » devrait être l'un des succès du box-office en France en 2011. Robert de Niro a avoué qu'un film à Cannes ne pouvait avoir qu'un seul prix, laissant entendre que « The artist » aurait pu prétendre avoir d'autres récompenses 

Tout comme « Polisse » qui a été l'instant d'émotion du palmarès, la belle Maïwenn essayant de n'oublier personne depuis ses débuts avec un spectacle au café de la gare. Elle a qualifié son producteur, Alain Attal, d'un « il est TOP ce mec ! », avant d'inviter toute son équipe sur la scène. Kirsten Dunst a reçu le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans « Melancholia » du banni du Festival, Lars Von Trier, qu'elle a remercié avant de sécher la conférence de presse des lauréats, craignant sans doute une question sur le scandale de Cannes 2011. Certains pensent qu'elle a obtenu son prix, faute de pouvoir récompenser le film. Il est vrai que Tilda Swinton (« We need to talk about Kevin ») faisait figure d'épouvantail.

Le talent de Nicolas Winding Refn

Et puis, il y a eu l'une des plus belles surprises du palmarès avec le prix de mise en scène, ô combien mérité, pour un réalisateur danois, poli et charmant, Nicolas Winding Refn, auteur d'un « Drive » mémorable.  Ryan Gosling a assuré : « J'ai toujours voulu faire un film sur un super héros qui sorte des sentiers battus, pour cela, il faut appeler Nicolas Winding Refn ! ». Le prochain film de ce talentueux réalisateur se déroulera à Bangkok cet automne avant de, peut-être, donner un épisode 2 à son chauffeur complice, Ryan Gosling. Quant aux frères Dardenne et le réalisateur turc, Nuri Bilge Ceylan, ils se partagent le Grand Prix du Jury.

Ils ne peuvent venir à Cannes sans repartir avec un prix, à chaque fois. Si pour les Dardenne, « Le gamin au vélo » est sans doute leur meilleur film, il n'en est pas de même de « Il était une fois en Anatolie », un film qualifié de « difficile » par son propre metteur en scène qui fait preuve d'une lenteur quasi-maniaque. Enfin, le prix le plus étonnant restera celui du scénario attribué au film israélien de Joseph Cedar, « Footnote » qui était loin d'avoir fait l'unanimité auprès des festivaliers. Mais à chaque palmarès, il faut toujours un improbable pour compléter le palmarès. En y regardant de plus près, ce cru 2011, exceptionnel de qualité, aura donné un résultat quasi-consensuel ce qui tranche avec ces dernières années

Pascal Gaymard

Photo : Les producteurs et distributeurs de « The tree of life »]]></description>
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<title>Les espoirs de Marc Concas</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/les-espoirs-de-marc-concas</link>
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Si François Hollande entrait à l'Elysée en 2012, cela ouvrirait quelques perspectives à la gauche azuréenne. C'est la conviction du conseiller général socialiste du 1er canton de Nice. Rencontre.

L'avocat bretteur n'est jamais loin. A peine a-t-on commencé la discussion qu'il prévient : « l'affaire DSK ne concerne pas la gauche ! ». Marc Concas enchaîne immédiatement :

« De toute façon, pour moi ça ne change rien, j'ai toujours soutenu François Hollande. Quand il était premier secrétaire du PS, j'ai voté toutes ses motions. Toutes. J'ai aussi soutenu Ségolène Royal en 2007 parce qu'elle était la compagne de François Hollande ! », prend soin de préciser le conseiller général socialiste du premier canton de Nice qui veut s'engager très fort dans le processus des primaires.
Car cette élection présidentielle, elle est gagnable pour la gauche, pense Marc Concas. Son champion, François Hollande donc, est très bien placé dans les sondages depuis que Dominique Strauss-Kahn est hors-jeu pour 2012. « Hollande est très apprécié par les militants. Il représente tout ce que les Français attendent, c'est-à-dire du sérieux, de l'intégrité, de l'honnêteté », plaide Marc Concas qui ajoute : 
« François Hollande se définit comme un candidat normal. Oui, il s'agit bien d'en finir avec "l'anormalité" du pouvoir en place. Mais un candidat normal n'est pas pour autant un candidat banal ! ».

Pour Marc Concas, l'ancien premier secrétaire du PS est le mieux à même de discuter avec Mélenchon et les écolos tout en ralliant à sa cause une partie de l'électorat de droite nostalgique de l'épopée chiraquienne, Corrèze oblige Mieux : l'absence de DSK de la compétition présidentielle libère un boulevard au centre. S'il s'engage finalement dans la bataille, Jean-Louis Borloo pourrait bien affaiblir le candidat Sarkozy dès le premier tour.

Une aubaine pour le candidat socialiste qui sera désigné le 9 octobre au terme d'une campagne de trois mois, au coeur de l'été. Il est bien évident qu'une victoire de la gauche en 2012 ouvrirait d'heureuses perspectives pour les socialistes azuréens.

« Victoire en trompe l'oeil »

Car, en 2011, ils n'ont pas été particulièrement à la fête à l'occasion des cantonales de mars. Même si Marc Concas nuance : « La gauche a, en fait, donné à la droite deux cantons à Nice : le 7e et le 11e. Dans les deux cas, nos candidats, Claude Giauffret et Dominique Boy-Mottard, se dirigeait tout droit vers des duels avec le FN. Mais ils ont pâti de candidatures sauvages, l'une écolo, l'autre communiste, qui les ont empêché d'accéder au second tour ». 

Mais Marc Concas sait aussi que les siens doivent faire leur propre examen de conscience. « Certains de nos électeurs, dans les quartiers populaires, ont été tentés par le vote FN. On l'a vu nettement dans le 12e (NDLR : Frédérique Grégoire-Concas portait les couleurs du PS) », constate-t-il en souhaitant que les jeunes retrouvent le chemin des urnes. Cela tombe bien : François Hollande a fait de la jeunesse le fil rouge de son programme présidentiel. 

« Que la droite ne s'y trompe pas. Il s'agit d'une victoire en trompe l'oeil à ces cantonales. A Nice, la première force politique, c'est le Front National ! ». De quoi inquiéter, selon Marc Concas, Eric Ciotti, avec lequel il ferraille désormais en tant que président du groupe PS-Verts-PRG-Divers Gauche au Conseil général. Les deux hommes se sont déjà affrontés en mars 2008 lorsqu'Eric Ciotti, porté par son élection à la députation sur la 1ère circonscription, a défié Marc Concas dans son fief du port de Nice. 

Candidat sur la 1ère ?

Le schéma était d'une simplicité biblique : Christian Estrosi savait que s'il était élu maire de Nice, il devrait abandonner, pour cause de cumul des mandats, la présidence du Conseil général et, pour lui succéder, il ne voyait personne d'autre que son ancien directeur de cabinet, Eric Ciotti. Seulement voilà : le conseiller général sortant (il est élu depuis 2001) bat Eric Ciotti, contraint alors de se rabattre sur le canton de St-Martin-Vésubie. Elu quelques mois plus tard dans le haut-pays, il pouvait enfin briguer la présidence du département.
Eric Ciotti est plus que jamais dans le viseur de Marc Concas. Ce dernier n'exclut d'ailleurs pas d'affronter, en juin 2012, le patron du Conseil général aux élections législatives sur la 1ère circonscription. Les discussions internes au PS sont en cours : Patrick Allemand, premier secrétaire fédéral et leader de l'opposition municipale est également tenté par ce combat symbolique s'il en est. 

En attendant, Marc Concas n'épargne pas Eric Ciotti. Fustige la « mascarade » de la grande consultation publique lancée par le Conseil général : une « opération purement électorale » alors que la période des comptes de campagne pour les législatives n'est pas encore ouverte (elle sera le 1er juin). Dénonce la « cosmétique portuaire » en évoquant les travaux désormais achevés du port de Nice. Stigmatise l'omniprésence du tandem Estrosi-Ciotti mu par « une seule ambition : servir leurs propres intérêts électoraux ». Pas de doute : Marc Concas affûte déjà ses arguments pour l'autre combat de 2012

Romain Thomas]]></description>
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<title>Y aurait-il trop de bureaux  ou d'entrepôts sur la Côte ?</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/y-aurait-il-trop-de-bureaux-ou-dentrepôts-sur-la-côte</link>
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En ce qui concerne l'immobilier d'entreprise, l'année 2010 se caractérise par de nombreuses recherches de petites surfaces et certaines demandes provenant du secteur public dûes surtout à la mise en place de Nice Métropole.

Tout n'est pas rose dans ce domaine très spécifique si l'on en juge par le fait qu'avec 21 000 m² commercialisés l'an dernier, la demande placée à Nice accuse une sérieuse chute, par rapport à 2009, de l'ordre de 20 %. Les experts en la matière tablaient sur une reprise à Sophia Antipolis mais le stock n'a baissé que de 11 % en un an. Il devrait cependant augmenter cette année compte tenu de la libération de plus de 9 000 m² de bureaux anciens occupés actuellement par Schneider Electric.

2011 sera-t-elle porteuse d'embellie?

Ce devrait être une année marquante en ce qui concerne les bureaux neufs qualifiés de normes environnementales avec les 3 800 m² de Business Pôle et Ecopolis et les 2 900 de Natura 2. Autre vecteur non négligeable : la baisse des loyers et la mise en pratique des franchises d'un mois de loyer par année d'engagement qui sont consenties par les bailleurs, en particulier sur le secteur de Sophia. En revanche, on note une augmentation sur Nice des valeurs locatives.

Bureaux et entrepôts, même constat

Même cas de figure à Nice pour le stock immédiat de locaux d'activités et d'entrepôts, lequel affiche une baisse de 17 %, soit 75 000 m² et l'on constate que fin 2010, aucun projet n'avait été enregistré. A Sophia l'offre demeure plus stable et manque essentiellement d'offres neuves à l'acquisition mais en fonction du foncier, il s'avère difficile de réaliser des opérations économiquement viables dans notre département. Le stock devrait s'enrichir dans le courant de l'année grâce à deux programmes neufs totalisant près de 15 000 m², 7 700 à Mouans-Sartoux et 7 200 à Grasse. Par contre aucune offre future n'est envisagée au delà de 2011.

