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Andy Verdoïa au pas de course

Andy Verdoïa au pas de course

Andy Verdoïa, l’enfant prodige de la moto, n’en fini pas de surprendre. A tout juste 9 ans, le petit Niçois a été sacré vice-champion de France de moto junior.

Le 7 janvier à Paris, Andy Verdoïa, jeune poulain du Centaure Club de Nice, se verra décerner le prix de vice-champion de France de moto. Une distinction qui ne manque pas de créer la surprise étant donné que ce dernier n’a appris à passer les vitesses qu’en avril 2010, alors qu’il n’était âgé que de sept ans et demi. 2011 constitue donc sa première année de compétition officielle en 2011. Une arrivée fracassante dans le monde du sport qui lui a été accordé par une dérogation spéciale de la Fédération française de motocyclisme (FFM).

Depuis son entrée victorieuse en course, il faut aussi savoir qu’il a contribué à abaisser l’âge minimum de 8 à 7 ans. Une réforme toute à son honneur ! A ce sujet, il faut savoir que l’enfant est attiré par les deux roues dés son plus jeune âge. « Déjà à deux ans et demi, dés qu’il voyait un vélo, il entrait en transe », explique, non sans humour, son père Franck. Lequel n’est évidement pas étranger à l’ascension de son jeune fiston. Celui-ci l'a toujours encouragée à développer ses aptitudes. « La seule condition étant qu’il ne fasse pas les choses à moitié et qu’il se lance à 100% », ajoute ce dernier.

La relève

Doté d’un naturel déconcertant, l’enfant précoce semble donc bien parti pour assurer la relève dans le monde de la bécane. La raison : quand il enfourche sa 50cc Conti Blanche, Andy, impeccable dans sa combinaison de cuir faite sur mesure, est capable de faire des miracles en atteignant les 138 km/h. « La vitesse ne me fait pas peur », confie son père. « Je préfère le savoir sur un circuit que sur un scooter en centre-ville.

Mais je n’ai pas de souci à me faire. Andy est un garçon sérieux ». Discipliné, celui-ci ne se gênerait d’ailleurs pas pour sermonner « les grands » quant au respect des règles édictées par le Code de la route. Un talent et une intelligence qui ne manqueront sûrement pas d’alimenter son rêve le plus cher : réussir un jour à faire vrombir son moteur en tant que pilote de moto GP. « Mais pour cela, une victoire ne saurait suffire. Un long trajet l’attend encore », conclut Franck Verdoïa.

Pour l’heure, le cavalier des cours de recré ne se repose toutefois pas sur ses lauriers. Il prépare actuellement 2012 aussi sérieusement qu’un ambitieux politicien. Avec des participations d’ores et déjà programmées au championnat de France et d’Espagne, le petit Andy devrait certainement prendre de la hauteur en grimpant sur les marches du podium. C’est là tout le mal qu’on lui souhaite.

Olivier Porri-Santoro