Thierry Arzens


Source : CB Richard Ellis.]]></description>
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<title>Le Festival comme si v­­ous y étiez</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/le-festival-comme-si-v­­ous-y-étiez</link>
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Même si cela déplaît au délégué général du Festival, Thierry Frémaux, cette 64e édition s'annonce comme un grand cru et pas seulement parce que le président du jury est l'un des acteurs les plus emblématiques d'Hollywood. Certes, la personnalité de Robert de Niro en impose, certes ce jury allie grâce, sensualité, intelligence et diversité, certes Mélanie Laurent s'est avérée d'emblée comme une remarquable maîtresse de cérémonie mais surtout parce que les sujets des films sélectionnés et la personnalité des réalisateurs laissent supposer d'excellents moments dans la pénombre des salles obscures de la Croisette.

Mercredi 11 mai

Dès l'ouverture, la montée des marches des membres du jury, menés par un Robert de Niro, a fait sensation notamment pour la superbe robe blanche outrageusement échancrée d'Uma Thurman Osons-le, Mélanie Laurent est craquante, mimi, glamour, tendre, charmante, bref, elle incarne le Festival de Cannes. Dès qu'elle est apparue, il n'y avait que la robe longue, blanche et échancrée d'Uma Thurman pour éclipser la belle française. Parce que cette soirée d'ouverture, elle était dédiée à la France au travers des multiples déclarations de Woody Allen sur la qualité de ces trois actrices françaises (et il aurait aimé en avoir plus), Marion Cotillard, Léa Seydoux, et Carla Bruni Son film, « Minuit à Paris » est une petite merveille d'humour, de poésie, d'hommages à Paris à travers les siècles avec une prédilection pour les années 20

Chaque dialogue fait mouche, chaque image est un festival de couleurs, chaque plan est guidé par la beauté, Woody Allen filme Paris comme sa ville natale de New-York, avec un amour immodéré, lui qui avoue qu'il n'aurait pu vivre qu'à Paris en dehors de New-York. C'est l'un de ses meilleurs films, l'un des plus ambitieux, l'un aussi des plus abouti, dont l'intérêt ne se dément pas du début jusqu'à la fin. L'ovation qui a suivi la projection en ouverture a été la récompense pour l'américain le plus aimé des européens. 

Lors de cette cérémonie, une Palme d'Or d'honneur a été remise à Bernardo Bertolucci des mains mêmes du président Gilles Jacob. Indisposé par des douleurs dorsales, Bertolucci est resté sur son fauteuil forçant son débiteur à se pencher vers lui ce que Bernardo a salué par un spontané, « Habemus papam », en hommage au film de Nanni Moretti, présenté en compétition officielle. Profitant de la caisse de résonnance du « plus grand festival du monde », Bernardo Bertolucci a voulu dédié cette Palme à ces amis, Woody Allen et Robert de Niro, mais aussi « à tous les Italiens qui ont encore la force de créer, de critiquer, et de s'indigner ». 

Jeudi 12 mai

Pour cette première journée de compétition, ce sont les jeunes qui ont fait sensation, la diaphane Emily Browning en prostituée occasionnelle dans « Sleeping beauty » de la protégée de Jane Campion, Julia Leigh, et Ezra Miller en enfant parricide dans « We need to talk about Kevin » de Lynne Ramsey. Deux films, deux univers étranges presque irréels et tout aussi monstrueux. Deux films qui donnent des promesses et qui augurent de belles choses comme par exemple, le dernier Gus Van Sant, « Restless », dont on peut légitimement se poser la question de son absence en compétition officielle.

Il a ouvert « Un Certain Regard » avec panache, certainement son meilleur film, une histoire d'amour bouleversante entre un ado orphelin et une jeune atteinte d'une tumeur au cerveau, en phase terminale. Point de pathos, une sobriété qui est la marque de ce réalisateur de l'intime et du drame quotidien. Après tant d'émotion, il faut se préserver de respiration et le film qui a fait l'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, « La Fée » de Dominique Abel, Fiona Gordon, et Bruno Romy, fait partie de ces belles surprises cannoises, un film à la Tati, déjanté, drôle, surréaliste. En prélude, Agnès Varda, Costa-Gavras, Olivier Assayas, Michel Piccoli et quelques autres ont remis le 10e Carrosse d'or à Jafar Panahi, dont la chaise restera vide à la Quinzaine. Une façon de rappeler que dans certains pays totalitaires et fascisant islamiste, on ne peut tourner, créer, parler librement sous peine d'être emprisonné et interdit d'exercer son métier.

Le régime iranien se couvre tous les jours un peu plus de honte. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, était aussi présent pour lui rendre hommage, citant le réalisateur : « Nos problèmes sont nos fortunes ». L'an passé, il avait insisté pour que l'on lise sur les marches du festival, une lettre de Jafar Panahi. Après tant d'images, d'émotions, et de cris, la fête d'ouverture de la Quinzaine a été un moment de partage, d'oubli, d'échange, avec en prime un concert de Julien Doré dans cette soirée orchestrée par les Inrockuptibles. Cannes is magic also by night

Vendredi 13 mai

On sent bien, malgré la fraîcheur ambiante, que la température du festival est montée d'un cran pour cette deuxième journée pleine. C'est celle de l'entrée en lice de l'un des poids lourds de la sélection 2011, Nanni Moretti, annoncé avec un scénario en or massif : un Pape dépressif fait appel à un psychanalyste athée pour surmonter sa peur des responsabilités. Le face à face entre Michel Piccoli et Nanni Moretti devait être l'un des temps forts de cette 64e édition.

Hélas, trois fois hélas, la confrontation n'aura duré que quelques minutes, le film préférant s'égarer dans les rues de Rome avant de se perdre avec des personnages secondaires qui n'apportent rien à l'intrigue. Exit le huis clos tragi-comique, exit les dialogues savoureux qui auraient pu en découler, exit la critique acerbe du Vatican Paradoxalement, Maïwenn, du haut de ces 32 ans et de ses trois films a beaucoup plus osé, provoqué, troublé avec son « Polisse ». Certes, il y a çà et là des scènes qui n'apportent pas grand-chose comme ce dîner, certes la caméra sur épaule bouge parfois trop, certes le ton devient cacophonique par instants mais il y a une vraie intention d'en découdre, une vraie volonté de proposer des scènes non politiquement correctes avec des acteurs qui ont décidé de jouer le jeu à fond, faisant parfois croire au spectateur qu'il se trouve dans un documentaire sur la brigade des mineurs de Paris. A « Un Certain Regard », un film s'est aussi détaché.

Avec « Miss Bala » du réalisateur mexicain, Gerardo Naranjo, on découvre l'envers du Mexique, un pays gangréné par la corruption, par la lutte féroce que se livrent les groupes paramilitaires plus ou moins affiliés aux cartels. Au milieu de cette fange, un ange, la belle Laura (Stephanie Sigman) qui rêve de concours de beauté dans un monde de brutes assoiffés de sexe, de drogue et de violence. Tout un programme dont on ne sort pas indemne. Le dernier événement de la journée était le retour à la vie cinématographique d'un des plus grands metteurs en scène du monde, le sud-coréen, Kim Ki-Duk. 

Avec « Arirang », il signe un autoportrait fascinant sur sa propre déchéance, sur son exil volontaire dans un cabanon froid et sans aucune commodité du nord du pays. Il y vit en ermite avec comme seul lien avec le monde extérieur, son ordinateur. Un témoignage impudique sur la condition humaine, sur le cinéma, sur la vie

Samedi 14 mai

Pour ceux qui en doutaient encore, le festival est entré dans le vif du sujet. Et pourtant, ce n'est pas du côté de la compétition officielle qu'il faut chercher les sujets de satisfaction de la journée mais plutôt des séances « hors compétition » avec au programme, l'événement de la journée via la projection glamour et people de « Pirates des Caraïbes : La fontaine de jouvence, volet 4 ». Tous les acteurs du film étaient là le soir pour l'une des plus belles montées des marches de cette 64e édition avec un duo de charme, Pénélope Cruz (Ah ! sa robe bleue !) et Johnny Depp, ce dernier n'hésitant pas à passer de longues minutes à signer des autographes aux irréductibles passionnés qui, avec leurs escabeaux chevillés au corps toute la journée, attendent ce genre de cadeau comme certains le messie. Johnny Depp est un grand acteur mais aussi une belle personne. Plus discrètement, les documentaires du jour, « Tous au Larzac » de Christian Rouaud et « Michel Petrucciani » de Michael Radford (« Le facteur ») ont donné du souffle, de l'air, de l'optimisme aux festivaliers.

Deux combats pour la vie, pour faire ce que l'on juge juste, pour s'exprimer au travers des notes ou des fruits de sa terre, deux authenticités confrontées au regard des autres, à la mondialisation, à l'inhumanité. Michel Petrucciani se livre totalement, excluant toute langue de bois, osant aborder tous les sujets, de sa sexualité à la drogue, de ses mentors à son inspiration. Quant aux irréductibles gaulois du plateau du Larzac, ils ne sont ni de droite, ni de gauche, simplement du parti de la dignité et du respect, et personne ne peut comprendre que leur combat ô combien légitime ait pris 11 ans avant que le stupide projet d'extension du camp militaire soit abandonné pour laisser la terre à ceux qui veulent la faire fructifier. A « Un Certain Regard », la politique avait aussi tous les droits avec le dernier film de Robert Guediguian, « Les Neiges du Kilimandjaro ». Si tout le volet social du début du film est assez réussi, quand le film tombe dans la rédemption, la culpabilisation, le pardon, alors il en devient presque ridicule malgré le talent des acteurs habitués à jouer ensemble. Et la compétition officielle me direz-vous ? Le film israélien de Joseph Cedar, « Hearat Shulayim », annoncé comme la première comédie du festival ne suscite que trop rarement des sourires avant de sombrer dans le drame d'un affrontement violent père/fils.

Quant à « Michael » de Markus Schleinzer, il prouve que le cinéma autrichien reste enfermé dans une thématique de traumatisme avec cet autre sujet sur la pédophilie qui rappelle l'affaire Natascha Kampusch. Le réalisateur choisit de refaire le coup d'« Elephant » de Gus Van Sant, à savoir faire un film sans prendre parti, sans jugement, seuls les faits bruts qui assomment au bout d'un moment et provoque une irrésistible haine du spectateur vis-à-vis de ces monstres ordinaires dont il est heureux qu'ils meurent un jour. Et puis, tout s'est terminé avec un festival de couleurs, de chants, de douceur avec « Bollywood, les meilleurs moments », un film voulu par Thierry Frémaux qui avait conseillé aux producteurs indiens de reprendre à leur compte, le concept de « Hollywood, hollywood » en son temps. Une bien belle journée

DIMANCHE 15 mai

Il y a des scènes cocasses à Cannes comme à 8 h devant la barrière donnant l'accès à l'entrée des artistes. Un homme s'approche du garde barrière : « Si je vous dis que je suis membre du jury mais que j'ai oublié mon badge, vous ne me croirez pas ? ». La réponse, honnête, fuse : « Non ». Passant par là, je fais remarquer au sbire, et un peu cuistre tout de même, que l'homme en question n'est autre que le réalisateur tchadien, Mahamat Saleh Haroun, Prix du Jury 2010 avec « Un homme qui crie ». Le gardien du temple ne veut rien savoir En attendant le film de Terrence Malick, il se pourrait bien que la Croisette ait trouvé sa Palme d'Or avec « The artist » de Michel Hazanavicius ! Le délégué du Festival, Thierry Frémaux, a eu raison de le changer, au dernier moment, de catégorie, passant de « hors compétition » à la « compétition officielle ». Jean Dujardin est un mélange de Clark Gable et de Fred Astaire, il fait plus américain que les acteurs d'Hollywood. Bérénice Béjo est tout aussi crédible, ils forment un couple glamour à souhait dans un scénario tendre, drôle et émouvant qui leur va comme un gant. Il n'y a pas eu plus bel hommage fait au cinéma muet et c'est à un Français que l'on doit désormais cette performance.

Jean Dujardin, qui a du mal à se considérer comme un acteur, peut être fier de son dernier film, il entre dans la cour des grands et postule pour un prix d'interprétation masculine. A côté de ce chef d'oeuvre, les autres films de la journée semblent bien ternes mais ils sont, tous les deux, dérangeants. Les frères Dardenne, Luc et Jean-Pierre, avec « Le gamin au vélo », se complaisent dans un cinéma social où la descente aux enfers est programmée depuis longtemps. Mais si leur dernier film est peut être leur meilleur, ils le doivent à Cécile de France, exceptionnelle de sensibilité, et à un jeune acteur, Thomas Doret, époustouflant. Du cinéma vérité comme l'aime les fans des réalisateurs belges aux deux palmes d'or. De la vérité au documentaire, il n'y a qu'un pas. Après le monstre pédophile version autrichienne, voici un autre spécimen version khmer rouge. Rithy Panh n'en finit plus de donner une histoire à son pays en lui rappelant ses turpitudes que certains voudraient oublier. C'est ce que « Duch, le maître des forges de l'enfer », c'est-à-dire le sinistre camp S21, voudrait bien nous faire croire.

Face caméra, il livre son idéologie assassine version rouge sang qui se résume par un mot, Kamtech ce qui signifie tout détruire, la culture, les hommes jusqu'à leurs ossements dont il est fier d'avoir fait brûlé les restes pour effacer toute trace. Mais, qu'on se rassure, l'animal a trouvé dieu dans le christianisme, alléluia ! Il souhaite le pardon mais il y a des limites à tout : de 1975 à 1979, le camp S21 a fait tuer 12 380 personnes et les khmers rouges ont exterminé 1,8 million de cambodgiens soit 1/4 de la population Juste un sentiment de haine, de colère, de honte aussi que de tels individus aient existé et survécu à leurs horreurs. En souhaitant que les remords les étouffent en enfer. Dans cette journée parfois insupportable, un moment de grâce, la décoration de Faye Dunaway par le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand 

LUNDI?16 mai

Ca y est, c'est le grand jour, « The Tree of Life » a été enfin présenté au public cannois. Dès 8 h, la séance au Grand Auditorium affiche complet. Il faut se replier sur la salle du 60e soit une demi-heure à attendre la première bobine du film qui passe au Palais. Enfin, on peut voir les images très personnelles voire autobiographiques sur la jeunesse de Terrence Malick au Texas. Cela s'apparente à un conte onirique et moral sur le sens de la vie, sur le travail de deuil après la mort d'un enfant, sur l'éducation aussi, la transmission, sur dieu, son existence ou son absence, sur le choix de sa voie, celui de la grâce désintéressée ou de la nature, forcément violent avec toujours la même question à dieu : pourquoi ? Où étais-tu ?

Le rythme est lent, contemplatif, méditatif avec des images d'une beauté stupéfiante, d'une lumière éblouissante, et d'une narration obsédante. Pourquoi serais-je bon si tu ne l'es pas ? Cela s'adresse au père, filial et religieux. La foi est au centre de cet apprentissage de la vie qui appelle au pardon quand la haine n'est jamais loin de l'amour. Un film long, parfois ennuyeux, mais qui ne peut laisser indifférent le spectateur. Le même jour, le réalisateur, Bertrand Bonello, avec « L'Apollonide, souvenirs de la maison close », revient sur des tranches de vie de la fin XIXe siècle, début XXe siècle, de filles dites de joie. 

Pourtant, dans ce quotidien, le temps semble long, là aussi parfois ennuyeux, malgré la beauté de la reconstitution historique, des décors fabuleux, de l'interprétation remarquable d'une brochette d'actrices qui semble former une véritable famille. Le candidat le plus sérieux pour la palme d'or demeure Michel Hazanavicius avec « The artist », l'un des plus beaux hommages au cinéma muet qui n'est jamais été fait. Mais il faudra battre les Lars Von Trier, Paolo Sorrentino, Radu Mihaileanu et surtout Pedro Almodovar dont la cote remonte sur la Croisette

Pascal Gaymard]]></description>
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<title>Antoine Damiani cultive sa singularité</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/antoine-damiani-cultive-sa-singularité</link>
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Entre littoral et montagne, Carros a une place à part dans le paysage azuréen. Comme son maire socialiste, Antoine Damiani, aux commandes de cette commune de 12 000 habitants depuis 1995.

C'était il y un siècle. C'était le temps de l'union de la gauche. C'était le temps du programme commun signé laborieusement entre le Parti Socialiste de François Mitterrand, le Parti Communiste de Georges Marchais et le Parti Radical de Robert Fabre. C'était le temps des « Je t'aime moi non plus » avec ses ruptures et ses réconciliations. C'était en 1977. Elections municipales. A Carros, l'union de la gauche, on savait ce que c'était depuis la Libération.

Des listes de rassemblement s'étaient constituées. Seulement voilà, la bagarre commence précisément en cette année 1977 entre PS et PC. A l'époque, un jeune mitterrandiste, secrétaire de la section PS et chef de l'entreprise familiale qu'il dirige avec ses deux autres frères, est aux premières loges. Antoine Damiani, puisque c'est de lui dont il s'agit, est appelé à prendre le poste de premier adjoint du maire socialiste, Pierre Jaboulet. Jusqu'à présent, seul le communiste niçois Louis Fiori régnait en maître sur cette fonction.

L'expérience durera six ans. Si Antoine Damiani a aimé se frotter aux affaires municipales d'une ville qui connaissait alors un essor considérable avec la création de la zone industrielle, il n'en reste pas moins qu'il ne pouvait pas délaisser plus longtemps son entreprise. « Mes frères s'impatientaient. Cela devenait ingérable », commente aujourd'hui Antoine Damiani qui a fait du chemin, politiquement, depuis 1983.  

Car Antoine Damiani, démangé par la chose politique, revient sur le devant de la scène en 1995. Le maire sortant, Pierre Jaboulet, se retire. Sous l'amicale pression de ses partisans, l'ex-premier adjoint tente sa chance et compose une liste d'ouverture. S'il est officiellement investi par le PS, il doit faire face à une dissidence de certains de ses camarades qui font alliance avec la droite locale. Cela ne suffira pas à l'empêcher de devenir maire avec 49% des voix.

Le combat des cantonales

Trois ans plus tard, Antoine Damiani prend du galon en héritant du siège de conseiller régional laissé vacant par le socialiste niçois, Patrick Mottard, frappé par le cumul des mandats suite à son élection au Conseil général. Il restera dix ans au Conseil général. En effet, en mars 2008, il est élu conseiller général du canton de Carros qui comprend trois communes : Le Broc, Gattières et Carros. 
Il succède à une figure du communisme azuréen : Marius Papi. Le maire du Broc, Emile Tornatore, un autre communiste, s'était également mis sur les rangs. La campagne cantonale fut particulièrement animée. Le Parti Communiste ne digère pas de voir Antoine Damiani « tourner le dos au travail commun à gauche », comme l'écrit encore aujourd'hui notre confrère Le Patriote (édition du 13 mai). « On a essayé d'organiser un schisme au sein même de ma liste aux municipales qui avaient lieu le même jour que les cantonales. Mon premier adjoint est parti », relève Antoine Damiani qui, réélu sans problème à la mairie, affronte à nouveau Tornatore au second tour des cantonales. Le premier magistrat de Carros est quand même élu conseiller général.

Mais les plaies de ce combat entre camarades sont mal cicatrisées. Quelques mois plus tard, un autre conflit s'envenime autour de l'intercommunalité. Carros, Le Broc, Gattières sont alors rassemblées dans la communauté de communes des Coteaux d'Azur. La gouvernance, comme on dit, pose très vite problème. Bien que représentant la commune la plus importante, Antoine Damiani a accepté de laisser la présidence à Emile Tornatore. « Mais cela n'a pas suffit ». Pourquoi ? Le maire de Carros fustige le manque criant de « solidarité intercommunale ». Il refuse tout simplement que sa commune, qui dispose des ressources financières les plus importantes, paient les projets trop coûteux de ses deux voisins, qu'il s'agisse de la médiathèque du Broc ou du parking de Gattières. Des projets inscrits dans le cadre du contrat de plan élaboré avec le Conseil général. 

Retrait des Coteaux d'Azur

Dans son journal du canton de novembre 2009, le conseiller général Damiani raconte par le menu ce qui l'oppose à ses collègues. Son texte est intitulé : « Il était une fois La Gaule, an 1000 avant J.C. ». Il y explique pourquoi il a décidé, en juillet 2009, de claquer la porte de la communauté de communes des Coteaux d'Azur (CCCA). Une crise larvée va, dès lors, miner les relations entre les élus du canton. Une procédure est engagée devant le tribunal administratif par la CCCA et Gattières. « Le référé suspension contre l'arrêté du préfet avalisant le retrait de Carros de la CCCA ? Un dernier baroud d'honneur vain et pathétique. C'est comme si on voulait retenir son conjoint qui a décidé de partir et si on y parvient contre son gré, sitôt on observe que la vie devient un enfer », déclare à la presse Antoine Damiani en août 2009.

En toute logique, Carros rejoint donc la communauté urbaine Nice Côte d'Azur (NCA). « Au moins, à Nice Côte d'Azur, les règles sont claires », constate Antoine Damiani à l'usage. Certains de ses amis politiques lui reprochent pourtant d'avoir cédé aux sirènes du député-maire de Nice, Christian Estrosi. « La politique n'a rien à avoir. Je savais très bien où j'allais en entrant à NCA ». 

C'est pourquoi il ne regrette absolument pas d'avoir approuvé la création de la Métropole il y a un mois. 

« Soyons clairs. La métropole ne change rien ». Il s'attend à voir Le Broc et Gattières entrer, à un moment ou à un autre, dans cette métropole.

La position du maire de Carros est pour le moins iconoclaste alors que la gauche locale, du PS au PC, n'a pas manqué de dénoncer les dangers d'un pouvoir politique concentré entre les mêmes mains et sur 46 communes du département. 

Le socialiste Damiani cultive sa singularité en assumant son « pragmatisme » et son « sens des responsabilités », refusant l'incantation et la facilité du verbe. A la tête de sa commune, il s'astreint à une politique rigoureuse : baisse des impôts, pas d'emprunt et un autofinancement à hauteur de 5 millions d'euros.

L'OIN en débat

Il plaide volontiers pour une gauche réaliste, au contact des réalités du terrain, sans à priori ni préjugés. C'est pourquoi il s'était clairement engagé, voici quelques semaines, en faveur de Dominique Strauss-Kahn pour la prochaine élection présidentielle. Il avait lancé « l'appel du sud » avec d'autres élus azuréens. Evidemment, la donne est désormais bouleversée au PS depuis l'arrestation et la mise en détention du patron du FMI

En attendant, Antoine Damiani s'intéresse de près à l'Opération d'intérêt national (OIN) qui va transformer la plaine du Var en éco-vallée dans les années à venir. Un projet cher à Christian Estrosi qui l'a évoqué lors de sa venue à l'occasion de la fête des fraises. « Pour l'instant, c'est flou », constate le maire de Carros tout en se réjouissant que la population soit consultée le moment venu.   
Il faut dire qu'une large partie de sa commune est concernée par l'OIN, en particulier le secteur des Plans de Carros, où sont précisément cultivées les fameuses fraises. Les écologistes, l'association Région Verte en tête, dénoncent déjà l'urbanisation prévue sur ces terrains agricoles. Antoine Damiani, lui, défend l'idée selon laquelle il est indispensable de trouver des marges de manoeuvres foncières pour développer sa commune et, plus largement, ce carrefour que constitue la Plaine du Var, entre mer et montagne. Le débat fait d'ores et déjà rage dans la vallée du Var. Antoine Damiani compte bien, une fois de plus, cultiver sa singularité. 

Romain Thomas]]></description>
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<title>La chasse au « Blanc »</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/la-chasse-au-«-blanc-»</link>
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Je ne sais pas vous, mais je crois qu'il y a quelque chose de pourri dans notre belle République. Déjà, qu'un membre de la Fédération Française de Football enregistre à l'insu des participants, les propos d'une réunion de travail prouve le bel état d'esprit qui règne au sein de la Fédération après le fiasco de la coupe du monde en Afrique du Sud.

Mais dans cette histoire de surchauffe médiatico-médiatique, il y a une surenchère qui évoque à s'y méprendre, une véritable chasse à l'homme, en l'occurrence Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France.

Car de quoi s'agit-il vraiment ? Dans une question libre qui n'était même pas à l'ordre du jour du conseil fédéral, sur 3 h de réunion, 1/4 d'heure a été consacré à un problème dont personne ne parle mais qui en est un, celui des joueurs formés en France et bénéficiant de la bi-nationalité. La France ne pourrait pas bénéficier d'un retour normal sur investissement sur certains joueurs ayant deux nationalités qui préfèreraient jouer pour leur pays d'origine plutôt que pour leur pays d'adoption. On se demande encore où est le scandale

Vous croyez sans doute que je ne connais pas le corps, l'objet, le centre de la polémique ? Je sais, il y a des mots dans notre douce France qu'il ne faut plus prononcer comme celui de « quota ». Oh le vilain mot ! Derrière, n'y a-t-il pas un racisme larvé de la part de ceux qui en parle ? A ce petit jeu socialiste (n'est-ce pas Benoît Hamon, porte parole « robespierrien » du PS ?), faudrait-il rappeler à ces bonnes consciences de gauche que celui qui a évoqué le premier les « quotas » n'est autre qu'un certain Lionel Jospin ? Que les Etats-Unis l'utilisent depuis des lustres, notamment dans le cinéma, pour imposer dans les scénarios des acteurs d'origine multi-ethnique, black, latino ou asiatique sans que personne ne s'en offusque apparemment.

Et la parité en politique, n'est-ce pas déjà une politique de quota ? Vous l'aurez compris, ce n'est pas les propos tenus par quelques cadres de la Fédération qui sont au centre de cette polémique, non, il en va d'un mal plus profond, celui de la délation systématique quand un malheureux à l'audace de parler de sujets dits tabous. On peut traiter les blancs de tous les noms, on peut pardonner les groupes de rap de faire du racisme ordinaire, « on peut niquer sa race », mais parler des quotas dans le football, quelle horreur ? Le racisme aujourd'hui n'est, bien sûr, pas dans les banlieues où il est de tous les instants, non, il est toujours du côté du pouvoir, jamais de la rue, si immaculée

En 1998, le concept « black-blanc-beur » était sur toutes les lèvres, et chacun de vanter les mérites d'une équipe de France à la motivation exemplaire qui avait battu en finale le grand Brésil de Ronaldo par les fameux 3 buts à 0. A l'époque les mots « black », « blanc », « beur » n'étaient nullement tabous, chacun les employait à foison dans leurs commentaires. Faudra-t-il désormais changer de comportement ? Probable. Pourra-t-on encore demain dire que le champion français du 100m, est « le premier blanc à descendre en dessous des 10 secondes ». Sans doute non.  Souvenez-vous des sketchs de Coluche, Desproges, et quelques autres

Ils ne pourraient pas s'exprimer aussi librement aujourd'hui sans être voué aux gémonies N'est-ce pas Eric Zemmour ? La France, pays des libertés ? Oui mais à condition d'être dans le moule, de ne jamais sortir du politiquement correct de gauche qui plombe la société. Mais l'opinion publique, elle, qu'en pense-t-elle ? A-t-elle les mêmes frissons qu'un Benoît Hamon ? Pense-t-elle que Laurent Blanc, footballeur exceptionnel, homme remarquable, entraîneur talentueux et respectueux de tous, soutenu par Zinedine Zidane, Alou Diarra, Bixente Lizarazu, Christophe Dugarry, ces Français qui forment la majorité silencieuse, pensent-ils vraiment qu'il mérite une sanction, qu'il a dépassé les bornes du convenable ? Les Vieira et Thuram sont-ils représentatifs de cette opinion publique ? Ne règlent-ils pas eux-mêmes certains comptes ?

Quant à Mediapart, en faisant du journalisme poubelle, ils discréditent leur propre profession dont ils se voudraient les défenseurs. Aujourd'hui, en suscitant les témoignages des inconnus, en récompensant les enregistrements pirates, en appelant à envoyer photos et textes insolites, tout le monde devient journaliste, sans aucun filtre, ni précaution d'usage. Toute la page publique de Mediapart sur cette histoire de quota est un tissu de mensonges qui ne glorifie pas ses auteurs. Demain, comment un journaliste honnête pourra exercer son métier sans subir la paranoïa de ces interlocuteurs.

Le « off » est mort et pourtant il était le sel de la profession, le moyen de connaître le dessous des cartes pour donner plus de sens sans révéler ce qui n'est pas publiable. Le libre arbitre avec Internet et la pratique de certains est en train de disparaître Cette histoire de « quotas » finalement soulève bien d'autres questions de société dont il serait opportun de répondre C'est aujourd'hui que tout se joue, tout se dessine, s'imagine, se construit, on est à un tournant Les prochaines élections présidentielles revêtent un enjeu de civilisation incontestable. Il faudra choisir quel monde nous voulons et il ne s'agira pas de se tromper

Raymond Aquila]]></description>
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<title>Signes extérieurs de richesse</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/signes-extérieurs-de-richesse</link>
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Le Vieux Morvant de Mitterrand. Le jour de son élection à la présidence de la République, le 10 mai 1981, François Mitterrand était resté fidèle à ses habitudes. Depuis le début de sa vie politique, celui qui était encore président du Conseil général de la Nièvre avait fait du très modeste hôtel du Vieux-Morvant, à Château-Chinon, son quartier général.  François Mitterrand y occupait « une chambre de VRP », s'amuse encore Ivan Levaï qui, accompagné de son épouse de l'époque, Anne Sinclair, avait passé cette journée historique avec le futur président de la République.

Tous les témoignages de ceux qui ont vécu cette soirée si particulière concordent : le premier président socialiste de la Ve République restait impavide et impénétrable. Une ambiance monacale loin, très loin des manifestations de joie qui inondaient la place de la Bastille malgré la foudre d'un orage resté mémorable.

Comme s'il regrettait d'avoir attendu si longtemps d'arriver enfin au pouvoir, à 65 ans, après vingt-trois longues années d'opposition et deux tentatives malheureuses en 1965 et en 1974

Quelques jours plus tard, plus personne ne pensait au Vieux Morvant. Place était faite à la cérémonie grandiose organisée par Jack Lang et Serge Moatti au Panthéon. Tous les fidèles du nouveau chef de l'Etat étaient là, rue Soufflot, au coeur du quartier Latin : Pierre Mauroy, Roland Dumas, Pierre Bérégovoy, André Rousselet, Roger Patrice-Pelat Patrice-Pelat précisément, homme d'affaires sulfureux, décédé en 1989 alors qu'il était empêtré dans le scandale du délit d'initié de Péchiney. Avec Jean Riboud, président de Schlumberger, et François Dalle, qui dirigeait L'Oréal, il faisait partie du cercle des capitaines d'industrie qui étaient très proches du pouvoir socialiste. Qui s'en est indigné parmi tous ceux qui fustigent la proximité de Nicolas Sarkozy avec un Bolloré ou un Lagardère ?

La Porsche de DSK. Comment a-t-il pu tomber dans un tel piège ? A un an de l'élection présidentielle, l'image de Dominique Strauss-Kahn et d'Anne Sinclair grimpant, tout sourire, dans la Porsche de l'un de leurs conseillers en communication est désastreuse pour celui que les sondages et les leaders d'opinion célèbrent quotidiennement. Souvenez-vous de Barre en 1987, Balladur en 1994, Jospin en 2001 ou Royal en 2006, tous élus avant même que l'élection n'ait lieu 
Le statut de favori n'est pas le moins contraignant. DSK le mesure tous les jours.

Et, pourtant, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances a bien pris soin de s'entourer d'une armée de communicants, tous formés à l'école Séguéla, celle d'Euro-RSCG. L'épisode de la Porsche est donc incompréhensible. Tout simplement surréaliste 

Trêve d'hypocrisie. Tout le monde sait fort bien que DSK n'a pas le train de vie d'un smicard. Comme Nicolas Sarkozy, le patron du FMI cultive un rapport décomplexé avec l'argent. Soit. Sauf qu'on est en France et que la politique est avant tout affaire de symboles. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis où fric et politique se côtoient joyeusement sans que personne n'y trouve rien à redire.

La liberté de Devedjian. « Le symbole prend souvent plus d'importance que la réalité. C'était hier le Fouquet's, aujourd'hui la Porsche », analysait le week-end dernier Patrick Devedjian dans Le Monde.

L'ancien ministre de la Relance est mieux placé que quiconque pour mesurer les dégâts du « bling bling » du début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il préside le Conseil général des Hauts de Seine, le fief du chef de l'Etat. Aux dernières élections cantonales, les fidèles de Nicolas Sarkozy  dont la très controversée Isabelle Balkany  ont été balayés. Ecarté du gouvernement comme Brice Hortefeux et Christian Estrosi, il fait partie des rares sarkozystes historiques libres et lucides. 

Un conseil : lisez-le. « Il y a un vrai divorce entre le fond et la forme. Nicolas Sarkozy a réalisé des réformes considérables qui resteront, mais il pâtit de sa spontanéité. On peut faire un parallèle avec Valéry Giscard d'Estaing qui a transformé la société française mais dont la personnalité était, elle aussi, contestée ». Rien à ajouter. 

Romain Thomas]]></description>
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<pubDate></pubDate>
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<title>Pas douée pour glander</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/pas-douée-pour-glander</link>
<description><![CDATA[
Je suis passée devant le rayon des maillots de bain. Pas pour acheter, pour regarder. Loucher sur quelque chose qui me ferait craquer.  Dès que du turquoise se pointe, je m'approche, comme une droguée qui renifle sa dose. Ouais... Bof ! Rien qui m'émoustille. Pas assez échancrée la culotte, trop rembourré le sous-tif, j'ai mieux dans mes placards. Et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque de trouver un modèle qui m'emballerait au point que j'en oublierais veaux, vaches, cochons... et compte bancaire sempiternellement en rodage. Ça m'aurait fait penser aux vacances, aux criques de mon île, au verre de vin blanc frais sur la plage, les oreilles remplies de happy music devant le soleil qui n'en finit pas de se coucher dans la mer. Ça m'aurait fait passé ma moue, celle qui gonfle ma bouche sans injection d'acide hyaluronique. Parce que les vacances, c'est pas pour demain.

Et pourtant, là, je rame. J'ai l'impression de faire du sur place comme quand on nage à contre courant. Ah ! Justement ! C'est ça que j'aimerais, flotter dans une piscine chauffée, légère comme un nuage, délestée des haltères que je porte même quand je ne fais pas de gym. M'envoler sur un tapis volant, sans portable, pour ne plus être jointe, avec une jubilation sans borne d'entendre dire à ma place « le numéro que vous avez demandé ne répond plus ». Le seul hic c'est qu'on ne se refait pas. Quand être à la hauteur ne suffit plus. Qu'on a plaisir à pousser la barre au delà des limites, et à mettre toute son énergie à réussir des paris jugés impossibles. Il faut dire que la satisfaction de la victoire est une jouissance qui se boit au goulot. Certes, il arrive que le corps malmené par le cerveau, tempête, rugit, allume des voyants rouges et crie « pouce ! ». Les conseils alentour pleuvent.

Il faudrait que je m'inspire de ceux qui rangent leurs crayons dès que la sonnerie retentit, ou même un peu avant. Oui, prendre de la graine de tous ceux pour qui, « après l'heure, c'est plus l'heure » et qui baissent le rideau avant la fin du spectacle. En faire le moins possible, est un mode de fonctionnement pour lequel il faut avoir des dispositions. Pourquoi est-ce que je sens me venir un gigantesque oedème de Quincke rien qu'à l'idée de me réduire, de me minimiser ? Lever le pied ? Faire un break ? Oui, bien sûr, un cumul de stress peut donner, un bref moment, l'envie de tout lâcher, de prendre une année sabbatique, pour dévorer tous ces livres qu'on n'a jamais le temps de lire, de préparer du thé dans les règles de l'art et de le servir dans une de ces belles théières joufflues jamais sorties du placard, de paresser des heures dans un bain moussant, des bougies parfumées à la vanille tout autour de la baignoire, comme au cinéma.

Buller, ça doit s'apprendre ? Glander, on doit bien pouvoir prendre des cours ?  Quelques cours devraient suffire, non ? Vous connaissez une bonne adresse ? Vous pouvez me pistonner ? En revanche, je ne peux pas vous jurer que je serai une bonne élève !  Qu'est-ce que vous voulez, les challenges, les difficultés à aplanir, les idées qui poussent aussi vite que du chiendent, le goût de l'urgence, le côté action-réaction dans la seconde, ça m'excite ! Et là, il faut tout donner ! C'est comme les fleurs, j'aime celles qui se lâchent avec générosité, qui laissent des traces en semant des pétales de couleurs partout autour d'elles, celles dont le parfum est entêtant comme cette odeur d'homme qui s'accroche à la peau et enivre même en cas d' absence. Y aurait pas plutôt un club pour ceux qui, à « Plus belle la vie », préfèrent la vie en dolby stéreo et la baise en technicolor ?

Lilas Spak]]></description>
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<title>Combien de temps allons-nous continuer à marcher sur la tête?</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/combien-de-temps-allons-nous-continuer-à-marcher-sur-la-tête</link>
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La semaine dernière, c'était Laurent Blanc qui était sur la sellette dans l'affaire des quotas ethniques supposés à la Fédération Française de Football (FFF). En très peu de temps, l'homme était montré du doigt, dénoncé, accusé, presque jugé. Une fois de plus, feu de paille servant à détourner l'attention Quelques jours après, on apprendra  que ce footballeur émérite, devenu entraîneur de l'équipe de France était disculpé, et qu'il avait dénoncé lui-même les dysfonctionnements de la Fédération.

Ouf ! Tout le monde a estimé, du ministre des Sports (Chantal Jouanno) aux joueurs français, Zidane en tête, que Laurent Blanc ne saurait être taxé de racisme ou de discrimination. Aucun fait ne permettait en effet de dire, de croire ou de penser que Laurent Blanc cautionnerait des pratiques discriminatoires. Hier, c'était le tour de Laurent Wauquiez, ministre chargé des Affaires européennes, d'être montré du doigt pour avoir osé dire ouvertement que l'assistanat devenait le cancer de la France. Hélas, le brave homme avait certainement oublié de parler de certains « petits copains » qui vivent en permanence, sous nos yeux, de l'argent public en faisant passer ceux qui le dénoncent pour des menteurs.

Il est vrai qu'il aurait dû écarter de cet assistanat les bénéficiaires du RSA. Nous savons tous que ce ne sont pas forcément les plus démunis qui trichent le plus. Bien au contraire, les fraudeurs sont organisés en associations de « malfaiteurs », il y en a partout et ils se protègent mutuellement avec comme garde fou quelques tristes personnages qui entretiennent tous les mécanismes de la fraude et de la complaisance. 

Eh oui, la France est gangrenée. Il y a ceux qui « encaissent », ceux qui  « payent » et ceux qui souffrent silencieusement de ne réellement pas trouver de travail. Les chômeurs ne sont plus ceux que l'on croit. Des centaines de milliers de Bac +4 ou 5 attendent désespérément d'être embauchés Du RSA, ils n'en n'ont cure ! Alors que voulait dire notre ministre ? Certainement qu'il y avait des profiteurs très bien organisés qui cumulent chômage, aides en tous genres et logements sociaux. En grattant un peu, il serait facile d'en connaître les raisons et de comprendre pourquoi certains s'en sortent et d'autres crèvent de faim. Mais au fait ! Laurent Wauquiez ne voulait-il pas simplement dire à tous les Français que tout travail mérite salaire et qu'il y en a beaucoup qui reçoivent sans jamais donner en retour la moindre heure de travail à notre société. Simple copie à réviser !

Stéphane Cherki]]></description>
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<title>Cannes : les plages  prêtes pour l'été</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/cannes-les-plages-prêtes-pour-l'été-0</link>
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Les promeneurs des vacances de Pâques auront noté, au large de la plage du Carlton, la présence d'une barge qui procède à l'enfouissement de boudins destinés à protéger les installations des plagistes des larguades d'Est, habituelles en mai, et qui, l'an dernier, tout juste avant l'ouverture du FIF, avaient causé de graves dommages jusque dans les cuisines des restaurants déjà fins prêts pour accueillir les festivaliers.

Dès les premiers jours d'avril, toutes les plages de la commune ont été nettoyées par le service de la Propreté urbaine. A la demande du premier adjoint, et en lien avec Christophe Estrany en charge du littoral, quelques plages particulièrement dégradées, notamment à La Bocca et au Mouré Rouge, ont fait l'objet d'attentions immédiates afin de pouvoir accueillir le public pour Pâques, même si la météo n'a pas toujours été printanière. Ainsi, les posidonies ont été ôtées et le rivage amélioré, notamment entre l'appontement Gazagnaire et le Port du Mourre Rouge. 

16 000 m3 d'apports de sable pour 1 398 000 euros

Face à l'hôtel « 1835 », des apports de sable ont été effectués et les douches réaménagées, tout comme les tuyaux d'arrosage des palmiers des plages du Midi ont été réenfouis. Face au Collège International, boulevard Jean Hibert, les plages ont été reconstituées et, de même, les plages Zamenhof et Macé, en centre ville, ont été reprofilées et les gardes corps des kiosques remis en état. Avant la saison estivale, la ville fait procéder au ré-ensablement des plages par des apports de sable terrestre, complétés depuis 2004, par des apports de sable directement pompé en mer.

Cette année, 16 000 m3 de sable seront répandus sur notre littoral, des plages du boulevard Gazagnaire à l'Est, en passant par la Croisette et jusqu'aux plages du boulevard du Midi-Louise Moreau à l'Ouest, selon un planning qui tient compte de la météo et des coups d'Est tout particulièrement. 2000 m3 supplémentaires de sable ont d'ailleurs dores et déjà été mis en réserve afin de parer à l'éventualité de nouveaux coups de mer, compte tenu des phénomènes climatiques particulièrement dévastateurs connus en mai 2010. L'ensemble de ces opérations destinées à renforcer l'attractivité touristique de Cannes et le confort des usagers s'élève à un montant total facturé de 1 398 000 euros.

La propreté, une priorité

D'ores et déjà, les plages publiques font l'objet d'un nettoyage régulier, chaque semaine, et porté, dès le mois de juin, à la quotidienneté, et ceci tout au long de la saison. Sur toutes les plages, des corbeilles (tube-sacs) seront installées, tous les 50 mètres, afin de compléter les très gros efforts de nettoyage et de ramassage de détritus entrepris très tôt chaque matin, soit avec des machines, soit manuellement grâce à du personnel estival dans les endroits moins accessibles. 

La propreté des eaux de baignade, comme celle des plages, fait, en effet, partie des priorités de la ville. La protection sanitaire des baigneurs est assurée par de nombreuses analyses effectuées durant la saison estivale. Les plages sont ainsi contrôlées, de façon hebdomadaire, à travers plus de 400 prélèvements durant l'été. Les résultats font l'objet d'une large communication par affichage dans les mairies annexes, directement sur les plages, publiques et privées, ou encore sur le site Internet de la ville de Cannes. En outre, le cas échéant, des analyses à résultats rapides sont également effectuées pour confirmer ou infirmer la présomption d'une pollution accidentelle. 

S'agissant des macro-déchets, un bateau « dépollueur » les ramasse quotidiennement, pendant tout l'été, sur l'ensemble du littoral cannois. 

Grâce à toutes ces actions en 2010, la ville de Cannes a obtenu le pavillon bleu pour plusieurs de nos plages. La ville ne le dira jamais assez, nos plages sont notre tout premier atout estival et c'est pour cela que la ville de Cannes compte beaucoup sur tous ceux qui les fréquentent pour les garder propres et accueillantes. 

Frédéric Jaubert]]></description>
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<title>Valberg, une histoire de famille</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/valberg-une-histoire-de-famille</link>
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Charles-Ange Ginésy marche sur les pas de son père, Charles. Retour sur ces cinquante ans qui ont bouleversé la station.

Bureau de Charles-Ange Ginésy au centre administratif de Valberg, juste en face du chalet familial qui l'a vu naître il y a 55 ans. Naturellement, non loin de sa table de travail, un portrait de son père, Charles. Aujourd'hui âgé de 89 ans, l'ancien maire de Péone Valberg s'est retiré de la vie publique depuis trois ans. En 2008, lui qui était sénateur des Alpes-Maritimes depuis 20 ans abandonne son fauteuil au Palais du Luxembourg. Quelques années plus tôt, en 2003, il avait laissé la présidence du Conseil général à Christian Estrosi.

Et puis surtout, il avait confié les rênes de son village à son fils unique, Charles-Ange Ginésy en 2001. Un passage de témoin logique dans ce haut-pays niçois habitué à voir les traditions se transmettre de père en fils, de générations en générations. 

Charles-Ange Ginésy était évidemment certain que son fils, élevé au biberon des affaires municipales, poursuivrait son action autour d'une idée simple : il n'y a pas de développement économique possible sans stations de sports d'hiver. Depuis la fin des années 50, cet instituteur d'origine modeste n'a pas cessé de développer son territoire pour en faire une véritable station nationale classée. Pari réussi. Valberg fait désormais partie des trois stations classées des Alpes-Maritimes avec Auron et Isola 2000. 

Une station-village

Pendant plus de quarante ans, Charles-Ange Ginésy n'a pas ménagé sa peine. Il fut aidé par le plan Gex qui portait sur le développement des équipements de ski. « Des terrains furent acquis : d'autres, communaux, furent vendus pour faire surgir de terre le lotissement de l'Entasse, permettant à la commune de Péone  dont le budget annuel avoisinait à l'époque les 1500 euros  de prendre son envol », écrit Charles-Ange Ginésy dans la préface d'un très bel ouvrage rédigé par un amoureux de Valberg, Edgar Petit (« Valberg, Aux portes du Mercantour », Les Editions du Mercantour). 

Dans les années 60, Péone et Valberg finissent par ne faire plus qu'une commune, c'est-à-dire une station-village ouverte autant sur les activités sportives d'hiver que d'été. Les problèmes d'eau sont résolus. Les eaux pluviales s'écoulent. Les équipements culturels et sportifs se mettent en place. 

Et puis il faut désenclaver un territoire où il n'est guère aisé de se rendre. Des travaux spectaculaires sont réalisés sur vingt ans dans la vallée du Cians. C'est là que toute l'influence politique de Charles-Ange Ginésy se mesure véritablement. Car il n'est pas seulement le maire de Péone-Valberg. Il est aussi le conseiller général du canton de Guillaumes depuis 1961 et, surtout, le premier vice-président du Conseil général jusqu'en 1990. Lorsque Jacques Médecin, qui cumule la mairie de Nice avec la présidence du département, quitte la France pour l'Uruguay, c'est Charles-Ange Ginésy qui reprend, en toute logique, le flambeau.

Pas étonnant dès lors que le Conseil général mobilise d'importants crédits budgétaires au moyen et au haut pays. Pas étonnant non plus que le fils de Charles-Ange Ginésy soit lui aussi premier vice-président du département. Car il est aussi viscéralement passionné que son père par la valorisation de la montagne, une « richesse extraordinaire ». Une richesse d'autant plus extraordinaire dans un département qui a très longtemps regardé que son seul littoral. 

Un équilibre été/hiver

Pas étonnant dès lors que Charles-Ange Ginésy soit le patron de la délégation montagne au Conseil général. Il y tient à son « exception montagne », avec le développement durable comme principale priorité. Charles-Ange Ginésy n'a pas découvert l'écologie avec Nicolas Hulot. Voilà deux décennies que la station Péone-Valberg s'est engagée dans une double démarche de rationalisation des coûts et de protection de l'environnement : charte EDF eco-watt, filtration de l'air de la piscine, économies sur l'éclairage public

De même, Charles-Ange Ginésy est satisfait d'avoir décroché, pour les remontées mécaniques, la labellisation Iso 900. L'ensemble des activités hivernales de la station est ainsi certifiée : remontées mécaniques, caisses, ventes, service des pistes Les activités estivales ne devraient pas tardées à l'être. 

Des innovations sont également proposées aux nombreux touristes qui viennent s'aérer à Valberg. Un sentier planétaire a été mis en place avec la reproduction du système solaire afin de faire la pédagogie du système solaire auprès des plus jeunes.  Des sentiers « connectés » sont organisés grâce aux PDA. 

Eté / hiver justement : Charles-Ange Ginésy veille à un subtil équilibre car il souhaite que la station soit animée toute l'année. Toujours sur le plan du développement durable, « on ne fait rien en hiver qui ne puisse servir en été et vice versa ». L'un des grands projets pour l'avenir, c'est la piétonisation du coeur de Valberg avec, à la clé, la création d'un parking de 300 places, une navette intra-muros et des activités commerciales nouvelles. « Ainsi, on construit le Valberg de 2030 », se réjouit Charles-Ange Ginésy. En somme, garder plusieurs longueurs d'avance. Comme son père. Oui, Péone Valberg, une histoire de famille 

Romain Thomas]]></description>
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<title>Culture en Herbe envahit les pelouses de Nice</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/culture-en-herbe-envahit-les-pelouses-de-nice</link>
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&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="http://www.lepetitnicois.fr/IMG/contenus/jpg/Culture-en-Herbe-730.jpg" border="0" alt="titre" width="535"/&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Si ce concept n'est pas nouveau (Aires Libres à Marseille, les Siestes Electroniques à Toulouse, les Siestes Sonores à Lyon), c'est bien la première fois qu'il est proposé dans notre département. En partenariat avec la ville de Nice, cette manifestation 100% plein air a pour objectif de « mettre en avant les savoir-faire locaux et démocratiser les musiques actuelles », nous explique Jérôme Gillet, fondateur d'Euphonie, association à l'initiative de l'événement. 

Totalement gratuit, le festival se déroule sur trois samedis, dans trois parcs de la ville de Nice : le parc du Castel des Deux Rois, les arènes de Cimiez, et le parc d'Estiennes d'Orves. Trois espaces verts qui seront transformés, le temps d'une après-midi, en un espace de liberté et d'expression artistique. Propice à la détente et à la réflexion, le cadre naturel du lieu permettra aux mélomanes de se laisser bercer par les sets des DJs présents, tandis que des installations éphémères invitent les curieux à profiter de stands ludo-éducatifs pour s'initier à la création numérique, musicale ou visuelle.

&lt;b&gt;Culture rime avec nature&lt;/b&gt;

Engagé dans une démarche sociale, le festival met en place de nombreux stands : diffusion de la vie associative locale (Panda 06, Fonetiq, le Théâtre Lino Ventura, Nouvelle Vague), ateliers de création (cinéma d'animation, initiation picturale, musique assistée par ordinateur, montage vidéo, création d'instruments).

Ces ateliers pluridisciplinaires sont l'occasion de concilier les activités pour adultes avec celles des enfants. En famille ou entre amis, amateurs ou novices, ces journées placées sous le signe de la simplicité et de la convivialité sont une véritable opportunité pour s'ouvrir à des disciplines souvent méconnues. « L'objectif principal est de sensibiliser le public à la culture » insiste Jérome Gillet, qui espère « casser la barrière identitaire de la musique » en invitant les familles à ce rendez-vous. 

Le public est également invité à prendre conscience de la problématique écologique, à travers des stands de recyclage et de sensibilisation à l'environnement. Et les plus jeunes seront encadrés lors des ateliers d'histoires contées, de peinture, de théâtre, de danse indienne, ou encore de confection d'origami et de hoola-hoop.

Coté musique, des DJs locaux offriront des performances créatives ! Ainsi, JDDJ3J et Ciam 8Bit prouveront que la Game Boy n'est pas qu'une console de jeu, SW3P CTRL (qui ont clôturé les précédentes Plages Electroniques) diffuseront une techno subtile et avant-gardiste aux inspirations d'outre Rhin, Paul Kersey &amp; Friend (de Radio Monaco) alterneront avec virtuosité funk, jazz, rock, house et hip-hop. Bref, cette liste non exhaustive laisse supposer que si l'idée d'une sieste au soleil est tentante, vous ne dormirez que d'un oeil

Ouverte à tous, cette manifestation comblera sans aucuns doutes les attentes des amateurs d'art, des fans de musiques électroniques, ou encore ou des afficionados du farniente. Une fois sur place, il ne vous restera plus qu'à fermer les yeux et vous laisser guider

Margaux Maurisset

Les samedis 7, 14 et 21 mai, de 12 h à 19 h dans le parc du Castel des 2 rois, le parc des Arènes de Cimiez et le parc d'Estiennes d'Orves  Nice.

Renseignements : www.euphonie-prod.fr]]></description>
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<title>Ces azuréens qui s'engagent déjà dans la campagne présidentielle</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/ces-azuréens-qui-s'engagent-déjà-dans-la-campagne-présidentielle</link>
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&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="http://www.lepetitnicois.fr/IMG/contenus/jpg/election-730.jpg" border="0" alt="titre" width="535"/&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Et si Dominique Strauss-Kahn revenait en France d'ici à l'été pour se présenter à l'élection présidentielle de 2012 ? Le retour de l'actuel directeur général du FMI ne semble plus faire guère de doute pour personne. Il reste à ajuster le calendrier. DSK devrait s'en tenir au calendrier que son équipe rapprochée avait définie, c'est-à-dire aux alentours du 28 juin, après toutes les échéances nationales qui l'attendent courant mai.

En attendant, les équipes de l'ancien ministre des Finances se mettent en place au sein du Parti Socialiste. Car avant d'être un prétendant à la magistrature suprême, il faut être investi dans le cadre de la primaire organisée pour l'occasion. Paris comme sur l'ensemble du territoire. Sur la Côte d'Azur, Christine Dorejo, conseillère municipale d'opposition, a pris les choses en main avec Michel Bordes, un autre strauss-kahnien de longue date. Tous deux s'étaient déjà investis pour DSK à l'occasion de la compétition interne de 2006 au sein du PS.

« Dominique Strauss-Kahn, avec son expérience et ses compétences acquises lors de ses différentes fonctions exercées au niveau local, national et international, est en mesure de redonner à la France l'espoir, l'énergie et la cohésion sociale qui lui font défaut aujourd'hui », font valoir Christine Dorejo et Michel Bordes qui ont lancé il y a trois semaines le comité de soutien des Alpes-Maritimes à DSK*.

Ils s'élèvent contre le procès d'intention fait à leur champion sur ses véritables convictions socialistes. « Etre de gauche, cela ne veut pas dire tout promettre », explique par exemple Michel Bordes qui rappelle que DSK a été à l'origine des deux mesures phares du gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 : les emplois-jeunes et les 35 heures.

En tout cas, Christine Dorejo et Michel Bordes se félicitent de voir leurs camarades appartenant à tous les courants du PS rejoindre le mouvement en faveur de la candidature de DSK à l'Elysée. Certains amis azuréens du porte-parole du PS, Benoît Hamon, ou du maire de Paris, Bertrand Delanoë  comme Monica Grasso, conseillère municipale de Cap d'Ail  se sont inscrits sur la liste des signataires du comité de soutien. Mais Christine Dorejo et Michel Bordes ne sont pas les seuls à promouvoir DSK dans les Alpes-Maritimes. Le conseiller municipal de Grasse, Bruno Estampe, a lancé sur Internet « Génération DSK ». Antoine Damiani, maire de Carros, et des élus des Bouches-du-Rhône l'ont depuis peu rejoint.

&lt;b&gt;Annabelle Jaeger avec Hulot&lt;/b&gt;

A Europe Ecologie, on est également engagé dans une primaire interne. L'ex-juge d'instruction, Eva Joly, affronte une figure également très médiatique, Nicolas Hulot. C'est une conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Annabelle Jaeger, qui dirige sa campagne avec un Niçois, Pascal Durand. Celui-ci pourrait d'ailleurs devenir le numéro deux d'Europe Ecologie/Les Verts à l'issue du congrès de la Rochelle au début du mois de juin.
Après avoir été la coordinatrice du Pacte écologique sur lesquels les candidats à l'élection présidentielle de 2007 se sont peu ou proue engagés, Annabelle Jaeger s'engage à nouveau aux côtés de Nicolas Hulot. Elle qui était venue se ressourcer avec sa famille sur la Côte d'Azur remonte désormais toutes les semaines à Paris pour organiser la campagne de l'ancien présentateur vedette de l'émission « Ushuaïa ».  « Comme Nicolas Hulot, je ne suis pas née écologiste. Je le suis devenue », reconnaît Annabelle Jaeger qui a été assistante parlementaire de députés UDF-RPR du centre de la France avant de rejoindre les rangs d'Europe Ecologie/Les Verts après les européennes de 2009.

Son parcours est précisément là pour montrer que le nouveau né de la politique française dépasse le seul cadre des Verts historiques. « La force d'Europe Ecologie, c'est de rassembler les gens de tous horizons », précise-t-elle, en refusant de s'inscrire dans les batailles de courants qui sape souvent la cohésion du parti. Pour autant, la jeune élue écologiste sait que Nicolas Hulot doit encore convaincre les apparatchiks les plus réticents. Sur son engagement à gauche et sur son refus du nucléaire, notamment. C'est pourquoi il réclame l'organisation de primaires ouvertes à l'ensemble des électeurs et des sympathisants qui se reconnaissent dans la famille écolo.  Rien n'est gagné de ce côté-là. Une commission de conciliation réunit régulièrement la direction nationale et les représentants des deux candidats. D'ici à la fin mai, elle devra choisir : les militants à jour de cotisation seront-ils les seuls à voter ? Le scrutin sera-t-il plus largement ouvert ?

Les négociations sont polluées par la préparation du congrès de La Rochelle. La secrétaire nationale, Cécile Duflot, et le député européen, Daniel Cohn-Bendit, s'affrontent par motion interposée. Nicolas Hulot ne sera-t-il pas une victime collatérale des guerres de chapelles qui ne cesse d'agiter le landerneau écologiste ? Rien n'est moins sûr. D'où la nécessité de faire d'abord campagne auprès des militants et des adhérents. Le tour de France de Nicolas Hulot a commencé. Annabelle Jaeger va avoir du pain sur la planche dans les semaines qui viennent.

Romain Thomas

Plus d'infos sur le blog : http://blog.lepetitnicois.fr/romainthomas/

* www.dsk06.fr

Photo : De g. à d. : Jean-Paul Marichy, Christine Dorejo et Michel Bordes]]></description>
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<title>Quid des musiques actuelles ?</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/quid-des-musiques-actuelles</link>
<description><![CDATA[
&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="http://www.lepetitnicois.fr/IMG/contenus/jpg/Smac-730.jpg" border="0" alt="titre" width="535"/&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Nice a toujours entretenu un rapport particulier avec les musiques dites actuelles, et ce aussi bien en terme de structures d'accueil et de diffusion, qu'avec un public difficile à déplacer. A titre d'exemple, alors que l'on recense sept salles labellisées Smac (Scène de musiques actuelles) dans les Bouches du Rhône, on en trouve une seule dans les Alpes-Maritimes (la MJC Picaud à Cannes), et aucune pour la cinquième ville de France.

Certes, les structures de diffusion existent, mais elles sont loin d'être pleinement adaptées, et le besoin d'une salle de moyenne capacité se fait toujours autant ressentir, quinze ans après la création du collectif Cosmos (Collectif de soutien à la musique pour l'ouverture de salles de concerts), qui revendiquait déjà un manque de structures d'accueil optimales, notamment de moyenne capacité, et dont l'activisme avait permis d'enclencher une réflexion positive, avec à la clé la création du Palais Nikaïa.

Si les raisons d'une telle carence sont multiples, il semblerait qu'une dynamique s'instaure entre les différentes structures du secteur et la ville, bien que cette dernière n'intègre pas encore pleinement les musiques actuelles dans une politique globale de développement.

&lt;b&gt;« On sort du trou noir, on voit la lumière »&lt;/b&gt;

« On vient de très loin. On remonte la pente, mais il reste beaucoup à faire ». Ainsi s'exprime Benoît Geli, membre fondateur de la très active association Panda 06, fondée en 2004. « On sort du trou noir, on voit la lumière. Après 6 ans de travail, un dialogue s'instaure. L'ère Peyrat et ses 13 années de mandat a été préjudiciable. Nice accuse beaucoup de retard en la matière, même si les différentes structures associatives sont de plus en plus fortes et tissent davantage de liens entre elles. Aujourd'hui, une association comme Panda 06 organise une cinquantaine d'événements par an, chose qui n'existait pas il y a tout juste 5 ans ». « Il y a 5/6 ans, l'implication de la ville dans le secteur des musiques actuelles était de l'ordre du degré zéro » confirme Yan Degorce-Dumas de l'agence de communication et de promotion culturelle Fonetiq. Quant au public niçois, « il a été privé d'offres pendant très longtemps, il n'est pas habitué aux musiques actuelles, pas curieux, il a besoin d'être sensibilisé ».

Car aujourd'hui, si des lieux d'accueil comme le théâtre Lino Ventura, la salle Grappelli, ou des lieux associatifs comme Le Volume et le Sézamo, offrent des programmations qualitatives, grand public ou plus pointues, c'est d'abord et surtout grâce à l'activisme de plusieurs associations qui parviennent davantage à instaurer un dialogue avec le milieu institutionnel. « La ville est à l'écoute, il y a un mieux, mais ce n'est pas encore la folie » explique David Bénaroche de l'association Imago Production. « Il faut dire qu'à l'époque Jacques Peyrat, c'était le désert, on a appris à se contenter de peu de choses » poursuit-il. Même réaction de la part de Patrice Bouchon de la structure de production de concerts Ivoire Music : « le dialogue est instauré avec les directions de la culture et de l'événementiel dans une volonté commune qui se ressent, c'est un très bon début ».

C'est plutôt unanime donc, les différentes structures trouvent aujourd'hui des interlocuteurs de la ville de Nice à l'écoute pour développer leurs projets, l'adjointe à la politique culturelle Muriel Marland-Militello en tête.
Exemple concret avec le soutien de la ville, somme toute relatif mais pas négligeable pour autant (aucune subvention, mais prise en charge de la communication), à la première édition du festival Culture en Herbe qui se déroulera trois samedis durant dans trois parcs de la ville (Cf. notre article p.5). Jérôme Gillet, organisateur de l'événement via l'association Euphonie confirme « le bon accueil du projet par la direction de l'événementiel. Maintenant, on trouve des interlocuteurs, même s'il faut prendre le temps d'expliquer le bien fondé du festival, dans une démarche quasi-pédagogique, et que le fonctionnement institutionnel est lourd et fastidieux ».

Mais si un début de dialogue est instauré avec des interlocuteurs conscients du retard de la ville en la matière, « si le plus dur est fait, et la confiance instaurée » explique Yan Degorce-Dumas, bon nombre d'initiatives restent à développer  « Rome ne s'est pas faite en un jour »  à commencer par la mise en place d'une réelle politique culturelle dédiée au secteur des musiques actuelles. Et ce « en dehors des aspects techniques et logistiques » poursuit Yan Degorce-Dumas.

« Il faut que la ville soit fière des initiatives locales et y prennent part. Nous ne voulons pas d'un soutien misérabiliste. Il ne faut pas faire les choses à moitié, les musiques actuelles doivent faire partie des grands axes de la politique culturelle de la ville ». Benoit Geli poursuit sur la même ligne : « Il faut qu'il y ait l'affirmation d'une volonté politique, que les musiques actuelles soient intégrées dans une politique globale, avec notamment un festival fort, des salles adaptées, davantage de medias spécialisés, etc ».

&lt;b&gt;Coopération et coopérative&lt;/b&gt;

« Mieux vaut des gens qui marchent ensemble, que d'autres qui se tirent dans les pattes » précisait Benoit Geli pour décrire la récente création du collectif associatif baptisé La Coopérative. L'objectif ? Fédérer plusieurs structures (Fonetiq, Image Publique, Imago Production, Label Note, Olodum Musique, Panda 06, S4CO) autour d'un même réseau, mutualiser les compétences, développer une série d'actions, et dynamiser le Nikaïa Live (ex salle 700), seule salle de moyenne capacité avec une configuration debout  pré requis indispensable aux musiques actuelles  pour l'heure sous exploitée.
En mai 2009, la ville avait lancé un inventaire des initiatives locales, alertée par les acteurs locaux quant aux problématiques de développement des musiques actuelles sur Nice. Le constat d'une carence en matière de salle de moyenne capacité adaptée avait alors été dressé. En janvier de cette année, la ville confiait la gestion artistique du Nikaïa Live à La Coopérative, via un appel d'offre, et ce pour une durée de 12 mois.

Une initiative qui vient confirmer la prise de conscience du retard que la ville accuse en la matière, et souligne « une volonté de faire des choses » explique Sandra Lampis de l'association S4CO. Et même si la réussite de La Coopérative ne fait pas l'unanimité au sein des acteurs locaux, une chose est sûre : « L'union fait la force » argumente Benoît Geli.

Il semblerait donc que la ville ait entamé les prémices d'un développement en matière de musiques actuelles, mais il reste beaucoup à faire. « La ville n'a pas de vision à long terme en la matière. Les associations sont presque des consultants, à nous de donner la bonne direction » concluait Yan Degorce-Dumas. Affaire à suivre

Matthieu Bescond

Photo : Les responsables des différentes associations de La Coopérative]]></description>
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<title>Nice : la politique culturelle,  entre espoirs et regrets</title>
<link>http://www.lepetitnicois.fr/article/nice-la-politique-culturelle-entre-espoirs-et-regrets</link>
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&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="http://www.lepetitnicois.fr/IMG/contenus/jpg/Muriel-Marland-Militello-3.jpg" border="0" alt="titre" width="535"/&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

Non, Nice n'est pas qu'une ville où il n'y a que des retraités ou des fachos ! ». Ce matin-là de mars, Michel Sajn, le directeur du magazine La Strada, se félicite, provocateur à souhait, de la naissance d'un nouveau venu sur la scène culturelle niçoise : La Coopérative (Cf. page 3). Sept structures de production se sont rassemblées, en effet, au sein d'une même structure afin de répondre à l'appel d'offres de la mairie pour la gestion de la salle Nikaïa live (ex salle 700). Un véritable évènement pour les musiques actuelles jusque-là peu considérées dans la 5e ville de France. D'où l'enthousiasme de Michel Sajn
Nice, « une ville de retraités et de fachos » ? Au-delà de la diatribe, la petite phrase de Michel Sajn incite à la réflexion.

Pourquoi Nice n'est-elle pas connue et appréciée pour la densité de son offre culturelle ?  Pourquoi les Niçois eux-mêmes ne font-ils pas plus confiance à leur propre ville et à ses élus pour promouvoir les talents artistiques de tous horizons qui s'y déploient ?

Et pourtant, les chiffres parlent d'eux-mêmes. La culture représente, dans le budget municipal, l'un des plus importants en France, même si « c'est davantage le fruit du hasard que celui de la nécessité », selon Patrick Mottard, conseiller général du 5e canton de Nice. Nice, c'est aussi un nombre considérable d'institutions culturelles : la Villa Arson, une dizaine de musées (un national, un régional et huit municipaux), des théâtres, des galeries, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, une cinémathèque 

Plus encore que ces institutions, il existe, à Nice, un formidable foisonnement d'initiatives qui vivent leur vie grâce à des associations dynamiques et imaginatives. Après tout, point n'est forcément besoin de faire appel aux pouvoirs publics même s'il faut bien finir par décrocher des subventions pour développer des projets

Alors d'où vient le problème ? « Jusqu'à l'élection de Christian Estrosi à la mairie, il y a trois ans, nous étions complètement isolés et l'action municipale  n'avait aucun souffle », répond tout de go Muriel Marland-Militello, adjointe à la Culture et députée des Alpes-Maritimes depuis 2002. En clair, la faute à Médecin, Baillet, Barety et autres Peyrat qui se sont succédés à la mairie jusqu'en 2008. Pas si simple

&lt;b&gt;Vision et lisibilité ?&lt;/b&gt;

Secondé par l'inamovible André Barthe (aujourd'hui médiateur de la ville) et inspiré par son frère, Pierre, qui fut directeur de l'Opéra-comique à Paris, Jacques Médecin a ainsi beaucoup construit : le Mamac, le musée d'art naïf, le musée d'archéologie, Terra Amata, le Théâtre Lino Ventura, sans oublier la Diacosmie (centre de production de l'Opéra de Nice). Quant à Jacques Peyrat, il a inauguré la Bibliothèque Nucéra, lancé Nikaïa et voulu le Théâtre de la Photographie et de l'Image.

« Avant, il n'y avait pas de vision globale, ce qui existe aujourd'hui », corrige Muriel Marland-Militello qui s'en tient à deux priorités : la proximité et le rayonnement international. Vision globale ? « C'est plutôt un flou artistique », confie un professionnel de la profession, rassuré, comme d'autres de ses confrères, par l'arrivée, il y a un an, d'un homme apprécié par le landerneau à la tête de la direction des services culturels de la ville : Olivier Henry-Sambucchi, qui a longtemps travaillé avec le Dr Frère, le monsieur culture du Conseil général.

« Pourquoi ne pas faire davantage de transversalité ? A ce jour, la seule manifestation tranversale qui existe, c'est Mars aux Musées qui est organisée par des étudiants », regrette Patrick Mottard. L'élu radical de gauche plaide pour que la ville devienne « Nicecitta », autrement dit une capitale du cinéma avec les studios de la Victorine et le Festival de Cannes non loin de la Promenade « On a eu tort de laisser filer le festival du cinéma italien ».
D'autres reprochent à « MMM », épouse de préfet, une « conception trop étatique de la culture ».

« Il n'y a pas d'impulsion politique », complète Frédérique Grégoire-Concas, conseillère municipale PS qui pointe les faiblesses municipales en matière de spectacle vivant et notamment les tergiversations autour du festival de Jazz dont l'édition 2011 se déroulera dans le centre-ville.

C'est que Muriel Marland-Militello n'a pas les mains totalement libres en matière culturelle. Son « patron », Christian Estrosi, applique à la lettre le vieux précepte : diviser pour mieux régner. Le député-maire de Nice l'a flanqué d'une escouade de conseillers municipaux délégués parmi lesquels l'écrivain Raoul Mille, Jean-Marc Giaume et l'avocat Gérard Beaudoux avec lequel elle entretient, de notoriété publique, des relations exécrables. Pis : le maire a confié « son » projet de transformer les Abattoirs en centre d'art à l'actrice Sophie Duez qui a démissionné de son poste de conseillère municipale d'opposition pour entrer à son cabinet... (Cf. zoom ci-joint).

&lt;b&gt;Des projets pour l'avenir et le même dilemme&lt;/b&gt;
Dès lors, comment rendre lisible une action municipale s'il n'y a pas un seul et unique interlocuteur ? Difficulté supplémentaire : parmi ceux qui font tourner la machine (directeurs, conservateurs de musées) « il y a des gens dont la compétence manque pour donner les impulsions nécessaires », assure un ancien haut fonctionnaire de la mairie qui s'interroge également sur le projet  finalement avorté  de fusion entre l'orchestre philarmonique de Nice et l'orchestre régional de Cannes. « Une idée saugrenue ! ».

« Cela n'avait aucun intérêt sur le plan culturel », assure aujourd'hui « MMM » qui préfère vanter les mérites du nouveau directeur musical du Philarmonique de Nice, Philippe Auguin, arrivé en septembre dernier pour succéder à Philippe Bender qui était, lui, un fervent partisan de la fusion. « On a désormais un grand chef. C'est un vrai renouveau de l'opéra de Nice », se réjouit Muriel Marland-Militello.

Foin de toutes ces péripéties ! L'adjointe au maire de Nice préfère se concentrer sur les « belles donations »  ou évoquer les félicitations de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles)  sur le Mamac, qualifié par les services de l'Etat de « meilleur musée d'art contemporain de la région ».   
Parmi ses projets pour l'avenir, « MMM » recense pêle-mêle deux festivals pour l'été (l'un consacré aux arts de la rue, l'autre dédié aux théâtres niçois), le rapprochement entre la cinémathèque et Le Mercury (attendue pour septembre prochain), la réhabilitation du Capitole pour en faire une salle de spectacles intergénérationnelle au coeur du centre-ville et puis l'émergence de « pôles culturels ».

Des pôles culturels pour « mutualiser les moyens » et « gagner en lisibilité », admet Muriel Marland-Militello qui constate : « On fait plein de choses mais les gens ne le savent pas ». Voilà, ainsi résumé, le vrai dilemme de la politique culturelle à Nice. Un dilemme qui ne date pas d'hier 

Romain Thomas

Photo : Muriel Marland-Militello]]></description>
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